Épisode 10 : Le départ
 
Au congrès du Parti québécois de juin 1984, l'aile orthodoxe remporte la victoire, malgré l'opposition du chef, René Lévesque. Le parti a décidé de faire de la souveraineté le thème principal de la prochaine élection. Dans cet épisode, des collaborateurs de René Lévesque font la lumière sur la petite histoire de la crise du « beau risque ». Le soir du 20 juin 1985, René Lévesque prend tout le monde par surprise en annonçant son départ. Peu de temps avant sa mort, René Lévesque retourne à ses premières amours : la radio. À l'automne 1987, René Lévesque meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 65 ans. Divers témoignages font comprendre l'ampleur de l'héritage laissé par ce grand homme politique.
 
Témoignages tirés du documentaire
Claude Charron :
« … moi, je disais à monsieur Lévesque : "Si vous réagissez en homme d'État, c'est ça le risque qu'il faut prendre. La grandeur, elle vient de là. Vous allez y laisser votre peau. Vous allez passer au tordeur. Vous allez avoir des menaces et certainement des insultes à essuyer en cours de route. Mais, qui sait, dans dix ans, dans quinze ans, on aura un autre référendum et celui-là, on pourra peut-être le gagner". »
 
Pierre Marc Johnson :
« J'aurais aimé, moi, que monsieur Lévesque dise un mot qui me soit favorable. Il ne l'a jamais fait à partir du moment où il a quitté le gouvernement. À partir du moment où j'ai été chef, d'abord sur une base personnelle, j'aurais aimé ça parce que j'avais beaucoup d'estime et de loyauté pour lui. J'ai passé une grosse partie de ma vie à son service, comme bien d'autres … pas tout seul… et je ne l'ai jamais trahi… »
 
Le beau risque (Jacques Parizeau, Louise Harel, Bernard Landry et Claude Charron) Écoutez l'extrait >>> [durée : 03 : 09]
 


 
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