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Le jeudi 1 novembre 2007
 

18 h 53 - Réflexion
Censure et contrôle de l'Internet au Canada
MISE À JOUR - Depuis lundi, on parle beaucoup de l'Internet, notamment au sujet de son contrôle et de sa réglementation au pays. Du lot, je retiens d'abord les propos de Solange Drouin, la directrice générale de l'ADISQ. Dans mon premier commentaire, je résumais un extrait de son commentaire en disant « l'expérience de la censure d'Internet par la Chine devrait nous servir d'exemple pour contrôler notre environnement culturel.»

Mais question de vous faire une meilleure idée de son propos, voici l'intégral du passage, comme elle aurait aimé le voir apparaître la première fois :

« Alors? Si, par exemple, je m'abonne à Bell Sympatico ou à Bell Mobilité, je voudrais qu'on s'assure que les contenus canadiens y soient accessibles en priorité. Si Google est capable de le faire en Chine avec des intentions de censure, nous sommes capables de le faire ici avec des intentions de promotion culturelle. Dans le cas qui nous occupe, il ne s'agit évidemment pas de censure mais de contrôle de notre environnement culturel. Et si les FAI canadiens s'annoncent comme les distributeurs de contenus de demain, qu'ils prennent leurs responsabilités.»

Et puis hier, dans un article d'Alain Brunet, je lisais les propos de Michel Arpin, vice-président, radiodiffusion du CRTC qui affirme que le CRTC pourrait éventuellement réglementer Internet au pays. Voilà l'extrait :

« En décembre 2006, le Conseil a publié un rapport où il estimait qu'il n'y avait pas encore de dommages, mais au cours des trois années suivantes, il ne faudrait cesser d'évaluer le médium, car il serait peut-être alors nécessaire d'intervenir. On s'aligne donc pour intervenir, et ce, avant trois ans.»

Selon Michel Arpin, trois questions doivent être posées. Devrait-on réglementer Internet ? Si oui, comment devrions-nous le faire ? Quels résultats devrait-on anticiper ? J'aimerais vous lire là-dessus.

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Commentaires
1 novembre 2007 - 7 h 26
hummm....
Premièrement, si le gouvernement réglemente, il doit être prêt à faire appliquer ses règlements, je doute que ce soit possible dans ce domaine.

Deuxièmement, l'internet est en constante évolution, la réglementation ne pourra jamais suivre!

Bonne chance!


Envoyé par Philippe
1 novembre 2007 - 7 h 48
Censure? JAMAIS!!
Non mais... s'inspirer de la Chine!! Elle en a de bonnes, la conasse. Et puis quoi encore? Rétablir la peine de mort pour les cas de piratage? Ça va pas la tête?

Je veux bien croire que le piratage fait mal aux profiteurs qui s'engraissent depuis trop longtemps sur le dos des artistes, mais ça, c'est leur problème, pas le nôtre.

Le fond du problème, bien plus encore que le piratage, repose sur la perte du contrôle sur qui et quoi peut se faire connaître, et c'est ce qui va achever ces dinosaures. Et ils le sentent venir, d'où la panique...

M'enfin, si les laquais de l'industrie du divertissement parviennet à leur fins et entreprennent de censurer l'internet, ils n'ont pas fini d'en baver... il y en a quelques-uns parmi nous qui savent comment ça marche, le net. C'est pas des inutiles patentés comme le CRTC qui vont m'enfermer dans une boîte, c'est garanti!


Envoyé par Treb
1 novembre 2007 - 8 h 27
Je ne peux croire...
... qu'internet serait réglementé par le CRTC. Jusqu'à présent, c'est le seul média qui n'est pas régis par une instance gouvernementale et cela doit rester ainsi. Si le gouvernement canadien doit réglementer Internet, ce sera un pas de plus dans la censure de l'information. Ensuite, qu'arriverait-il? je serais emprisonné pour avoir publié une opinion qui est différente de celui de notre gouvernement?

Si Internet est en voie d'être réglementé, je monte aux barricades. Je ne laisserai pas cela se faire.


Envoyé par Mathieu
1 novembre 2007 - 8 h 54
Tout dépend comment...
Je crois qu'il est normal que l'on se pose ce genre de questions car Internet est un médium très jeune et que son application n'a pas toujours été sujet à réflexion par rapport à l'impact sur bien des sphères de notre société. Alors je crois qu'il faut, collectivement, voir à règlementer certains cas.

Cependant, je suis en désaccord avec les organisations qui tentent de protéger une industrie qui ne sait pas s'ajuster. Beaucoup dormaient au gaz lors des 10 dernières années, et maintenant, ils paient la facture. Ce n'est pas la première fois que dans l'histoire un segment de marché souffre d'un avancement technologique. Faut savoir s'ajuster et voir plus loin.

Les visionnaires s'ajusteront et les faibles tomberons.


Envoyé par ESQuire
1 novembre 2007 - 9 h 14
non à la règlementation
Il est surprenant d'entendre ces commentaires à l'effet de règlementer Internet comme la fait la Chine un pays quasi totalitaire et pour qui les droits de l,homme ne semble pas une préoccupation importante.

S'enligner sur les pratiques ce pays est selon un dérapage important pour un pays qui se vante d'être le plus meilleur pays au monde. Il faut laisser Internet Libre et sans entrave il va se régulariser de lui même.


Envoyé par charles
1 novembre 2007 - 9 h 38
Un pays
Bonjour, je suis encore une fois déçu de voir que le Canada et le Québec qui se sont construit sur des bases de liberté, sont devenus des endroits de restrictions dans toutes les sphères de la société. Avec cette nouvelle, le dernier accès libre deviendra également un endroit de restriction. J'espère sincèrement qu'une nouvelle génération va se battre pour ce qui devient de plus en plus une utopie: "la liberté". Cordialement


Envoyé par Francois
1 novembre 2007 - 9 h 40
L'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo ne veut pas s'adapter
Dès que j'ai entendu Louis-José Houde en ouverture du gala de dimanche se moquer des Internautes qui offraient leur contenu sur YouTube gratuitement, je me suis dis qu'on était mal parti...

Soit, l'ADISQ (et tout le lobby culturel) ne veut pas apprendre des autres industries, soit ils sont bouchés, soit ils sont convaincus d'avoir raison et d'avoir des chances de maintenir leurs p'tits pouvoirs.

Le parallèle avec la Chine est incroyable. Cette déclaration de Mme Drouin me paraît à la fois maladroite et loufoque dans les circonstances.

Je suis de ceux qui croient que nous devons privilégier la neutralité sur Internet. Le CRTC va ouvrir toute une boîte de pandore s'il s'embarque dans cette galère de réglementer le Net.

Bonnes chances.


Envoyé par Mario Asselin
1 novembre 2007 - 10 h 28
Et puis quoi encore ...
On pouvait se douter qu'un jour il allait avoir une volonté de réglementer l'Internet à un niveau national, mais d'entendre qu'il serait bien de prendre exemple sur la Chine et ses méthodes de contrôle pour préserver notre « environnement culturel » ... lol

Je crois comprendre ce que S. Drouin de l'ADISQ sous entend, l'industrie du disque est en perte de vitesse à cause du piratage, exerçons un contrôle/censure sur l'Internet pour le contrer et le problème sera réglé...

En gros c'est ce qu'elle dit, mais l'inconvénient avec cette façon de pensé simpliste c'est que ça à tendance à débordé; après la musique qu'est-ce qu'on va contrôler/censurer...

Personnellement, je crois qu'avec une citation comme ça elle ne fait que confirmer que cette industrie tel qu'on l'a connue il y à 10 ou 20 ans agonise et creuse sa propre tombe avec son dernier souffle.

P.

NB: Je n'ai pas de baladeur .mp3, quand je veux écouter des artistes québécois j'ouvre la radio et je préfère les encourager en allant voir leurs « shows »...


Envoyé par Polyhedroid
1 novembre 2007 - 10 h 40
Le Capitaliste ça bouffe tout
Ouach !!!

Franchement c'est inquiétant si ça ce produit; il me semble que ça veut dire que les lobbies vont avoir ni plus ni moins pris le contrôle du net canadien. En fin de compte c'est un certain pouvoir du peuple qui va faire place à de l'insignifiance crasse....




Envoyé par Michel
1 novembre 2007 - 11 h 08
Internet et lois
bonjour!

Je suis pour des réglementations sur Internet, il y a beaucoup trop de cybercriminalité, mais de là à suivre la Chine....non! La Chine brime les droits de la personne, certains individus font de la prison... Le Québec et le Canada ne doivent pas devenir une nouvelle Chine!!! Il ne faut pas exagérer, l'industrie de la musique ne pense qu'à elle et les sous perdus... mais combien d'artistes se sont fait connâitre grâce à Internet! Et regardez le nouveau contrat de Madonna avec Live Nation...ça veut tout dire : la musique sur CD ne sera plus la vache à lait des artistes et des compagnies, mais les spectacles et les dérivés oui! Aussi, si les autorités mettaient autant d'énergie pour contrer la pédophilie sur le web qu'ils en mettent pour récupérer les droits d'auteurs des artistes et compagnies, ça serait génial!


Envoyé par goweb
1 novembre 2007 - 11 h 13

Je pense qu’on devrait réfléchir au lieu de lancer des pierres sur tout ce qui bouge. Les artistes québécois sont piratés pis après! De toute façon 99% des gens qui téléchargent de la musique n’auraient pas les moyens de se là payer. Donc ils (les artistes) n’auraient pas plus d’argent et seraient moins entendu. Qu’ils se concentrent sur le commerciale, la radio, les club… et ils en auront plein les bras. Laissez donc les petites gens tranquilles, vous n’avez rien à gagner avec eux.

Pour le CRTC qu’ils se concentre sur les gros, comme les pédophiles. J’ai lu quelque part que: L’Angleterre rend responsable les distributeurs Internet pour le contenu pédophile. C'est-à-dire, ils sont tenus responsables de ce qui passe par leurs serveurs.

Les états unis tiennent le câble qui nous lie avec l’Europe, s’ils le désirent ils coupent la connection sans que nous ayons mots à dire. Soyez assurer qu’ils exercent déjà un contrôle.

Trois-Rivières


Envoyé par Trois-Rivières
1 novembre 2007 - 11 h 14
Non à la censure
Culture et censure sont incompatibles. Censurer revient à refuser de se remettre en question, d'ouvrir son esprit, d'évoluer. Les grands changements dérangent toujours. Mais qui au juste? Faudrait pas que les intérêts d'un petit groupe priment sur ceux de la majorité. Cette proposition me fait penser aux écrits qui sont placés à l'Index par les autorités religieuses.

L'État doit cesser de déresponsabiliser ses citoyens. Nous disposons déjà de toute sorte de moyens pour exercer notre propre censure, notamment avec des options de contrôle parental, mais surtout avec notre propre jugement. Utilisez-le.


Envoyé par Big Bird
1 novembre 2007 - 11 h 46
censure
J’espère que ces esprits brillants (dit-il ironiquement) qui réclament la censure savent que si on permet une seule forme de censure nous n’en verront jamais la fin.
Le net contient tout ! Le meilleur et le pire de l’humanité. C’est ainsi que nous sommes.
Le net doit rester intacte.


Envoyé par Caron André
1 novembre 2007 - 12 h 00
Bon commentaire
Madame Solange Drouin devrait se retracter ou bien consulter.
La chine...cela ne se peu pas...

Les artistes Quebecois n'ont pas besoin des maisons de disques, c'est plutot les maison de disques qui ont besoin des artistes.

C'est aberant de voir que seulement 1$ de la vente d'un cd (15$ @ 20$) revient a l'artiste.C'est moins de 10% ca.

Artistes ,reveillez vous et vendez vous meme votre music.Une chance que les quebecois savent que les artistes du quebec ont un petit marché et encouragent leurs artistes.

Excellent commentaires de Philippe,Treb,Mathieu,charles,Francois,Mario Asselin,Polyhedroid.

Excuser mes fautes,je post la plus part du temps en anglais c'est plus facile que le francais...

Meilleurs salutations a tous.


Envoyé par obscur156
1 novembre 2007 - 12 h 15
Incroyable
Suivre comme exemple un pays qui bloque l'accès à Wikipedia n'est certainement pas la bonne voie. Quel drôle de commentaire..

J'aimerais seulement souligner l'ampleur du phénomène qui nous entoure, soit celui de l'accès rapide à l'information et au contenu culturel. Il y a dix ans, un tel accès était impensable, vu l'absence des outils comme Google Scholar, Wikipedia ou YouTube. D'accord, c'est un peu l'anarchie sur le web, mais les réseaux d'échange de connaissances et d'opinions qui se sont formés parmi le chaos, ces dernières années, en valent bien la peine.

Devrait-on réglementer Internet? Non. Du moins le CRTC ne devrait avoir aucun mot à dire sur le contenu. Par contre les lois fédérales doivent être appliquées pour empêcher les débordements comme la pornographie infantile ou le contenu haineux.

Je n'écoute ni la radio, ni la télévision, surtout parce que je n'ai aucun contrôle sur le contenu de ces deux média. S'il fallait que le CRTC vienne contrôler le contenu culturel accessible par Internet en plus, ce serait une perte énorme pour tous les internautes.


Envoyé par Benoit
1 novembre 2007 - 12 h 50
Le contrôle d'un océan
L'industrie de la musique est fragile par sa faute... Mais les lobbies, les compagnies et leurs vieilles idées cherchent à se victimiser et à critiquer une réalité innévitable :" la musique ne vaut plus 12 à 20$ par album..."

Ils se débatent maintenant comme des diables dans l'eau bénite et ils crient au scandale à qui veut l'entendre qu'il faut contrôler, contrôler, contrôler!!! Je pose par contre la question : une industrie n'est-elle pas au service de ses clients ? Est-ce que les cinémas ont appellé à la censure et au contrôle quand la télévision est arrivée voilà quelques décennies ? Ont-ils tenté de contrôler, censurer, abuser les bons citoyens afin de les empêcher de profiter d'un médium plus abordable ?

Je ne crois pas... Je crois plutôt qu'ils se sont adapté! L'industrie de la musique devra en faire autant car elle ne pourra JAMAIS contrôler le web. Ce que Mme Drouin ne semble pas savoir, c'est que la Chine n'y parvient même pas, elle, à tenir son peuple dans l'ignorance et l'obéisance. Des logiciel (parfaitement légaux) existent pour contrecarrer la censure en connectant leur accès internet à des serveurs extérieur à leur pays. N'est pas géniale la technologie ?

Le web est une entité mouvante. Essayer de le contrôler c'est tenter de contrôler tous les océans à la fois et ce dans tous ces racoins. Des budgets substentiels, une énergie démesurée et une organisation ultra-complexe serait de mise pour contrôler ceci... Alors mes chers M. Arpin et Mme Drouin, vous aller devoir retourner à vos planches à dessin et créer un nouvel engouement pour votre produit en devenant original et créatif. Car oui, malheureusement, la vie change et nous nous devons de s'adapter. D'après Darwin, on appelle ceci l'évolution.

Voici un exemple brillant qui pourrait être UNE des options possible. L'industrie de la musique américaine, après avoir vu la folie engendré par le jeux GUITAR HERO (un jeux vidéo de simulation dans lequel on joue, avec une mannette en véritable forme de guitar, des chansons connues) met le paquet pour entrer dans ce millieu lucratif car les gens sont prêts à payer près de 5-6$ LA CHANSON pour pouvoir la télécharger afin de pouvoir la jouer avec ce jeux.

Le consommateur veut prendre part à l'événement aujourd'hui. Au lieu de le museler et de le contrôler comme un vulgaire esclave de la consommation, faites-le participer ! Je suis persuader que vous pourriez tripler vos profits sans avoir à dépenser un seul sous pour le contrôle.


Envoyé par Jordan Chen
1 novembre 2007 - 12 h 55
Impossible
Le CRTC... Cet organisme géré par des dinosaures qui ne savent même pas comment télécharger une chanson piratée! Comment voulez-vous qu'elle puisse réglementer un média en constante évolution? Laisseriez-vous au CRTC gérer votre contenu ainsi? Ça sent l'atteinte de la Charte des droits et libertés si on censure... Je suis totalement contre cette initiative et comme toujours, l'ADISQ est dans le champ et a manqué une belle occasion de se taire.


Envoyé par Steve
1 novembre 2007 - 12 h 59
hyperlignes
Délicate question. Cela dépend dans quel sens va cette règlementation. Je trouve intéressant les propos de Jean-Robert Bisaillon sur le blog hyperlignes:
http://hyperlignes.blogspot.com/

Des règles pour respecter le travail des auteurs seraient bienvenues, mais des règles pour encadrer la parole citoyenne seraient sûrement moins appréciées.


Envoyé par Claude
1 novembre 2007 - 14 h 13
Censure du net
L'ADISQ et l'industrie du disque doivent être démoli.

Il nous ont déjà assez baiser de même qu'il faut tout faire en sorte qu'il n'existe plus. Car après tout. C'est l'artiste qu'on veut récompenser. Et non le distributeur bidon.


Envoyé par Cooler
1 novembre 2007 - 15 h 55
Inacceptable
Censurer l'internet? Dépendant de quoi censurer sur l'internet, je crois cette idée INACCEPTABLE. On irait en prison si un pop-up de porno apparaît? Si on crée des serveurs de jeu, s'ils monitorisent tous les paquets envoyés sur le net, cela causera de la latence (LAG). Mais, ce pourrait être une bonne idée pour stopper la pornographie...

Cependant, je crois qu'on a tous droit à notre vie privée et à la liberté. L'internet a été créé afin de créer des liens entre ordinateurs du monde entier. Créer des relations amicales aved des gens dand d'autres pays etc...

Pour finir, je crois qu'il serait IMPOSSIBLE de momitorer et controller TOUT l'internet au Canada.


Envoyé par Benoît L.
1 novembre 2007 - 16 h 30
Où est la main invisible ?
Dans ce contexte, où est-elle cette main invisible censée contrôler le marché, et que toutes les industries confondues favorisent la plupart du temps au détriment de la réglementation ? On dirait qu'en matière de commerce, la réglementation n'est bonne que lorsqu'elle favorise les entreprises, et peut faire ce dont la main invisible est incapable. Bref, les industries ne veulent réglementer que lorsque cela rapporte financièrement. Il ne faut pas s'étonner, business is business.

Évidemment je suis tout à fait contre toute réglementation d'Internet, un lieu réservé à la liberté d'expression et au partage, un espace citoyen par excellence. Il y a longtemps que je n'achète plus de CD, car je n'en ai pas les moyens, et il y a plein d'artistes que je ne connaîtrais pas sans Internet. De plus, d'où vient ce mythe de la gratuité de ce superbe outil de communication? Qui ne paie pas pour l'Internet ? Et pourquoi les fournisseurs offrent-t-ils des forfaits de téléchargements et de téléversements et en font la promotion avec le téléchargement de musique?

Je crois qu'il faut certainement se poser plusieurs questions à ce sujet. Et la Chine n'a pas du tout sa place dans ce débat. Prendre exemple sur la Chine pour contrôler l'environnement culturel ? Quel commentaire digne de la plus grande ignorance!


Envoyé par Julie
1 novembre 2007 - 16 h 33
Contrôler le Net est-ce faisable .... oui en partie !
Je suis surpris par le nombre de commentaires que l'article à engendré, d'un côté je suis ravis, un grand merci et bravo à Bruno pour cet exercice démocratique mais de l'autre je suis déçu par la vision du Net que les gens ont...

Est-ce que le Net (contenue et non réseau) peux être contrôlé/censuré ... je crains que la réponse soit « oui », regarder la Chine et autres pays ayant un régime politique à tendance totalitarisme... ok, c'est pas totale j'en conviens mais ils le font et de mieux en mieux!

Le Net peux être comparé à une source d'eau tel que l'océan mais ce que nous avons chacun chez soi ça ressemble plus à un robinet, rien n'empêche un gouvernement ou entité de faire pression sur les ISP pour qu'ils filtrent ce qui en sort (ou y entre).

Pour ce qui est de la réglementation du contenue j'ai un sentiment mitigé.
En plus le Net c'est planétaire, je crois que les règles devaient être aussi à ce niveau.

P.


Envoyé par Polyhedroid
1 novembre 2007 - 17 h 33
retour d'impôt
Lors du gala de l'adisq je me suis fait traité de voleurs car je télécharge illégallement de la musique. Moi je dirais que ce n'est qu'un retour sur mes investissements. Sans subvention cette industrie serait moribonde. Le net sert à la diffusion, combien de gens sont allés voir un spectacle après avoir entendue l'artiste sur le net. Censuré le piratage utopie demandé aux studios de jeux


Envoyé par degluk
1 novembre 2007 - 18 h 19
censure
pour ma part, dernierrement j'ai visiter un site ou l'on présentait des videos humoristique. A ma grand surprise plusieur video n'était pas disponible avec comme message "not available for your area" pourquoi?...censure?

quelqu'un a la réponse?


Envoyé par Weed
1 novembre 2007 - 18 h 37
Le CRTC exagère!
Ces tentatives de réglementer la musique sur internet me poussent plutôt à boycoter le disque, pas vous? On "oublie" de citer ceux qui téléchargent et qui n'achèteraient pas la musique autrement. Pourquoi payer pour un disque avec juste quelques chansons de bonnes.


Envoyé par Stephane
1 novembre 2007 - 19 h 49
Les menaces de moribons...
Lorsque j’étais un ado, au début des années 70, je pouvais aller au magasin de disque pour acheter les 45-tours de mes chansons préférées pour moins d’un dollar. Si l’artiste m’intéressait, je pouvais acheter son dernier 33-tour pour une quinzaine de dollars. Lorsque les disques compacts sont apparus, non seulement tous les disques de tous les types sont disparus.

Pendant presque deux décennies, si je voulais obtenir une chanson d’un artiste, je devais acheter le CD complet de cet artiste pour la modique somme de, souvent, une vingtaine de dollars. Bien sûr, il y avait quelques rares exceptions : n’achetez pas le cd complet à 20,00$, achetez un mini cd avec une chanson pour 5,00$ (Ya right…). En plus, si je voulais continuer d’écouter mes artistes préférés, je devais ré-acheter leur cd et bien sûr, vous n’avez jamais octroyé le moindre escompte à ceux qui avait déjà payé les droits.

Lorsque la technologie a rendu possible l’échange de pièce musical via internet, les grandes maisons de disques l’ont d’abord ignoré puis condamné. Moi, j’y ai trouvé le moyen de recommencer à écouter « la musique que j’aimais ».

Les caïds de la musique n’ont jamais constaté que les gens s’échangeaient des pièces musicales plutôt que des cd complets. Lorsque P2P et bit torrent sont devenus des termes connus et des outils utilisés par plusieurs millions sur la planète, ces visionnaires de la sacoche ont finalement décidé de se joindre à la révolution internet. Pour masquer leur arrivée tardive, les héros du capitalisme latent ont crié au vol.

Ceci étant dit, je n’ai qu’une réponse pour Mme Drouin : votre industrie a manqué tellement de bateaux durant les dernières décennies, elle a bénéficié plus qu’il se doit de toutes les opportunités technologiques (du disque aux cassettes, aux cd, aux mp3, aux DVD) et elle a tellement fait d’argent sur le dos des consommateurs que vous méritez tout ce qui vous arrive!

En ce qui concerne une possible réglementation de l’Internet par le CRTC, ce dernier a bien démontré dans l’affaire de CHOI qu’il n’a aucune crédibilité et qu’il pliera toujours devant le plus fort. Le CRTC ne fait plus peur à personne. Avant de songer à étendre sa juridiction, le CRTC et son M. Arpin devraient assurer celle qu’on lui a déjà donné.


Envoyé par IamLou
1 novembre 2007 - 20 h 59
Plutôt mourir
Ma réponse est ici:

http://bpruneau.blogspot.com/2007/11/rglementer-internet-plutt-mourir.html


Envoyé par Benoît Pruneau
2 novembre 2007 - 8 h 33
C'est EUX qu'il faut arrêter à tout prix!
Ces organismes doivent être démentelés au plus tôt... On sait assez historiquement comment toute puissance trop autoritaire fini par vouloir aliéner ses sujets à ses uniques vues. Leur oeuvre est déjà trop avancée. Réagissons et trouvons comment le faire plus concrètement bon sang!


Envoyé par Richard
2 novembre 2007 - 9 h 12
Quand le disque ne tourne pas rond....
Quoi!? Les artistes recoivent 1 piastre ($) par cd vendue???

Vite les copains, fabriquons leurs des sites, donnons leurs 2$, pis faisons du cash!

HOURRA!!!

(vIVA lASvEGAS!!!!)



Envoyé par pierre
2 novembre 2007 - 11 h 25
...tonitrue
La seule question pour moi est : le peuvent-ils ?

D'une part on peut faire dans le dissuasif, c'est-à-dire publiciser des cas exemplaires où les organismes de contrôle démontrent que leur arsenal permet de détecter et neutraliser les rebelles. Ça me rappelle énormément certains cas récents : des vidéos retirés tambour battant de YouTube ou ailleurs. Le ByeBye de RBO, le vidéo anti-libéral aux élections provinciales du printemps, etc. En fait, je trouve ces exemples peut convaincant du pouvoir réel de détection de la présence d’information « censurée » sur le NET. Bref, c’est là la question. Croyez-vous vraiment que le ByeBye de RBO ne s’échange pas sur le NET par d’autres sites ou d’autres moyens ?

Les sanctions envisagées par un pays ou un organisme envers les gens qui n’agiraient pas selon leurs vœux finissent par devenir une auto-accusation quand leur légitimité n’est pas comprise ou admise. Donc, même s’ils arrivent à trouver des contrevenants, genre Napster, il leur faut craindre qu’ils ne deviennent des modèles. Et à ce moment, le nerf de la guerre devient l’information qui circule sur la situation. Et on revient à la case départ si vous ne pouvez vraiment contrôler le flot d’information entre les usagers d’Internet.

Internet, c’est de la démocratie brute. Vouloir le contraindre, c’est plaider contre le fondement démocratique de l’Occident, contre l’esprit présumé derrière toute charte de droits ou toute constitution basée sur le pouvoir du peuple. Internet, c’est carrément le seul outil que le peuple peut prendre pour lancer sa réponse aux « émetteurs institutionnels » (media, gouvernements, milieu de l’éducation, industrie du divertissement, organisations religieuses, pouvoirs financiers...) qui sont définitivement des « filtres » de l’information disponible. De plus, Internet permet une concertation spontanée basée sur la considération mutuelle des arguments de chacun, chose que devrait permettre nos systèmes politiques mais qu’ils ne permettent pas de toute évidence. L’influence d’Internet sur les élections en Occident, depuis 2000 en particulier, semble claire ( et en effrayer plus d’un) . La Commission Bouchard-Taylor est un autre exemple de ce qu’est devenu cette grande conversation continue entre le peuple et les « dirigeants ». Ça négocie dur, ça négocie de façon brutale mais en bout de ligne le peuple a une influence sur l’agenda et les sujets discutés.

Pour prendre le cas qu’on brandit pour inciter à la censure, soit la pédophilie, je dirais qu’on pourrait prendre la perspective inverse. Y a-t-il plus de pédophilie à cause d’Internet ou est-ce simplement que le NET nous a fait prendre conscience de la gravité et de l’étendu du problème ?

Les réseaux pédophiles seraient nés avec le NET ? Le fait que certaines choses leur soit plus faciles n’empêchent pas que leurs victimes ont plus d’outils pour les dénoncer. La photo qu’ils se transmettent avidement devient une preuve contre eux, facilement et immédiatement retransmise dans le monde. La Thaïlande frappe dur dernièrement et il serait logique de croire qu’elle cherche à contrer la réputation …que le NET lui a fait. Et d’ailleurs, plusieurs canadiens en payent le prix, …des professeurs dont le « travail humanitaire » semblait intéressé on dirait. Espérons que Dumbledore vaut mieux que ça dans l’esprit de J.K. Rowlings…

En fait, pour être honnête, je crois qu’aujourd’hui on voit plus de débats moraux ouverts, bien que passionnés et sans merci, que durant toute la période depuis 1960. Que ce soit au niveau de l’environnement et des changements climatiques ou des guerres et conflits armés, sur les droits des enfants, des femmes, des travailleurs, on réfléchit pour le moins.

Les gens y ont gouté et ils veulent que cela continue et j’ai de la misère à voir comment on pourra les arrêter!


Envoyé par Tony Truand
2 novembre 2007 - 13 h 30
Dystopie
Bien joué le CRTC et Mme Drouin.

Je trouve fort décevant que l'on réclame une censure sur un media qui se proclame "du monde".

Question de pousser un peu le ridicule de la sino-comparaison de Mme Drouin, Pourquoi ne pas également réglementer et censurer les opinions individuelles et notre droit de les exprimer, ne sont-elles pas a leur facon des propriétées intellectuelles ?
Dans la conjoncture actuelle, la chine sont également précurseurs dans la pratique.

Il est selon moi completement aberrant de passer autant a coté d'un phenomene sociétaire aussi important que l'internet.

C'est un media d'une efficacité exceptionelle pour les artistes souhaitant se faire connaitre (ref : myspace).

C'est également un moyen publicitaire fulgurant ; Nombreux sont ceux qui découvrent des artistes via le téléchargement de leurs morceaux sur internet et qui décident de se procurer leurs albums par la suite.

L'avenir n'est pas dans la censure de l'internet mais dans son extrapolation et dans la maximisation de sa flexibilité,

C'est une plateforme d'exception qui pourrait etre utilisée beaucoup plus intelligement par nos artistes et qui pourrait leur faire faire des profits faramineux.

Je citerai pour exemple le groupe Radiohead et leur coup de marketing infernal par la vente de leur album en ligne uniquement et financé par dons volontaires, si mes informations sont exactes on parle de plusieurs M$CAD en quelques heures.

Voila, enfin, un moyen de mettre a profit toute l'ouverture, la flexibilité et la puissance d'un tel media.


Envoyé par Pierre Brodeur
2 novembre 2007 - 17 h 41
diabolisation du net.
Maintenant vous comprenez pourquoi les médias traditionnels ne cessent de diaboliser internet.

internet=terrorisme,pédophilie et pornographie. Le seul but est de permettre le muselage d'un système qui échappe à leur contrôle.


Envoyé par l'oeil
3 novembre 2007 - 14 h 28
Wow censuré Internet... et quoi encore
Ok la Chine a eu un projet de censure d'internet qui fonctionne toujours mais croyez vous vraiment qu'il fonctionne a 100%. eh bien Non il y a des failles et il y aura toujours des failles dans ces projets de controle. il y a un bonne article justement sur la censure d'internet en chine sur wired.com.


Envoyé par Edouard
3 novembre 2007 - 14 h 46
Solution facile!
Ça fait combien d'années maintenant que l'Internet est populaire? Un peu moins d'une vingtaine d'années peut-être? C'est déjà pas mal pour une technologie toujours pas réglementée au Canada.

La solution est simple! Qu'on invente un nouveau réseau et qu'on l'appelle autre chose que l'Internet! Cette nouvelle technologie sera aussi non réglementée pendant plusieurs années et on pourra "Surfer" -- euh -- "Glider!" Oui! "Glider" tranquillement pour un bon bout de temps!

Lorsqu'un gouvernement essaie de réglementer une technologie vieillissante, une nouvelle technologie vient souvent la supplanter, invalidant toute la réglementation.


Envoyé par François Caron
6 novembre 2007 - 17 h 33

Non, non et non!

J'ai arrêté de regarder la TV parce que le contenue qu'on y retrouve ne reflète ni mes goûts, ni mes besoins ! S'il faut que le Net Canadien soit régis par ses même gens, la qualité de l'information qu'on y retrouve risque d'en être affectée...

Ce n'est pas en forçant un contenu dit plus culturel que les gens vont s'intéresser d'avantage à la "Culture" !!!

Contrairement aux autres, le Net est un média fonctionnant sur un mode de communication bi-directionnel, si les gens ont un intérêt pour un sujet « Culturel » canadien, ils vont le trouver par eux même...

P.



Envoyé par Polyhedroid





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