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Le 17 octobre 2006

Les Québécois, paresseux?

Une nouvelle déclaration de Lucien Bouchard en fait réagir plusieurs. Un an après avoir publié, avec d’autres personnalités, le controversé manifeste Pour un Québec lucide, Lucien Bouchard vient de nouveau aiguillonner l’opinion publique.  
 
Dans une entrevue accordée au réseau TVA, Lucien Bouchard affirme que les Québécois ne travaillent pas assez, qu’ils travaillent moins que les Ontariens et infiniment moins que les Américains. Il faut qu’on travaille plus, dit-il. 
 
Sommes-nous vraiment moins travaillants que nos voisins? 
 
Pierre Maisonneuve fouille la question avec Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), avec Michel Kelly-Gagnon, président du Conseil du patronat, et avec Claude Montmarquette, professeur d'économie à l'Université de Montréal et vice-président du groupe des politiques publiques à l'Institut Cirano.



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La question à laquelle répondre pourrait être  : quelle est l'utilité de notre travail?.. 
 
Quelle est la part, croissante me semble-t-il, de l'énergie investie à combattre les forces du marché? À l'inverse, comment évolue l'utilité du travail? 
 
Autrement, comment se fait-il que notre pouvoir d'achat diminue à mesure qu'augmente le nombre annuel d'heures travaillées? 
 
Autant de question qui définissent la prospérité, bien plus que la simple agitation économique. 

Louis Bourque
Montréal


Et si on faisait cela, le taux de chômage augmenterait. L'exemple de la France concerne une tentative de réduction du taux de chômage par la réduction de la semaine de travail. Il faut des investissements dans des secteurs générateurs d'emplois. Si les gens travaillent moins en moyenne, c'est qu'il y en a beaucoup qui ne se trouvent que des emplois temporaires. 

Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Lucien Bouchard joue aux éminences grises et guide moral de la société québecoise! Travailler plus! Produire plus. Consommer plus. Et polluer plus bien sûr!  
La compétition en matière de production industrielle n'est pas la voie idéale pour assurer le bonheur des citoyens.  
La modération semble plutôt à conseiller. Un meilleur équilibre du partage de la richesse collective serait plus opportun.  
La richesse de notre voisin assez puissant pour s'imposer par les armes est-elle un guide à suivre? J'en doute!  

Georges LeSueur
St-Ambroise


Plus je regarde nos élites, plus il me semble y déceler une forme de mégalomanie généralisée. Ainsi, Lucien Bouchard trouve que les québécois sont paresseux. 
 
Probablement que je rêve, mais il me semble qu'on entend continuellement parler de charges de travail qui s'accroissent, de maladies liées au stress, de burn-out. Les couples où un seul des conjoints travaille sont des exceptions. Peut-être devrait-on aussi mettre les enfants au travail... 
 
À quoi cela sert-il de travailler si c'est pour toujours travailler ? Vivre n'est pas que produire et consommer, quoi qu'en pensent les supposés penseurs, obsédés par la richesse et la performance. Je préfère une société vivante à une société esclavagiste. 
 
 
 

François Huart
L'Ascension


Il y aura toujours des individus, sociétés et peuple qui travaillerons plus fort que nous et d'autres moins fort. 
L'important c'est d'être satisfait de son travail et surtout heureux de travailler. 

Luc Côt
Montréal


Comme jeune travailleur de 27 ans qui tente de de se bâtir une vie familiale et matérielle équilibrée, je suis profondément fâché de me faire dire par un icône babyboomer, et ce dans un même souffle, que sa génération choyée est responsable du 2/3 de la dette et que je ne travaille pas assez ! Et quant à comparer, pourquoi ne comparerait-on pas nos conditions actuelles avec celles de M. Bouchard à mon âge?... Vraiment, il serait utile qu'il descende de sa tour d'ivoire et vienne faire un tours dans le monde réel duquel il semble bien loin... Une tournée des services de garde est assez pour convaincre quiconque est de bonne foi... 
 
Avec un tel paternalisme et mépris, on s'étonnera encore que les jeunes méprisent ou ne respectent pas les aînés... 
 
Peut-être qu'ayant vu certains de nos parents travailler comme des déchaînés et voir le résultat du monde on se dit que favoriser sa famille n'est peut-être pas créateur de richesse, du moins, pas la même richesse dont parle M. Bouchard... 

Philippe Genest
Montréal


Ma qualité de vie est plus importante, qu'aurais-je gagné en travaillant plus si je passe moins de temps avec ma famille ou mes amis? 

Henri Juste
Montreal


Bonjour, 
 
Quand Lucien Bouchard a froid, le Québec tout entier grelotte ! 

Nathaniel Thorne
Montréal


Lucien Bouchard a un fameux culot de traiter les Québécois de paresseux. 
 
N'est-ce pas lui qui a mis 17 000 travailleurs de la santé à la porte et autant dans les autres domaines? 
 
N'est-ce pas sous son gouvernement que le stress au travail a explosé dans la société entraînant de nombreux coûts sociaux de dépression? 
 
Qu'il aille donc raconter ses inepties aux travailleurs forestiers! 
 
L'erreur des Québécois est de voter pour des politiciens qui nous mentent effrontément autant au provincial qu'au fédéral. 
 

Jean-François Pignon
Montréal


M Bouchard n'a rien inventé. Une étude récente a démontré que effectivement nous travaillons moins que les Américains et les Ontariens. C'est un choix de mode de vie. 
 
Personnellement, ce qui m'étonne c'est qu'un individu, vire capot et premier ministre démissionnaire, donc une personne irresponsable et instable, fasse la morale à tous et chacun. 

Jasmin Charbonneau
Saint-Hubert


Peut-être que oui, mais c'est correcte. Il y a peut-être la tendance ici, qu’on veut prendre plus de temps pour soi. Ne pas hypothéquer sa vie de 8  :00 à 17  :00 du lundi au vendredi où il est impossible d’aller chez le médecin, le dentiste et la voiture. Plusieurs ne veulent pas avoir l’impression de passer à côté de leur vie en pensant toujours travail et travail. Moi dans mon cas, je préfère faire moins d’argent, vive plus simplement, mais avoir plus de temps pour moi, pour me reposer et faire des loisirs en prenant le temps de vive, pour moi c’est ça avoir une qualité de vie. Je dis donc vive les semaines de 4 jours ou les semaines de 30 à 35 heures par semaine. Il y la motivation qui peut manquer quand on travaille dans un domaine qui n’est pas notre domaine d’études, par manque d'emplois de notre secteur. 

Sébastien Gaudreault
Chicoutimi


Il est impossible de séparer le nombre d'heures travaillées de l'état d'esprit dans lequel nous évoluons. On oublie trop souvent que pour bien travailler, les travailleurs doivent être biens pour bien produire. Les Français ont 5 semaines de vacances par année dès le début d'un travail.  
Nos avantages sociaux sont un choix de société qu'il faut assumer collectivement. L'équilibre travail-vie personnelle doit se faire actuellement au détriment du travail.  
 
Nous travaillons déjà beaucoup. Il faut prendre du temps pour vivre, pour l'amour! 
 
Merci 

Alexandre Laflamme
Montréal


Bonjour, 
 
J'aurais tendance à être d'accord avec les propos de Lucien Bouchard et  
affirmer que les Québécois sont paresseux. 
 
Ici, contrairement à l'Ontario et aux États-Unis ; la générosité des programmes sociaux  
a pour effet de dévaloriser le travail au profit de l'assistance publique.  
 
Donner le droit à l'assistance sociale à 16 ans à des jeunes sans diplômes... Je ne suis pas certain 
que ce soit que cela constitue une valorisation du travail. Pourquoi aller travailler quand l'argent arrive  
chaque premier du mois . 
 
Au lieu de bonifier les programmes sociaux, il serait peut-être temps de songer à valoriser 
le travail.  
 
Il y a aussi le niveau d'imposition qui agit comme déincitatif au près des travailleurs dans recherche de revenues supplémentaires. 
 
Je crois que ça va prendre un très gros bâton pour faire entrer ça dans la tête de dirigeant politique. 

Éric Lussier
Gatineau


Une question  : 
 
Quel est le pourcentage de la population du Québec qui travaille? 
 
Je ne parle pas des statistiques sur le chômage, je parle de toute la population. Je pense en particulier aux femmes.  
 
Par exemple  : Si dans une famille les deux conjoints travaillent moins d'heures par semaine mais qu'ils travaillent tous deux, est-ce que ça contribue à baisser la moyenne par rapport à une famille où l'homme serait le seul à travailler mais pendant plus d'heures? 

Guylain Carrier
Montréal


Cette déclaration me fait bien rire. 
 
D'un côté on nous dit que le Québec ne fait pas assez d'enfants, que les problèmes de comportement et difficultés d'apprentissage sont à la hausse et d'un autre côté qu'il faut augmenter notre charge de travail. 
 
Combien d'heures par jour devont nous consacrer à la famille... 
 
Le problème est que notre économie a longtemps été dopé au taux de change et que les compagnies ont préféré encaisser les profits au lieu d'investir dans la modernisation alors que la valeur du dollars était basse. 
 
Maintenant on cherches des coupables  : 
 
- Les groupes environmentaux; 
- La productivité de la Main d'oeuvres; 
- etc 
 
Aussi, il est vrai que la fiscalité décourage les individus à travailler davantage. 
 
À un certain niveau, le gain net sur le dollars suplémentaire est presque nul compte tenu des taux d'imposition élevés...ce qui nous distingue possiblement du reste du Canada et des États-Unis. 

Alain Saint-Pierre
Victoriaville


Les québécois ne travaillent pas assez! Et pourquoi devrait-il travailler plus? Là est la question!! Je suis de la génération X (qui sommes-nous??) et je sais que je travaille trop, en plus de m'occuper de ma famille, de mon conjoint et de moi-même. M. Bouchard, comme tous les baby-boomers condescendants et hyper choyés de sa génération, ne voit que son point de vue  : il travaille beaucoup car il a toujours eu quelqu'un qui faisait "l'autre travail" pour lui. Par exemple, lorsque vous avez un chauffeur privé pour vous conduire, vous pouvez consacrer du temps à autre chose que la conduite. Lorsque vous courez entre la garderie, l'école, le bureau, l'épicerie, et un semblant de bien-être...la donne est très différente. Travailler plus, pourquoi? 

Lucie Lemire
Québec, québec


Ce n'est pas la taxation qui me décourage de travailler plus mais la conviction que la meilleure productivité ne profitera pas à la société mais aux actionnaires!!! 

Eric Dallaire
Saguenay


J'ai travaillé en Finlande cet été comme professionnel de recherche dans une station de recherche en agriculture. Pour un contrat d'un peu moins de 4 mois, j'ai eu droit à 6 jours de congé payé (soit 2 jours par mois de travail complet). 
 
J'ai connu des gens qui, à 17 ans d'ancienneté, ont 7 semaines de congé par année. 
 
Alors, travaillons nous vraiment moins, ou sommes nous moins efficace parce que nous n'avons pas le temps de nous reposer. 
 
J'ai 25 ans et je suis en train de terminer une maîtrise en agronomie et des propos comme cella m'inquiète. Je préfère une bonne qualité de vie, tel que j'ai vécu cet été, avec une quantité d'heures raisonnable (environ 38 heures), que d'être trop chargé et de travaillé 50 semaines par année pendant des année. 

Guillaume Théroux Rancourt
Québec


Bonjour, 
 
Tout ce que pronent les vrais intellectuels (les vrais pas les politico-économiques) c'est de réduire notre train de vie, viser la simplicité volontaire si l'on désire un jour tendre à laisser un environnement sain à nos descendants. 

Jean Trahan
Montréal


Paresseux, je ne sais pas, je ne crois pas l'être, je ne crois pas que nous le soyons. Personnellement, j'ai décidé de travailler pour vivre et non pas de vivre pour travailler. Ce qui ne veut pas dire que je ne fais pas bien le travail que je fais. 
 
Avant de dire ces sottises a-t-il seulement vérifié si les Ontariens et les Américains ne seraient pas plus endettés que nous ? A-t-il regardé les reportages sur les 'burn out' et dépressions ?  
 
Chacun vit la vie qu'il veut... Moi personnellement cette course à l'argent ne m'intéresse pas du tout. J'ai une maison mais je ne veux pas deux bagnoles, le bateau et tous les nouveaux gadgets qui sortent, et je me contente d'acheter ce dont j'ai vraiment besoin. Je ne me tuerai pas pour faire comme les autres, je vis simplement, je profite de la vie, chacun fait ce qu'il veut et je me balance de savoir que Pierre, Jean, Jacques travaillent plus que moi. 

Caroline Landry
Montréal


Un de vos auditeurs a terminé son commentaire en disant  : « Travailler davantage pour quoi? » J’ajouterais  : travailler davantage pour qui? »… Pour enrichir davantage qui? Les actionnaires des Cies? Et la vie de famille, la présence aux enfants….le temps pour lire, faire du sport, ce n’est pas important pour M. Bouchard? De toute façon, si sur notre planète, la richesse était vraiment proportionnée à ceux qui travaillent, les plus riches ne seraient pas les mêmes qu'aujourd'hui...  

Françoise Breault
Lac-Simon


À écouter les commentaires des auditeurs, j'en déduis que le travail est un mal nécessaire pour la plupart d'entre eux. C'est triste de voir qu'on choisi un travail pour la paie plutôt que pour l'accomplissement. 
 
C'est peut-être le point de vue des québécois face au travail qui les rend paresseux et moins productif. Nos voisins anglo-saxons valorisent le travail comme un ingrédient essentiel au bonheur, et nous québécois valorisons davantage le temps hors travail pour s'accomplir. 
 
Il serait peut-être temps qu'on enseigne un peu de développement personnel à la fin du secondaire, les choix de carrières seraient sûrement davantage éclairés. 

Stéphan Lepage
Québec


Paresseux, je ne sais pas, je ne crois pas l'être, je ne crois pas que nous le soyons. Personnellement, j'ai décidé de travailler pour vivre et non pas de vivre pour travailler. Ce qui ne veut pas dire que je ne fais pas bien le travail que je fais. 
 
Avant de dire ces sottises a-t-il seulement vérifié si les Ontariens et les Américains ne seraient pas plus endettés que nous ? A-t-il regardé les reportages sur les 'burn out' et dépressions ?  
 
Chacun vit la vie qu'il veut... Moi personnellement cette course à l'argent ne m'intéresse pas du tout. J'ai une maison mais je ne veux pas deux bagnoles, le bateau et tous les nouveaux gadgets qui sortent, et je me contente d'acheter ce dont j'ai vraiment besoin. Je ne me tuerai pas pour faire comme les autres, je vis simplement, je profite de la vie, chacun fait ce qu'il veut et je me balance de savoir que Pierre, Jean, Jacques travaillent plus que moi. 

Caroline Landry
Montréal


m. Maisonneuve, 
 
Que monsieur Bouchard vienne faire un stage dans les écoles secondaires et primaires du Québec, il verra comment les exigences du travail des parents ont un impact sur les enfants - nos citoyens de demain. Les parents «décrochent» de leur(s) enfant(s) parce qu'ils n'ont plus l'énergie de s'occuper d'eux convenablement. 

guylaine St-denis
Les Coteaux


134 jours de moins (au Québec) sur 974 jours (en Ontario), ça fait 14% de moins, soit 5 heures et demi pour une semaine de 40 heures. Monsieur Massé nous parle plutôt d’une demi-heure de moins par semaine, soit minus 1.2%. Aie! Les chiffes ne concordent pas ! Ça devient dangereux de généraliser. Il faudrait une analyse plus poussée des chiffres avant de conclure à de la paresse ! Tenez ! Peut être y a-t-il tout autant d'heures travaillées au Québec mais moins d'heures déclarées, travail au noir oblige. 
Quoiqu'il en soit, les avis de M. Bouchard ont le même effet sur moi que ceux de l'Institut économique de Montréal  : lorsqu’ils pointent une direction, j'ai envie d’aller voir ailleurs. 

serge caron
québec


Est-ce le destin de l'être humain de vivre pour travailler? La réponse à cette question est évidemment relative. Certaines personnes vivent effectivement pour travailler. Quant à moi, je trouve beaucoup plus important de mettre l'accent sur la VIE!!! On ne naît pas en ayant comme destin de finir brûlé au travail après 10 ans et de se retrouver seul parce qu'on a juste mis l'accent sur le travail au détriment de la famille, des amis et du reste monde.  
 
La totalité des gens que je connais ainsi que moi-même travaillons au moins quarante heures par semaine. Ce quarante heures ne comprends pas les dix heures de voyagement pour se rendre au travail et le temps que nous passons à avoir des tracas en rapport au travail. 
 
Bref, sauf tout le respect que je dois à Mr. Bouchard, je considère qu'il a tort de nous traiter indirectement de "paresseux". Nous voulons simplement profiter de la chance que nous avons d'obtenir un petit passage dans ce monde. 

Olivier Vigeant-Tougas
Longueuil


Nous sommes des latins.. Nos valeurs sont plus humaines et familiales et le travail n'est qu'un outil pour parvenir à une crtaine qualité de vie... VIVRE est plus important que TRAVAILLER... Pourquoi se tuer à l'ouvrage..  
Je préfère être plus nombreux à travailler à salaire décent qu'un petit nombre qui accumule les heures et la richesse eu qui ne peut même pas en profiter... Je préfère nettement le modèle québecois plus européen au modèle américain et qui nous permet de passer plus de temps avec notre famille et notre conjoint. 

Jean Marceau
Saguenay


Bonjour M. Maisonneuve, 
 
J'aime beaucoup votre émission; restez avec nous longtemps! 
 
Une seule remarque sur celle de M Bouchard  : n'est-ce pas sous sa gouverne que le québec a vu partir a la retraite un nombre record d'employés du secteur publique, avantagés par des conditions généreuses de départ? S'est-on jamais remis socialement, économiquement de ça? 
Incroyable que ce soit ce même monsieur Bouchard qui nous reproche notre manque d'implication, aujourd'hui... 

Hélène Boucher
Laval


Je crois effectivement que les québécois pourraient être plus actifs, d'autant plus que les statistiques disent qu'ils sont moins portés sur le bénévolat. Je ne pense pas cependant que Lucien Bouchard les trouve paresseux  : ils sont surement moins intéressés par le marché du travail actuel! Mais les causes peuvent être multiples. 

Pierre Martin
Trois-Rivières, Qué.


Notre productivité est moindre. Revendiquer ce retard comme mode de vie légitime ou comme choix de société éclairé tout en quêtant de la péréquation auprès des provinces qui travaillent plus et produisent plus de richesses, ça fait cigale longtemps et c'est franchement honteux. 

Michel Verret
Montréal


Plusieurs vont mettre leur qualité de vie personnelle en priorité et travailler de façon «ordinaire». Sauf que dans une collectivité, le travail devrait servir à autre chose que de se payer du luxe et du confort  : il devrait s'agir d'une vertu sociale. C'est pour cela que les impôts existent. Évidemment, rien n'est parfait. Si les Québécois sont paresseux, leurs dirigeants (et ex-dirigeants) le sont aussi. 
 
Finalement, en lisant les nombreux commentaires, il ressort quelque chose de très clair  : en plus d'être probablement paresseux, les Québécois sont extrêmement susceptibles à la critique. Les gens et les sociétés qui ne peuvent pas se regarder en face ne font que stagner en silence. Mais tant qu'on stagne confortablement, personne ne va s'en plaindre. Ou plutôt, oui, ceux qui s'en plaindront se feront démolir sur la place publique. On appelle ça la démocratie. 

Dominic Thibault
Montréal


Quand on choisit le modèle américain comme comparaison il est bien certain que l'on travaille moins au Québec et ailleurs. Monsieur Bouchard a fait un choix qui n'est pas le mien. Car après le travail il faut croire que ce seront notamment les droits sociaux et l'assurance-santé qui suivront dans son discours.  
 
Décevant mais pas surprenant le discours de cet homme qui nous a depuis longtemps habitué à des discours n'ayant pour conséquence que de diminuer le pouvoir d'achat et la qualité de vie de ses concitoyens. Quand nous livrera-t-il un discours faisant état des salaires pharamineux pour ne pas dire outrancier des grandes corporations, des fourberies banquaires, des profits démesurés des entreprises de distribution de l'alimentation et autres? 
 
Merci Monsieur Bouchard... Je préfère vivre en Europe et profiter d'une qualité de vie plus acceptable plutôt que de m'associer à cette course infernale pour rejoindre les idéaux d'un empire américain en déclin. 

Guy Gibo
Carboneras-Espagne


Monsieur Lucien Bouchard ne se prive pas de critiquer les québecois parce qu’il en a le droit, même sur la scène publique. 
 
Effectivement, les québecois sont, en moyenne, forts en congés payés, congés de maladie et revendications de droits en tout genre; mais faibles en discipline et responsabilités. 
 
Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir. 
Les pensées à voix haute de Monsieur Bouchard sont comme un vent de fraîcheur et devraient servir de matière à réflexion. 
 
Le message est lancé à tous les paresseux et à toutes les paresseuses. 

Guy Bernier
St-Bruno


J'ai bien hâte au jour où dans ces supposées statistiques, on va compter toutes les heures supplémentaires des cadres qui n'apparaissent nulle part! 
 
Toutes ces stats sont fausses, nécessairement. Tant que les cadres et gestionnaires n'indiqueront pas leurs heures réelles de travail, aucune comparaison ne sera possible. 

Lyne Ménard
Boucherville


Je ne crois à cette histoire de paresse, c'est une dangereuse généralisation. 
 
Les emplois précaires à temps partiel et à horaires variables foisonnent. Par exemple chez Wal Mart on a établi la semaine de travail à temps plein autour de 29 heures par semaine, et à horaire variable, ce qui donne tout juste ce qu'il faut pour vivre, et comme les employés fonctionnent avec des horaires variables ils ne peuvent pas trouver un autre travail pour compléter leur maigre revenu. 
 
Au niveau de la fonction publique, on retrouve de plus en plus d'emplois précaires pour une durée 6 à 12 mois.  
 
Ce n'est pas le peuple qui est paresseux, mais le marché du travail qui s'est effrité, et les conditions des travailleurs se sont dégradées.  

Pierre Bellefeuille
Gatineau


Pour ma part,  
 
Je pense que je n'ai jamais autant travaillé de toute ma vie. Le travail est tellement plus exigeant qu'avant, les délais toujours plus serrés, et la reconnaissance des pairs presque nulle, sans parler de celle des patrons quasi-inexistante qui s'attendent à tout, que c'est normal, etc.  
Ceci nous amène à une ambiance de non collaboration dans les bureaux en général.  
Loin d'être pessimiste, je suis plutôt objective. Et j'observe ici une réalité plutôt décevante. 

Martine Jean
Orléans, Ontario


 


Les Québécois ne travaillent pas assez?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Différences interprovinciales de PIB par habitant, de productivité du travail et d'intensité du travail : 1990 à 2003
Analyse de Statistique Canada. Les données comparatives sur le nombre d'heures travaillées sont aux pages 15, 16 et 17.



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