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Le Canada a assez de doses pour vacciner tous ceux qui le désirent

Le gouvernement fédéral a plus d'un mois d'avance sur sa cible initiale.

Une femme avec un diachylon sur l'épaule.

En mars dernier, le gouvernement fédéral avait avancé que tous les Canadiens adultes qui le désirent pourraient recevoir deux doses d’un vaccin contre la COVID-19 d’ici le mois de septembre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Dominique Degré

Le premier ministre Justin Trudeau a fait savoir mardi que le Canada avait reçu « plus de 66 millions de doses » de vaccins contre la COVID-19 jusqu’à présent, ce qui signifie que toutes les personnes admissibles peuvent maintenant être pleinement vaccinées.

Bien entendu, quand plus de gens deviendront admissibles, on s’assurera que des doses seront disponibles pour eux aussi, a-t-il précisé lors d’un point de presse tenu dans un centre de vaccination de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Le Canada a plus d’un mois d’avance sur sa cible initiale. En mars dernier, le gouvernement fédéral avait avancé que tous les Canadiens adultes qui le désiraient pourraient recevoir deux doses d’un vaccin contre la COVID-19 d’ici le mois de septembre (nouvelle fenêtre).

Selon les plus récentes données, (nouvelle fenêtre) 70,49 % de la population canadienne de 12 ans et plus a reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 et 56,04 % des personnes admissibles sont pleinement vaccinées.

Justin Trudeau prononce une allocution.

Le premier ministre Trudeau a visité le centre de vaccination contre la COVID-19 du Colisée de Moncton, mardi, en compagnie du ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, ainsi que des députées Ginette Petitpas Taylor et Jenica Atwin.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Un vaccin pour enfants prêt d'ici 2022?

Par ailleurs, des représentants de Pfizer et de Moderna présents à une conférence de presse de la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement Anita Anand ont affirmé mardi à Milton, en Ontario, qu'ils espéraient qu'un vaccin pour enfants pourrait être prêt d'ici la fin de l'année.

Car – faut-il le rappeler – les jeunes de moins de 12 ans ne peuvent toujours pas être vaccinés.

Anita Anand parle assise à une table de presse.

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Selon les calculs de la ministre, 68 millions de doses auront été livrées au Canada d'ici la fin de la semaine.

Les contrats avec Pfizer et Moderna assuraient 95 millions de doses avant la fin de septembre, soit assez pour des besoins additionnels, y compris d'autres groupes d'âge ou des rappels de vaccins, a-t-elle souligné.

Le lancement de la campagne de vaccination au pays n’a pas démarré aussi rapidement que certains l’auraient espéré, surtout en raison de problèmes d’approvisionnement.

Le Canada a maintenant une bonne cadence de vaccination. Mais on peut voir une légère tendance à la baisse qui se dessine depuis le début du mois. Le 8 juillet, par exemple, le pays a atteint un pic de 620 747 doses injectées en une journée, alors que lundi, 390 227 personnes ont reçu un vaccin contre la COVID-19.

Si la vaccination va malgré tout bon train au Canada (nouvelle fenêtre), on ne peut en dire autant lorsqu’on regarde la situation à l’échelle mondiale : un peu moins de 14 % de la population est adéquatement vaccinée. En Afrique (nouvelle fenêtre), par exemple, la proportion de personnes ayant reçu une première dose n’atteint même pas 1 % dans de nombreux pays.

La situation est d’autant plus préoccupante en raison de la propagation du variant Delta dans plusieurs régions du monde.

Or, la pandémie ne sera pas terminée tant que l’ensemble du monde ne sera pas vacciné, a rappelé mardi Nathalie Grandvaux, directrice du Laboratoire de recherche sur la réponse de l'hôte aux infections virales au Centre de Recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréallors d'une entrevue à Midi info (nouvelle fenêtre).

À l'issue du dernier sommet du G7, le Canada s'était engagé à partager jusqu’à 100 millions de doses (nouvelle fenêtre) de vaccins avec les pays plus vulnérables.

Voyageurs et hôtes inquiets

Aux voyageurs qui s'inquiètent de voir certains pays leur refuser l'entrée et ne pas reconnaître leur pleine vaccination, Justin Trudeau a par ailleurs assuré que son gouvernement travaillait pour corriger la situation.

L'Ontario et le Québec réclament qu'Ottawa intervienne (nouvelle fenêtre) pour que les citoyens qui ont eu deux doses d'AstraZeneca, qui ont obtenu la version fabriquée en Inde de ce vaccin ou encore qui ont eu un vaccin différent à chacune de leurs doses soient reconnus comme étant pleinement vaccinés où qu'ils aillent.

Quand Santé Canada approuve un traitement ou une vaccination comme étant sécuritaire et efficace, le monde peut savoir qu'on a bien fait notre travail, a argué le premier ministre.

Par ailleurs, la situation pandémique aux États-Unis continue d'inquiéter alors que le Canada prévoit d'ouvrir ses frontières aux Américains (nouvelle fenêtre) pleinement vaccinés dès le 9 août. Il fera de même dès le 7 septembre pour le reste du monde.

En point de presse, à Moncton (nouvelle fenêtre), Justin Trudeau a dû répondre aux craintes d'une ouverture prématurée, le variant Delta faisant des ravages chez nos voisins du sud, particulièrement parmi les populations non vaccinées.

Il a tenté d'être rassurant. Les données sont claires. Permettre aux personnes pleinement vaccinées de voyager présente un risque bas, pas un risque nul, mais un risque bas, a-t-il insisté.

Avec les informations de La Presse canadienne.
Dominique Degré

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