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Ottawa et Washington en discussion sur les exportations des pommes de terre de l’Î.-P.-É.

Portant tous un masque, Andrés Manuel Lopez Obrador, Joe Biden et Justin Trudeau marchent côte à côte.

Justin Trudeau a participé au sommet trilatéral à Washington qui a rassemblé son homologue mexicain, Andrés Manuel López Obrador, et le président américain Joe Biden.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

Gabrielle Drumond

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dit avoir discuté de la suspension des exportations de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard vers les États-Unis avec le président américain Joe Biden, lors de son voyage à Washington la semaine dernière.

Cette déclaration a été faite pendant la période de questions, mercredi, en cette semaine de rentrée parlementaire à Ottawa.

Nous travaillons avec les Prince-Édouardiens et même avec les Américains pour nous assurer que ces derniers comprennent qu'il n'y a aucun fondement scientifique à l'interdiction des pommes de terre de l’île.
Une citation de Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le député conservateur de l’Alberta, John Barlow, avait demandé à Justin Trudeau si son gouvernement allait revenir sur sa décision.

Cette suspension des exportations des pommes de terre (nouvelle fenêtre) de l’île vers le marché américain est en vigueur depuis lundi.

La découverte de cas de gale verruqueuse dans deux champs (nouvelle fenêtre) de l’île en octobre en est la cause.

Une pomme de terre avec une excroissance.

Une pomme de terre infectée par la gale verruqueuse.

Photo : Radio-Canada / Contribution : ACIA

Le premier ministre du Canada a répondu que le gouvernement fédéral tente de convaincre les Américains de l’efficacité des protocoles qui assurent la qualité du produit insulaire.

Selon lui, le Canada a été obligé d’interrompre ses exportations après que les États-Unis aient fait pression pour que des mesures soient prises du côté canadien de la frontière.

Justin Trudeau a ajouté que la mesure était nécessaire pour empêcher les Américains d'imposent leur propre interdiction, qui serait, selon lui, beaucoup plus difficile à renverser.

Des députés fédéraux critiqués

Le député conservateur John Barlow a également reproché aux députés fédéraux de l'Île-du-Prince-Édouard, tous libéraux, de ne pas s'être prononcés contre la suspension.

Le premier ministre n'a aucune idée de ce dont je parlais, mais il devrait peut-être demander à ses députés de l'Île-du-Prince-Édouard, qui n'ont pas dit un seul mot sur cette décision, a-t-il lancé.

La ministre de l’agriculture, Marie-Claude Bibeau, a fait, pour sa part, une publication sur son compte Twitter mercredi en soirée, en soulignant la participation des députés de l’île dans les négociations sur le problème.

La ministre a publié une photo avec les députés fédéraux de l’île Sean Casey, Lawrence MacAulay, Heath MacDonald et Robert J. Morrissey, dans une réunion.

Les efforts de la province

Dans un communiqué de presse, le premier ministre Dennis King a déclaré avoir multiplié les efforts dans les négociations avec les Américains.

Je m'adresse au plus grand nombre possible de partenaires pour réaffirmer la grande valeur et la priorité que nous accordons à la qualité et à la sécurité de nos pommes de terre, a-t-il déclaré.

La province dit travailler de près avec le consulat général du Canada à Boston et le consulat général des États-Unis au Canada.

Le premier ministre de l'île a déclaré avoir fourni à ces diplomates un examen détaillé sur le plan de gestion et les protocoles qui assurent la qualité des pommes de terre de l’île.

Ce plan a été élaboré en partenariat avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments et approuvé par le Service d’inspection de la santé animale et végétale des États-Unis au cours des 20 dernières années, selon Dennis King.

Lorsque ces conversations ont lieu, il semble y avoir une acceptation positive de ce que nous faisons et de l'importance des produits de l'Île pour le marché nord-américain, a ajouté le premier ministre dans sa déclaration.

Gabrielle Drumond

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