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Le 29 mai 2006

Le Québec immobile

Une manifestation contre le déménagement du casino de Montréal
La semaine dernière, le quotidien La Presse a rapporté les propos tenus par le président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Michel Kelly-Gagnon, dans une lettre adressée à des associations et des gens d'affaires du Québec. 
 
M. Kelly-Gagnon y dénonçait l'influence politique de certains organismes communautaires subventionnés par l'État. Il affirmait que leur mobilisation paralyse le développement économique du Québec. 
 
Le président du CPQ reprochait aux organismes communautaires d'être responsables, entre autres, de l'échec du projet de casino de Loto-Québec.  
 
Le Québec compte quelque 8000 organismes communautaires, dont 5000 reçoivent une aide de l'État. Michel Kelly-Gagnon a souligné que ces derniers reçoivent 600 millions de dollars par année de Québec. 
 
Le Comité aviseur de l'action communautaire autonome a par ailleurs répliqué en rappelant que « les différentes composantes du mouvement communautaire contribuent à l'amélioration des conditions de vie de la population dans tous les secteurs de la société, agissant notamment au niveau de la lutte contre la pauvreté et contre l'exclusion sociale ». 
 
Dans une lettre ouverte parue samedi, M. Kelly Gagnon a précisé qu'il ne visait pas les « organismes charitables » soutenant « les gens dans le besoin ». 
 
Les groupes communautaires sont-ils un obstacle au développement économique de la province? 
 
Pierre Maisonneuve en discute avec Alain Dubuc, chroniqueur au journal La Presse, et Gérald Larose, professeur au Département de travail social à l'UQAM. 



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La société québécoise dont rêve M. Kelly-Gagnon ne se situe pas dans un proche ou lointain avenir. Nous l'avons déjà connue. C'était à l'époque de Maurice Duplessis. 

Luc Dufresne
Trois-Rivières


Montréal, le 29 mai 2006 
 
Bonjour, 
 
Le temps est maintenant venu de crier haut et fort aux richissimes messieurs de la haute finance que le rôle de l'État est justement celui de servir et protéger toute la population contre le voracissime appétit des puissants. Donc, il est indispensable de subventionner généreusement tous les groupements de pression. 
 
Mais malgré tout, je tiens à dire merci au président de Conseil du patronat de m'avoir tiré du sommeil. Grâce à vous, je voterai pour Québec Solidaire à toutes les prochaines élections québécoises. 
 
De plus, j'exhorterai tous mes amis à en faire autant. 

Nathaniel Thorne
Montréal


L'échec n'est pas attribuable aux groupes communautaires, mais au Gouvernement du Québec lui-même qui n'est pas capable de 'vendre' ses grands projets. Projets qui sont de plus en plus 'invendables' puisque le Gouvernement n'a plus un sous. 
 
Quand la marge de crédit est au bout. Que tu dois emprunter pour payer les intérêts de ta dette. Que les sources de revenus sont toutes épuisées, est-ce que tu te lancer dans les projets, par exemple pour rénover ta cuisine ? Non. 
 
Avant de commencer à penser à lancer de nouveaux grands projets, commencons par faire le ménage dans notre cour, payons les projets déjà en cours, et après on verra... 
 
Salutations! 

Réal Melançon
Laval


Tout à fait contre. On devrait organiser une marche pour manifester contre les groupes qui manifestent. Révoltons nous contre la révolution. Opposons-nous aux opposants. C'est ca la démocratie. 

Mario Lavallée
Montreal


Quand on veut que tout le monde avance en meme temps le meilleur moyen d'y arriver est que tout le monde reste en place. C'est exactement ce qui arrive au Quebec. 
 
Le Quebec souffre d'immobilisme à cause des Droits des uns et des autres qu'il faut satisfaire. 
 
Si je partais une compagnie ca ne serait pas ici. 
 
Trop de gouvernement !!!! 
Trop de reglement !!!! 
Trop de syndigalleux !!!! 
Trop de paresseux !!!! 

Francois Cormier
Montreal


Au Québec, le développement économique semble passer par la construction de casinos, le tourisme, le Cirque du Soleil et le festivals avec leur lot d'emplois à bas salaires. 
 
Pendant ce temps, le Québec a perdu des dizaines de milliers d'empois industriels bien payés dont ceux de la GM. 

Philippe CAUCHI
Montréal


L'opposition est dévastatrice. Mais un grand projet assis sur des bases solides finit par l'emporter sur les aléas.  
 
Le rôle de l'opposition n'est pas inutile. Il permet de vérifier la volonté de ceux qui en font la promotion. Si la base vacille, tout s'écroule !  
 
N'est-ce pas au bout du compte un test fort valable ? 

Georges LeSueur
St-Ambroise


Il serait délirant de s'en prendre aux groupes communautaires comme responsables de l'avortement des "grands projets"! 
 
De toute évidence, si des projets avortent c'est qu'il ne sont pas bons! 
 
Et grâce à ceux et celles qui s'y étaient opposés notre société s'en portera meilleur. Ce n'est pas parce qu'un imbécile met un projet sur la table que l'on doit louanger le génie. 
 
Rien de tel que de proposer des projets pour créer des emplois et faire rouler l'économie. Encore faut-il que ces grands projets soient porteurs d'un avenir et si le bon peuple ose s'interroger sur la pertinence, c'est qu'il n'a pas le sentiment que c'est du genre d'avenir qu'il veut. On est en démocratie ou non? 

Marc Bédard
Scotstown


Québec immobile pourquoi? 
 
Nous avons un manque de confiance 
dans l'intelligence et l'intégrité de nos 
ÉLUS! 
 
Nous avons un manque de confiance 
dans notre SYSTÈME JUDICIAIRE 
et nous questionnons le jugement de nos JUGES 
et des avocats qui sont promus 
par patronage! 
 
Nous tournons toujours en rond! 

Yolande Taupier
Magog


M. Dubuc erre totalement avec ses pseudo analyses. C'est de la pure démagogie! Les citoyens ne s'opposent pas de façon virulante à des projets pour le plaisir de mettre le mettre des bâtons dans les roues mais  
1) pour faire respecter les lois et règlements existants à l'encontre desquels les lobby de promoteurs ont optenu des dérogations contre tout bon sens  
2) pour ne pas subir ce qui est une agression réelle à leur santé, leur sécurité et à leur propriété. Il N'y a aucun plaisir à se taper commission, audiences, assemblée municipales, cours de justice pour faire valoir ses droits!!! 
 
Et le directeur de santé publique se doit de dénoncer tout problème grave d'hygiène publique; qu'on ne viennent pas me dire qu'avec ses 4 tonne/an d'émissions polluantes l'auto n'est pas un problème grave d'hygiène publique!!! 

Marie-Michelle Poisson
Montréal


Le Conseil du Patronat voudrait etre le seul a decider de l'avenir du Quebec et de l"attribution des subventions.... Est-ce cela la democratie? M.Kelley-Gagnon et ses semblables devraient demenager en Republique Dominicaine dont je reviens : veritable paradis fiscal, democratie tres bien controlee, capitalisme sauvage, aucune infrastructure, privatisation a grande echelle et une classe moyenne a 10US$ PAR MOIS. Le paradis quoi! 

Helene Paulette
Inverness, qc


Les groupes communautaires, souvent écologistes, ça va de soi, proposent des solutions de constructions vertes. Ces solutions n'étant pas considérées par certains élus municipaux et/ou entrepreneurs, parce que nécéssitent la modification des lois d'urbanisme et des changements d'habitudes de constructions.  
 
Lorsque les salaires des employés d'organismes communautaire dépendent des subventions gouvernementales, permettant d'atteindre les objectifs d'aide à la communauté, il est tout à fait clair pour nous citoyens, que le partage des richesses est inéxistant.  
 
Le jour où les projets de constructions viseront de façon globale : le partage, le développement durable, le respect et la dignité humaine, les organismes communautaires auront la main verte à la pâte et une structure de fonctionnement très efficace. 
 
Le message des organismes communautaire est sans équivoques. La balle est dans le camp des instigateurs de ces projets privés.  

Nanny Caron
Montréal


Je juge irrecevables les hauts cris du Conseil du patronat, de l’Institut économique de Montréal et de leurs alliés. Que dire de l’influence politique du milieu des affaires? Qu’elle est juste et légitime? Celui-ci est bien davantage sous perfusion étatique que le milieu communautaire. Il reçoit des sommes considérables en subventions. Il ne paie plus une juste part d’impôts, proportionnelle à ses bénéfices croissants. Il profite d’une fiscalité complaisante. Il possède la majorité des médias. Il cause plusieurs des dégâts (précarité, sous-financement des services publics) qu’il est heureux que le milieu communautaire ramasse ensuite. Pendant ce temps, devant des projets pour lesquels l’intérêt d’une minorité est déguisé en priorité économique, les citoyens doivent remuer ciel et terre afin de se faire entendre dans un espace démocratique de plus en plus réduit. Ce sont ces citoyenNEs qui gardent la démocratie vivante. Le fait que ça énerve l’élite des affaires en dit long sur sa nature autocratique.
Catherine Caron
Montréal


Ça me fait bien rire d'être taxé d'immobiliste, car quand les groupes sociaux et communautaires mettent de l'avant des projets et des solutions pour bâtir une société plus verte, plus solidaire, plus inclusive et plus juste, ce sont justement ces messieurs du patronat qui font de l'obstruction!!!! 
 
Si des projets comme le Suroît, le Casino, la privatisation et la tarification de l'eau, la vente des terrains du Mont-Orford, la privatisation accrue dans le système de santé, le prolongement de la 25, et d'autres projets du même acabit reçoivent une si forte opposition dans la population, c'est qu'ils vont à l'encontre de ce qui est communément perçu comme le bien commun de notre société!!! C'est pas plus compliqué. 
 
Aux promoteurs maintenant de faire leur propre remise en question sur le genre de développement qu'ils proposent!
Denis Lévesque
Montréal


Je trouve abominable qu'ils aient annulé le projet de salle de spectacle du Cirque du Soleil à cause de quelques groupes de pression qui se méfient du casino au bassin Peel. 
 
Les opposants disaient que c'était à côté de Pointe-St-Charles, mais c'était plutôt à côté de la zone industrielle du même quartier. La zone habitée de Point St Charles est plutôt proche du métro que de la rue Peel, ce qui permet aux gamblers d' aller plus facilement avec le statu quo qu'en marchant jusqu'à la rue Peel. Chicago a une magnifique zone de spectacles sur le bord de l'eau qui attire les touristes, et Montréal se contentera d'autres condos de luxe. 
 
Ils ont fait interdire le virage à droite au feu rouge, alors qu'il faut civiliser les piétons indisciplinés qui sont habituellement la cause des accidents. Virer à droite au feu rouge serait-il plus dangereux à Montréalqu'à Las Vegas, Chicago ou Los Angeles? Voyons donc. Que de temps inutilement perdu au feu rouge et de gaz à effet de serre supplémentaires.
Luc Desjardins
Montréal


J'estime que le rôle des organismes communautaires est plus que souhaitable. il est essentiel. Si des projets aux saveurs pharaoniques ou ceux aux objectifs douteux, en dysfonctionnement avec notre société sont bloqués, c'est tant mieux. Cela économisera des milliards aux québécois. Pour les projets défendables sans agenda caché, je suis convaincu que les promoteurs sauront convaincre pour les réaliser. Je poserais la question au CPQ, est-ce que selon vous, seuls les projets concoctés en catimini, parfois magouillés avec des élus complaisants et cachés à l'analyse de l'impact écologique peuvent démarrer au Québec parce que leurs promoteurs sont incapables de les justifier sur la base de critères économiques sérieux, écologiques et sociétaux? Si tel est le cas, nous avons bien raison d'être méfiants de ces promoteurs souvent financés à même l'épargne publique et les impôts, car le Québec appartient à ceux qui l’habitent; je serais tenté d’ajouter aussi, toute l’année! 

André Gamache
Québec


Si les organismes communautaires souhaitent faire de l'activisme politique, qu'ils se fiancent de façon autonome et qu'ils se fassent élire. En attendant, nous disposons déjà d'une Opposition officielle au Parlement.  
 
Je n'ai rien contre le financement d'organismes communautaires qui sont partenaires de l'État pour fournir des services ciblés jugés nécessaires, mais je vois mal l'utilité de financer une Opposition officielle non élue alors que nous disposons d'élus qui remplissent déjà cette fonction au Parlement. 
 
La "société civile" dont se réclament ces organismes ressemble de plus en plus à une assemblée disparate de gérants d'estrade voulant influer sur la chose publique tout en faisant l'économie d'une vraie campagne électorale. 
 
On ne peut prétendre me représenter sans tenter de gagner mon vote.
Michel Verret
Montréal


 


Le Québec immobile
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Secrétariat à l'action communautaire autonome du Québec
 
Conseil du patronat du Québec


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