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Le cinéma autochtone sous les projecteurs du TIFF

Une femme et une fillette sont assises et lisent une note.

Dans « Ste Anne », Rhayne Vermette aborde les thématiques de la famille, des lieux et des relations entre les êtres.

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

RCI

Le Festival international du film de Toronto (TIFF) a accordé une place de choix aux artistes autochtones dans sa programmation,, que ce soit avec la rétrospective des œuvres de la cinéaste abénakise Alanis Obomsawin, ou en projetant les premiers longs métrages de Danis Goulet et de Rhayne Vermette.

La 46e édition du TIFF décerne cette année le prix Jeff Skoll à Alanis Obomsawin pour souligner l’excellence de son cinéma, mais également son influence sociale.

Le film organise la projection des films de la cinéaste de 89 ans en trois programmes : des portraits de différentes communautés, les enfants autochtones, et les luttes et la résistance des Premières Nations.

Le festival a souhaité que tout le monde puisse avoir accès à ces films, ils sont donc proposés en ligne gratuitement en sol canadien le 18 septembre. Les trois programmes présentés sont offerts à 13 h, à 15 h et à 17 h.

La réalisatrice Alanis Obomsawin prend la pose.

La réalisatrice Alanis Obomsawin

Photo : Getty Images / Larry Busacca

Un autre cinéaste autochtone de renom est au rendez-vous. Il s’agit de Zacharias Kunuk. Celui qui a présenté Atarnajuat : la légende de l’homme rapide en 2001 revient cette année avec Angakusajaujuq : l’apprentie chamane. Ce court métrage d’animation réalisé en prise de vues image par image raconte l’histoire d’une petite fille qui apprend à devenir chamane avec sa grand-mère.

Place à la relève

En plus de cinéastes pionniers, le Festival international du film de Torontoaccueille des voix nouvelles dont celles de deux jeunes femmes qui présentent leurs premiers longs métrages.

La réalisatrice crie-métisse originaire de la Saskatchewan, Danis Goulet, présente Night Raiders. Ce film à suspense de science-fiction présente une mère qui doit résister et se battre pour arracher sa fille à une institution d'État.

Une femme penchée sur une rampe.

« Night Raiders » est le premier long métrage de Danis Goulet.

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Ste Anne, de la réalisatrice métisse du Manitoba Rhayne Vermette, est présentée au Festival interntional du film de Torontoaprès avoir eu les honneurs au festival de Berlin. Ce premier long métrage, un film expérimental, parle de famille, de lieux et de relations entre les êtres d’une façon très originale.

Rhayne Vermette se réjouit de l’intérêt grandissant pour le cinéma autochtone. Elle affirme qu’il faut encourager la création des artistes des Premières Nations.

Je pense qu’il faut que cette innovation puisse continuer à se développer dans les mains qui ont le plus d’intérêt pour cette forme, donc auprès des personnes autochtones.
Rhayne Vermette, cinéaste
Des mains ouvertes.

«Ste Anne» est le premier long métrage de réalisatrice métisse manitobaine Rhayne Vermette.

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Alanis Obomsawin constate aussi un changement d’attitude. En entrevue à l’émission À échelle humaine (nouvelle fenêtre), elle déclarait qu’auparavant, on entendait des choses négatives et laides.

La cinéaste abénakise rappelle l’importance du respect.

Partout où il y a de la vie, il faut avoir du respect. Il faut avoir de la reconnaissance dans la façon dont on parle, dont on agit [...] Si l’on parle contre une nation, toujours en train de mépriser les gens, bien c’est la grande pauvreté.
Alanis Obonsawin, cinéaste

Des films autochtones à surveiller au TIFF

  • Angakusajaujuq : l’apprentie chamane - 17 septembre à 13 h en ligne disponible partout au pays, dans le cadre d’un programme de courts métrages
  • Night Raiders - 17 septembre à 21 h en ligne et le 18 septembre en personne au TIFF Bell Lightbox à 16 h.
  • Ste Anne - 16 septembre en personne au TIFF Bell Lightbox à 18 h 30

Avec les informations de Francine Ravel

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