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La Niña est de retour, mais ne renverse pas la tendance du réchauffement climatique

Un homme marche avec un parapluie.

La Niña est un courant marin de grande envergure qui influe notamment sur la quantité de précipitations qui tombent en Amérique du Sud, comme ici, à Cali, près de la côte pacifique, en Colombie.

Photo : afp via getty images / Luis Robayo

Agence France-Presse

La Niña est de retour et durera jusqu'au début 2022, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), mais l'effet de refroidissement de ce phénomène météorologique n'empêchera pas les températures d'être au-dessus de la moyenne sur une bonne partie de la planète.

L'Organisation météorologique mondiale avait prédit que La Niña réapparaîtrait fin 2021 et estime que le phénomène sera probablement faible à modéré et plus faible que l'épisode 2020-2021, selon un communiqué diffusé mardi.

Malgré l'effet de refroidissement de ce phénomène climatologique naturel, les températures dans de nombreuses parties dans le monde devraient être au-dessus de la moyenne à cause de la chaleur accumulée dans l'atmosphère, piégée par les niveaux records de gaz à effet de serre, explique l'organisation basée à Genève, en Suisse.

L'effet de refroidissement de La Niña 2020-2021, qui est ressenti généralement durant la seconde moitié du phénomène, signifie que 2021 se classera parmi les 10 années les plus chaudes, plutôt que l'année la plus chaude, a souligné le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale, Petteri Taalas.

Ce n'est qu'un répit de courte durée et ne renverse pas la tendance de réchauffement sur le long terme ni ne réduit l'urgence d'agir pour le climat.
Une citation de Petteri Taalas, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale

Selon les nouvelles prévisions de l'Organisation météorologique mondiale, il y a 90 % de probabilité que les températures à la surface de l'eau dans la partie tropicale de l'océan Pacifique restent à des niveaux La Niña jusqu'à la fin 2021, et une probabilité modérée (70 à 80 %) que ces températures restent à ces niveaux durant tout le premier trimestre de 2022, souligne encore le communiqué.

L'impact de La Niña, qui se produit tous les deux à sept ans, se ressent sur une large partie de la Terre sous forme de variations dans la pression atmosphérique, les vents et les précipitations, avec des effets en général inverses d'un autre phénomène, El Niño.

Mais le changement climatique provoqué par les activités humaines influe sur ces phénomènes.

Hausse des températures

Malgré l'effet de La Niña dans une partie du Pacifique, l'Organisation météorologique mondiale prévoit des températures de surface en mer supérieures à la moyenne sur la période décembre à février, à l'exception de la partie nord-ouest du continent nord-américain, du sous-continent indien et de la péninsule indochinoise.

Les modèles prédisent un hiver inhabituellement chaud à l'extrême nord, au nord-est de l'Asie et de l'Arctique.

Des températures au-dessus de la moyenne sont aussi attendues à l'est et au sud-est de l'Amérique du Nord, y compris la majeure partie des Caraïbes, mais aussi le nord-est de l'Asie et l'Europe.

Des températures plus élevées que la moyenne sont également prévues dans le Pacifique Sud, et dans la partie équatoriale de l'Afrique jusqu'à Madagascar à l'est.

En revanche, une bonne partie de l'Amérique du Sud aura des températures dans la norme.

Les précipitations devraient également être plus fortes sous l'influence de La Niña en Asie du Sud-Est juste au nord de l'équateur, jusque dans le sud-ouest du Pacifique, ainsi que dans le nord-est et l'extrême nord-ouest de l'Amérique du Sud.

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