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Blaine Higgs garde le cap pour la levée du confinement le 31 janvier

Le Nouveau-Brunswick signale un nouveau sommet de 123 hospitalisations mercredi.

Le premier ministre Blaine Higgs en conférence de presse.

Le premier ministre Blaine Higgs tient à lever les restrictions sanitaires rapidement (archives).

Photo :  CBC / Ed Hunter

RCI

Le Nouveau-Brunswick signale mercredi un sommet de 123 hospitalisations, ainsi que quatre décès supplémentaires en 24 heures. Pendant ce temps, Blaine Higgs persiste et signe : le confinement prendra fin le 31 janvier, comme prévu.

Portrait de la pandémie au N.-B. mercredi :

  • 4 morts supplémentaires;
  • 123 personnes hospitalisées (un record), dont 11 aux soins intensifs (67 ont été admises pour d’autres raisons);
  • 4 personnes de 19 ans ou moins sont hospitalisées;
  • 1303 nouveaux cas (498 par tests test d'amplification en chaîne par polymérase et 805 par tests rapides);
  • 342 travailleurs de la santé en isolement en raison de la COVID-19.

Retour en phase 2 le 31 janvier

Même si la situation sanitaire continue de se dégrader dans la province, Blaine Higgs tient fermement au plan présenté la semaine dernière, qui prévoit un retour à la phase 2 à la fin du mois.

Pas question de prolonger le confinement, dit-il dans une déclaration écrite envoyée à Radio-Canada Acadie, mercredi.

Nous sommes très attachés à notre calendrier et revenons au niveau deux au plus tard le 30 janvier à 23 h 59, dit-il.

Blaine Higgs demande aux gens du Nouveau-Brunswick de faire tout ce qu’ils peuvent au cours des 11 prochains jours pour nous aider à atteindre cet objectif.

Jeudi dernier, il a annoncé que toute la province allait passer à la phase 3 du plan hivernal pendant 16 jours, ce qui signifie notamment la fermeture de nombreuses entreprises non essentielles, le retour de la bulle d’un seul ménage et le report du retour des élèves sur les bancs d'école.

Première livraison de pilules anti-COVID

La ministre de la Santé Dorothy Shephard.

La ministre de la Santé Dorothy Shephard lors d'un point de presse (archives).

Photo : Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick devrait recevoir sa première livraison de la pilule anti-COVID de Pfizer en fin de semaine. Toutefois, le Paxlovid n’est  qu’un outil de plus  dans la lutte contre la pandémie, selon la ministre de la Santé Dorothy Shephard.

Cet antiviral développé par Pfizer permettra à certains adultes infectés de se soigner à la maison et ainsi éviter d'être hospitalisés. Certains professionnels de la santé parlent de cette pilule comme d’un élément clé, qui pourrait réduire la pression sur le système de santé.

Dorothy Shephard affirme que le Nouveau-Brunswick recevra l’équivalent de 700 traitements, qui seront surtout offerts à des personnes immunodéprimées ou à des personnes âgées de 80 ans et plus.

C’est un bon début [...] mais avec le nombre de cas qui augmentent rapidement, c’est comme cracher sur une maison en feu.
Une citation de Dorothy Shephard, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick

La province devra être prudente quant à son utilisation du Paxlovid, dit la ministre de la Santé. Elle rappelle que le meilleur moyen de protéger la population contre la COVID-19 et ses variants reste la vaccination.

Le gouvernement fédéral a annoncé que plus de 30 000 traitements ont déjà été reçus au pays (nouvelle fenêtre) et que 120 000 autres arriveront d'ici la fin mars.

Le Nouveau-Brunswick devrait recevoir des quantités plus importantes de Paxlovid plus tard cette année.

Le Paxlovid est une combinaison de comprimés – deux comprimés de nirmatrelvir et un de ritonavir – qui doivent être pris deux fois par jour pendant cinq jours, dès le diagnostic ou au cours des cinq jours suivants l'apparition des symptômes. Un diagnostic par test PCR est idéal, mais un test rapide pourrait aussi être utilisé, a précisé l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC).

Selon un essai clinique – réalisé chez des adultes non vaccinés, non hospitalisés, à haut risque et présentant des symptômes – ce médicament permettrait de réduire de 89 % le nombre d'hospitalisations et de décès s'il est administré dans les trois premiers jours après l'apparition des symptômes.

Avec des informations de Pascal Raiche-Nogue et de CBC

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