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Le 24 septembre 2007

Fini l'enseignement religieux à l'école!

À compter de septembre prochain, les élèves des écoles primaires et secondaires québécoises devront obligatoirement suivre un tout nouveau programme d'éthique et de culture religieuse. 
 
Ce programme prévoit l'enseignement de six religions, soit le christianisme (catholicisme et protestantisme), le judaïsme, les spiritualités des peuples autochtones, l'islam, le bouddhisme et l'hindouisme. 
 
La présente année scolaire est donc la dernière où on donne des cours d'enseignement religieux (catholique ou protestant) et moral. 
 
Êtes-vous pour le maintien de l'enseignement religieux à l'école? Selon vous, l'enseignement religieux doit-il se faire à l'école ou dans la paroisse? 
 
Les invités de Pierre Maisonneuve : Pierre Bergevin, sous-ministre adjoint, volet préscolaire, enseignement primaire et secondaire, au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Jean Morse-Chevrier, présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Mgr Pierre Morissette, évêque de Baie-Comeau et président du comité de l'éducation chrétienne à l'Assemblée des évêques du Québec, et Marie-Michelle Poisson, vice-présidente du Mouvement laïque québécois et professeur de philosophie au cégep Ahuntsic.



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Bonjour, 
 
le moins que l'on puisse dire, c'est que c'était le temps de diversifier l'enseignement des groupes religieux. Par contre, j'aurais préféré un cours sur l'évolution de la pensée sprituelle à travers les âges, ce qui à mon humble avis, inclurait toute pensée, philosophie ou autre tendances dans le domaine de la vie spirituelle. 
 
«quoiqu.il en soit, je suis d'avis que ce pas est très important pour faire comprendre la polyvalence des pensées. 
 
Bravo !
Raymond Guay
Québec


On me semble encore suivre la technique du « un pas en avant, un pas (ou deux) en arrière ». 
 
Je suis croyant et chrétien pratiquant, ma conjointe aussi, et pourtant, nous avons inscrit nos enfants aux cours de morale parce que nous estimons que la religion s'enseigne en famille ou en paroisse. En cela, j'aurais donc apprécié qu'on améliore le cours de morale « non religieuse ». 
 
Que donneront ces nouveaux cours de morale et religion ? Un endoctrinement contre (ou pour) les religions ou un ramassis d'informations sans queue ni tête ? J'ai beaucoup de difficulté à apprécier l'enseignement de l'histoire des religions quand on réussit à peine à enseigner l'histoire et la géographie.
Michel Gagnon
Montréal


Avons-nous une petite idée du nombre de vies humaines qui ont été sacrifiées au cours des âges, au nom des différentes religions ?  
 
Sûrement des millions ! 
 
La pratique religieuse doit impérativement être confinée au domaine privé. Toute velléité de la faire passer dans les lieux publics et les institutions civiles, ce qui qui pourrait faire penser à une politisation de la pratique religieuse, devrait être proscrite, voire même sanctionnée. 
 
Jean Rostand a écrit  : « Moins on croit en Dieu, plus on comprend que d'autres y croient. »
André Labelle
Laval


Tout-à-fait d'accord avec cela. 
 
La religion est une question personnelle. C'est à l'église, à la mosquée ou au temple que les cours de religion doivent être suivis. 
 
Les parents sont responsables de l'éducation et des valeurs auxquelles ils croient. L'école n'a pas à imposer des croyances de certains, lesquelles ne sont pas prouvables.
Luc Desjardins
Montréal


Bonjour à toute l'équipe ! 
J'ai été dans les premiers étudiants au primaire, en 1976, à avoir le choix entre les cours de religion ou de morale. Mes parents ont décidés de me faire suivre le cours de morale. Je les remercie encore aujourd'hui. Je crois que la religion est une chose personnelle que l'on découvre avec la vie et que l'on peut pratiquer à la maison. J'ai été baptisé, par obligation dans l'église catholique, mais je ne suis pas praticante, mais j'ai une spiritualité très développé. 
Je crois que l'idée du programme est excellente, non seulement pour permettre aux enfants de savoir ce qui existe dans le vaste monde mais aussi pour leur permettre de faire un choix éclairé quant à leur spiritualité. L'ouverture d'esprit est le début de l'aventure spirituelle. L'enseignement religieux est une affaire de famille et de croyance personnelle, non pas d'éducation. Je crois à une laïcité de l'état, donc une école sans enseignement religieux, peut importe laquelle. 
Merci !
Pascale Sauvageau
Chicoutimi - Saguenay


J'ai été éduqué dans la religion protestante et bien que j'ai apprécié certaines valeurs morales, je repproche beaucoup l'étroitesse d'esprit de certains groupes religieux. Pourquoi ne pas éduquer les enfants au niveau moral et en leurs ouvrant l'esprit sur ce qui se passe ailleurs dans le monde? Au lieu de cultiver ce qui nous sépare des autres, il vaudrait mieux qu'on se concentre sur ce qui nous unit et essayer de comprendre les autres si l'on veut avancer.
Jonathan Lapointe
Montréal


l'entetement de certains religieux a vouloir conserver le controle sur l'éducation de nos enfants me désole.Quand donc comprendront-ils que la religion est une affaire PERSONNELLE,et non un dogme dont on doit faire la promotion.Je ne vois pas beaucoup de différence entre ces gens-la et les démarcheurs du type témoins de jehova ou autres religieux ultras.Les religions divisent les hommes,mettent des barrieres entre eux et sont responsables de nombreux bains de sang,passés et présents,et ce,a travers le monde.Il est tres important qu'elles sortent de nos écoles et des lieux publics.Ne confondont surtout pas religion et culture,ce n'est PAS du tout la meme chose!
Jean Signori
Saint-Jean-sur-Richelieu


Ce nouveau programme est conforme avec la néccessaire laïcité de nos institutions et de notre ouverture sur le monde comme société moderne et progressiste.  
Nous n'avons pas le droit comme parent et comme société par nos institutions d'imposer une religion plus qu'une autre. 
Le dénominateur commun doit être premièrement et avant tout la spiritualité. 
Cette façon d'aborder l'enseignement religieux ne signifie aucunement que nous renions notre passé et nos racines catholiques. Ce sont aux paroisses (Églises et Mosqués) d'approfondir la pratique de choix individuels qui doivent être faits en toute liberté.
James A. Wilkins
Lac Brome


En ma qualité d'enseignant au primaire dans les écoles «catholiques» du Québec, de 1972 à 2004, j'ai dû payer en $ mes convictions laïques. Depuis 1975, un enseignant peut se soustraire à l'enseignement du cours de catéchèse, cours obligatoire. Mais, ce faisant, en se se prévalant de ce droit, il voit son chèque de paie soustrait de trois (3) périodes/semaine (une en 2007). Un droit que j'ai dû payer en $ au moins une vingtaine d'années. Mine de rien, au total, un bon 10 000$. Cela pour dire que j'ai lutté pour qu'on sorte la religion catholique de nos écoles. J'ai lutté en $ et activement par des écrits dans les journaux et un mémoire lors des États généraux sur l'éducation. Par consensus citoyen, le Québec s'est enfin libéré de cette contrainte. Je ne suis pas contre les religions. Elles ont leur place, mais dans le privé, à la maison, dans les lieux de prière et de rassemblement qui leur appartiennent. Dans les institutions publiques, les écoles, les hôpitaux, la rue, elles n'ont pas leur place.
Mario Laprise
Québec


L'enseignement culturel des religions permet à tous les élèves d'une même municipalité de vivre dans les mêmes classes et apprendre les différences des autres. 
 
Si nous maintenons l'enseignement confessionnel, cela nous oblige à offrir ce droit aux autres religions. Cela voudrait dire de séparer les élèves selon la religion de leur parent. De plus, les immigrants vont se concentrer dans les quartiers qui donneront le cours de leur religion. Nous risquerons alors avoir des multitudes de solitudes. 
 
Qu'on laisse dont la religion confessionnelle dans les lieux privés, c'est plus simple et plus profitable ainsi.
Dany Leblanc
Saint-Jude


L'ensemble des religions étant patriarcales, il est essentiel d'inclure des notions d'égalité entre les femmes et les hommes dans ces cours. Il faut également introduire des discussions sur l'importance de la laicité dans nos sociétés afin d'équilibrer le débat. Sinon, on n'innovera pas, au contraire, on va reculer.
Kim Cornelissen
Saint-Marc-sur-Richelieu


N'oublions pas que ce sont les professeurs qui enseignent actuellement le catholicisme à qui l'on va confier le nouveau "programme de culture religieuse" quand le Québec cessera enfin de déroger à la Charte. 
 
Imaginez la levée de boucliers si c'était à des imams musulmans que l'État confiait le cours de "culture religieuse" pour l'ensemble des jeunes du pays...  
 
Non, la propagation des dogmes religieux sous une forme ou une autre n'a pas de place à l'école, et c'est un scandale qu'on continue à la financer à même les impôts de tou-te-s les Québécois-es, toutes convictions confondues.  
 
Il faut y voir le poids, encore immense, du lobby chrétien au Québec, financé à même les privilèges fiscaux que conservent ces églises chez nous.
Martin Dufresne
St-Hippolyte


Le nouveau programme ne s'apesantit pas sur une religion particulière comme le veulent les fondamentalistes et intégristes de toute sorte. Il éduque et n'impose pas. Il ouvre les esprits aux diverses religions existantes avec objectivité et respect.  
Chacun pourra pratiquer chez lui et dans le temple approprié la religion de son choix.  
J'applaudis à ce programme sans ignorer qu'il représente un recul pour certains esprits traditionnels fermés.
Georges LeSueur
St-Ambroise de Chicoutimi


L'enseignement religieux doit être fait dans les églises, les synagogues et les mosquées. Je trouverais cependant acceptable qu'APRÈS les heures de classe, un enseignement religieux puisse être donné à l'école par les représentants des différentes confessions là où le nombre d'élèves le permet. Ces cours parascolaires côtoieraient les autres tel que échecs, gardiens avertis, judo... Il suffirait de s'y inscrire.
Marie Lauzier
Montréal


Pourquoi imposer ce cours d'éthique et de culture religieuse ? Pourquoi le faire même dans les écoles confessionnelles ? 
 
Qui décide de ce genre d'impositions, au nom de quel principe ? Celui de la diversité et de la liberté d'opinion et de religion ? 
 
Pourquoi ne pas mettre fin à l'emprise de l'État sur l'enseignement confessionnel ? Être en faveur de la séparation de l'État et de l'école ? 
 
Pourquoi ne pas laisser les parents décider, plutôt que des fonctionnaires et un conseil supérieur de l'éducation ? 
 
Pourquoi a-t-on peur de la concurrence scolaire au Québec ? Concurrence pas uniquement de gestion, mais de fond y compris dire non à ce cours pour le moins polémique et controversé !?
Patrick Andries
Roxton Falls


Les propos de votre invitée Mme Chevrier mélange 2 choses  : le programme d'enseignement obligatoire et les choix faisables par les parents  : elle dit que la liberté c'est d'avoir totalement le choix... mais qu'en est-il pour les mathématiques? si je veux que ma fille n'apprennent pas les mathématiques, je ne suis pas libre de ce choix. Le cours d'éthique n'est pas un choix, mais une matière telle les autres et ça n'est nullement discutable. 
 
La religion est, dans notre société démocratique, un choix personnel. Comprendre toutes ces religions qui nous entourent me semble d'une logique qui relève quasiment du devoir de citoyen. Parcontre, vouloir forcer les écoles à enseigner une croyance (et ce parmi un choix croyance) relève du dogmatisme digne d'une monarchie, d'un empire ou d'une dictature...  
 
Le Québec est un état qui se veut laïc dans sa sphère publique. Il est grand temps que cette réalité soit reflétée dans notre système scolaire.
Antoine Pratte
Outremont


La religion est une question personnelle. L'éducation religieuse catholique devrait donc se faire dans la paroisse ou à la maison, mais pas à l'école. L'école devrait être laïque.  
 
Si on désire absolument de l'éducation religieuse à l'école, que les parents envoient leurs enfants dans des écoles privées, à leur frais et non subventionnées par le gouvernement.
Beauchesne Nicole
Gatineau


Je suis contre l'enseignement religieux à l'école. Un cours d'éthique de culture religieuse me semble beaucoup plus adéquat et bien plus inclusif. 
 
Les parents qui désirent offrir à leurs enfants un enseignement religieux plus poussé, et moins laique, n'auront qu'à s'adresser à un spécialiste de la confession de leur choix. Car nous aurons encore tous le choix de pratiquer ou non la religion de notre choix.
Pascal Bélanger
Montréal


Bonjour M. Maisonneuve, 
 
Je crois fermement que la religion et la foi sont très personnelles. Dans les écoles publiques aucune religion ne devrait être enseignée. 
 
Tout enseignement concernant la religion devrait l'être par les parents ou par les "religieux". De toute façon je serais bien curieuse de savoir combien de parents, catholiques ou autre, sont réellement pratiquants. 
 
Aux États-Unis il existe déjà des religions qui sont enseignées aux enfants avec ce qu'on appelle le "Sunday School" après les offices religieux. Je crois que si les parents veulent que leurs enfants aient des cours de religion cette façon est la meilleure. 
 
L'école n'est pas là pour convertir les gens. De toute façon de plus en plus nous avons des immigrants de toutes les croyances alors nous aurons à débattre de plus en plus au sujet de diverses religions car tous exigeront que la leur soit enseignée ou mise dans le groupe.
Suzanne Sirois
Gatineau


Wow, je peux pas croire qu'on veuille encore enseigner la religion catholique dans les écoles. D'abord, la pratique et l'enseignement religieux sous un angle partisant est intime et ne doit aucunement s'inscrire dans un cadre scolaire. Tout de même, l'idée d'enseigner les différentes religions ( éthique et culture religieuse) se situe dans la même branche que l'enseignement de la philosophie. Ce n'est qu'une question d'histoire, c'est accepter de ne pas se borner à ses propres croyances, c'est s'instruire.
Isabelle Corbeille
Montréal


Je partage l'avis de Mme Poisson. Faire partager un même cours par tous les enfants est la meilleure chose à faire pour favoriser la cohésion de notre société.  
 
Que les parents qui s'accochent à la religion se rassurent, car de toute façon ils transmettent leurs valeurs et leur vison du monde à leurs enfants au sein de la famille. 
 
En plus, le nouveau cours obligatoire devrait réjouir ces parents  : un grand nombre d'enfants voués à l'ignorance du catholicisme pourront désormais en avoir une connaissance de base. Qui sait? Peut-être quelques vocations en résulteront! 
 
L'Association des parents catholiques mène un combat d'arrière-garde! Les défis du XXIe siècle interdisent tout repli sur soi.
Nicolas Calvé
Montréal


Si l'on avait écouté l'Association des parents catholiques à la fin des années 60, l'on aurait pas de CEGEPS. 
 
Il est temps de déconfessionnaliser les institutions publiques et réserver la religion à l'espace privé. L'intégration des immigrants de confession religieuse différente en sera facilitée.
Anne Bilodeau
Verdun


Je suis tout à fait d'accord avec la fin de l'enseignement religieux à l'école. La religion appartient à la famille et à l'église et doit relever de ces derniers.  
 
C'est la responsabilité des parents de transmettre ces valeurs à leurs enfants...  
 
Les citoyens ont été largement informés à cet effet. Ceux qui s'y opposent sont ceux qui ne veulent pas en prendre la responsabilité. Prendre le temps d'amener leurs enfants à l'église, etc.
Sylvie Dufort
Montréal


Il est faux de croire que les paroisses catholiques offrent des services entièrement gratuits. J'ai inscrit mes trois enfants la semaine dernière à des cours de préparation aux sacrements et j'ai dû accompagner mes formulaires d'un chèque de 150$.
Ghislaine Lavertu
Sherbrooke


La liberté religieuse à l'école est une composante de la liberté tout court. La suppression du libre choix des parents est une atteinte à la liberté. Cette atteinte marque une victoire temporaire de l'intégrisme laïque.
Louis O'Neill
Québec


Contrairement à ce qu'a affirmé l'une des premières intervenantes, l'imposition d'un cours d'éthique et de culture religieuse n'est pas une atteinte envers la liberté des individus, pas plus que ne l'est l'enseignement des autres cours obligatoires. Il n'y a rien de telle que la 'liberté d'un parent à enlever l'opportunité à un enfant d'ouvrir son esprit', c'est même là le devoir de toute société responsable. Le choix de barricader son enfant dans un cadre mental restrictif est condamnable selon moi.  
Je suis troublé de constater que plusieurs croient encore que ça prend absolument l'enseignement catholique pour avoir des valeurs.
Francis Therrien
Québec


Je suis d'avis que la religion, ou la culture religieuse, devrait demeurer une chose privée, donc, à votre question, je réponds «la paroisse». Je suis d'accord avec des cours d'éthique, mais la religion, non merci. 
 
Et quant aux parents qui disent pas «manquer de temps» pour inculquer leurs valeurs religieuses à leurs enfants, eh! bien! c'est que ces valeurs ne doivent pas être si importantes que ça à leurs yeux!
Isabelle G. Gélinas
Saint-Basile-le-Grand, QC


La religion est une croyance. Les croyances n'ont pas leur place à l'école où l'on doit enseigner des réalités. 
Sinon il faut faire un cours particulier sur les religions où toutes les croyances auront la même place.
Jean-Marie Pesci
Joliette (Québec)


Je pense que c'est contraire à la Déclaration Universelle (article 18) qui précise très clairement que ce sont les parents qui choisissent l'enseignement religieux à l'école. Ce droit à l'enseignement est repris dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 18). 
Le Québec a du amender sa charte pour enfreindre ce droit fondamental. Il l'a fait sous le couvert de la laïcité. 
Prétendre que d'enseigner un ensemble de valeurs de différentes religions et d'anti-religions peu remplacer l'enseignement choisi par les parents est de la fumisterie.
Gilles Guibord
Terrebonne


Une religion en vaut une autre. 
Pour nous, qui avons été endoctrinés dans le catholicisme, cette religion semble "la meilleure". 
Pour les Juifs, c'est bien sûr le judaïsme. 
Pour plusieurs, c'est le musulman, etc., etc.  
Même pour certains, la meilleure, c'est le raëlien... 
 
Le réel débat est le débat entre la connaissance et la croyance. 
L'école n'est pas là pour aiguiller une croyance, mais plutôt pour enseigner des connaissances. 
La connaissance est à l'opposée de la croyance. (créationnisme versus Darwin) 
La croyance ferme les esprits et cultive l'intolérance et le préjugé. 
La connaissance ouvre les esprits et cultive la compréhension des différences. 
 
Le cours d'histoire et d'éthique religieuse est un pas dans la bonne direction pour donner à nos enfants les outils nécessaires pour vivre en paix avec leurs semblables et pour déjouer l'obscurantisme.
Serge Charbonneau
Québec


Je suis relativement étonné du nombre d'auditeurs de la tribune de tout à l'heure qui se sont exprimés en faveur du maintien de l'enseignement religieux à l'école, position qui ne me semble pas correspondre à l'opinion générale qui a cours dans mon propre milieu. N'y aurait-il pas opération de noyautage de toutes les tribunes publiques par les tenants de ce maintien pour donner l'impression d'une majorité en faveur de leur position ????
Robert Bouthillier
Québec


Elle doit avoir le dos large, notre école! 
Oublie-t-on que son rôle premier est de transmettre des connaissances et, bien sûr, des compétences, qui devraient permettre aux enfants de poursuivre des études supérieures ? À chaque débat de société, on se demande si l'école ne devrait pas régler le problème.  
On lui demande de parler de sexualité, de pédophilie, de santé et de nutrition, on réduit le temps pour l'éducation physique, on souhaite aussi qu'elle fasse faire les devoirs aux enfants, et maintenant, on revient sur les religions. Il me semblait qu'on l'avait réglé une fois pour toutes ce débat! La religion est une affaire de famille et non pas d'école. Si les parents et les communautés religieuses manquent de temps pour faire leurs devoirs, ils n'auront qu'à faire des choix, comme tout le monde!
France Guay
Montréal


Le sens moral, ça existe chez tous les enfants et ça se développe par des activités appropriées. Il s'agit d'une bonne raison pour que cela fasse partie du programme scolaire.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Très bonne nouvelle,mais j'espère aussi que les symboles religieux vont disparaîtres comme le voile,le kirpan,le lavage de pied dans les lieux public etc.
Richard Moreau
Drummondville


Tous ces débats présupposes l'impossibilité de connaissance positive sur la vérité métaphysique et spirituelle de l'homme. Or, L'Église enseigne tout le contraire, c'est-à-dire qu'elle est en mesure de donner les arguments irréfutables de la Vérité qu'elle incarne. De ce fait, la traiter comme quelque chose de confus et d'occulte, ce que le présent cours d'introduction aux religions que l'État propose, est de soi en contradiction avec la religion catholique. C'est la raison pour laquelle le cours de l'État va contre le principe de liberté religieuse. 
 
 

Francis Denis
Québec


 


L'enseignement religieux doit-il se faire à l'école ou dans la paroisse?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Éthique et culture religieuse
Section du site du ministère québécois de l'Éducation

 
Gare au pluralisme normatif dans les cours d'éthique et de culture religieuse
Communiqué de l'Association des parents catholiques du Québec

 
Mouvement laïque québécois
Voir le numéro 7 de la revue Cité laïque

 
Nouveau programme d'éthique et culture religieuse - Les enfants seront plongés dans le bain de la diversité religieuse
Article du Devoir - 13 septembre 2007



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