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MAISONNEUVE EN DIRECT
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Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca


Le 24 août 2007

Les effets de la loi 101

Le 26 août 1977, le Québec adoptait la Charte de la langue française pour assurer la prédominance du français dans la province. Cette politique linguistique, mieux connue sous le nom de loi 101, continue de soulever les passions, 30 ans après son adoption.  
 
Aujourd'hui, elle est toujours populaire au Québec, si on en croit un sondage SOM publié vendredi par le quotidien La Presse. Selon l'enquête, près de 80 % des francophones et 56 % des non-francophones estiment que l'adoption de cette charte a eu un impact positif sur le Québec. Les répondants y voient des effets positifs tant sur la langue de travail que sur la langue d'affichage, la langue d'enseignement et l'image de la province. Cependant, 40 % des allophones et des anglophones croient que l'impact a été négatif, particulièrement sur la langue d'enseignement et l'image du Québec. 
 
Le sondage a été mené auprès de 1002 Québécois du 8 au 21 août derniers. La marge d'erreur est de 4,4 %, 19 fois sur 20. 
 
Quel bilan faites-vous de la Charte de la langue française, 30 ans après son adoption? 
 
Les invités de Pierre Maisonneuve  : Gérald Larose, ex-président des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, Anita Aloisio, réalisatrice du film Les enfants de la loi 101, et Patrice Garant, constitutionnaliste et professeur de droit à l'Université Laval.



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La loi 101 a joué un rôle primordial dans la société québécoise. Malheureusement elle subit des attaques constantes de la part de fédéralistes et émigrants qui veulent faire de l'anglais la langue d'usage et de promotion. On ne peut leur en vouloir; c'est leur intérêt.  
En plus, les 7 millions de Québécois doivent lutter contre la pression des 300 millions d'anglophones qui les entourent.  
Le fait Français n'intéresse principalement que les francophones de souche et émigrés de pays d'expression et de culture française.  
Le dernier jugement permettant l'accès à l'école anglaise subventionnée pour les parents en usant d'un stratagème évitant la norme québécoise nous montre la fragilité de la loi 101. Par chance, Jean Charest a réagi promptement et avec lucidité, approuvé en cela par Jean Duceppe et le PQ.  
La survivance francophone à long terme dépend d'un Québec autonome.  
Quel parti le réalisera?
Georges LeSueur
St-Ambroise


C'est triste à dire, mais la Charte de la langue française est devenue, au fil des jugements, un véritable gruyère. Cependant, le jugement Hilton montre bien que la défense de la langue française au Québec ne peut être effective dans le cadre constitutionnel canadien.
Claude Boucher
Québec


Bonjour, 
 
Nous devons tous une fière chandelle à la loi 101. Elle a cependant un urgent de nouvelles munitions et de nouveaux blindages.  
 
Mais les pires ennemis de la langue de Molière sont, sans contredit, les Québécois eux-mêmes. Et les exemples sont nombreux. Il suffit d'écouter les animateurs des radios commerciales sans oublier les films étatsuniens que nous doublons mal. 
 
Bien parler c'est se respecter et respecter notre interlocuteur.
Nathaniel Thorne
Montréal


La Loi 101 est plus que nécessaire si le Québec tient à demeurer le Québec. L'annonce du jugement Hilton a suscité une joie profonde chez certains immigrants de mon quartier. Enfin, comme eux, leurs enfants auront a liberté de ne pas vivre et de ne parler français au Québec! À titre d'exemple, malgré mes encouragements en faveur du français, ne serait-ce que par respect pour la population d'accueil ou même pour son propre enrichissement personnel, la majorité des membres de ma communauté culturelle refusent d'apprendre le français, de servir les clients s'exprimant en français et désormais, d'envoyer leurs enfants à l'école française. Déjà, on parle d'aider financièrement les plus pauvres qui n'auraient pas les moyens de s'offrir l'école en anglais. Avec ce jugement Hilton, « René Lévesque » ne sera rien de plus que le nom d'une rue.
Hamid Tasbih Doust
Montréal


Est-il encore possible d'avoir recours à une clause nonobstant ? 
 
En l'absence de la souveraineté, nos gouvernements ne devraient pas hésiter à utliser la clause nonobstant dans le domaine de la langue. 
 
L'incapacité à légiférer en fonction de nos besoins est une motivation importante à requérir la souveraineté du Québec.
André Labelle
Laval


La Loi 101 n'a eu pour résultat que le nivellement par le bas car ce n'est pas à l'école publique québécoise qu'un enfant peut maitriser un niveau d'anglais international  : élément de base pour assurer sa réussite scolaire et professionelle.
Philippe Cauchi
Montréal


Bonjour, 
Une loi essentielle et indispensable! 
Ne partez pas sans elle, dirait la publicité. 
Son seul défaut est d'être promue par des personnes dont l'allégeance religieuse catholique romaine, comme l'ancien jésuite Gérald Larose, semble être le moteur principal. 
Pour s'épanouir pleinement la loi 101 a besoin d'une loi 102 proclamant la laïcité de la Belle Province. 
Autrement dit, en mettant fin à un sectarisme qui est généré par l'imaginaire, un imaginaire qui s'effrite de jour en jour davantage, ill sera possible de mettre sur pied une société laïque et francophone mature, équilibrée et attirante.
Jean Lengellé
Embrun Ontario


Cher Monsieur, 
 
À mon avis, l'effet de la loi 101 a été variable selon que l'on habite à Montréal ou dans les régions du Québec. Dans ces dernières, cette loi fait en sorte qu'il est pratiquement impossible d'apprendre l'anglais. En effet, l'école publique a été incapable d'enseigner l'anglais aux personnes habitant en région, ce qui les a handicapés énormément  : la plupart de ces gens sont incapables d'accéder à des postes exigeant le bilinguisme. Autre exemple, Madame Marois qui vient de Québec et qui est incapable de parler l'anglais. N'est-ce pas un handicap ? Le problème, c'est de ne pas avoir donné les moyens à nos enfants d'apprendre l'anglais et le français. Finalement, la loi 101, à mon avis, a fait plus de mal que de bien aux Québécois vivant à l'extérieur de Montréal.
Alain Beaulieu
Québec


M. Maisonneuve, 
 
Le bilan que j'en fait est le suivant  : la loi 101 est rendue au bout du rouleau, dépecée, charcutée. La prochaine étape pour la réhabiliter serait la citoyenneté québécoise, comme le préconise M. Larose, et surtout l'indépendance de notre nation. Sans quoi, des juges, comme ce M. Hilton le démontre dans le plus récent jugement de la Cour d'appel, continueront leur travail de sape, sans tenir compte de la réalité linguistique québécoise.  
 
Aussi, je m'inquiète encore davantage de l'attirance de l'anglais chez notre peuple. Il faut être aveugles et sourds pour ne pas voir la marée des anglicismes et des raisons sociales anglaises qui s'abat sur le Québec, à Montréal notamment.  
 
Nous allons tout droit dans le gouffre d'une anglicisation sournoise et consentie, jour après jour, année après année.
Gérald Séguin
Montréal


Je suis un des enfants de la Loi 101. Même si j'ai dû endurer des préjugés racistes de plusieurs enseignants, j'ai appris à aimer le français et j'ai poursuivi mes études universitaires en français. Je constate que la plupart des milieux de travail (en science sociale) n'ont pas ou presque pas d'immigrants dans leur institution. On nous demande d'être intégré, mais le noeud du problème c'est que beaucoup de québécois de souche (ayant des postes de pouvoir) ne veulent pas "intégrer" les immigrants.  
 
Les racistes se cachent-ils derrière une question (l'intégration des immigrants) semble légitime pour passer leur propagande? 
 
Pourquoi forcer les immigrants à prendre une langue si on ne les aide pas à l'apprendre? 
 
Il faudrait tout d'abord commencer par apprendre dans nos cours d'histoire que nous habitons sur une terre qui a été volée à plusieurs peuples autochtones, en les massacrant par les armes et les épidémies sur les objets d'échange. Un modèle d'intégration qui fait honte.
Eduardo DiNuovo
Montréal-Nord


M. Maisonneuve, 
 
Informez-nous à savoir qui a porté en Cour cette demande, la première demande qui a produit en appel cette décision. 
 
Qui sont ces gens, qui a payé pour ça? 
 
Combien ça coûte? 
 
Alors j'invite tous les québécois à présenter une demande à la Cour pour invalider ce jugement survenu hier.
Suzanne Milot
Sherbrooke


Faut-il se surprendre ?? 
 
Quand on connait les antécédents du juge Robert qui a rendu la décision il ne faut pas être surpris. N'est-ce pas le même juge qui a dit que le souverainisme n'avait pas leur place dans la magistrature. 
 
La magistrature et la cours suprème, au Canada, penchent tout le temps du même bord, à savoir celui des droits individuels au détriment des droits collectifs. 
 
Personnellement je n'ai aucun respect pour ses deux institutions. Elles ne sont là que pour promouvoir des idées aussi stupide que le multiculturalisme et autres aberration de ce genre qui ont détruit la société canadienne anglaise et qui est en train de détruire la notre.
Francois Cormier
Montreal


Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine sont des pays où la langue d'usage n'est pas l'anglais et ils tirent dans l'ensemble très bien leur épingle du jeu. L'argument économique pour l'adoption de l'anglais comme langue des affaires ne tient donc plus la route, surtout à une époque où des logiciels permettent de traduire relativement facilement, quoique encore approximativement, des textes d'une langue à l'autre. De plus, la facilité avec laquelle on peut produire des versions en langues étrangères de la plupart des logiciels encourage le développement de l'expertise locale. Par ailleurs, il faut bien reconnaître que dans la plupart des domaines techniques ou scientifiques, les publications en langue anglaise prédominent, de sorte qu'il devient nécessaire d'apprendre l'anglais comme seconde langue quand on veut se spécialiser dans un domaine technique ou scientifique. L'apprendre comme langue seconde n'oblige pas à adopter la culture anglo-saxonne, ce qui serait la conséquence d'une assimilation.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Face au désir des gens d'être performants en affaires, la loi 101 est plus que nécessaire. À en entendre bon nombre, toute autre langue n'est que bas dialecte employé par une minorité décroissante en mal d'une vague culture évanouissante. À faire de nous de Grands Commerçants, nous faisons de nous de piètres individus sans culture. Car le commerce n'a que faire de la culture, sauf si elle vend. À nous intéresser à tout ce qui est commercial, nous nous empêchons de nous ouvrir à ce qui est riche et vivant, ce qui ferait de nous des individus moins peureux envers l'étrangé. Car si nous sommes sans culture, pouvons nous simplement nous imaginer que les autres en ont une? Peut-être que c'est ça le problème avec les imigrants. Peuvent-ils seulement la voir notre culture? Et si nous en avons une, est-elle invitante? La langue n'est pas une culture en soit, mais un outil pour la communiquer. Le problème est peut-être que notre culture ressemble trop à la culture anglophone. De là le malaise.
Éric Desrochers
Montréal


bonjour m.maisonneuve et bon retour.je trouve personnelement que l'on a dans le jugement rendu hier une bonne explication sur le succès récent des têtes a claque,la raison en est fort simple,que peu -t -on penser d'un peuple qui ne trouve rien a redire du fait que le jugement soit en partie rendu par un juge qui a été(et semble etre encore) un des principal défenseur de tout ceux qui cherche depuis plusieurs années (presque 30 ans aujourd'hui)a réduire la portée de la charte ,les québecois n'ont donc aucune difficulté a s'identifier a ces sympathiques personnages de colonisé soumis. a quand l'aplaventrisme 101 comme formation obligatoire a l'école.mario doit surement y avoir déja penser.
Benoit Chevarie
Saint-Marc-sur-Richelieu


Bonjour Mr. De Maisonneuve, 
 
Un petit mot pour souligner (sans méchanceté aucune) la faute de grammaire que M.Richard Berger a faite en répondant à vos questions  : 
"...l'expérience que j'ai fait...) dit-il !!! 
que j'ai faite peut-être? 
Comment lui ,qui défend la langue française peut-il s'exprimer ainsi ? 
Désolée, ces fautes reviennent sans arrêt, (chez un peu tout le monde) et c'est comme une fausse note en musique  :inacceptable?... 
J'adore votre émission... 
Sincèrement,
Nina Atala
Québec


Deux ministres liberales se sont offuquees de la decision de la cour envers la loi 101. Elles vont aller en appel et apres, si ce ne fonctionne pas et que les autres decident pour le Quebec???? 
Le juge en chef Michel Robert ancien president du parti liberal a choisi les trois juges pour cette cause au lieu de cinq? 
Trois juges nommes par les liberaux, on est entre bonne main. A chaque fois que l'on a des problemes avec la loi 101 ca vient du parti liberal et de ses amies. 
Les liberaux n'ont jamais accepte cette loi promus par Rene Levesque et il vont tout faire pour la detruire piece par piece. C'est evident.
Roland Cote
DuBois, USA


La loi 101 selon moi est une loi qui n'aurait jamais dû exister. Elle est contraire aux chartes canadienne de droit de la personne.. Tout le monde, qui qu'il soit devrait avoir le droit d'envoyer son enfant à l'école de son choix, que l'école soit anglophone ou francophone, même si les 2 parents sont francophone..C'est fondamentale.. Le gouvernement peut subventionner les écoles francophones publiques s'il le désire. Ce n'est qu'un aspect de la loi toutefois.
Pierre Tremblay
Montreal


 


Quel bilan faites-vous de la loi 101, 30 ans après sa création?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Loi 101 : la contestation s'organise
Article de Radio-Canada.ca (Montréal) - 23 août 2007

 
La Charte de la langue française a 30 ans
Entrevue avec Bernard Landry diffusée à C'est bien meilleur le matin le 24 août 2007

 
Loi 101 : l'avenir du français
Dossier des archives de Radio-Canada

 
Charte de la langue française
Textes disponibles sur le site de l'Office québécois de la langue française



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