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Le 29 août 2006

Les profs masculins se font rares

Une étude américaine révèle que les élèves apprennent mieux lorsque l'enseignant est du même sexe qu'eux.  
 
Publiée lundi dans la revue Education Next, l'étude de Thomas Dee, un professeur d'économie de Swarthmore College et intervenant à l'Université de Stanford (Californie), porte sur les performances scolaires de près de
25 000 élèves de huitième année. L'échantillon date de 1988, mais le professeur affirme qu'il s'agit de l'étude la plus complète réalisée jusqu'à présent sur les élèves de 13-14 ans. 
 
Pour son étude, Thomas Dee a étudié les notes obtenues par les élèves ainsi que les perceptions des professeurs et des élèves. Il conclut que lorsqu'une femme enseigne, les filles ont de meilleurs résultats, et les garçons de moins bonnes notes en sciences, en histoire-géographie et en anglais. À l'inverse, lorsqu'un homme enseigne, les garçons réussisent mieux que les filles. 
 
Où sont les hommes? 
 
Mais au Québec, de moins en moins d'hommes choisissent le métier d'enseignant. Selon des informations publiées dans le quotidien La Presse, cet automne, on compte seulement 13 garçons pour 188 filles parmi les nouveaux élèves au baccalauréat d'éducation préscolaire et primaire à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). 
 
Les données du ministère de l'Éducation témoignent par ailleurs d'une baisse du nombre d'enseignants masculins au secondaire, où ils étaient auparavant plus nombreux que les femmes. En 1999-2000, les hommes constituaient 51 % du personnel enseignant au secondaire, contre 44 % en 2003-2004. 
 
Pourquoi compte-t-on de moins en moins d'enseignants masculins? 
 
En tribune, Pierre Maisonneuve reçoit Emmanuel Martin, professeur de 6e année à l'école primaire Jacques-de-Champlain, à Chambly, et Gérald Boutin, professeur en éducation et formations spécialisées à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et directeur du Bureau de la formation pratique. 



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Faites une petite enquête et vous verrez que le pourcentage d'enseignants masculins est plus élevé du coté du privé. 

Rodrigue Guimont
co. Rimouski


Les RELIGIEUX étaient les MEILLEURS pour inculquer les matières et former des cerveaux. 
 
Aujourd'hui c'est le DÉSORDRE, car on drogue le jeune mâle au RITALIN pour l'éduquer au féminin!
Yolande Taupier
Magog


Je vous soumets des commentaires tirés de mon essai de maîtrise en sciences de l'orientation et qui portait sur la réussite scolaire des garçons. L'école québecoise est ''contrôlée''par une majoritée de femmes, et ce, de la secrétaire aux membres de la direction en passant par le corps enseignant. Cet état fait en sorte que les garçons n'ont aucun modèle masculin à l'intérieur des institutions scolaires...sauf le concierge. 
Il apparaît que les filles s’adaptent mieux à l’école que leurs confrères de classe en partie parce que l’école privilégie les habiletés langagières qui sont mieux développées chez les filles que chez les garçons. 

André Hammond
Québec


Dès la maternelle, l’école propose des apprentissages qui font davantage appel aux aptitudes verbales au détriment des aptitudes visuo-spatiales et non verbales. 
L’école propose un modèle statique d’enseignement où la transmission des contenus est faite de façon magistrale, c’est-à-dire « un enseignement axé principalement sur la transmission verbale de connaissances ». 

John Tremblay
Québec


Peut-être que les profs se sentent de moins en moins respectés, tant par les élèves que par les parents et la direction ? 
Le salaire ce n'est pas tout.  
Les hommes doivent en plus être très prudents vis-à-vis les accusations malicieuses contre l'intégrité physique d'élèves. 
Les conditions de travail insupportables font fuir les candidats. 

Georges Lesueur
St-Ambroise


Travailler pour l'état est démotivant, pour ceux qui ont leur travail à coeur. Résultat direct d'un syndicalisme nivellant pas le bas.  
 
Imaginez alors quand en plus d'avoir le gouvernement comme patron vous avez également les imcompétentes commissions scolaires. Pas de quoi motiver une personne ayant le gout du défi. 
 
Il est surprenant qu'il y est encore autant de gens qui s'en vont en éducation. Mais il est pas surprenant de voir le nombre qui abandonne la profession. 

Francois Cormier
Montreal


Est-il possible que la "discrimination positive" ait causé la situation qu'il y a plus de femmes en enseignement que d'homme et que peu d'homme se retrouvent devant des classes que ce soit au primaire, secondaire et collégial ? 

Patrice Harvey
Saguenay


L'enseignement exige des aptitudes et surtout des attitudes que les hommes choisissent de monnayer dans d'autres domaines. Je suis moi-même un EX-enseignant qui a quitté la profession à cause du salaire. Donc, il y a sûrement beaucoup d'hommes qui orientent leur carrière en conséquence pour faire beaucoup plus ailleurs. P.S. Je fais plus que le double que je faisais à l'époque oû j'enseignais. 

Francois Dinel
Mont-Saint-Hilaire, Qc


Bonjour, 
Plusieurs facteurs expliquent la désertion des hommes du millieu de l'enseignement primaire et secondaire. Il y a entre-autre la chasse aux pédophiles et le fait de fausses accusations qui touchent de plus en plus d'hommes à un point tel que des enseignants on créé un fond pour se protéger!(Saguenay : des enseignants se protègent contre les fausses accusations d'agression-LCN-09/09/2000) 
 
Il faudrait aussi savoir que le millieu de l'éducation a été impregné pas mal par les valeurs "féministes" et je peux comprendre que plusieurs hommes se sentent mal à l'aise avec ça!Il y a des problèmes évident dans le système d'éducation, pourquoi plus de 8/10 qui prennent du ritalin sont des garçons?Il faut revaloriser la compétition à l'école au lieu du nivelement par le bas que la réforme propose et aussi revaloriser le rôle d'enseignants!Ça prend des modèles masculins à nos garçons, souvent le seul qu'ils ont à l'école, c'est le concièrge!  

Frédéric Pageau
Montréal


Encore une autre étude que certains reprendront pour justifier la non mixité dans les écoles et un retour inadmissible aux valeurs dites traditionnelles. Je suis sceptique face à cette étude puisqu'elle ne semble pas prendre en compte des variables comme la classe sociale ou un accès public à la culture qui déterminent bien davantage les résultats scolaires que le sexe de l'enseignantE. 
 
Par ailleurs, dans notre société néolibérale et patriarcale, les hommes délaissent ce qui ne conduit au pouvoir ou qui n'est pas une source de prestige personnel. Puisque l'éducation comme les autres sciences humaines ou l'art sont dévalorisés au profit de l'économie et de la gestion, il ne faut guère s'étonner de ne pas retrouver beaucoup d'hommes en éducation puisque ce n'est plus une source de pouvoir! 

Patrice Perreault
Granby


Bonjour, 
 
Idéalement on devrait revenir à la formation en séparant les sexes, c'est à dire des écoles de garçons et des écoles de filles avec les enseignants du sexe approprié. 
 
Un des facteurs est certainement l'invasion abusive des écloes par des mères zélées ( et la plupart du temps non formées) qui passent leur temps à critiquer, voire démoniser les enseignants et qui exigent à peu près n'importe quoi! 
 
De notoriété publique peu nombreux seront les hommes à endurer pareille situation qui touche au harcèlement et qui explique en partie le nombre effarant de jeunes enseignants qui quittent après quelques années.! 
 
Ajoutons à cela que la profession est peu valorisée et que les enseignants ont peu à peu perdu l'estime légitime qu'ils méritent. 
Le remède : sortons une bonne fois les parents des écoles, et tout ira beaucoup mais beaucoup mieux. 

Jean Lengellé
Embrun Ontario


Lorsque vous devez étudier 4 ans à l'Université pour commencer à 33 000$ par année et ce, avec la précarité durant une dizaine d'années à travailler à 70%, ce n'est pas difficile de comprendre que les hommes préfèrent des domaines plus payants. 
 
De plus, la reconnaissance sociale de l'enseignant est nulle particulièrement au primaire. Ce n'est pas facile de se faire dénigrer par une bonne partie de la population. 
 
Dites : "Je suis enseignant en 3e année" ou "Je suis avocat." Vous verrez la différence dans la façon dont on vous regarde.... 
 
Ce phénomène ira en s'accentuant, car le milieu de l'enseignement est de plus en plus dur et demandant et la femme est habituée à se dévouer à sa classe surtout qu'elle est souvent mariée à un homme qui fait plus d'argent qu'elle.
Jean-François Pignon
Montréal


On retrouve moins d'enseignants au primaire car les hommes préfèrent l'enseignement supérieur (cégep université), là où les conditions de travail sont meilleures et où le métier d'enseignant est plus valorisé. 

Mélanie Dubois
Aylmer


J’ai un bac et une maîtrise en socio de l’Université de Montréal, je me suis donc renseigné pour de la suppléance ou pour donner des cours de français au secondaire, même en milieu défavorisé, mais la réponse fut que c’est impossible, car je n’ai pas étudié en « français ». Littérature française serait acceptable. Alors j’ai posé la question : leur montrez-vous de la littérature? La réponse fut non. Si on leur montre le français en parlant de l’actualité, je serai probablement tout aussi qualifié… mais les normes cachent parfois l’essentiel. Avec les taux de décrochage actuels, tant des étudiants que des profs, le ministère obtient-il la note de passage avec ses normes? Puis de l’autre côté l’idée persiste dans la population que les diplômés sans emploi ne veulent pas travailler, alors que plein de normes nous bloquent. Pas la bonne formation, trop de scolarité (pour un poste demandant le sec V), etc., etc.  

Michel Handfield
Montréal, QC


Avec un salaire maximal de 65 000 dollars par année, deux mois de vacances, une sécurité d'emploi à vie sans examen de compétence ponctuel et une fonds de pension généreux, je serai étonné que les hommes ne soient pas attirés par la profession. 
 
Comme dans le mileu infirmier, les femmes ne se protègent pas et ferment la profession aux hommes. 

Philippe CAUCHI
Montréal


Selon moi, la profession d'enseignant attire moins les hommes car : 
 
1- le métier est peu valorisé socialement autant dans le salaire que dans la reconnaissance du rôle et des responsabilités de l'enseignant; 
 
2- il faut faire des études universitaires de quatre ans, alors que pour moins d'études on peut accéder à des professions plus reconnus et mieux rémunérées; On peut citer les métiers de la construction, le transport routier ou maritime.  
 
3- À scolarité égale, la plupart des autres domaines d'études offrent beaucoup plus de reconnaissances et de chances d'avancement  
 
Je crois qu'on devrait revenir aux certificats en enseignement, qui permettrait à plusieurs personnes, notamment des hommes, d'allier compétences professionnelles spécifiques et enseignement à temps partiel, notamment au niveau secondaire. 
 
Également au baccalauréat de trois ans, en gardant les budget de la 4e année universitaire pour de la formation continue, une fois l'enseignant en poste. 

Julie Verreault
Trois-Rivières


Je suis un ex-enseignant masculin. 
 
Peu d'hommes sont intéressés par l'enseignement aux tout-petits, ou le domaine des garderies et CPE. Les hommes ne sont pas portés vers les arts et le bricolage autant que les femmes.  
 
Les médias signalent beaucoup les agressions sexuelles envers un enfant, et donnent une mauvaise publicité aux hommes. Un homme hésitera pour ça à s'embarquer avec des tout-jeunes à cause de la méfiance. 
 
Quant au secondaire, la permanence est presque inatteignable. Il faut des gens près à accepter la précarité. Les femmes généralement l'acceptent car elles concilient plus que les hommes travail et famille, et elles obtiennent habituellement la garde de leurs enfants. 
 
Les femmes sont plus scolarisées. Plus de femmes que d'hommes s'inscrivent au bacc. de 4 ans en éducation. 
 
Plus d'hommes trouvent des emplois payants dans la construction par ex. Les femmes doivent se contenter des emplois exigeants dans les écoles. 

Luc Desjardins
Montréal


Les sciences sociales intéressent davantage les femmes, en moyenne. L' "héritage" gauchiste-féministe-syndycaliste-séparatiste mène a une vision des sciences sociales trop radicale, trop pédante et trop extrémiste dans certains cas, ce qui repousse certains hommes à fuir cela, car certains veulent être plus "groundés". De plus, la trop grande subjectivité des métiers de sciences sociales repoussent certains. 

Richard Beaulieu
qwerty


Écoles Steiner d'Allemagne, ils participent activement au développement de l'enfant :l'introduction à l'écriture, à la lecture et au calcul se fait progressivement à l’aide d'objets et d'images tirés de contes,légendes,fables et histoires d'animaux. L'enfant fait d'abord les choses avant de les aborder, plus tard seulement, par l'abstraction. Accueillir chaque enfant comme une personne unique, établir avec lui une relation de confiance réciproque et lui permettre ainsi de découvrir,de déployer et de mettre en valeur ses capacités et ses potentialités, voilà le rôle de l'école.I l ne s’agit en aucun cas d’inculquer une certaine conception du monde ni d’enseigner l’anthroposophie, mais de cultiver l'ouverture et le sens de la liberté et de la responsabilité. 
 
Masculin ou féminin qu'est ce que ça change quand on a à coeur l'éducation ? Ici au Québec, les idées ne sont pas les bienvenues, il faut se fier au manuel! Avons-nous oublié ce que c'est un enfant? 

Audrey Chantal
Trois-Rivières


L'école primaire est fait pour les filles. 
Faire des belles caligraphies, des bricolages et des chansons.... Comment voulez vous qu'un enseignant, un homme y soit bien accepté ?  
 
Le garçon qui se tiraille avec ses amis dans la cours d'école se voit étiqueter de violent.  
 
La société comme l'école s'est asexuée... a émasculé tous les comportements mâles.  
Beaucoup de garçons n'auront jamais eus de modèles masculins dans leurs enfances. 
Auparavent, il y avait des clubs ou des associations ou les gars pouvaient se rencontrer et vivre leurs masculinités, s'affirmer et se motiver. 
 
Aujourd'hui, qu'on parle des cadets, des scouts et des clubs de hockey... tout rendu rose et émasculé. La masculinité n'est plus un bonne chose et doit être irradiquée. Et il n'est pas de bon ton de ne pas être rose.  
 
Et fesons en sortes que nos garçons apprennent des enseignantes à faire des "belles lettres"... 

Claude Fortier
Laval


Le problème du manque d'enseignants masculins n'est pas nouveau. J'ai étudié en enseignement à l'Université de Montréal au début des années 80. Il y avait 90 étudiants dont deux de sexe masculin en première année de bacc. Ironie du sort (!!!), à la rentrée en deuxième année, un de ces deux hommes avait changé de sexe et l'autre n'est pas revenu. Ceci n'est pas une blague... 

Josée Plourde
Montréal


La femme est encore considérée dans notre société comme celle qui apporte le revenu d'appoint. Comme revenu d'appoint, un salaire d'enseignant, ça peut aller. Comme revenu principal, c'est peu reluisant. C'est pourquoi les hommes se désintéressent de ce métier. En outre, aucun prestige n'y est rattaché. Bien au contraire, les enseignants sont souvent la risée de la population. Et pourquoi les femmes ne le sont-elles pas? On est moins porté à les couvrir de ridicule, vu qu'elles ne vont y chercher qu'un revenu d'appoint. On sympathise avec elles. Et c'est un enseignant qui vous l'affirme. Disons qu'un couple formé d'une enseigante et d'un homme qui exerce une profession respectable se tirera très bien d'affaire. Mais un enseignant avec une femme qui reste à la maison ou qui gagne un petit salaire, c'est la certitude d'un niveau de vie fort peu enviable. 

Jacques Beaudry
Joliette


 


Les profs masculins se font rares
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
De l'influence du sexe de l'enseignant sur les performances de ses élèves
Un article du Nouvel Observateur, 28 août 2006

 
L'enseignement au primaire, une affaire de femmes
Un reportage de l'émission Sans frontières, septembre 2003

 
L'école rose favorise-t-elle les filles?
Un dossier du magazine Réseau de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), hiver 2002.



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