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La pandémie de COVID-19 « est loin d’être terminée », selon le patron de l’OMS

Le jeune Brésilien Leonardo Larussi crie dans les bras de sa mère en recevant une dose du vaccin de Pfizer.

Les cas liés à Omicron ayant considérablement augmenté, les gouvernements des États du Brésil ont décidé de commencer à vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans.

Photo : Getty Images / Alexandre Schneider

Agence France-Presse

La pandémie de COVID-19 est « loin d'être terminée », a averti mardi le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mettant en garde contre l'idée que le variant Omicron est bénin.

Omicron continue de déferler sur la planète. [...] Ne vous méprenez pas, il provoque des hospitalisations et des décès, et même les cas les moins graves submergent les établissements de santé, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus en conférence de presse à Genève, en Suisse.

Cette pandémie est loin d'être terminée et compte tenu de l'incroyable croissance d'Omicron dans le monde, il est probable que de nouveaux variants vont apparaître.
Une citation de Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS

Le 11 janvier, l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait estimé que, bien que la maladie soit toujours en phase de pandémie, la propagation du variant Omicron allait transformer la COVID-19 en une maladie endémique avec laquelle l'humanité pourrait apprendre à vivre.

Avec l'augmentation de l'immunité dans la population – et avec Omicron, il y aura beaucoup d'immunité naturelle en plus de la vaccination – , nous avancerons rapidement vers un scénario qui sera plus proche de l'endémicité, avait déclaré Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l'Agence européenne des médicaments, basée à Amsterdam.

D'autres ont également évoqué le début de la fin de la pandémie avec Omicron.

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé se montre bien plus prudent : Dans certains pays, les cas de COVID semblent avoir atteint un pic, ce qui laisse espérer que le pire de cette dernière vague est passé, mais aucun pays n'est encore sorti d'affaire.

Il s'est montré particulièrement préoccupé par le fait que de nombreux pays ont de faibles taux de vaccination contre la COVID-19.

Omicron est peut-être moins grave en moyenne, mais le récit selon lequel il s'agit d'une maladie bénigne est trompeur, nuit à la réponse globale et coûte plus de vies, a estimé le Dr Tedros.

Une personne en habit de protection pousse une civière sur laquelle se trouve quelqu'un.

Les hospitalisations dues à la COVID-19 continuent d'augmenter au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Il a ajouté que ce n'est pas le moment de baisser les bras et d'agiter le drapeau blanc, car il est encore possible de réduire considérablement l'impact de la vague actuelle grâce aux mesures de santé publique et aux vaccins.

En effet, a-t-il dit, les vaccins sont peut-être moins efficaces pour prévenir l'infection par Omicron et sa transmission qu'ils l'étaient face aux variants précédents, mais ils restent exceptionnellement efficaces pour prévenir les formes graves de la maladie et les décès.

Des vaccins polyvalents demandés

La semaine dernière, le Groupe consultatif technique de l'Organisation mondiale de la santé sur la composition des vaccins (nouvelle fenêtre) contre la COVID-19 a estimé qu'il serait bon de mettre au point des vaccins qui, en plus de prévenir les formes graves de la maladie et les décès, ont un impact marqué sur la prévention des infections et sur la transmission.

En attendant que ces vaccins soient disponibles, ces experts demandent une mise à jour de la composition des vaccins actuels pour s'assurer qu'ils continuent d'offrir les niveaux de protection recommandés par l'OMS, y compris contre Omicron et les futurs variants.

Mardi, Soumya Swaminathan, scientifique en chef à l'Organisation mondiale de la santé, a souligné qu'il ne fallait pas attendre la mise sur le marché de vaccins spécifiques à Omicron pour se faire vacciner, car les vaccins actuels sont efficaces.

Certes, avoir des vaccins spécifiques contre des variants est une approche, mais une meilleure approche pourrait être d'avoir des vaccins polyvalents, a-t-elle dit.

À ses côtés, Michael Ryan, chargé des situations d'urgence sanitaire à l'Organisation mondiale de la santé, a pour sa part souligné qu'il était difficile de comparer les stratégies nationales.

Cependant, a-t-il dit, je préférerais de loin être dans une situation où la grande majorité de la population n'a jamais été infectée par la COVID-19 et atteint maintenant des niveaux élevés de protection vaccinale.

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