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Une banque alimentaire d’Edmonton pour nouveaux arrivants risque de fermer ses portes

Des bénévoles emballent de la nourriture.

Les bénévoles du programme Grocery Run emballent des boîtes et des sacs remplis de nourriture qui seront remis aux familles avant l'Action de grâce.

Photo : Radio-Canada / Jamie McCannel

RCI

Une banque alimentaire d’Edmonton qui aide à fournir de la nourriture à plus de 500 familles de nouveaux arrivants et réfugiés risque de fermer ses portes. L’organisme demande l'aide du public après la réduction de son financement.

Selon les responsables du programme Grocery Run, les fonds reçus de la Fondation communautaire d'Edmonton, de Centraide, de l'organisme de secours alimentaire Second Harvest, du gouvernement fédéral et de particuliers constituaient un financement à court terme, qui prendra fin en décembre.

Ils étaient axés sur des mesures d’intervention d’urgence plutôt que sur des stratégies à plus long terme, indique Catherine Bangel, responsable des relations publiques pour le programme d'aide alimentaire.

Catherine Bangel explique que beaucoup d’organismes subventionnaires ont des restrictions sur l'utilisation de l'argent qu'ils donnent, ajoutant que Grocery Run n'est pas reconnu comme un organisme à but non lucratif, ce qui pose un problème supplémentaire.

Demande en hausse

L’organisation affirme que les coupes surviennent au moment où la demande pour le service augmente en raison à la pandémie et que, sans le programme, de nombreuses familles ne pourront pas se nourrir.

Julia Tran, responsable de Grocery Run, indique qu’il y a cinq fois plus de familles qui reçoivent de l'aide qu’en mars.

Nous avons commencé avec 100 familles en mars, et nous en avons actuellement 550.
Une citation de Julia Tran, responsable du programme d’aide alimentaire du Grocery Run

Selon l'organisme, de nombreuses familles sont en difficulté en raison de pertes d'emploi et de revenu, du manque de logements abordables ou de conditions de travail précaires, et qu'à cela s'ajoutent les restrictions et les mesures de santé publique.

Selon Julia Tran, de nombreuses familles dépensent entre 75 % et 100 % de leur revenu total pour le logement et n'ont que peu ou pas d'argent qui reste pour la nourriture.

L'organisme souligne que plus de la moitié des 3200 personnes qu'il aide chaque semaine sont des enfants.

Le programme, qui ne compte qu'un seul employé à temps plein et s'appuie largement sur des bénévoles, a lancé une campagne de financement social qui a généré 30 000 $.

Notre objectif est de recueillir 150 000 $, ce qui semble être un montant fou, mais ce montant permettrait de soutenir 600 familles pendant un an, explique Julia Tran.

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