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Une journée d’accueil pour les nouveaux arrivants francophones à Vancouver

Une femme et un homme devant un stand.

Briana et Rock Bimpalou-Herfort ont assisté à la journée d'accueil pour les nouveaux arrivants francophones, organisée à Burnaby samedi par le Relais francophone. Ils ont pu accéder à de l'information et à des services en français pour faciliter leur intégration.

Photo : Radio-Canada / William Burr

RCI

Le Relais francophone, la coopérative d'immigration de la Colombie-Britannique, organisait ce samedi une journée pour accueillir les nouveaux arrivants francophones. De nombreux organismes étaient présents au stade Swangard de Burnaby pour offrir de précieux conseils et services qui permettent de faciliter et d'accélérer l’intégration de quelque 1200 immigrants dans leur nouvelle communauté chaque année.

De nombreux organismes et associations francophones de la province ont installé leurs kiosques au stade Swangard, afin de répondre aux interrogations qui envahissent parfois les nouveaux arrivants.

Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’immigration, du travail ou de l’éducation, des francophones de tous horizons ont pu dialoguer avec ces nombreux prestataires de services, souvent méconnus des néo-Vancouvérois et Britanno-Colombiens.

Ça nous permet de rediriger les personnes qui ont des questions, parce que lorsqu’on arrive ici à Vancouver, c’est assez compliqué, confie Alexandre Fraybin, président de l'association culturelle Vancouver en Français, dont la vocation est de faire le lien entre les cultures et les communautés françaises et canadiennes à Vancouver.

Les deux premières questions, c’est niveau immigration et santé. Par exemple, j’ai un PVT (Permis vacances-travail, NDLR), je souhaite rester ici parce que j'aime la ville et son environnement, comment je fais?, résume M. Fraybin

Pour Karen Armstrong, présidente de la garderie d’immersion française Noisy Monkeys, ce rassemblement permet d’alerter la communauté francophone, que ce soit à Surrey ou ailleurs, que nous existons.

Rock Bimpalou-Herfort est demandeur d’asile au Canada. Il confie ses attentes quant à cette journée d'accueil : Pour moi, ce serait d’avoir une opportunité de m’intégrer à la société. Pouvoir apprendre l’anglais et trouver un travail pour m’occuper de ma famille et être une part entière du Canada.

Il y a vraiment beaucoup d’espoir dans tout ça, déclare Briana, l'épouse de M. Bimpalou-Herfort. Je sais que ça va aider notre famille et nous deux à améliorer notre vie [...] et c’est aussi soulageant pour mon mari de voir qu’il y a des francophones, dit-elle en riant.

Présence des élus et sensibilisation aux souffrances autochtones

Jacky Essombe, présidente du conseil d'administration du Relais francophone, explique que l'événement s'est déroulé dans une ambiance chaleureuse, à l'issue duquel un match de football a été organisé dans le stade.

Plutôt dans l'après-midi, et pour la première fois depuis 11 ans, les participants ont pu rencontrer et échanger avec des élus provinciaux et fédéraux, dont certains ont même livré un discours.

Nombreux avaient répondu à l'invitation, comme le député fédéral libéral de la circonscription de Surrey-Newton, Sukh Dhaliwal, mais aussi Taleeb Noormohamed, deputé fédéral de la circonscription de Vancouver Granville, ou encore Peter Julian, député néodémocrate à la Chambre des communes du Canada, représentant la circonscription de Burnaby-New Westminster.

La députée provinciale du NPD Janet Routledge, de Burnaby Nord, et Katrina Chen, députée NPD de Burnaby-Lougheed et ministre responsable des soins aux enfants de la Colombie-Britannique étaient également présentes.

C'était une volonté des organisateurs comme l'explique Gilles Verret, directeur de la coopérative d'immigration le Relais francophone de la Colombie-Britannique : c’est important qu'ils sachent et qu'ils voient, et repartent en disant on va être là pour les servir davantage et enrichir nos communautés francophones.

Il faut que l’on travaille ensemble pour pouvoir continuer à offrir et faire évoluer nos services à la clientèle immigrante francophone, poursuit-il.

Le Relais Francophone voulait aussi sensibiliser les nouveaux arrivants aux souffrances et aux réalités autochtones. Aussi, l’ouverture de cette journée d'accueil s’est faite sous les auspices d’une prière de bienvenue, donnée par Curtis Ahenakew, de la Première Nation Cree.

L’artiste Shadae Johnsons, de la Première Nation de Tsartlip, s’est également produite sur scène. Les immigrants francophones ont besoin de savoir que le Canada […] a un historique qui a été entaché par des tragédies humaines, imposées par les autorités, rappelle M. Verret.

Avec des informations de Willlian Burr.

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