1. Accueil
  2. Économie
  3. Industrie forestière

Les agriculteurs se préparent déjà à une pénurie d’arbres de Noël

Un acheteur transporte un arbre de Noël.

Un acheteur transporte un arbre de Noël dans le stationnement d'Ikea à Ottawa en 2020. Ikea ne pourra en vendre cette année (archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

RCI

En raison d'une pénurie anticipée d'arbres de Noël, certains agriculteurs locaux se préparent à une éventuelle ruée vers leurs récoltes de l’année.

La copropriétaire de Thomas Tree Farm Christine Thomas a même pris la décision avec son mari d’ouvrir une semaine plus tard qu’à l’habitude étant donné qu’ils se préparent à un afflux de clients dès l’ouverture de leur commerce situé à North Gower, dans le sud-ouest d’Ottawa.

Nous craignons d'être submergés la première fin de semaine parce que tout le monde va venir chercher son arbre de Noël plus tôt que prévu, a-t-elle mentionné.

C'est un peu comme le papier toilette au début de la pandémie... nous pensons que les arbres de Noël vont devenir le papier toilette de 2021.
Une citation de Christine Thomas, copropriétaire, Thomas Tree Farm

La pénurie est, en partie, due à une demande croissante d'arbres ces dernières années, selon la directrice générale des Christmas Tree Farmers of Ontario, Shirley Brennan.

L'industrie canadienne des arbres de Noël est passée, en 2015, d'une industrie de 53 millions de dollars à 100 millions de dollars en 2020.

Christine Thomas et Shirley Brennan ont toutes expliqué que, puisque les arbres prennent entre 8 et 10 ans pour atteindre la bonne hauteur, il était impossible de prévoir la demande actuelle. Les arbres plantés au début de l'effervescence ne sont pas prêts à être vendus.

Ce n'est pas comme un gadget, on ne fait pas seulement fabriquer plus d'arbres, a déclaré Christine Thomas.

Un couple pose pour la photo.

Ian et Christine Thomas font preuve de patience avant de lancer leur saison.

Photo : CBC/Robyn Miller

Certains ne lanceront pas leur saison

Pendant que certains agriculteurs locaux anticipent une ruée vers leurs récoltes, d’autres ne pourront tout simplement pas ouvrir du tout.

Le propriétaire de Laird's Tree Farm, Dan Laird, a affirmé qu’un été sec et de fortes gelées ont endommagé une grande partie de sa récolte qui devait être vendue cette année.

Je n’ai pas assez d’arbres de bonne qualité, donc il ne m’est pas possible d’ouvrir, a dit l’homme d’affaires basé dans le sud d’Ottawa.

Il a également eu des difficultés à trouver suffisamment d'employés pour l'aider à s'occuper des arbres.

Résultat, il a dû dire à ses clients : Désolé, vous allez devoir trouver un autre endroit où aller. Il est conscient que cela pourrait [lui] nuire dans les deux prochaines années.

Un approvisionnement limité

Les clients qui se procurent habituellement leurs arbres dans un magasin plutôt que chez un agriculteur local pourraient également avoir des options limitées.

Ikea a annoncé qu'il ne vendrait d'arbres verts dans aucun de ses magasins à travers le pays cette année, et les petits détaillants locaux ont également des difficultés à trouver des arbres.

Le Marché de l'Outaouais, à Gatineau, a été informé par son grossiste qu'il n'y aurait pas d'arbres disponibles.

J'ai appelé quelques fournisseurs de la région et ils ont tous eu la même réponse : ''Je vais les garder pour moi parce qu'il y a une forte demande en ce moment'', a expliqué le gérant Charles Provencher.

Ce sera la première fois en 13 ans d'existence du magasin qu'il ne vendra pas de sapins.

Avec les informations de Darren Major

À la une