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Le 30 avril 2008

Crise alimentaire : l'aide du Canada

Le gouvernement canadien apporte une aide supplémentaire de 50 millions de dollars canadiens pour venir en aide aux pays touchés par la crise alimentaire. Le Canada répond ainsi aux Nations unies, qui demandaient aux leaders mondiaux de donner plus.  
 
Cette contribution porte à 230 millions de dollars l'apport canadien pour l'année 2008-2009. Ottawa a précisé que l'aide alimentaire n'allait désormais plus être liée à des achats au Canada. 
 
Le Canada ouvre sa bourse, mais dans quelle mesure profite-t-il de la hausse des prix céréaliers et pétroliers? 
 
Les invités de Pierre Maisonneuve : Michel Chossudovsky, directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et auteur du livre Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial, Guy Debailleul, professeur en économie agroalimentaire et titulaire de la chaire en développement international à l'Université Laval, et Jeremy Léonard, associé principal à la diffusion de la recherche à l'IRPP (Institut de recherche en politique publique).



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L'aide des pays donateurs est octroyée plus par souci de l'image qu'ils veulent se donner que par le but d'aider. 
50 millions d'aide supplémentaire, c'est une goutte d'eau pour un pays qui engrange en trois mois plus de un milliard juste avec son pétrole. 
Les sommes annoncées ne sont souvent versées qu'au compte-goutte (Les victimes du tsunami attendent encore.  
Une vraie prise de conscience de la faim dans le monde ne devrait jamais envisager la fabrication d'éthanol à partir de céréales indispensables à la consommation humaine.
Georges LeSueur
St-Ambroise


Plus le prix des denrées et des biens augmente, plus les pays producteurs s'enrichissent. Ce qui est moins évident c'est l'équation, sous-entendue, que plus un pays s'enrichit, plus ses habitants s'enrichissent individuellement. Si l'économie canadienne se porte bien il y aura des retombées positives pour certains. Ça ne signifie pas que chaque canadien en bénéficie directement, automatiquement et également. Quand les entreprises engrangent de plus grands profits ce sont les actionnaires (les riches) qui s'enrichissent. Rien ne retombe directement dans mon portefeuille (de pauvre). Nos gouvernements encaissent des taxes et des impôts supplémentaires. Leurs revenus augmentent mais les miens ne suivent pas les mêmes courbes. Ce serait peut-être différent si les pétrolières étaient nationalisées et si des mécanismes de répartition des richesses nationales collectives étaient mis en place. Je ne verrai pas cela de mon vivant, à moins de trouver une fontaine de jouvence.
Paolo Mitriou
Lac-Mégantic


4 causes liées à la crise alimentaire  : changements climatiques, hausse du prix du pétrole, agrocarburants et hausse du niveau de vie des Asiatiques. Dans trois des quatre cas, le Canada est en partie responsable avec l'extraction du pétrole dans les sables bitumineux et le soutien aux agrocarburants.  
 
Oui au 330 millions de dons dans l'immédiat, mais le Canada doit également corriger le tir en ce qui a trait à l'extraction du pétrole et les subventions aux agrocaburants, entre autres en laissant tomber le 5 % d'éthanol obligatoire pour 2010; idem pour le Québec et le 10 % obligatoire pour 2012.  
 
Sinon, le Québec et le Canada pourront être accusés d'être complices avec les États-Unis pour ce qui est de causer la crise alimentaire mondiale.
Kim Cornelissen
Saint-Marc-sur-Richelieu


Bonjour, 
Merci de mettre le doigt sur les effets pervers du profit illégitime basé sur la soit-disant solidarité. 
Effectivement, en tentant d'encourager les spéculateurs, et surtout les spéculateurs locaux, on se fait complice, voire même artisan du malheur des autres. Que ce soit par le biais de l'aide directe aux dictateurs africains ce qui permet de les approvisionner en armes, ou en tentant d'attirer leurs élites comme les médecins, ce qui appauvrit encore plus la santé de ces pays, les politiques actuelles sont en fait génératrices de catastrophes humanitaires. 
C'est donc toute la politique canadienne vis-à-vis du tiers monde qui doit être repensée. 
Pouvons nous souhaiter que les spéculateurs, comme Carthage doivent être détruits? Pouvons-nous souhaiter aussi que l'on envoie dans les pays en développement bien plus d'agronomes que de sacs de blé?
Jean G. Lengellé
Embrun, Ontario


Il faudrait cesser d'essayer de nous faire croire que plus le Canada s'enrichit, plus les revenus de chaque canadien augmentent. Ce n'est pas du tout le cas. Je sympathise avec tous les pauvres de ce monde mais le fait est que moi aussi je paie mon pétrole et mes denrées plus chères et pourtant mes revenus n'augmentent pas. Donc, moi aussi je m'appauvris. Et croyez-moi je suis déjà très pauvre. 
 
Quand vous dites que NOUS bénéficions de la situation actuelle, je tiens à vous dire que je ne fais pas partie de ce NOUS, même si je suis canadien, ou plus spécifiquement québécois.
Paolo Mitriou
Lac-Mégantic


C'est un secret de polichinelle à savoir que l'OMC à été mise en place pour favoriser l'implantation des multinationnales partout sur la planète. On a pousser les pays en voie de développement à abandonner l'agriculture vivrière pour produire du café, du coton,etc., pour le marché occidental. On leur a promis les vivres à bas prix. Aujourd'hui l'OMC crie à l'aide, c'est pathétique.  
Oui nous profitons de cette situation et c'est honteux. Pour quiconque ayant un minimum de compassion, cette situation est inacceptable.
Odette Morin
Prévost


Nous vivons dans un pays encore plein de richesses.  
 
Les pays riches ont toujours profité des ressources des pays plus pauvres. En tant que pays riche, nous avons causé la situation actuelle par une demande toujours grandissante de produits spécifiques obligeant les pays pauvres à modifier leur agriculture, à offrir seulement les produits qu'ils pouvaient vendre à l'exportation sans égard pour les besoins locaux. Nous avons pillé leurs ressources avec l'approbation de leurs gouvernements. Nous avons détruit leurs écosystèmes. 
 
Aujourd'hui nous sommes en train de provoquer une situation qui ne peut que dégénérer puisque les spéculateurs sont de plus en plus gourmands. 
 
Quand les pays pauvres n'auront plus rien, ce sont les autres pays « à ressources » qui seront visés. Nous sommes donc les suivants sur la liste. Déjà, nos plus pauvres sont atteints. Nos manufactures ferment les unes après les autres. La classe moyenne commence seulement à réaliser la situation sans en comprendre la portée.
Gisèle Portelance
Laval


M. Chossudovsky a tout dit  : l'O.N.U. est elle-même la cause des crises et guerres. La globalisation profite juste aux corporations.  
Aussi, l'auditeur M.Bourgeois a raison  : nous, la population du Canada sommes PERDANTS; par exemple, j'ai habité à l'Île d'Orléans et je payais le gros prix pour les produits, parce que les fermiers 'exportent' et sont esclaves du cartel Loblaws-Sobeys-Metro. Pour contrer cela, visitez votre fermier cet été (marchés publics).
Pierre-Yves Harpin
Sainte-Foy


Le Canada étant un important producteur de céréales, nous pourrions croire que nous allons en profiter. Cependant une importante marge sera récupérée par les 'Hedge Fund' complètement indépendants des pays producteurs. Il ne faut pas oublier que les secteurs de production animale canadien, principalement le boeuf et le porc, vivent des crises importantes. Je crois que le Canada sortira perdant de la crise alimentaire.  
Le moyen d'assurer une stabilité au niveau alimentaire serait à court terme de restreindre la spéculation et à moyen terme de favoriser une autosuffisance alimentaire sur une base nationale.
René Roy
St-Jules de Beauce


Bonjour,  
 
L'aide, la vrai vient du coeur et n'attend rien en retour. Le canada n'aide pas, rien ni personne même pas ses citoyens les plus pauvres. Il enrichit ses citoyens les plus riches, point final.  
 
Où est t'il "le plusss beau pays de Jean Chrétien" Sous les libéraux presque tout les Canadiens se sont appauvris, et ça continue encore.  
 
Je compatise avec ceux qui souffrent encore plus que moi. Quelque journaliste devrais leur dire que la situation ne s'améliore pas chez nous, dans le plusss beau pays du monde
Réal Coderre
Drummond


La crise alimentaire.  
 
Votre premier invité a fait l'allégation que ce sont le FMI et la Banque Mondiale qui ont forcé le pays pauvres à faire fausse route en termes d'agriculture. De telles attaques au FMI et à la BM ne sont pas neuves et on va les entendre encore souvent.  
 
La réalité me semble plus nuancée. Pour quelle raison le FMI est-il intervenu dans les pays qui se plaignent aujourd'hui si amèrement de leurs dettes et des conditions imposées ? Parce que l'économie de ces pays était dans un état qui ne pouvait pas durer. Sinon le FMI ne serait simplement pas allé chez eux ! 
 
Imaginez-vous les pays “pauvres“ sans les milliards du FMI et de la BM. Imaginez-vous l'Argentine qui geule si fort aujourd'hui sans l'argent qui leur a été versé. Qui est un peu l'argent de nous tous.  
 
Je suggère que vos recherchistes explorent mieux ce chapitre et je serais ravi que vous aviez un petit commentaire à faire ou une petite question à poser quand un intervenant attaque le FMI ou la BM.  
 
Merci
Hans Joel
Montreal


La crise actuelle est causée par les spéculateurs et non pas par une pénurie telle que déclaré par les dirigeants de notre monde. Si il y avait réellement pénurie, le Canada serait incapable d'apporter une aide supplémentaire de 50MM$ et encore moins l'ONU d'apporter une aide de 755MM$. Comme par hasard l'argent pourrait maintenant acheter les grains manquants et tout cela sans que les canadiens en manque sur leurs tablettes ! Si il y avait réellement pénurie seul un rationnement des grains et un contrôle des prix à l'échelle mondiale pourrait solutionner temporairement mais rapidement la crise actuelle. Encore une fois nous constatons l'incohérence de nos dirigeants (les entreprises et le monde des affaires) qui ne reculent devant rien pour s'enrichir toujours plus.
Pierre Beaudet
Montréal


 


Le Canada ouvre sa bourse, mais dans quelle mesure profite-t-il de la hausse des prix céréaliers et pétroliers?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Crise alimentaire : Ottawa verse 50 millions
Article de Radio-Canada.ca - 30 avril 2008

 
Crise alimentaire : problème global, impact local
Dossier de Radio-Canada.ca



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