La radio en profondeur
le projet
Émission 1
Émission 2
Émission 3
Émission 4
Émission 5
Équipe
Écrivez-nous
Première Chaîne
La planète des hommes
Enquête


témoignages

Charles Paquin
essayiste, concepteur en publicité et musicien

Marc Boilard
animateur de télévision (Testostérone) et auteur

Daniel Bélanger
président du comité des bénévoles au sein du groupe AutonHommie, de Québec

Pierre Matton
biologiste et bénévole auprès du groupe d'entraide MomentHom, de Sherbrooke

Guy Corneau
psychanaliste et auteur,
fondateur du réseau Hommes-Québec

Marc Chabot
professeur de philosophie, auteur et parolier

Serge Bouchard
anthropologue et animateur de radio

Danny Laferrière
écrivain

Jeannette Bertrand
journaliste et auteure

Elisabeth Badinter
auteure féministe

Yvon Dallaire
psychologue, sexologue et auteur

Nathalie Collard
journaliste

et quatre néo-Québécoises interviewées par Marie-France Bazzo, le 14 février 2003 à Indicatif Présent:

Juliette Ruer
Française, journaliste au journal Voir et critique de cinéma

Patricia Perez
Vénézuélienne, chorégraphe et comédienne

Lousnak
Arménienne, artiste multidisciplinaire

Sabrina Paliotti
Italienne, adjointe aux Ressources humaines pour CANAC


Émission 2 

La seconde émission porte sur le prétendu «malaise» de l'homme actuel. Alors ce mâle, souffre-t-il plus que sa collègue de travail, sa sœur ou sa fiancée? Souffre-t-il en tant qu'homme ou bien est-ce que ça dépend de chaque individu? Souffre-t-il de l'évolution générale de la société, qui a fait éclater tous les modèles sociaux anciens, ou est-il d'avantage perturbé par la révolution technologique?

physiologie

Les hommes ne sont pas du tout unanimes sur les diagnostics à poser. Le malaise est en tout cas différent, selon la génération à laquelle on appartient. Cette émission fait un retour sur les 50 dernières années et sur l'importance de la révolution féministe. Depuis le temps du cardinal Léger, tout a changé. Les hommes aussi. Pour la plupart.




L'homme en crise ou en mutation?.
Extrait audioÉcoutez
[durée 00:19:02]



L'histoire de l'homme québecois
Extrait audioÉcoutez
[durée 00:14:56]



L'avènement du féminisme
extrait audioÉcoutez
[durée 00:14:33]



INÉDIT

Rose-Marie Charest
Psychologue.
Les difficultés d'adaptation de l'homme à la nouvelle réalité d'un monde en transition, avec des femmes qui prennent leur place dans la société.

Extrait audioÉcoutez
[durée 00:03:31]
Tribune

VOS COMMENTAIRES

25 février, 16 h 04 - Je suis un homme heureux. Je parle, je ressens, j'exprime, je donne et je reçois. Je ne suis pas en crise loin de là. Je suis en paix avec moi-même et ma vie est agréable avec la femme que j'aime. 
 
Je viens de lire les commentaires et je constate qu'il existe encore plusieurs personnes qui persistent à véhiculer des stéréotypes sexistes, ce qui, pour moi, est une discrimination, une agression et une façon de créer des tensions susceptibles de dégénérer en guerre. Il existe une façon d'éviter les guerres et les confrontations : cessez de mettre LES hommes d'un côté et LES femmes de l'autre. Cessez de mettre en avant-plan les différences, cessez d'utiliser la classification catégorielle (Homme vs Femme) et cessez de vouloir ériger des frontières, des clotures ou des barricades. Chaque fois que vous utiliser une dichotomie homme-femme vous amplifier le problème. Nous sommes tous sur la même planète et elle se meurt. Nous devons travailler ensemble. Vos luttes sexistes sont futiles. 
 
Avec la femme que j'aime j'applique la formule suivante : JE suis unique, TU es unique et NOUS sommes semblables. Je ne suis pas contre toi, je ne veux pas te changer, je te respecte et je vis avec toi, tel que tu es. Je te demande d'en faire autant. Quand on se rencontre, tel que nous sommes,avec nos particularités, c'est merveilleux. 
Ne perdons pas de vue que nous sommes tous du même côté, du côté des humains. Travaillons à combattre la misère, la pauvreté, les inégalitées, la discrimination, mais travaillons ensemble, pas les hommes contre les femmes. 
Laissez à chaque être humain le droit à ÊTRE et ne lui demandez surtout pas d'être un homme OU une femme avec les préjugés, stéréotypes, valeurs et habitudes attachés à ce rôle... 
 
Yves Vaugeois
Yves Vaugeois
St Jean de Matha


25 février, 10 h 27 - J'ai 42 ans, père de deux enfants, en temps partagé. J'occupe un emploi à plus de deux heures de route de chez moi et comme j'ai choisi de garder mon emploi, j'ai deux résidences pour me permettre d'être totalement avec eux une semaine sur deux puisque leur mère et moi n'occupons pas un emploi dans la même région. Je ne suis pas victime, je ne suis pas en désarroi en tant qu'homme, mais j'ai dû me battre pour que mes enfants aient la chance de grandir et d'évoluer auprès d'un père qui les aime profondément et ce, pas seulement une fin de semaine par quinze jours. Ce qui ne veut pas dire que je ne constate pas le désarroi de plusieurs hommes autour de moi, un désarroi qui fait souvent surface dans des situations suivant une séparation d'union. 
 
Enfant d'une famille de neuf enfants, ma mère m'a appris très jeune à être débrouillard et confiant dans la vie. J'ai appris tant à bien cuisiner, qu'à être bon bricoleur, tant à gérer les tâches ménagères qu'à être sportif, et même un peu macho à mes heures. J'ai appris à être attentif et aimant envers mes enfants et envers les autres. J'ai appris à être doux et à être bagarreur. Mon père n'exprimait pas ses émotions autrement que par la colère et les réprimandes sévères. Il m'aimait mais était incapable de le démontrer. Comme tout être humain, j'ai dû composer avec les forces et les lacunes de mes parents. 
 
Je dirai simplement ceci : sans nier les différences physiologiques et biologiques importantes qui existent entre les hommes et les femmes, il faut se méfier de toute essentialisation des êtres humains. Le «les-hommes-sont-comme-ci-les femmes-sont- comme-ça» cache souvent le fait que les relations entre les hommes et les femmes sont le produit de rapports dynamiques en mouvance. À partir du moment où hommes et femmes cessent de se concevoir comme des agents contraints par de quelconques forces nébuleuses externes de véhiculer des idéologies dominantes inégalitaires sur lesquelles ils n'ont aucune prise, pour se voir plutôt comme des acteurs jouant un rôle et disposant de la capacité d'influer sur ces rapports dynamiques au sein d'un couple, par exemple, ils peuvent commencer à comprendre ce que veut dire la responsabilisation face à soi-même et aux autres. 
 
Les relations entre les hommes et les femmes se construisent, se maintiennent et se transforment au quotidien. Si l'on veut parvenir à permettre l'émergence de relations hommes-femmes plus solides, plus constructives et moins méfiantes ou frustrantes, il faut davantage mettre en lumière les mécanismes et les pratiques, à la fois des hommes et des femmes, tant institutionnels que ceux de la sphère privée, qui font en sorte que ces rapports évoluent, se transforment ou, autrement, entretiennent l'inertie et l'incompréhension mutuelle. 

Jean-Pierre Corbeil
Blainville


25 février, 10 h 20 - Mme Bombardier, 
 
Votre émission est bienvenue et est menée avec intelligence. Le sujet est délicat. Aujourd'hui, parler des hommes est perçu par certains comme une atteinte à la recherche légitime de liberté des femmes. 
 
Pour en revenir à votre thème, oui, une importante partie des hommes ont baissé les bras. Ils ne sont pas en mesure de remplir toutes les demandes de ce nouveau rôle qu'on veut leur "imposer". 
 
La venue à la libération des femmes (et des enfants) a correspondu à l'avénement de la modernité. Et, du jour au lendemain, les femmes sont sorties de leur enfermement (quatre murs) et se retrouvent en pleine lumière avec comme limite le ciel et l'horizon. Alors, elles réclament "tout". Les hommes n'ont pas ce pouvoir de "pourvoir" à tout. C'est toujours vers eux que se tournent les demandes. 
 
Avec la modernité, hommes, femmes et enfants, la société au complet, ont l'impression qu'il n'y a pas de limite à ce qu'on peut exiger. Il est important de distinguer les limites de ce qu'il est possible d'atteindre (et travailler à en repousser les limites) et ce qui ne l'est pas. 
 
Pour l'instant, pour une part importante des hommes et des femmes, il y a mépris (et souffrance) des uns envers les autres par l'incapacité d'atteindre une perfection "romantique" de relation. 
 
Merci
Patrick Loze
Longueuil


25 février, 10 h 07 - Bonjour à toute l'équipe de cette émission fort appréciée. 
 
Je vous ai envoyé un message hier, qui aurait peut-être été fort différent si j'avais lu les commentaires publiés sur votre site aujourd'hui avant de l'écrire. J'aurais aimé dire aux hommes "frustrés" dont j'ai pu lire quelques commentaires (car de nos jours, il n'y a plus seulement des femmes frustrées!) qu'ils font fausse route en accusant toutes les femmes de leurs malheurs conjugaux. Je remarque que tous les hommes qui se sont plaints jusqu'à maintenant font une fixation sur les décisions de la Cour en faveur de leur ex-conjointe. Je comprends leur douleur, mais elle ne doit pas les empêcher de faire leur examen de conscience.  
 
Ce que je veux dire, c'est qu'habituellement dans nos échecs amoureux, nous avons TOUS LES DEUX une grande part de responsabilité. Les femmes ont l'expérience de la culpabilisation, mais certains hommes ne peuvent admettre leurs torts et voudraient ne jamais avoir à faire d'efforts. En considérant que les femmes prennent trop de place dans la société ou dans le couple, ces hommes s'enfoncent inexorablement vers la déception toujours plus grande, sinon la violence envers leur conjointe, qui ne sera jamais assez compréhensive à leurs yeux.  
 
Oui, le système judiciaire a ses failles, et nous devons travailler à le rendre plus équitable pour tous. Mais les hommes qui en ont souffert ne doivent pas oublier que les femmes ont encore besoin d'être protégées contre l'abus ou l'insouciance des hommes, qui sont malheureusement encore trop fréquents dans notre société et ailleurs. Au lieu de se concenter sur leur souffrance personnelle, ils devraient peut-être essayer de comprendre ce qui les a menés là. Comment ils choisissent leurs partenaires. Ces hommes ne peuvent pas reprocher aux femmes ce qu'ils font eux-mêmes : les mettre toutes dans le même panier! M. Pageau de Lévis est fatigué d'entendre parler des "pauvres tites femmes" du monde entier qui souffrent? J'aurais honte de balayer ainsi du revers de la main la souffrance bien réelle de millions d'individus. Pour moi, la souffrance et l'injustice n'ont pas de sexe. Mais en tant que femme, bien consciente que depuis des siècles mes semblables ont été humiliées, violentées et bafouées par leurs maris, leurs pères, leurs frères, et qu'encore aujourd'hui elles soient des millions vendues sur le marché noir et battues par leur mari, je suis révoltée d'entendre des hommes se plaindre d'oppression au Québec. S'ils étaient honnêtes, ils comprendraient qu'ils doivent arrêter de culpabiliser les femmes ou de les utiliser commes des objets jetables s'ils veulent sincèrement trouver l'équilibre et l'amour un jour.  
 
Pour terminer, je dirais à M. Pageau que je vois régulièrement des émissions à la télé qui parlent de l'injustice faites aux "humains", sans distinction de sexe : Vous devriez peut-être regarder plus souvent Points Chauds, à Télé-Québec et Zone libre, à Radio-Canada, pour ne nommer que celles-là...  
Encore là, il faut savoir choisir ce que l'on regarde et ce qu'on lit. Et en passant, (je fais référence à votre allusion sur les femmes étrangères), mon conjoint n'est pas d'origine québécoise et pourtant, il ne se plaint pas que sa conjointe québécoise est trop libre...
Anne-Marie Perron
Québec


25 février, 9 h 21 - Quelle émission réconfortante! Car s'il est difficile pour certains hommes de trouver leur place dans notre société en mutation, les vieux schémas n'ont pas toujours changé tant que ça, et il est souvent difficile pour les femmes de s'y retrouver dans un monde qui reste dominé par les valeurs masculines. Nous aussi avons notre lot d'insatisfactions et de doutes, et sommes devenues plus exigeantes envers les hommes, car ne voulons plus être réduites au silence et croyons aux rapports égalitaires entre les sexes.  
 
En écoutant les propos présentés dans votre émission, j'ai ressenti une profonde gratitude envers les hommes qui se sont exprimés. Car il faut bien le dire, les femmes aussi sont souvent frustrées et désemparées devant les comportements de l'autre sexe. Ce qui dérange et bouscule certains hommes, à mon humble avis, c'est qu'ils ont dû apprendre depuis quelques décennies à composer avec la volonté, les sentiments et les émotions des femmes, qui avait été occultées depuis des siècles, donc à apprendre un langage qu'ils connaissaient mal, pour reprendre une expression employée par vos invités. Ils sont maintenant confrontés à des défis que jamais les femmes ne leur avaient donné l'occasion de relever auparavant, et qu'ils n'ont pas choisis. Peut-être sont-ils nostalgiques d'une certaine époque, où il leur semble que "la vie était plus simple"...  
 
Au fond, les problèmes relationnels hommes-femmes ne sont pas plus importants qu'avant, ils sont simplement plus exposés, du fait que les femmes n'hésitent plus à les exprimer. Même la relation idéale demande des efforts. C'est une question d'équilibre en ses désirs individuels et ceux de son partenaire. Pour être heureux en couple, il faut nécessairement vouloir être habité par l'autre, et donc faire le deuil de certains "besoins narcissiques". Je pense que les hommes heureux en amour ont compris qu'il était plus satisfaisant de trouver une partenaire avec qui ils pouvaient bâtir un projet de couple durable, plutôt que de chercher dans la direction que leur indiquent la plupart du temps les médias et une certaine industrie extrêmement florissante... Les hommes malheureux ne savent peut-être pas choisir leur partenaires, et cherchent peut-être trop la facilité? Je souhaite à ces hommes de repenser leur rapport aux femmes et surtout leurs attentes à l'égard des femmes, pour leur bien et pour celui de la société de demain.
Anne-Marie Perron
Québec


25 février, 8 h 50 - Salut, 
Je suis une étudiante de 25 ans, puis de mon expérience je crois que les jeunes hommes aujourd'hui, on appris de très grandes leçons en regardant le passé. Ils ont appris du comportement de leurs paires masculins et des figures féminines, qui ont tissées leur enfance. Dans les jeunes couples, on retrouve de plus en plus d'égalité entre la femme et l'homme. Oui je suis d'accord pour la question de salaire, par contre je pense qu'il faut concentrer nos énergies sur les choses positives, que ces grandes luttes on apportées. C'est déjà un pas immense d'être de plus en plus en mesure de dire; Je suis une femme et donc tu es un homme, bâtissons d'égale à égale.
stéfanie Godin
Moncton


25 février, 2 h 16 - Je connais trop d'hommes malheureux pour que je ne puisse dire qu'il n'y a pas de crise. 
 
Mais je crois que ce sont surtout les babyboomers qui ont de difficulté à s'adapter à la nouvelle réalité des relations hommes-femmes post-féministes. 
 
Bref, je retiens des femmes que nous ne pouvons vivre avec elles, mais nous ne pouvons vivre sans elles...tout en revient essentiellement au rôle que le mâle moderne se doit de remplir au sein de sa famille.  
 
L'homme possédait autrefois le pouvoir économique dans la famille. Il contribuait de cette façon à sa famille. Il se trouvait ainsi à combler son rôle social, ou même, son rôle roproductif.  
 
Nous ne possèdons plus ce monopole et nous devons donc trouver notre nouvelle fonction dans la société et plus particulièrement au sein de nos familles, de nos couples. 
 
Mais pour ce faire, nous devons avoir des modèles. Des repères. Actuellement, c'est ce qu'il manque cruellement aux baby-boomers . Pour la plus jeune génération, il peut parfois y avoir autant de modèles positifs que de modèles négatifs... 
 
Et les femmes, de leur côté, s'en retrouvent plus sauvent qu'autrement avec plus de responsabilités qu'il y a 30 ou 40 ans (si on ne tient pas compte des familles de plus de 10 enfants!) 
 
Les femmes ont acquis plus de responsabilité que les hommes au sein de la société québécoise lors des dernières 30 années.  
 
Les rapports amoureux changent, l'homme change.
Bruno Larvière (23 ans)
brossard


24 février, 23 h 30 - Je crois que les hommes du Québec subissent de grandes injustices comme homme face au féminisme. Le féminisme pratique depuis plus de 40 ans un lavage de cerveaux systématiques surtout en se présentant comme victime des hommes. Les hommes se culpabilisent facilement car cette faiblesse leur fut transmise par le rôle important de la mère dans leur enfance.(le père était pourvoyeur). Aujourd'hui, les hommes prennent lentement concience de la situation dans laquelle, ils se retouvent sans l'avoir désirée. Un point encourageant de nos jours; Les toutes jeunes femmes d'aujourd'hui sont moins complexées que leurs mères, donc plus humaines. Les Françaises(en France) sont plus "femme" que les Québécoises car elles ne sont jamais systématiquement des victimes, elles se considèrent naturellement égales aux hommes. Quel plaisir!
Alain Maréchal
Saint-Jean-sur-Richelieu


24 février, 21 h 18 - Oui, il y a un malaise chez l'homme québécois. À travers une multitude de conversations -- le sujet des relations entre les sexes, et de leur rôle respectif dans notre spciété, me passionne -- avec femmes et hommes de divers ages et milieux, et à force d'observation, de lecture et de réflexion, j'ai l'impression suivante : Il existe chez une bonne proportion de femmes québécoises une méconnaissance ahurissante de la masculinité, qui s'apparente même souvent à une sorte de refus, ou de déni. Certaines féministes baby-boomers hargneuses sont particulièrement championnes à cet égard. Pour elles, l'homme est une femme avec moins de morale, à cause, au mieux, de la testostérone.  
Ce qui me mène à une deuxième impression : La sexualité masculine est un des grands tabous de notre époque. Dans notre société, les notions de couple, de sexualité et d'amour sont définies selon des paramètres essentiellement féminins. L'homme qui consciemment ou malgré lui et un certain endoctrinement, obéit à ses instincts, est un être de peu de valeur, ou de peu de morale. Aussi, il y a, à l'heure actuelle, un certain discours qui se réclame du féminisme, mais qui est en fait strictement puritain. Je pense ici aux gens qui, par exemple, dénoncent l'exposition du corps de la femme, belle et jeune, sur les couvertures de magazines, dans la pub, etc. L'homme a souvent une mauvaise estime ou une mauvaise compréhension de lui-même parceque ce puritanisme ambiant condamne le caractère mâle, alors que la femme, elle, au delà de cette tendance culturelle, continue malgré elle de réclamer en lui le macho, le protecteur, et même le dominateur. Ce qui fait dire à tant d'hommes que les femmes font exactement le contraire de ce qu'elles disent...
nic payne
montréal


24 février, 20 h 34 - Malheureusement, je doit admettre que l`homme est défavorisé dans certaines situations (ex :les cas de divorces). Il n`ont pratiquement pas de ressource pour les supporter à travers cet obstacle. Il ont beau crier à l`aide et faire tout ce qui est possible pour garder la situation bien en main, mais le système judiciaire tel qui l`est aujourd`hui favorise les femmes. Beaucoup de pères donnent tout ce qui est nécessaire à leurs enfants mais ce n`est jamais suffisant pour la justice.
Floriant Giroux
Hawkesbury


24 février, 19 h 51 - Bonjour à tous, 
 
J'ai 45 ans, professionel, divorcé depuis presque 10 ans, après une union d'une quinzaine d'années. "Madame", à bien réussie son divorce : il a suffit de quelques minutes dans le bureau de son avocat, et du coup je perdais mes enfants, mon argent, ainsi que mon honneur...  
 
Sa déclaration sous-entends que je l'ai battue! (ce mot résonne dans ma tête...) Ca se passait avant la loi sur la médiation obligatoire. Je n'ai jamais demandé d'aide auprès d'un avocat, ou un conseiller. J'ai signé pour lui faire plaisir, dans l'espoir de l'apaiser. Tout me semblait si irréel, si absurde.  
 
Depuis ce temps, je tourne en ronds, tentant de comprendre ce qui m'est arrivé. Je vit seul, et reçois mes enfants pour deux semaines à chaque été, les deux plus beles semaines de l'année. Ce message est la première fois que j'arrive à raconter mon histoire, et signifie sans doute que j'avance...  
 
Bien sûr vous pensez qu'il sagit d'une question d'ordre médical, qui n'a rien à voir avec le véritable débat de cette de cette émission. Oui, surement, parce que si ce n'est pas le cas, c'est toute la société qui est malade.
A. R. M.
P.Q.


24 février, 19 h 48 - La femme ne gagne pas moins, souvent elle s'oriente dans un domaine moins rénuméré, madame Fleury, croyez vous que si votre fils allait gardé des enfants il gagnerait encore 7$? Si votre fille irait tondre des gazons elle gagnerait encore 4$? 
 
Et bien oui l'homme est en désarois, il ne sait plus ou donner de la tete et sa cause bien des désagréments. De plus au niveau judiciaire il n'a plus de droit face a la femme qui profite allegrement de sa nouvelle situation. Souvent ca crée des injustices, l'homme est brisé et il utilise se qu'il croit son seul recour : ses poings. C'est innaceptable, mais c'est la que ces injustices meme dans bien des cas. 
 
Les jeunes garcons ont aussi des problemes, il ont un retard de deux au niveau du la comprehension et de l'expression du language, quand ils sont jeunes ils preferent et doivent bouger mais étant donné qu'on a uniformisé l'école, on doit les drogués pour qu'ils restent en place, de plus on a retiré presque totalement l'éducation physique de l'école car ca convenait pas aux jeunes filles. 
 
Quand va t'on reconnaitre que la révolution féministe n'a pas été qu'avantageuse? Les femmes ont elles si peur de la critique?
Dominic Pageau
Levis


24 février, 18 h 18 - Je suis dans la fin vingtaine. J'ai écouté lors de votre 2e émission les jolis témoignages de ces femmes émigrantes sur l'homme québécois. Je les ai reçu comme une bouffée d'air frais, comme une reconnaissance touchante. 
 
Trop rarement les médias m'ont donné la chance d'apprécier de tels messages. Trop souvent j'ai eu à recevoir comme une gifle non méritée des messages féministes exagérément négatifs et destinés peut-être moins injustement à des générations auxquelles je n'appartenais pas. Un exemple de message négatif qui m'a marqué. Le message de féministes-extrémistes reprenant le douloureux événement de la tuerie de Polytechnique pour dire que cet acte était un symptôme de la tendance larvée des hommes en général dans notre société!!!. Ici, je n'exagère pas, de telle paroles ont été retransmises par des médias. Comment voulez-vous qu'on se sente devant ça? Personnellement, à l'âge de 15 ans, j'ai ressenti le besoin de lire le livre de Roch Côté intitulé ironiquement ``Manifeste d'un salaud``. Sans doute parce que j'y trouvais une voix pour contrebalancer. 
 
Aujourd'hui je vous remercie pour cette émission sensible à la condition masculine, qui nous laisse une place favorisant un équilibre que je crois nécessaire suite au retour de balancier du mouvement féministe.
François-Olivier Henri
Montréal


24 février, 17 h 36 - Bonjour à tous et salutations bien senties à la sublime Denise Bombardier. 
 
Ah! On ne va pas s'ennuyer... 
 
Le "problème des hommes"... Je demande : le problème des hommes hétéro ou homosexuels (ou bisexuels ou hexasexuels (nous ne sommes pas seuls dans l'univers...!)). 
 
En fait, est-on un "homme" quand on est seulement un très moyen hétérosexuel? Suis-je moyen si je suis hétéro? Est-ce discriminatoire de me considérer normal? Suis-je normal? Suis-je correct? Suis-je...? 
 
On dirait que je n'ai pas besoins des femmes pour être en questionnement! 
 
Et les femmes... Ben, j'aime les femmes. J'veux dire, j'aime ça les voir, les entendre, les côtoyer... Bref, je trouve ça cool d'avoir l'impression que j'intéresse une femme. Quand j'intéresse un homme (comme quand je suis choisis par mon coach pour embarquer sur l'attaque à cinq de mon équipe de hockey dans une ligue de garage...), je trouve ça cool aussi, mais c'est pas pareil. Il me manque bien des études et des rapports-experts pour rendre compte clairement de ma situation, mais bref, c'est ma réalité. 
 
En fait, je dois confesser, à mes risques et périls, que j'aime les femmes au point de vouloir vivre quelque chose de spécial avec une d'elle. Je prend le temps de choisir (discrimination... quand tu nous tiens!) mais en bout de ligne, ce qui m'intéresse hormis les "classiques", c'est d'être capable de trouver une femme qui aimerait regarder les couchers de soleil avec moi. J'me sens Wall Mart au boutte, mais enfin... Je sais pas pourquoi, mais je cherches dans une femme "l'autre" avec qui je voudrais vivre et communiquer. Quasi communier..., mais ça fait trop "religion", alors. 
 
J'aime bien la phrase de Luc de La Rochelière : "...on fait tous le même rêve porno de se tenir la main" 
 
Alors, de ma petite vie, je considère que c'est merdique et idiot d'empêcher quelqu'un de faire ou d'être quelque chose parce que ce quelqu'un est une femme. J'espère un peu le même genre de considération pour moi, même si j'ai trouvé un pénis entre mes deux jambes quelques temps après ma naissance. 
 
J'ai fini par trouver une femme qui accepte de regarder les couchers de soleil avec moi. On en a presque 11 000 à notre actif. Moi, je l'aime et je la trouve belle. Elle est intelligente et elle gagne plus cher que moi (et paye plus d'impôt aussi). Son travail est bien reconnu, peu importe ce qu'elle fait et que ce soit payé ou non. Des fois, il y a des gens qui ne la considère pas comme elle voudrait. Si je peux l'aider, j'essaie de le faire. Dans le fond, je veux qu'elle soit libre, sans ça le prochain coucher de soleil va être plate. 
 
Je ne peux pas parler pour tous les hommes, mais des fois je me sens "tassé" par d'autres. Des fois, ceux qui me tassent sont des femmes, des fois des hommes. Ça me fait a peu près aussi mal que ce soit l'un ou l'autre. Je ne peux pas les empêcher de penser et peut-être qu'il sont convaincus d'accomplir une certaine mission en me pilant dessus. Je crois qu'il y a une justice, mais surtout que le bon sens fini par sortir de tout ça. J'aurai sans doute quelques cicatrices de plus, mais je suis loin d'être le seul. 
 
Cette femme et moi, on a eu des enfants. Ils sont grands maintenant et je suis vraiment content de les avoir vu grandir et d'avoir été avec eux et elle. Je pense que je peux me compter comme un homme heureux. Ça ne veut pas dire que je ne souffre pas des fois. Mais entrer en relation avec ceux qui nous entourent, c'est vraiment bon. Mais c'est difficile aussi. C'est comme ça!
Gaston Corriveau
St-Germain


24 février, 15 h 47 - Bonjour, 
J'ai 45 ans et je trouve toujours rigolo d'entendre des jeunes dirent que la lutte des femmes est dépassée voir même relégué au rang du club social !! 
Je suis professionnelle dans le domaine de la santé et j'attends encore l'équité salariale, nous sommes en 2004 ! 
De plus lorsque ma fille va garder de jeunes enfants elle est payée $4.00/heure alors que mon fils fait le gazon ou la neige pour $7.50 l'heure. Et ne me dites pas que c'est une question d'expérience , ils ont le même âge, ils sont jumeaux ! 
Pensez-y deux minutes, qui a la plus grande responsabilité ? Qui doit-être le plus habilité ? Est-ce si difficile de pousser une tondeuse ! Certainement le danger d'accrocher la lame sur une roche me direz-vous !!! 
Quand on retribuera la petite gardienne du même salaire que le petit gars du gazon, on pourra relaxer. 
Que tous les jeunes parents pensent à ça lorsqu'ils payeront leur petite gardienne.  
 
Hélène 
PS : Ma fille pense sérieusement se mettre au gazon au grand désarroi de son frère! Peut-on vraiment lui en vouloir ?
Hélène Fleury
Québec


24 février, 15 h 26 - Bonjour Madame Bombardier, 
 
J'en reviens pas des gens de mauvaise foi qui nient que les hommes Occidentals mais surtout Québecois vivent dans un système oppressif pour eux car les lois font en sorte que l'homme quand il a un enfant et divorce (demandé dans 80% des cas par la mère), l'homme perd tout, l'enfant, son salaire, sa maison et son entourage car souvent la femme à contrôler ses fréquentations donc il se retrouve avec rien!!! Je suis tanné d'entendre toujours parlé des pauvres femmes partout dans le monde... je ne nient pas qu'il y est des femmes victimes, cependant quand on parle des femmes exploitées dans le travail et seulement d'elles, on tient un discours tout à fait démagogique!!!! Dans bien des pays du monde il y aussi des hommes victimes de conditions de travail dégeulasse entre-autre dans les mines à travers le monde et de jeunes garçons sont enrôler de force dans l'armée mais tout se qu'on entend toujours se sont les pauvres tites femmes... On a entendu parlé beaucoup des pauvres femmes en ex-yougoslavies violé et qui ont servis d'esclaves sexuelles, c'était dégeulasse et inaceptable cependant je trouve ça aussi inaceptable qu'on aie accordé autant d'importance aux pauvres femmes vivant seules dans les villages mais on ne s'est presque pas attardé aux hommes et enfant de plus de 14ans qui ont été exterminé... 
 
J'aimais vraiment entendre les immigrantes car je suis tanné des Dufresne des Saulnier et compagnie qui semble nier que les hommes vivent des problèmes... Il y a ici le plus haut nombre de suicide de jeunes hommes et tout se qu'on entend parlé c'est du problèmes des femmes et le gros des fond n'est utilisé que pour elles!!! Combien d'argent est alloué aux hommes en difficultés??? Moi je vais vous dire, moi je vais marié une immigrante car la grande majorité des femmes ici si elles ne sont pas corrompu par le cancer féministe bien elles sont corrompu par le matérialisme à tout crains... Oui il y a un malaise des hommes et on s'y attarde peu!!! Informez-vous des fonds alloués aux problèmes vécu par les femmes et comparez les à ceux alloué aux problèmes des hommes et des garçons (suicide,décrochage...!!!  
 
Les femmes vivent des problèmes mais des hommes aussi et ceux qui nient cet état de fait sont des charlatans et de dangereux démagogue!!!!
Frédéric Pageau
lévis


24 février, 15 h 18 - L'antiféminisme de mme Bombardier est affligeant. Elle tente de faire accuser les femmes du supposé malaise des hommes. Pourtant, la souffrance n'est pas l'apanage des hommes qui bénéficient encore de nombreux privilèges socio-économiques que les femmes n'ont pas. Les faits sont là : elles subissent encore la discrimination en emploi, des revenus moins élevés, la pauvreté et la violence. Le mal-être actuel face à l'éclatement familial, l'isolement, les problèmes affectifs n'est pas l'appanage des hommes. De toute évidence, les problèmes subi par les femmes et la détresse dont elle souffrent n'intéressent pas les promoteurs du backlash contre les femmes. Le malaise que les hommes ressentent provient plutôt d'une multitude de problèmes sociaux, économiques et relationnels qui n'a rien à voir avec ce que certains hommes cherchent à imputer aux femmes. Ce discours initié par une poignée de masculinistes (principalement des hommes frustrés et haineux) est repris et entretenu par les médias et journalistes tels que vous, recherchant les nouvelles tendances à tout prix, et qui offrez la parole à une majorité d'invités plutôt biaisés. Sachez que beaucoup d'hommes vont très bien, sont fort bien avantagés, que d'autres hommes ne sont pas désorientés à vivre des rapports égalitaires et ne se sentent pas écrasés mais au contraire épanouis de pouvoir être affranchis des stéréotypes sexuels. Ces hommes ne nient pas l'oppression historique des femmes mais participent à son renversement. C'est ce que je constate autour de moi.
Eve Lamont
Montréal


24 février, 15 h 15 - Je comprends que des hommes soient malheureux s'ils ne pensent qu'à ce qu'ils ont perdu comme privilèges acquis depuis des siècles. Par contre d'autres sont plus heureux parce qu'ils ont accepté la main tendue, ils ont prêté l'oreille, ils ont accepté de s'impliquer, de renoncer à certains privilèges pour vivre une relation différente avec femmes et enfants. 
Sont en crise ceux qui n'ont pas su s'adapter et en mutation les autres. Nous les femmes nous pouvons leur en apprendre beaucoup sur l'art de changer les choses. 
Je ne les plains pas, mais j'ai de la peine pour tous ces humains malheureux parce qu'ils ne veulent pas renoncer à leurs privilèges et frappent un mur. Qu'ils fassent comme nous. Qu'ils s'impliquent pour eux et pour leurs frères hommes comme nous l'avons fait avec nos soeurs femmes.Ensemble on peut changer le mondeet les relations homme-femme. J'espère que ça ne leur prendra pas autant de siècles , de dépressions et de calmants qu'à nous. 
Moi je calcule que je dois beaucoup aux féménistes. Je n'ose penser à quoi ressemblerait ma vie de femme de 62 ans sans les changements qu'elles ont provogués et je souhaite aux hommes autant de solidarité, d'entraide, de bénévolat pour passer le cap.
Sheila Thériault
Québec.


24 février, 14 h 59 - JE CROIS QU'IL N'Y A PAS DE PROBLÈME ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES AU QUÉBEC, IL N'Y QUE DES PROBLÈMES DE VIE. LA VIE MODERNE DES ANNÉES 2000 C'EST FOU.LES MÉDIAS LES ARTS LE MONDE POLITIQUE LE MONDE DES AFFAIRES TOUT EST EN CRISE...MAINTENANT LES HOMMES ET LES FEMMES VEULENT DE L'ARGENT DE L'AMOUR DU SEXE DE LA SÉCURITÉ ECT... LES GENS VEULENT TOUT ET SURTOUT QUE TOUT SOIT PARFAIT
ROBERT PICHÉ
outremont


24 février, 14 h 53 - Il m'apparaît clair, à la lumière de votre émission, que l'homme de 30 ans n'a rien à voir avec celui de 60. Encore, cela dépend du milieu, de la confiance en soi, de l'éducation et de son ouverture.  
Le sujet de cette émission, est-ce "l'homme DU 21e siècle" ou "l'homme AU 21e siècle"? Ce que vous avez dit à Pierre Maisonneuve : qu'il était un homme du 20e siècle m'a confus!  
Intéressant!
Nicole Ducharme
Lennoxville, Québec


24 février, 14 h 46 - Nous sommes très heureux de vous écouter... merci!  
 
Pourquoi un homme n'a-t-il pas pensé à une telle émission ?! 
 
Je (Paul) crois que les femmes d'aujourd'hui semblent débordées par leurs responsabilités nouvelles, leurs traditionnelles et leurs ambitions de mère qui les rattrapent. Elles veulent enfanter et avoir une vie professionnelle mais sont déçues par des hommes en ratrappage.
Paul (fils) et Jean-François(père) Rousseau
Laval


24 février, 14 h 44 - Vous savez, votre invitée à raison quand elle dit que les femmes n'ont pas de modèle non plus. Oui, vous lui répondez qu'elles veulent jouer le rôle de leur mère et de leur père en même temps, mais c'est là ou nous n'avons pas de modèle. Je n'ai aucun modèle de femme qui a essayé de faire cela...je ne sais pas si c'est possible de faire tout cela et de réussir. Je suis un peu perdue en tant que femme. Nous sommes la première génération de femme qui doivent jouer un tel rôle et c'est là ou il est juste de dire que nous non plus nous n'avons pas un modèle. 
Si je n'y arrive pas, je ne sais pas trop où lâcher du leste, où insister, quel partie de mon rôle revoir et auquel m'accrocher...C'est loin d'être évident. Et également nous sommes la première génération de femmes à avoir à éduquer nos garçons seuls, dans une société très féminine. Et là aussi je trouve notre rôle difficile. Je suis une femme, avec des attentes, des valeurs féminins et je n'arrive pas toujours à m'en détacher par rapport à mon fils. 
Merci bonne continuation.
Muriel bittar
Montréal


24 février, 14 h 40 - Juste une petite remarque sur les courriers du coeur et l'intervention de Jeannette Bertrand. 
 
Si je me fais une idée des hommes d'aujourd'hui à partir des courriers du coeur, je dirais qu'ils sont malades du sexe et du jeu. Ils sont tous accros au jeu et/ou à la pornographie, se ruinant dans les bars de danseuses, les video-poker et les sites Internet XXX. 
 
Est-ce vrai? Jamais de la vie! Mon mari ne s'intéresse pas du tout à cela, pas plus que les autres hommes de mon entourage d'ailleurs.  
 
Mais je n'écris pas aux courriers du coeur! Celles qui prennent la peine de le faire sont, dans la très grande majorité, malheureuses! Tout comme ceux et celles qui consultent des psys en tout genre.  
 
Le portrait de la société que dressent ces intervenants auprès des personnes malheureuses est, forcément, pessimiste.
Francine Boissonnault
St-Alban


24 février, 14 h 34 - Un bien, bien grand bravo pour votre émission qui fait le point qu'on attendait depuis longtemps. 
 
Bravo pour votre courage, madame Bombardier. Vous serez sûrement bombardée de nouveau pour le ton "impopulaire" mais il est temps qu'on s'indigne face à certains comportements.
Christiane Lambert
St-Laurent


24 février, 14 h 32 - Je trouve que de faire une place à la souffrance des hommes est un grand pas dans la bonne direction. Il y a un bon nombre de prescriptions sociales, nourries entre autres par les extrémistes du mouvement féministe (j'inclus ici M. Dufresne) qui véhiculent un total mépris pour la vie intérieure de l'homme. Pour le bonheur de la société, pour le bonheur de nos enfants, nous devons nous rendre compte non seulement de nos différences mais aussi de nos similarités. Que diriez-vous de promouvoir l'humanisme? 
 
Une note sur les stéréotypes : quand cesserons-nous de voir les hommes comme des êtres dépourvus de capacité d'introspection? Le "travail sur soi" n'est pas le monopole des femmes, et le fait d'être "blindé", à l'inverse, n'est pas le monopole des hommes. Il faut cesser de voir l'homme comme un être infantile incapable de voir en soi!
Dominic Comtois
Montréal


24 février, 14 h 27 - Pourquoi un homme avec des habilités interpersonnelles, on dit qu'il a un instinct maternel développé ?  
 
Je ne suis pas maternel... Je suis un bon père de famille!
Serge Ranger
Sherbrooke


24 février, 14 h 16 - D'emblée l'expression "l'homme" tout comme l'expression "la femme" ne font aucun sens. Il y a des hommes et des femmes. Il y a des histoires derrière chacun des visages que ces derniers portent. Chaque homme et chaque femme s'est "construit" socialement grâce à la famille, l'école, les amis, les collègues de travail et les expériences diverses que cette vie nous apporte. Réduire ce que sont les hommes Québécois à une "crise unidimensionnelle" est trop simple, trop facile. Les hommes que je côtoie et que j'aime n'ont absolument rien à voir avec ce qui est décrit et témoigné jusqu'à maintenant, que ce soit mes amis, mon père ou mon amoureux.
Nanette Trottier
Québec


24 février, 14 h 14 - À prime abord, les femmes et nous les hommes, devons être reconnaissant à tout ce que nous a permis le mouvement féminisme. Celui-ci nous a beaucoup apporté, même à nous les hommes, en terme d'allégement et de libération de certains carcans inacceptables même lorsque " membres " du patriarcat... LE MALAISE DES HOMMES : Surtout pas une invention médiatique, il y a des faits et des données que même objectivement nous ne pouvons nous permettre de nier les % sur la moins bonne santé des hommes, l'espérance de vie des hommes le taux de suicide des hommes...autant de faits et de statistiques qui sont symptomatiques d'un mal être incontestable. Ce mal- être est peut être un incontournable en cette période de changement mais on ne peut tout de même l'associer à une pure machination et invention médiatique. Peut-on à tout le moins reconnaître et respecter ces certitudes et éviter de reproduire comme au début de l'ère féministe de créer à nouveau une période d'invalidation et d'aliénation qui s'avèrerait plus perturbable que constructive. Bravo à vous Madame Bombardier et Merci !
Robert Cormier
Laval


24 février, 14 h 10 - Les hommes, les hommes, les hommes? Voulez-vous me dire à quelle age est-ce qu'on est un homme? J'ai 24 ans, et je ne connais aucun homme de ma génération qui ressent un tel malaise... Est-ce une affaire de quelques baby-boomers qui sont en manque de causes à défendre?? 
 
Aussi, vous parlez des hommes comme si nous étions qu'un seul et même individu... Il faudrait nuancer le sujet un peu... tout n'est pas noir et blanc.
Eric Vadeboncoeur
Gatineau


24 février, 13 h 47 - Bien sûr que les hommes manquent de confiance en eux. Bien sûr que les hommes font de l'aplat-ventrisme face aux femmes, à tel point qu'il faille qu'une émission consacrée aux hommes soit animée par une femme. Rien de personnel envers l'animatrice mais aurait-on vu 'Femmes d'aujourd'hui' animée par un homme?
Martin Laplante
Verdun


24 février, 13 h 46 - Imaginez vous que les allocations familiales auxquelles j'ai droit pour mon fils né d'une première union, et que j'ai en garde partagé, arrivent à mon domicile au nom de ma nouvelle conjointe. Je suis considéré comme un incapable par le gouvernement comme père et membre de mon propre foyer. Comment voulez-vous que je me sente lorsque LA préposée du gouvernement me répond, outrée de mon questionnement : "C'est comme ça monsieur, les hommes ne s'occupent pas des enfants". C'est ça l'égalité?
Pierre Dumas
Montreal


24 février, 13 h 43 - L'homme a grandement évolué. Le seul fait qu'il puisse aujourd'hui dénoncer l'image qu'on a forgé et inculqué à tous et revendiquer une place plus acceptable dans la société en est un signe. Par contre, les femmes et la société ont fort peu évolués. 
 
Si la femme veut et revendique, à juste titre, le droit de prendre la place qu'elle souhaite dans la société, elle ne veut rien perdre des avantages passés. Devant la loi, par exemple, dans les conflits matrimoniaux, elle aime toujours jouer les victimes et nos bons vieux juges considèrent encore et toujours que la "pauvre" femme est une victime. Demandez aux pères qui se sont retrouvés en Cour pour revendiquer leur droit à la paternité si ils ont été entendus? Au contraire, on a laissé, dans mon cas, la femme dressé le tableau d'un père peut-être violent (bien sûr qu'elle n'a pu démontrer cela car elle n'avait aucun fait à présenter) devant un juge fort conciliant, presque roucoulant devant cette pauvre femme. Son témoignage laissait entendre des choses sans rien prouver. Cela a duré des mois. Je me suis retrouvé après des mois devant un juge qui ne m'avait pas encore entendu mais qui avait déjà son idée de faite. J'étais un "peut-être violent" et je n'avais pas sa sympathie. Merde, je demandais seulement à avoir un juste accès à mes enfants. Le plus dramatique, c'est que finalement j'ai eu la garde de deux de mes trois enfants, mais cette expérience m'a laissé un très mauvais goût. Moi, un très bon père de famille, un homme aimant de ses enfants, généreux de son amour, tolérant et doux, je me retrouvais presque au banc des accusés parmi les violeurs et les abuseurs. Et le système judiciaire a tellement bien joué le jeu. 
 
Alors moi quand on me dit que le problème vient des hommes, je rigole. Le problème vient des femmes. Elles sont comme ces vieux syndicalistes accrochés à des "droits acquis" provenant d'une autre génération, mais qui veulent en même temps qu'on leur accorde des droits contradictoires face à ces droits acquis.
Georges Lafontaine
Gatineau


24 février, 12 h 21 - Il s'agit d'une souffrance individuelle, de grande transformation chez l'être humain liée à l'évolution ce qui oblige à des profondes remises en question pour nous tous.
carole dufresne
dorval


24 février, 9 h 27 - Contrairement à ce que l'on croit, la femme a encore du chemin à faire au niveau de l'égalité. Encore la semaine dernière, une enquête publiée dans LE DEVOIR démontrait que les femmes qui travaillent dans les milieux artistiques ont un salaire 30% plus bas que les gars. On se demande pourquoi car les féministes ont déjà fait tout le travail pour les autres femmes...il doit y avoir encore des gens qui préferrent garder un certain pouvoir. 
 
Je peux comprendre que l'homme est en crise et je vis avec les hommes. J'essaye d'être à l'écoute, de changer des choses, mais l'homme est-il ouvert à nous aider et à changer les choses? 
Je remercie Martin Dufresne d'être à l'écoute et je vous remercie de faire cette émission.
michelle castegnier
montreal


23 février, 22 h 36 - Ce qui empoisonne la vie des hommes et des femmes de notre ère n'est certainement pas la montée du féminisme ni le changement des rôles traditionnels. D'après moi, c'est le carcan idéologique imposé par la pub et les médias afin de stimuler la consommation qui est à blâmer. Les désirs des hommes et des femmes sont totalement déréglés par cet empoisonnement idéologique massif. Parce qu'elle fait appel à nos plus bas instincs, cette propagande honteuse s'attaque au fondement profond de l'humain. La manipulation grave dont nous sommes tous victime tue l'identité et la fierté des hommes et des femmes. Elle établit un système de valeurs dans lequel la frustration et la peur sont devenu un style de vie et c'est indéniablement ce qui est le plus rentable économiquement. Chercher des raisons ailleurs me semble totalement dépourvu de bon sens. 
Path
Patrick Gagné
Montréal


23 février, 22 h 35 - Pourquoi nourrir une haine aussi profonde envers les hommes Mr Dufresne ? Mis à part les discours à la Yves Pageau, la plupart des mouvements masculinistes (Yvon Dallaire en ligne de tête) veulent la même chose pour les femmes que pour les hommes. La souffrance, la violence et le malaise de vivre n'a pas de sexe. Nous devons nous occuper également de l'homme victime de violence que de la femme. Reconnaître les problèmes vécus par les hommes ne signifie pas qu'il faut négliger les services offerts aux femmes. Le concept de la société patriarchale où l'homme écrase les femmes est dépassé depuis plusieurs années, il est temps de s'ouvrir les yeux sur la réalité d'aujourd'hui. Cessons la politique théorique et hermétique, il est de temps de travailler au niveau du coeur, de l'intimité, tant des hommes que des femmes. 
 
Centre pour Hommes de l'UQÀM
Mathieu Chevalier
Montréal


23 février, 20 h 16 - M.Gilbert Claes, 
je suis tout à fait d'accord avec vous. 
 
Les grands modèles venu de nul part, on en a rien à cirer! 
 
Je suis un gar de 29 ans et je crois que ma génération se porte très bien. La grande majorité de nous n'ont pas été contaminé par les féministes. 
 
Par ailleurs, la révolution féministe, où est son importance à présent? 
 
En fait, les droits des femmes sont égals à ceux des hommes à présent et c'est tant mieux. 
 
Cependant, qu'on nous lâche et qu'on nous laisse tranquille avec le reste. Ça suffit les grandes autopsies comportementales de l'homme. 
 
C'est vraiment ridicule et, à mon avis, complètement inutile. 
 
Les femmes resteront des femmes et les hommes, des hommes. 
 
Je joue au hockey et après un bon match, on se retrouve entre gars avec une bonne bière pour jaser et pas de femme S.V.P. 
 
Que voulez-vous mesdames les féministes, vous n'avez pas réussi à faire de nous des hommes féminins. C'est comme ça. 
 
Par ailleurs, les femmes aiment ça qu'on les trouve belles, séduisantes et sexy. 
 
La séduction ne change pas. Par exemple, afin de séduire une fille, je l'invite à venir regarder un match de hockey entre gars où le jeux est physique : c'est le meilleur moyen de charmer les femmes. Ça ne rate jamais. Ça les excite, je peux vous le dire! 
 
Un gar qui "cruise" une fille, c'est normal. Mais une fille qui "cruise" un gar, ça fait bizarre. Bref, ce n'est inné en elle 
 
Alors, pour la théorie de l'homme en transformation, en évolution ou toute autre connerie de ce genre de nature féministe, on oublie ça! Ça n'existe pas.
Cédric Chateauneuf
Montréal


23 février, 16 h 46 - Les stats du site m'impresionnent, on avoue peut-être pas qu'il y a crise....A voir le nombre de solitudes des deux sexes et qui ne souhaitent pas, comme premier choix, cette situation. Je m'attendais à un questionnaire plus exhaustif. La multitude de volets que votre question pose m'apparait fondamentale dans notre pauvre société en forte dénatalité et en mutation.
Richard Gauthier
Montreal (Arr. Rosemont)


23 février, 16 h 36 - Nier le malaise masculin est une aberration. L'homme du Québec post/2000 est devenu un personnage vite suspecté de comportement blâmable et soumis au jugement d'autrui. 
Si la relation amoureuse échappe au concensus social d'un conformisme étriqué et régis comme tel, il est impossible aux hommes d'ici de dire une parole ou poser un geste sans flirter avec des airs outragés ou une accusation de harcellement.  
Le rôle dominant/dominé est important dans la relation hétérosexuelle, comme le marivaudage et les non-dits, ce qui ne contredit en rien l'égalité entre les sexes. Mais les mentalités dénonciatrices rendent les hommes méfiants, reservés, silencieux et pleutres. Sans parler de tous ceux qu'on dit "gays," (sans prêter à rire) et qui ont si bonne presse. Certains ne sont-ils pas des déviants circonstanciels ?  
Bon, là, j'en mets un peu trop mais tant pis. Pour se faire comprendre il faut savoir beurrer la tartine. Bravo tout de même madame Bombardier pour cette émission qui vous ressemble bien !
georges lesueur
St-Ambroise


23 février, 12 h 18 - Tant et aussi longtemps qu'il y aura des pâtes molles, ils seront des nouilles aux yeux des vrais femmes. 
 
Quand aux « femmes frustrées, dérangées, mal *******» adeptes de Beauvoir et compagnies, qu'on les exporte vers les pays sous-développés. Elles ont fait assez de grabuge ici. 
 
P.S. : Qu'elles amènent le Tintin Dufresne avec elles, il aura une carrière florissante assurée.
Gilbert Claes Claes
Québec


21 février, 18 h 08 - Je partage l'opinion de Pauline Verreault. Pourquoi les hommes seraient-ils plus en crise que les femmes? Je trouve très méprisante l'attitude condescendante de certaines femmes qui nous cherchent des puces, au lieu de s'interroger sur leur propre attitude qui bien souvent consiste à se surcoter.
René Lavertue
Montréal


20 février, 13 h 27 - Quoi qu'il en soit, une chose est certaine, la perception qu'ont les hommes et les femmes d'un état ou d'un événement est différente, vous n'avez qu'à regarder le résultat de votre enquête : "L'honmme actuel est-il en crise?" Les hommes répondent oui à 54% et seulement 9% disent que tout va très bien. Alors que 35% des femmes croient qu'ils sont en crise et votent à 54% que tout va très bien. Est-ce à dire que les femmes prennent conscience de leurs propres problèmes et ignorent totalement ceux leur partenaire?
Denise Simard
Sainte-Foy


19 février, 14 h 14 - Je crois que si on nous "bassine" autant - et depuis plus de 20 ans! -avec les notions de "condition" et de "souffrance" masculine, c'est que certains veulent continuer à en faire un *scandale*, l'homme ayant traditionnellement eu le privilège de ne PAS souffrir - en tant qu'*hommes* - ou du moins pas à cause des droits concédés à de simples femmes. 
C'est le syndrome de la "grippe de gars" : Son désagrément a plus de poids, entre autres parce qu'il a le pouvoir d'y remédier par l'intimidation.  
Difficile de ne pas voir dans tout votre battage sur la souffrance des hommes un chantage assez traditionnel.  
C'est particulièrement clair dans le cas des batteurs de femmes, toujours prompts à se plaindre pour peu qu'on les confronte à leur responsabilité des actes posés. 
Comme dans toute évolution sociale, l'équité sexuelle a un prix : que des hommes s'en disent incommodés. Il ne faudrait pas laisser le lobby masculiniste stopper ou inverser notre évolution comme société.  
Il faut voir aussi que bien des hommes cherchent à avoir le beurre et l'argent du beurre : devenir aussi libres que possible mais conserver leurs pouvoirs traditionnels sur femmes et enfants. Pari impossible dans une société soucieuse des droits de tou(te)s, et qui se traduit par un certain malaise. 
 
Martin Dufresne 
Secrétaire 
Collectif masculin contre le sexisme
Martin Dufresne
Québec


18 février, 12 h 15 - Le concept de la "souffrance masculine" est une abérration. Il s'agit de la souffrance d'individus : hommes et femmes confondus. Pourquoi toujours tenter de définir le malaise par le sexe de la personne affectée? Y a-t-il vraiment lieu de faire cette distinction?
Pauline Verreault

s la radio en profondeur
Enquête

Messieurs
L'homme actuel...
  est en crise
  est en transformation
  est perdu
  va très bien

Mesdames
L'homme actuel...
  est en crise
  est en transformation
  est perdu
  va très bien

votez