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Afin de souligner l’Année polaire décrétée par les Nations unies, Joël Le Bigot et plusieurs membres de son équipe se sont rendus à Pond Inlet (Mitimatalik), petit village situé au nord de l’île de Baffin, au Nunavut. Les 7 et 8 juin, ils ont présenté deux émissions uniques en leur genre. Réécoutez l'intégrale des émissions et voyez toutes les photos de cette aventure.

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L'émission de dimanche


En ce dimanche 8 juin 2008, l’émission Pourquoi pas dimanche était diffusée de Pond Inlet, au Nunavut. Voici le « studio » de l’équipe de Joël Le Bigot.

Pour consulter les autres photos (dont le chapeau de Philippe Mollé, consultez nos albums photos, section Les coulisses de l’émission).
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Des sites pour en savoir plus


Le recherchiste Laurent Boursier a fait parvenir la note suivante:
Pour faire ces deux émissions, nous avions beaucoup de sujets intéressants pour lesquels nous n’avons malheureusement pas trouvé de place. Afin que nos auditeurs puissent profiter au maximum de tout ce travail, j'aimerais indiquer trois liens Internet.
  • À l’écoute de notre passé
    Ce site est vraiment bien fait, bien documenté et très crédible

  • Une question de survie: la vie d’Abraham Okpik, de Louis McComber (2005). Un document à télécharger >>>

  • Un nouveau visage pour le Canada: un récit de vie de John Amagoalik, de Louis McComber (2007). Un document à télécharger >>>

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    La maison Carbonnier


    La maison de Richard Carbonnier où a lieu l’émission.
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    Sedna, la déesse

    L’équipe a réservé une surprise à Jean Lemire qui a dirigé l’expédition du Sedna IV : une sculpture de la déesse Sedna réalisée par Jacob Peterloosie. Jean Lemire raconte la légende de cette fille mariée à un corbeau.

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    Le droit de donner naissance dans sa communauté


    « De perdre la capacité de gérer ses naissances, précipite une cascade d'événements négatifs qui sapent la viabilité économique et sociale d’une collectivité. » - Klein, 2001

    Je suis enceinte de 5 mois. Si j'habitais ici à Pond Inlet, au mois de septembre, soit un mois avant la naissance prévue de mon bébé, je devrais partir seule pour aller accoucher à Iqaluit qui se trouve à près de trois heures d'avion d'ici. Mes petits garçons, mon amoureux et moi aurions beaucoup de mal à vivre cette déchirure. Ce n'est pas différent pour les familles du grand nord canadien.

    « Non seulement les effets combinés du transfert de l'accouchement du domicile aux hôpitaux et de l'interdiction de pratiquer la profession de sage-femme ont-ils érodé le savoir traditionnel des sages-femmes, mais ils ont retiré aux femmes et à leurs familles le pouvoir de participer activement au travail de la femme en couches, à l'accouchement proprement dit et à la période post-natale de la maternité. »
    - Les femmes autochtones, la santé génésique, la profession de sage-femme et les maisons de naissance, 2007

    Des drames
    La naissance est le début du cycle de la vie. On ne peut pas penser qu'elle puisse être déracinée d'une famille sans conséquences dramatiques. Malgré la médicalisation des naissance, les autochtones connaissent des taux de mort prénatale, de mortinaissance et de mort de nouveaux-nés de 2 à 2,5 fois plus élevés que la moyenne canadienne.

    Un droit à reconquérir
    Le Réseau des sages-femmes inuites a pour but de ramener les naissances dans les communautés et de revitaliser le savoir des sages-femmes inuit traditionnelles, comme il se fait au Nunavik. Ici à Pond Inlet, quelques femmes donnent naissance à la maison en toute sécurité. Regilee Oootoova est sage-femme, elle milite pour un retour des naissances à Pond Inlet. Je l'ai rencontré et j'ai bien hâte d'en faire un compte-rendu à Joël!

    Pour en savoir plus sur le Réseau des sages-femmes inuit >>>