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Le jeudi 15 mai 2008
 

22 h 19 - Industrie
Le CRTC questionne la diffusion en ligne
Le CRTC annonce une grande consultation au sujet de la radiodiffusion dans les nouveaux médias. Conscient que de plus en plus de diffuseurs migrent vers Internet, que de plus en plus de contenu audiovisuel y est offert en provenance d'un peu partout sur la planète, que de plus en plus d'amateurs proposent du contenu inédit qui contourne les lois de la télédiffusion « classique », l'organisme veut avoir l'opinion de la population et l'industrie avant de rendre son avis officiel sur la réglementation ou non de la diffusion de contenu sur Internet.

La dernière grande consultation du genre remonte à 1999 alors que le CRTC devait décider si oui ou non il allait encadrer l'Internet au pays. Après consultations et réflexion, le CRTC avait finalement décidé de ne pas réglementer la Toile en territoire canadien. Les commentaires envoyés au CRTC serviront dans le cadre d'une audience publique prévue au début de 2009.

En passant, le CRTC lance aussi un recueil de données de recherche et d'opinions intitulé Perspectives sur la radiodiffusion canadienne par les nouveaux médias. Le document propose le fruit des travaux de recherche et certains points de vue des joueurs de l'industrie canadienne de la radiodiffusion et des télécommunications, des milieux universitaires et des décideurs nationaux et internationaux.

Mais pour revenir à la réflexion du CRTC, voici un extrait du communiqué publié aujourd'hui :

« Il incombe au Conseil de s'assurer que le système de radiodiffusion puisse atteindre les objectifs de la Loi sur la radiodiffusion aujourd'hui et dans l'avenir », a déclaré Konrad von Finckenstein, c.r., président du CRTC. « Les nouvelles technologies et plateformes numériques ont fait naître des occasions pour la diffusion de contenu canadien produit de manière professionnelle, occasions qui n'existaient pas il y a quelques années. Notre intention n'est pas de réglementer les nouveaux médias, mais plutôt d'accroître notre compréhension de cet environnement et, au besoin, de proposer des mesures à l'appui des efforts permanents consacrés à l'atteinte des objectifs de la Loi sur la radiodiffusion. »

Le Conseil demande donc au public si les questions suivantes devraient être abordées dans le cadre de l'audience publique prévue au début de l'an prochain et si d'autres questions devraient y être traitées :

* Qu'est-ce que la radiodiffusion dans les nouveaux médias?
* Devrait-on appuyer la création et la promotion de contenu canadien de radiodiffusion destiné aux nouveaux médias? Dans l'affirmative, de quelle manière?
* Y-a-t-il des obstacles à l'accès au contenu canadien de radiodiffusion dans les nouveaux médias?

Les intéressés sont invités à soumettre leurs observations au plus tard le 11 juillet 2008. Ils peuvent le faire notamment en remplissant le formulaire en ligne.

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Commentaires
15 mai 2008 - 11 h 03
Diffusion en ligne
Je suis un adepte de la télévision par internet surtout pour avoir accès à d'autre source d'information et de culture. Je suis à l'aise actuellement à regarder les émissons de nouvelels de France 24 et autres. Par contre je crois nécessaire de regrémenter les réseaux de propagantes ou de sectes.

Michel Bourassa


Envoyé par Michel
15 mai 2008 - 11 h 45
Déplacer le problème?
Je dois avouer que je ne comprend pas trop l'impact du CRTC s'il décide de régir le domaine de la TV par internet. Du côté mondial, ils n'ont aucun impact sur les diffuseurs d'Europe ou ailleurs. Si il veulent limiter l'accès ou contrôler la difusion de matériel sur internet cela risque tout simplement d'accroître la popularité des torrents.


Envoyé par Guillaume
15 mai 2008 - 11 h 52
CELA NE DOIT PAS SE FAIRE
Réglementer veux dire systématiquement appliquer des règles arbitraire plus que douteuses, si on réfère aux pratiques d'ores et déjà connu de la part de cet organisme vétuste.

Le CRTC est reconnu pour être aussi obtu que radical dans ses méthodes et ses finalités. Sous de bonnes intentions (dont l'enfer est pavée) des entités (et souvent des sans voix) vont irrémédiablement être lèsées. Tout cela sans que "le crime" ne s'en porte plus mal au final.

La guerriat de contrôle qu'on livre contre le citoyen ne fait que retarder le moment où il accède enfin à ce qu'il veut profondément, sa liberté. Et cela après un gouffre d'argent gaspillé.

N'oubliez pas qu'une fois le contôle instauré et systématisé, il sera impossible d'empêcher "des intérêts" de détourner ces politiques (qu'on croit à tort apolitiques) à leur avantages et à leur profit surtout. Et votre chaîne française adorée, madame, pourra se retrouver dans le colimateur. Où si ce n'est pas la vôtre se sera celle de votre voisine... Ce qui vous dérangerait infiniment moins parcontre madame, n'est-ce pas? C'est là où le bas blesse, l'humain veut sans cesse imposer ses choix aux autres.

Notre problème de société en est un de valeurs, pas de technologie. Il faut arrêter de freiner le train parce que le bandit est à bord. On dit être soucieux d'environnement et toute l'attention et l'argent va à la crise des droits d'auteurs. En passant, en avez vous vu un mourrir de faim récemment? Hon!

Moi je vous le dis, on tire sur le messager mais c'est le portrait d'un monde réel que nous renvoi Internet. C'est pas en nous bouchant les yeux et les oreilles que ces taxeurs vont nous faire à croire que tout va bien.

LAISSEZ INTERNET TRANQUILLE, et n'allez pas voir de sites déviants si vous ne voulez pas en voir. Et si la diffusion de ces groupes sur Internet nous servait plus à les repérer maintenant? Tant d'opportunités et toujours le même concert rétrograde et obtu (soupir).


Envoyé par Richard
15 mai 2008 - 12 h 06
et le
La TV par Internet... Ça me fait penser à une autre questions.

Avant, on n'avais pas accès au fourniseurs TV États-Uniens (marché gris). Est-ce encore le cas ?

Je veux dire, est-ce qu'on peut s'abonner à la télé satellite États-Uniens, en toute légalité ?


Envoyé par Michel
15 mai 2008 - 12 h 52
même débat nouvelle dimension
De par sa nature, réseau féféré, le net est un moyen de diffusion d'information fédérée...donc réglmentation ou pas, il y aura toujours un moyen de contourner les règles...
Mais à vrai dire, pour les allophones et plus particulièrement arabophones arabophiles et surtout pas arabophobes, nous avons accès grâce au net à des chaînes parlant l'arabe et diffusant des programmes en anglais...ces mêmes chaînes que le CRTC a rendu la vie difficile avant d'octroyer à certains d'eux des licences et que les diffuseurs locaux et cablodistributeurs refusent de mettre à leurs menu...donc vivent les soucoupes de reception sattellites et vive le net sans reglementation.


Envoyé par Nads
15 mai 2008 - 13 h 11
C'est deja fait
Le CRTC empêche deja l'accés aux emissions de télé diffusé par les grandes chaines américaines, étant moi même un grand consomateur de télé sur internet, la télévision classique se résumant au matches de hockey, je suis tout a fait défavorable a toutes réglementation supplémentaire.


Envoyé par John Smith
15 mai 2008 - 13 h 31
Le CRTC?
Désolé d'être aussi arrêté sur mon opinion mais le CRTC devrait d'abord s'occuper de ses affaires avant de se lancer sur quelque chose d'aussi gros qu'internet.

Ils ont laissé Jeff Fillion dire des obsènités pendant trois ans sans bougé le petit doigt. Et il y a TQS qui aurait bien besoin que le CRTC porte ses culottes.

De toute facon, internet est plus qu'une plate-fortme de diffusion. C'est aussi une tribune. Faut l'admettre, c'est un peu le Far-West et ses bein au dessus des compétences du CRTC.

Yan Thériault
Créateuir de Crapules.tv
www.crapules.tv


Envoyé par Yan Thériault
15 mai 2008 - 13 h 52
Diffusion en ligne
Ma télévision étant mon ordinateur et mon ordinateur étant ma télévision. Je me suis équipé pour me permettre de regarder des diffusions sur internet dans le confort de mon salon. Il est bien de réglementer (même légiférer) les écarts (haine, pornographie, racisme, ...), mais la diffusion en général ... non.

Êtes-vous surpris si je vous dis que j'écoute plus Rad-Can par internet que par cablodistribution? Le plaisir de regarder ce que je veux quand je le veux. Un semblant de liberté.


Envoyé par Frédérik Cloutier
15 mai 2008 - 14 h 06
Non
Je trouve ça exagéré. Écoutez, on est déjà pénalisé face à nos confrères américains qui peuvent se permettre de regarder les émissions ratées sur internet. Je trouve qu'on enlève beaucoup de nos droits si cela devient réglementé.

Et à mon avis, chaque fois que quelqu'un réduit nos choix.......... une certaine rébellion s'en suit. Dans ce cas-ci..........je parle d'augmentation du piratage.

Merci d'exprimer mon opinion.


Envoyé par Edouard
15 mai 2008 - 14 h 15
Correction
Ce sont les grandes chaines américaines qui bloquent l'accès, non pas le Canada..les chaines le font pour des raison d'incompatibilité publicitaire entre le Canada et les États-Unis


Envoyé par Guillaume
15 mai 2008 - 14 h 59
NON NON ET NON!!
Le CRTC n'a rien à faire dans Internet! Ça serait le comble de ne plus accéder à ce qu'on veut quand on veut sur le web! D'ailleurs, cet organisme désuet devrait disparaître complètement.


Envoyé par Violette
15 mai 2008 - 15 h 53
Petite correction
"La dernière grande consultation du genre remonte à 1989"

C'était plutôt en 1999.


Envoyé par Gui
15 mai 2008 - 16 h 29
Coup d'épée dans l'eau
Le CRTC est déjà dépassé par l'évolution des moyens de diffusion; n'importe qui peut depuis longtemps et en toute tranquillité capter les signaux satellite de Dish Network, comme le démontre les milliers d'antennes paraboliques orientées vers les satellites de Dish que l'on peut voir sur les balcons à Montréal.

Dish ne peut pas obtenir de permis de diffusion au Canada puisqu'il n'a pas le minimum de «contenu canadien» exigé par le CRTC et le signal passe quand même la frontière! Et maintenant le CRTC dépensera probablement plusieurs millions de dollars pour un exercice totalement futile puisqu'on pourra toujours contourner n'importe quelle règlementation qui pourrait en résulter!

Le plus simple sera d'ignorer tout simplement le contenu contrôlé par le CRTC et regarder tout simplement ce qui sera disponible sur Internet sans égard aux origines du contenu. Perspective suicidaire pour le «contenu canadien» à long terme.


Envoyé par Jacques A Nadeau
15 mai 2008 - 17 h 05
Curés et CRTC
Mais quelle question. Bien sûr qu’il faut réglementer. Nous ne sommes évidemment pas capables de décider par nous-mêmes quoi écouter, dans quelle(s) langue(s) et pendant combien de temps. Nous, on se contente de payer pour les salaires des gens du CRTC, c’est tout.

Et pensez-y bien; en réglementant l’internet…, il faudra plus de fonctionnaires et leurs avis seront tellement intelligents qu’il nous faudra non seulement augmenter leur budget, mais également leur salaire. Des fois, j’ai la nostalgie des curés… ils réglementaient l’ensemble de nos activités, pas seulement des petites sections. Aussi utile certainement, mais tellement plus économique


Envoyé par André
15 mai 2008 - 20 h 20
Vive la liberté !!!!
Le contenu d'internet doit rester libre et ne subir aucune réglementation.... Nous ne sommes pas en Chine.... Bien sur , il y a de la merde mais d'une manière ou d'une autre, rien ne va empecher cette merde de ce propager. Bien sur, il existe des sites qui ne nous plaisent pas à cause de leur contenue. Il s'agit de ne pas les visiter, un peu comme si l'on aime pas une chaine de télévision. Internet est à l'image de notre société... Faut vivre avec !!


Envoyé par Pierre
15 mai 2008 - 23 h 24
CRTC
Le CRTC pourrait bien se résumer à : " Conseil des Retardés Technologiques du Canada".... Ça veut tout dire


Envoyé par Oli
16 mai 2008 - 8 h 46
À moins que je ne me trompes...
Je n'ai rien lu dans les documents que le CRTC vient de mettre en ligne qui allude au fait de "contrôler" Internet. Je ne comprends pas bien les réactions épidermiques des commentateurs qui accusent le CRTC de vouloir censurer l'Internet...

Ce que j'en comprends, ce que le CRTC veut s'assurer que le contenu canadien de qualité (qui coûte, bien souvent, cher à produire) puisse continuer à être produit et à être disponible aux Canadiens, y compris sur les nouvelles plateformes de l'Internet. En quoi est-ce mal de vouloir trouver une façon de rémunérer les artisans locaux pour leur travail?

Je comprends qu'il soit facile (et de bon ton) de faire du fonctionnaire-bashing, mais avez-vous des solutions à proposer? À moins bien sûr que vous acceptiez que la culture se mondialise, au profit de la culture de ceux qui, eux, ont le capital pour produire mondialement?


Envoyé par Gui
16 mai 2008 - 16 h 31
De l'ouverture et de l'innovation
J'opte pour une politique d'ouverture. Ne pas réglementer le contenu entrant et sortant du Canada est primordial.

Par contre, au niveau des entreprises de télécommunications, il faut favoriser l'innovation. Au niveau du mobile, de l'accès Internet et même du câble et du satellite, les politiques actuelles des cies ne favorisent pas un service de qualité pour le consommateur. Ceci ne favorise pas l'innovation dans les nouvelles technologies (regardez notre retard dans le mobile).

Je n'ai pas la solution pour favoriser un accès illimité et abordable pour tous à ces services, mais je crois que c'est dans ce sens qui faut avancer.

De plus, un meilleur accès à du mobile rapide et une ouverture de ces réseaux favoriserait la création et la diffusion de contenu canadien original. Par exemple, si les créateurs indépendants de contenu pouvaient facilement diffuser leur contenu sur une plateforme mobile rapide, ça ouvrirait un nouveau marché à ces créateurs.

Donc, favoriser la fine pointe technologiquee au niveau des réseaux électroniques de diffusion engendrerait de l'innovation technologique, de la création de contenu. Bref, plus de richesse à différents niveaux (monétaire, technologique, contenu audiovisuel).


Envoyé par Jerome Paradis
18 mai 2008 - 17 h 54
Et la liberté d'expression?
J'ai beau croire que le CRTC aimerait vouloir se pencher sur internet se produire une réflexion à savoir s'il doit règlementer ce média sur le territoire canadien, mais cette idée me semble absurde.

Il ne faut pas oublier qu'internet est un domaine de liberté. Lorsqu'un utilisateur entre sur un site internet, il prend entre 1 et 5 secondes pour déterminer si le site internet lui plaît sinon il change de site.

De plus, pensons à tous les 'Bloggers' qui aiment prendre le temps de communiquer leur savoir, de partager leur passions etc.

Au moment où internet à été créé par l'armé américaine dans les années 50-60, le but principal était l'échange de documents et la communication.

Pour conclure, l'instauration d'une mesure visant à surveiller/règlementer le média qu'est internet s'avèrerait seulement une atteinte grave à la liberté d'expression.


Envoyé par Patrice





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