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Les marchés mondiaux chutent face à un nouveau variant de la COVID-19

Des données et un graphique sur un écran lumineux.

Un écran à la Bourse de New York affiche à combien a clôturé le Dow Jones, le vendredi 26 novembre 2021.

Photo : Associated Press / Richard Drew

Agence France-Presse

Des actions au pétrole, les marchés mondiaux ont plongé vendredi, affolés par la découverte d'un nouveau variant de la COVID-19 en Afrique du Sud.

Les indices européens ont subi leurs pires séances depuis plus d'un an : Paris a chuté de 4,75 %, Londres de 3,64 %, Francfort de 4,15 % et Madrid de 4,96 %.

Pour Paris, c'est même la pire séance depuis le 18 mars 2020, au moment de l'instauration du premier confinement en France. À Londres, un tel repli n'avait pas été enregistré depuis juin 2020.

À New York, le Dow Jones a connu sa plus forte chute de l'année, et abandonné 2,53 %, tandis que le NASDAQ a cédé 2,23 % et le S&P 500 a reculé de 2,27 %.

Le repli a aussi touché les bourses asiatiques et les cours du pétrole, fortement dépendants des anticipations de l'activité économique, qui ont perdu plus de 10 %.

Les pays européens, qui font déjà face à une cinquième vague de contaminations de COVID-19, commencent d'ores et déjà à prendre des mesures face à l'apparition d'un nouveau variant (nouvelle fenêtre), détecté en Afrique du Sud.

Et l'Union européenne a recommandé vendredi aux États membres de suspendre les vols (nouvelle fenêtre) en provenance et à destination de l'Afrique australe, tandis qu'un cas a été identifié en Belgique, le premier en Europe.

Appelé initialement B.1.1.529 et baptisé vendredi Omicron par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce variant présente un potentiel de propagation très rapide, selon les scientifiques, qui ignorent à ce stade si les vaccins actuellement disponibles sont efficaces contre lui.

Pour le moment, le plus inquiétant à propos de ce nouveau variant, c'est le peu que nous savons de lui, les premières indications indiquant qu'il pourrait être plus problématique que le variant Delta.
Une citation de Craig Erlam, analyste chez Oanda

La plus grande crainte est qu'il soit résistant aux vaccins et qu'il constitue un revers massif pour les pays qui ont bénéficié de leur déploiement, poursuit-il.

Neil Shearing, économiste au sein du groupe Capital economics, souligne qu'une leçon à tirer du variant Delta est qu'il est très difficile d'arrêter la propagation de nouveaux variants virulents.

Les investisseurs se sont tournés vers le marché obligataire, traditionnel refuge en période d'incertitudes, provoquant une nette baisse des rendements. L'emprunt souverain américain à 10 ans est tombé à 1,48 %, contre 1,64 % à la clôture de mercredi (le marché était fermé jeudi).

Les monnaies refuges, comme le yen japonais ou le franc suisse, et l'or étaient également recherchés par les investisseurs soucieux de prendre un minimum de risques.

Les titres des entreprises du secteur aérien, déjà éprouvés par la pandémie, buvaient la tasse avec les premières restrictions de voyages.

En Europe, IAG, maison mère de British Airways, a perdu 14,85 % et Lufthansa 12,84 %. L'avionneur Airbus s'est effondré de 11,49 %, et le fabricant de moteurs d'avions Rolls-Royce de 11,62 %. Le groupe hôtelier InterContinental a cédé 9,16 %.

À Wall Street, American Airlines a chuté de 8,79 % et Delta Air Lines de 8,34 %.

Hausse des titres du secteur de la santé

La santé était évidemment recherchée : le géant français des laboratoires d'analyses Eurofins Scientific s'est envolé de 7,89 %, à Paris, tandis que les fabricants de vaccins anti-COVID Moderna (+20,57 %), Pfizer (+6,11 %) ont bondi à New York.

Les entreprises technologiques ont également résisté : France Teleperformance a avancé de 0,68 %, et à Wall Street, Zoom a grimpé de 5,72 %.

En Allemagne, le livreur de repas à domicile Delivery Hero a pris 2,86 % et à Londres, le distributeur alimentaire en ligne Ocado s'est envolé de 4,57 %.

Sur le marché du pétrole, le baril américain de WTI pour livraison en janvier a lâché 13,06 % à 68,15 $ à New York. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour le même mois a reculé de 11,55 % à 72,72 $.

Sur le marché des changes, le yen japonais était demandé : un dollar s'échangeait à 113,24 yens, contre 115,36 yens jeudi. L'euro s'appréciait de son côté de 0,91 % face au billet vert à 1,1312 $.

Le bitcoin, perçu comme un actif risqué par les investisseurs, s'effondrait de 7,90 % à 54 207 $, un plus bas depuis début octobre.

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