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Un premier cas du variant Omicron a été détecté au Québec, confirme Christian Dubé

Gros plan de Christian Dubé.

Christian Dubé, ministre de la Santé, a confirmé lundi qu'un premier cas du variant Omicron a été détecté au Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Stéphane Bordeleau

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a confirmé lundi la détection d'un premier cas du variant Omicron au Québec chez une personne qui a voyagé dans l'un des pays d'Afrique australe visés par les nouvelles restrictions fédérales.

Ce cas a été repéré lors d'un contrôle sanitaire à l'aéroport de Montréal en vertu des mesures frontalières qui obligent les personnes en provenance de sept pays d'Afrique Australe (nouvelle fenêtre) et ceux qui y ont résidé au cours des 14 derniers jours à subir un test de dépistage de la COVID-19 dès leur arrivée en sol canadien.

Un premier cas de nouveau variant a été confirmé au Québec ce matin. On a ajusté, grâce à nos équipes en laboratoire, nos tests de criblage pour détecter ce nouveau variant.
Une citation de Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Les cas sont par la suite étudiés par séquençage, a expliqué M. Dubé lors d'une conférence de presse qu'il a donnée à Montréal en compagnie du Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique. Le ministre a ajouté que tous les échantillons sont de nouveaux criblés en entier pour y détecter la présence du variant.

Le variant Delta étant devenu très dominant ces derniers mois, les criblages étaient maintenus, mais de de façon aléatoire. Ce n'est plus le cas en raison de l'arrivée d'Omicron.

Grâce aux données partagées par le fédéral, au moins 115 personnes qui ont voyagé dans les sept pays d'Afrique australe considérés à risque ont pu être retracées par la santé publique du Québec, a expliqué Christian Dubé.

En plus de devoir subir un nouveau test de dépistage de la COVID-19, elles devront se placer en quarantaine.

Ces personnes-là sont sous ordonnance de quarantaine. Elles doivent se faire dépister et s’isoler jusqu’à 14 jours après leur arrivée.
Une citation de Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique
Gros plan du Dr Horacio Arruda.

Le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, s'attend à ce que le variant Omicron se répande rapidement et qu'il finisse par supplanter le Delta.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Bien qu'aucun cas de décès attribué au variant Omicron n'a encore été rapporté dans le monde, Christian Dubé a exhorté les Québécois à demeurer prudents, car les scientifiques ignorent pour le moment si le nouveau virus est plus virulent que ses anciennes formes et s'il est résistant aux vaccins.

Les résultats d'analyses plus poussées devraient être rendus publics d'ici deux semaines, a ajouté Christian Dubé.

Le Dr Horacio Arruda a pour sa part précisé qu'aucune annonce concernant la période des Fêtes ne sera faite avant le 6 décembre prochain.

Au moins trois cas au Canada

On compte désormais trois cas confirmés du variant Omicron au Canada après la découverte, dimanche, du nouveau variant chez deux personnes de la région d’Ottawa qui arrivaient du Nigeria. Selon le Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, ces deux personnes avaient aussi été testées contre la COVID-19 à Montréal (nouvelle fenêtre), où elles ont fait leur entrée au pays.

La santé publique publique en Ontario examine actuellement quatre autres cas possibles (nouvelle fenêtre).

Ne connaissant ni la virulence ni la possible résistance aux vaccins d'Omicron, le gouvernement Legault entend jouer de prudence face à ce variant découvert la semaine dernière en Afrique du Sud (nouvelle fenêtre), qui se répand depuis à une vitesse importante dans le monde.

C'est pourquoi M. Dubé a affirmé être en contact étroit et quotidien avec le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, afin de pouvoir réagir rapidement au besoin.

Il a profité de l'occasion pour féliciter le gouvernement fédéral d'avoir réagi rapidement la semaine dernière en resserrant les contrôles frontaliers.

Vendredi dernier, alerté par la propagation de la nouvelle souche inconnue qui laisse craindre aux autorités une possible résistance aux vaccins, le gouvernement fédéral a fermé les frontières à tous les ressortissants étrangers en provenance de sept pays et territoires d’Afrique australe, dont l’Afrique du Sud.

Des tests de dépistage obligatoires et une quarantaine ont aussi été imposés à tous les citoyens et résidents canadiens qui ont séjourné dans l’un de ces pays ou y ont transité.

Les deux hommes sont vus dans le moniteur d'une caméra de télévision.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, ont donné leur conférence de presse de lundi à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La situation toujours sous contrôle

Des augmentations notables du nombre de nouveaux cas de COVID-19 ont été constatées au Québec ces dernières semaines, mais les autorités ont affirmé qu'elles étaient prévues dans la mesure où les restrictions sanitaires ont été réduites en novembre et que les gens vivent davantage à l'intérieur avec l'arrivée du temps froid.

Pour le Dr Arruda, le principal indicateur à surveiller demeure le nombre d'hospitalisations dans la mesure où une partie importante de la population est vaccinée contre la maladie. Or, le nombre quotidien d'hospitalisations n'a varié que de 10 à 20 cas ces dernières semaines pour l'ensemble de la province.

Je rappelle à tout le monde que les rassemblements dans les maisons sont toujours limités à 10 personnes. Et ça, c’est important.
Une citation de Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Lundi, la santé publique rapportait 756 nouveaux cas de COVID-19 (nouvelle fenêtre), deux décès et 10 hospitalisations de plus au Québec.

Le ministre Dubé s'est quant à lui dit très satisfait de l'évolution de la campagne de vaccination des 5 à 11 ans qui va bon train depuis la semaine dernière. Selon des données préliminaires, plus de 200 000 enfants ont déjà reçu une première dose ou ont un rendez-vous pour le faire depuis la semaine dernière, ce qui représente le tiers des individus de ce groupe d'âge.

M. Dubé était cependant moins satisfait de la progression de la campagne de rappel (la troisième dose de vaccin) chez les 70 ans et plus, qui tarde à prendre sa vitesse de croisière.

Stéphane Bordeleau

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