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Retour en classe dans le Sud et l’Est de l’Ontario

Des bancs de neige devant l'entrée de l'école.

C'est finalement jour de retour à l'école à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

RCI

Des centaines de milliers d'élèves en Ontario retournent finalement à l'école, mercredi, pour la première fois depuis le congé de Noël.

Les élèves avaient repris les cours, mais en ligne, le 5 janvier dans la plupart des régions de la province.

Ils devaient retourner en classe lundi, mais une tempête de neige a prolongé la fermeture des écoles pendant deux jours (nouvelle fenêtre) un peu partout dans le Sud et l'Est de la province.

Les écoles françaises demeurent fermées mercredi dans la région de Niagara (nouvelle fenêtre). Certains établissements francophones et anglophones sont aussi fermés à Toronto, en raison de questions de déneigement, notamment.

En général, parents et élèves en Ontario se réjouissent de la réouverture des écoles, mais plusieurs appréhendent d'autres perturbations à l'avenir, à cause du variant Omicron, qui est particulièrement contagieux.

Que se passera-t-il par exemple si beaucoup d'enseignants tombent malades?

C'est sans parler du fait que les élèves doivent rester à la maison s'ils ont des symptômes ou si quelqu'un d'autre dans leur ménage est symptomatique, selon les nouvelles directives provinciales.

À l'heure actuelle, 86,6 % des 12 à 17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 et 82,9 %, deux doses. Toutefois, seulement 50,1 % des 5 à 11 ans ont eu au moins une dose et à peine 7,1 % sont pleinement vaccinés, selon les dernières données provinciales.

Hausse des infections?

Nombre d'experts et l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario craignent que la réouverture des écoles ne fasse augmenter les infections et les malades, alors que les hôpitaux débordent déjà.

Rouvrir les écoles est une méga-erreur, affirmait sur Twitter dimanche la PDG de l'Association des infirmières Doris Grinspun, qui appréhende un afflux de patients jusqu'à la fin de février à cause de l'effet combiné de l'influenza et de la COVID.

La professeure de médecine à l'Université McMaster de Hamilton, Martha Fulford, affirme au contraire que rien ne montre que les écoles amplifient la propagation du virus. Elle ajoute que l'Ontario devrait avoir honte d'être la province qui a gardé ses écoles fermées le plus longtemps depuis le début de la pandémie.

La chef du NPD, Andrea Horwath, réclame plus de dépistage et la reprise du traçage des cas à l'école.

Pour nous assurer que les écoles resteront ouvertes, sans interruption, jusqu’à la fin de l’année scolaire, nous devons faire en sorte que les élèves et le personnel aient à nouveau accès à des tests de dépistage, nous avons besoin de la capacité nécessaire pour tracer les cas contacts de COVID dans les écoles, et nous devons signaler aux parents chaque cas de COVID répertorié dans les salles de classe. Le pire scénario serait un autre confinement et encore plus d’apprentissage en ligne, affirme Mme Horwath.

Le gouvernement Ford rassurant

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, et le premier ministre, Doug Ford, disent que l'Ontario a pris une série de mesures pour assurer un retour en classe sécuritaire et permanent, y compris :

  • Distribution de masques N95 au personnel des écoles (les élèves ont accès à des masques en tissu)
  • Achat de 3000 purificateurs d'air Hepa supplémentaires pour les classes
  • Distribution de deux tests de dépistage rapide par élève à utiliser si l'enfant est symptomatique
  • Administration accélérée de la 3e dose au personnel scolaire et plus de séances de vaccination prévues dans les écoles pour les employés et les élèves

Le gouvernement Ford ne publiera plus de statistiques quotidiennes quant au nombre de cas de COVID-19 dans les écoles, compte tenu de l'accès limité aux tests de dépistage PCR.

Toutefois, le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a promis de dévoiler des données sur le taux d'absentéisme dans chaque école, et ce, tous les jours de la semaine, à compter de lundi prochain.

De leur côté, nombre de conseils scolaires ont accepté de leur propre chef d'informer les parents s'ils sont mis au courant d'une infection dans une classe, que cet élève ou enseignant ait un résultat positif à un test PCR ou à un test rapide antigénique.

Avec des renseignements fournis par CBC News

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