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Des milliers de personnes manifestent pour la justice climatique à Montréal

Une foule devant un parc.

Les manifestants se sont donnés rendez-vous devant le monument à sir George-Étienne Cartier à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Etienne Leblanc

RCI

Quelque 112 000 étudiants à l’échelle du Québec ont voté en faveur d’une grève pour le climat, selon la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES), et des milliers d'entre eux se sont présentés dans les rues de Montréal vendredi après-midi. Des manifestations similaires ont également eu lieu à Québec (nouvelle fenêtre) et ailleurs dans le monde.

Le mouvement fait écho à l’importante manifestation de septembre 2019, qui avait réuni des centaines de milliers de personnes (nouvelle fenêtre) dans les rues de la métropole. Il s’inscrit aussi dans la campagne mondiale Fridays for Future, lancée en 2018 par l’activiste Greta Thunberg.

L’environnement et notre écoanxiété nous poussent à l’action, comme aujourd’hui, a confié une jeune manifestante rencontrée devant le parc Jeanne-Mance, au départ de la marche dans la métropole.

Tant que le gouvernement continue à investir dans les énergies fossiles, il ne peut pas se considérer comme vert, a lancé un jeune homme.

C’est l’urgence d’agir, puis on veut que les gouvernements nous entendent, a dit Luca Salas-Poirier, de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social, peu avant la marche.

On pense que, cette fois, ça peut être la bonne, puis si c’est pas la bonne, eh bien, on va continuer, on va militer encore plus.
Luca Salas-Poirier, de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social

Des politiciens au rendez-vous

Des politiciens de Québec solidaire (QS) et du Parti libéral du Québec (PLQ), de même que le candidat à la mairie de Montréal, Denis Coderre, et la mairesse sortante, Valérie Plante, ont pris la rue avec les manifestants vendredi. Cette dernière a d'ailleurs été applaudie par un groupe de manifestants alors qu'elle vantait son bilan environnemental à la mairie.

Sur place, Radio-Canada n'a pas vu de représentant du parti provincial au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ).

C’est clair qu’énormément de choses que l’on peut faire doivent aller beaucoup plus loin, a soutenu la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, citant notamment une loi provinciale sur la carboneutralité.

On ne peut pas dire qu’on veut lutter contre les changements climatiques puis faire le troisième lien (nouvelle fenêtre) en même temps, c’est une contradiction épouvantable, s'est exclamé le chef de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Un groupe de quelques dizaines de jeunes, portant pancartes et banderoles, entassés pour la photo.

S'ils étaient moins nombreux à répondre à l'appel qu'il y a deux ans, quelque 112 000 étudiants à l’échelle du Québec ont néanmoins voté en faveur d’une grève pour le climat, selon la CEVES.

Photo : Radio-Canada / Vincent Resseguier

La Coalition étudiante pour un virage environnemental et social et les autres groupes affiliés revendiquent un projet de société permettant de véritablement s’attaquer à la crise climatique, au sein duquel la résilience climatique passe par la lutte contre les inégalités et les injustices sociales, peut-on lire dans un communiqué de la Coalition.

En temps de crise, les personnes les plus vulnérables écopent le plus, a expliqué Albert Lalonde, militant de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social , en entrevue à Tout un matin vendredi.

M. Lalonde a cité des problèmes locaux, comme les îlots de chaleur et la pollution industrielle dans les quartiers défavorisés, mais aussi les inégalités nord-sud.

Le Canada est responsable dans une proportion absolument démesurée des émissions [de gaz à effet de serre] de la planète.
Albert Lalonde, militant de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social

Les organisateurs de la manifestation demandent notamment l’atteinte de la carboneutralité d'ici 2030, alors que le Canada ne cible présentement qu’une réduction de 40 à 45 % de ses émissions (nouvelle fenêtre) pour cette date, et la carboneutralité pour 2050 (nouvelle fenêtre) seulement.

Ils demandent aussi la régularisation du statut de toutes les personnes migrantes, l’ouverture des frontières, le réinvestissement du budget des forces policières dans les services sociaux et le respect réel de la souveraineté ancestrale des Premiers Peuples sur leurs territoires non cédés.

Avec des informations de Jérôme Bergeron et de La Presse canadienne

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