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Des sénateurs demandent la suspension des comptes de Bolsonaro sur les réseaux sociaux

Jair Bolsonaro affiche un air contrarié.

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a publié de fausses informations sur le coronavirus.

Photo : Reuters / ADRIANO MACHADO

Agence France-Presse

Des sénateurs brésiliens ont demandé mardi à la Cour suprême et au parquet la suspension « jusqu'à nouvel ordre » des comptes du président Jair Bolsonaro sur Facebook, Twitter et Instagram, après la publication par ce dernier de fausses informations sur le coronavirus.

Dans un texte officiel, les sénateurs de la Commission d'enquête parlementaire (CPI), qui s'est penchée depuis six mois sur la gestion de la pandémie qui a fait plus de 605 000 morts au Brésil (nouvelle fenêtre), demandent cette suspension après que le président d'extrême droite a notamment associé le vaccin contre la COVID-19 au sida, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Lundi, la plateforme vidéo YouTube avait suspendu pour une semaine les activités de la chaîne du président, qui a 3,5 millions d'abonnés, pour cette même raison, après avoir retiré cette vidéo.

Nous avons supprimé une vidéo de la chaîne de Jair Bolsonaro pour violation de nos politiques [...] sur la COVID-19 en affirmant que les vaccins ne réduisent pas le risque de contracter la maladie et qu'ils provoquent d'autres maladies infectieuses, a indiqué YouTube dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse.

Les réseaux sociaux Facebook et Instagram, qui appartiennent au même groupe, ont supprimé la vidéo lundi également pour cette raison.

Facebook avait déjà retiré en mars une vidéo dans laquelle M. Bolsonaro, critiquant les mesures préventives et les vaccins anti-COVID, encourageait les attroupements, à un moment où quelque 2500 personnes mouraient chaque jour du coronavirus au Brésil.

Jair Bolsonaro a été accusé, dans un rapport dévastateur de la Commission d'enquête parlementaire (nouvelle fenêtre) qui devait être formellement adopté mardi, d'avoir délibérément exposé les Brésiliens à une contamination de masse par son déni de la gravité de la crise sanitaire.

Dans sa vidéo en direct hebdomadaire de jeudi dernier, il mentionnait une rumeur selon laquelle des rapports officiels du gouvernement britannique suggèrent que les personnes entièrement vaccinées développent le virus du sida beaucoup plus rapidement que prévu.

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2019, le président brésilien, dont l'essentiel de la communication se fait sur les réseaux sociaux, a régulièrement été accusé de répandre de fausses nouvelles.

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