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Des aliments déshydratés pour contrer l’insécurité alimentaire

Des repas déshydratés tels que du poulet et un mélange à soupe sont placés sur une table.

Le reportage de Flavie Sauvageau

Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau

RCI

Pour les bénéficiaires des banques alimentaires, il n'est pas toujours facile de cuisiner les aliments frais qu'ils reçoivent. Certains vivent dans des chambres ou dans la rue et n'ont pas toujours accès à un réfrigérateur ou à une cuisinière. C'est pourquoi l'organisme Le bon citoyen lance un nouveau service de distribution d'aliments déshydratés pour répondre à l’urgence alimentaire des personnes en situation de pauvreté.

Les aliments fournis par des organismes de la région, tels que Moisson Mauricie / Centre-du-Québec, seront déshydratés dans les locaux fournis par le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Par la déshydratation d’aliments, des portions de repas complets seront remises à des personnes en situation de pauvreté. Le projet n'en est encore qu'à ses débuts, comme l’explique la directrice générale de l’organisme Le bon citoyen Nathalie Bruneau.

Donc, c’est une phase de prédémarrage. On fait beaucoup de tests présentement. On a fait un pain de viande aux légumes qu’on a déshydratés, qu’on a réhydraté et qu’on a mangé. Il garde sa forme. Vraiment, c’était très bien. On a fait du spaghetti. On a fait de la soupe aux légumes, bien entendu. Presque tout se déshydrate, mentionne-t-elle.

Les instigateurs du projet souhaitent être en mesure de fournir des repas déshydratés à 60 familles par semaine au cours de la première année du projet.

On fonctionnait beaucoup avec des repas chauds, mais aussi des repas congelés pour desservir les gens. Mais là, en ajoutant des repas déshydratés, ça va simplifier la chose. C’est que là, tu n’as plus besoin d’équipement, de congélateur, des choses comme ça. Le service va pouvoir se faire mieux, indique Robert Tardif, le directeur des Artisans de la paix, l'un des organismes qui participent à l'initiative.

Il s’agit d’un service en urgence alimentaire que le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet qualifie de novateur. Le gouvernement du Québec contribue au projet avec une aide financière à hauteur de 100 000 $.

Avec les informations de Flavie Sauvageau

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