du 29 septembre 2009
Notre nouveau site!
 


Recherche


PARTICIPEZ À LA TRIBUNE TÉLÉPHONIQUE
du lundi au vendredi,
dès 12 h 15
597-3700 (Montréal)
1-877-597-3700 (extérieur)

Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca

Courrier :
MAISONNEUVE EN DIRECT
Société Radio-Canada
1400 René-Lévesque Est,
bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2

Le 10 décembre 2003

Échec de la désinstitutionnalisation

La vérificatrice générale du Québec, Doris Paradis, critique vivement les services de santé mentale dans la province. Elle montre du doigt le manque d'accessibilité des services, surtout en région. Offrons-nous des soins de santé adéquats aux malades mentaux?
 
Il y a 25 psychiatres pour 100 000 habitants à Montréal et seulement 2 pour 100 000 personnes sur la Côte-Nord. La vérificatrice générale du Québec ne s'étonne pas des cas de négligence ou de logements insalubres rapportés dans les médias. Doris Paradis dénonce, par ailleurs dans le rapport qu'elle a publié mardi, le manque de leadership du ministère de la Santé et des régies régionales, qui n'ont pas de plan d'organisation et qui n'exercent pas un contrôle rigoureux sur les services d'hébergement pour les personnes souffrant de maladie mentale.  
 
Il y a un an et demi, elle avait signalé des lacunes importantes dans le contrôle exercé par les régies régionales de la santé et les établissements. 
 
Pierre Maisonneuve reçoit : Doris Paradis, vérificatrice générale par intérim, Dr Michel Bureau, directeur général des affaires médicales et universitaires au ministère de la Santé et des Services sociaux, Brian Bexton, président de l'Association des médecins psychiatres du Québec, et Doris Provencher, coordonnatrice de l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec.



Faites-nous part de VOTRE opinion !
Communiquez-nous vos commentaires en cliquant ici.
Ils seront affichés ci-dessous dans quelques instants.
Merci de votre participation!




Nos psychiatres auraient besoin de se 
faire examiner eux-mêmes. 
 
Voyez comment ils harcèlent le 
Docteur Pierre Mailloux qui, lui, est 
crédible.
Yolande Taupier
Magog


Bonjour M. Maisonneuve 
 
Le problème vient sans doute du fait du manque de psychiatres en et hors institutions.  
 
Quand on sait que depuis dix ans le nombre de consultations a presque doublé pour les travailleurs soumis à du stress en milieu de travail, (vous savez... le rendement maximum au coût minimum) on ne doit pas s'étonner que notre mode de vioe ait entraîné une dégradation de la situation plutôt que de l'amélioration qui était anticipée au départ 
 

Jean-Réal Coderre
Drummondville


La santé (mentale) dépend plus des précautions que des médecins. Bossuet, Jacques Bénigne  
 
J'appelle vices des maladies de l'âme, qui ne sont point si aisées à connaître que les maladies du corps, parce que nous faisons assez souvent l'expérience d'une parfaite santé du corps, mais jamais de l'esprit. Descartes, René  
 
En d'autres termes, cette santé mentale que l'on cherche tant tire ses origines dans la prévention des causes de la maladie mentale et l'attention à l'essentiel : la satisfaction de soi par la contribution à un bien-être, le nôtre et celui des autres. Une prémisse qui semble être très mal compris, sinon ignorés par les décideurs politiques. 
 
À crérer des conditions sociales comme le gouvernement Charrest est en train de le faire, il y a fort risque et grande chance que M. Couillard soit très occupé pour les prochains mois. La santé mentale de son premier ministre pourrait devenir sa priorité....
stephane sauve
hull


Les psychiatrisés ont toujours été les parents pauvres des soins de santé. Il ne faut pas remonter très loin en arrière pour retrouver maintes histoires d'horreur. La désinstitutionalisation a prouvé que le souci d'éffacer le problème primait sur la volonté de trouver une solution.
Georges LeSueur
Saint-Ambroise


Bonjour, 
En fait, le remède repose sur deux notions qui sont complémentaires : 
la première, c'est l'équilibre dynamique, et la deuxième, c'est l'évaluation d'accompagnement. 
Ce qui arrive est simplement et malheureusement le fait de fixer dans le béton des solutions alors que les problèmes sont mobiles et continuent à évoluer. 
À titre d'exemple c'est comme fixer la taille du chasse-neige sans tenir compte de la quantité de précipitations. 
Or la détérioration de la santé mentale un peu comme l'obésité chez les jeunes, continue à évoluer, alors que les remèdes sont fixes. Il faut donc que les solutions évoluent aussi et ce de façon constante et non par à-coup... 
Bonne guignolée
Jean Lengellé
Embrun


Bonjour Monsieur Maisonneuve, 
 
J'en reviens pas que ça prennent un rapport de la vérificatrice générale pour confirmer ça, j'en parlais précédemment dans une autre tribune de votre émission que l'affaire de Saint-Charles Borromée n'était que la pointe de l'iceberg.... 
 
Il semble que le rapport de la vérificatrice comfirme malheureusement ce fait... 
 
Pour sauver de l'argent dans les hôpitaux, le gouvernement à "drogué" au fond les patients et ça, c'est quand ils sont assez responsable pour prendre leurs médicaments eux mêmes donc ces personnes souvent se retrouvent dans la rue et sans aucun soutien. 
 
Le problème aussi, c'est que avec le projet de fusion clsc et hôpitaux, celà va être encore pire!!! Pourquoi on ne finance pas adéquatement l'aide à domicile??? Cette désinstitutionnalisation c'est fait sur le dos des familles et des malades mentaux eux mêmes et ça, seulement pour sauver de l'argent... 
 
Quel monde débile que le nôtre.... Le fou sont-ils vraiment ceux qu'on pense???
Frédéric Pageau
lévis


Le 11 décembre 2003, 
 
 
 
À l’époque du gouvernement de Duplessis, on mélangeait des orphelins avec des déficients intellectuels dans de beaux grands et vastes établissements du Québec; À l’ère Charest on croit faire preuve de modernité en voulant mixtionner nos aïeuls du bel âge en perte d’autonomie ou souffrant d’Alzheimer avec une clientèle vieillissante de centres d’hébergements gourvernementaux pour déficients intellectuels.On ne peut qu’être conscient après ce triste constat du soucil et de la minutie que porte M.Charest à son système de santé, voire même M. le ministre Couillard, et à quel point ils prennent à cœur les besoins énormes qui ont été sillonnés par un prédécesseur qui lui aussi avait jadis eut une idée de génie, la désinstitutionalisation.Les besoins criants de cette clientèle sont encore une fois bafoués par des restructurations au sein des divers gouvernements qui se succèdent.Aucuns ne semble vouloir vraiment se pencher sur les nécessités que réclame la clientèle de ses établissements ou organismes oeuvrant au sein son gouvernement.Les infirmiers, les intervenants, les préposés, les éducateurs, les ressources de types familiales, les ressources de types intermédiaires, les foyers communautaires et les familles biologiques de ces derniers acclament haut et fort les besoins de spécialisation de ces divers établissements gouvernementaux dans lesquels ils travaillent bien souvent avec les moyens du bord, et dans des conditions qui s’avèrent des plus difficiles.Ces travailleurs ont entre autre le taux d’absentéisme pour cause de maladie parmi les plus élevés de la fonction publique de son gouvernement.Avec ces nouveaux projets de lois que le présent gouvernement veut nous inculquer, M.Charest nous démontre comment il ferait un excellent tondeur de pelouse car il semble être passé maître dans l’art de nous couper l’herbe sous les pieds.Quelles sont les vraies motivations qui ont couvées les projets de loi No 7, No 25, No 30, No 31 et No 45? 
 
Le gouvernement et son projet de lois encourage le « cheap labor » et solicite le travail au noir en engageant entre-autre des familles d’acceuil démunit et n’ayant pour salaire de base que de l’aide sociale.Il les allèche avec un beau gros salaire non-imposable, ce qui ne les coupe pas où très peu dans leur prestations d’aide sociale.Ces mêmes familles à qui l’on cache de l’information concernant les dossiers-client lors du transfert de l’institut à leur résidence pour faciliter un placement plus rapide d’un endroit vers un autre.Plusieurs de ces foyers, d’ailleurs, nécessiteraient des inspections pour savoir s’ils répondent toujours aux conformités des établissements avec lesquels ils sont sous contrat ou une quelconque autre entente sous-jacente.De plus le gouvernement qui prône à-qui-veut-bien-le-croire que toutes ces lois favoriseront l’emploi et par conséquent l’économie, je ne crois malheureusement pas que l’économie en tant que telle soit générée par le travail au noir, et que quelqu’un travaillant sur le marché noir n’est certe pas un contribuable.Ce ne sont pas des entreprises que ces lois favorisent, c’est de la sous-traitance au noir.Le présent gouvernement a de la difficulté à subventionner son propre réseau de santé, comment pourrait-il plus budgèter ses établissements et/ou organismes publiques à inspecter et faire les suivis nécessaires auprès de ces anciens bénéficiaires?Monsieur le ministre Charest n’a-t’il pas pris le temps de tâter le poul de son réseau de santé mentale et de déficience intellectuelle qui survit présentement sous respirateur artificiel?Se succèderont aux Orphelins de Duplessis les Délaissés de Jean Charest. 
 
Actuellement l'établisssement pour lequel je travaille est en restructuration. Eh oui! eux aussi sont emballés par les beaux projets de lois du présent parti au pouvoir, et tout un chamboulement s'annonce pour notre clientèle. Le tout supposément pour leur mieux-être .Ce que je ne comprend pas c'est pourquoi il y a de ça plus de 20 ans, ce type de résidences, voire même de centres, étaient convenable et que maintenant il ne l'est plus. Ce qui s'annonce chez nous s'avère aussi désastreux pour chacuns des résidents que je cotoie chaque jour que pour ces hommes ou ces femmes de vos reportage sur les histoires d’horreur vécues dans divers institutions du Québec. Tous et chacuns sont actuellement évalués et leur besoins sont supposément révisés : quels types de soins ils nécessitent, quel genre de mileu leur conviendraient le mieux, quel genre d'intervenants ils ont de besoin et ainsi de suite... C'est décevant de savoir que le gouvernement ne se souciait pas de ces aspects auparavent, et ce qui est le plus abhérent c'est de savoir maintenant que ce n'est qu'un beau prétexte pour vider ses instituts afin de mieux renflouer ses coffres.  
 
Ces résidences et ces centres dit spécialisés génèrent des frais fastidieux au gouvernement.Les coûts de l'hypothèque pour la résidence, les taxes qu'il paie pour cette dernière, l'électricité, les modifications et transformations à apporter pour recevoir sa clientèle, les salaires qu'il doit verser aux infirmiers, aux intervenants, aux éducateurs spécialisés, aux coordonnateurs, aux gestionnaires et aux bureaucrates, la CSST , parce que Dieu sait que des accidents de travail dans ce genre de milieu est plus que fréquent, sans parler des gens qui sont en arrêt de travail pour Burn Out ou fatigue extrême et y'en a long encore à énumérer. Ce qui motive d’autant plus le gouvernement à restructurer et réorganiser tout le réseau d’hébergement de la clientèle vivant dans ses intitutions pour les rediriger dans des ressources dites plus légères, en l'occurance une famille d'accueil ou un sous-traitant, qui supposément favoriserait le renforcement positif de sa clientèle.En fait, toute cette réingénerie n’a qu’un seul point profitable, celui que le gouvernement réduit de beaucoup les frais encouruent par ses bénificiaires. Payer une famille d'accueil et apporter le support nécessaire à cette dernière pour traiter sa clientèle est de beaucoup moindre que de les garder dans ses centres ou travaillent infirmiers, préposés, intervenants, éducateurs et cadres. Nous n'offrirons donc plus d'hébergement à long terme dans notre centre, nous offrirons seulement un service de réadaptation ou transitera pendant plus ou moins 6 à 24 mois, Autiste, TED, TGC et autre type de déficiences pour ensuite les diriger dans une ressource "plus légère", en des mots qu'ils ne veulent pas nous avouer, ça se résume à "ressource moins coûteuse".Et on constate que toutes ces contorsions réingénieuses relèguent notre clientèle à de la marchandise, et que le personnel qui œuvrera auprès de ces derniers devra être performant et productif afin de les réadaptater en des temps records ne respectant pas le rythme d’évolution de chacun d’eux. 
 
Je n'apprécie guère plus tout ce battage médiatique qui plane au-dessus des gens oeuvrant dans ces établissements, qui bien malgré eux tentent d'offrir le meilleur de ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont comme moyens, mais beaucoup d’entre-eux entrevoit en vous le porte-étendard de notre cause, qui par conséquent est un problème de société.Eux aussi doivent être autant scandalisés que vous quant aux histoires d’horreurs vécues dans une résidence psychiatrique de Montréal et à Saint-Charles-Borromé.Y a –t’il assez de personnel pour répondre aux grands besoins de sa clientèle?Ce même personnel n’a-t’il pas de formation continu pour être à l’affût des besoins tout aussi diversifiés que sa clientèle?La réadaptation n'est pas possible à qui veut ou qui le voudrait bien, ce ne sont pas tous les résidents qui sont réadaptables, nous le savons bien.Nous n'avons aucun pouvoir décisionnel à ce niveau, nous sommes obligés de nous conformer à ce que notre employeur exige de nous.C'est une roue qui tourne et pas n'importe laquelle, celle de l'économie, Monsieur.On subventionne à grand coups de millions d'un côté pour vous couper l'herbe sous le pied de l'autre.À quand les millions pour favoriser le développement de ressources spécialisées en gériatrie pour déficients intellectuels?À quand les millions pour le développement de ressources d’hébergements à court et à long-terme pour la clientèle adulte et à l’enfance, à quand les services de gardes adaptés pour cette clientèle, à quand les millions pour l’élaboration et la mise en place d’ un service de transport adapté et adéquat pour ces derniers? Le gouvernement semble aussi vouloir oublier que dans ses centres sa clientèle déficiente se veut de plus en plus vieillissante et que les soins qu'elle nécessite se veut de moins en moins spécialisée.Ce n'est pas en tranformant les Régies Régionales en Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux ni en promenant notre clientèle de C.R.D.I. en C.H.S.L.D que nous réglerons cette malencontreuse situation, et non plus en promenant notre clientèle plus jeune de centres hostpitaliers en C.R.D.I ,en ressource de type intermédiaire, en famille d'acceuil, voire même chez des sous-traitants que nous observerons d'heureux changements chez eux et que nous favoriserons de manière positive l'approche chez notre clientèle.Tout ce chamboulement, Monsieur, n'est qu'une question de rentabilisation et non de réadaptation. Ce n'est pas d'hier la veille que le gouvernement restructure et réorganise au niveau de la santé mentale et de la déficience intellectuelle...Je crois bien d'ailleurs que beaucoup plus de subventions reçus ont servit à restructurer les centres plutôt que de les spécialiser. Regardez sur les tablettes de ces derniers et vous verrez que beaucoup de ces beaux projets se meurent dans de sombres classeurs... 
 
 
Ouvrez les yeux! ce sont des centaines de gens comme vous et moi, peut-être même vos frères et vos soeurs, ce ne sont pas que de simple déficients trainant le fardeau du déficit fiscal au niveau de la santé, arrachant des millions a des contribuables inutilement, non, ce pourrait être vous un jour, votre enfant même, le lendemain d'un jour de malchance après vous être retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment... Ce pourrait être à vous, parce qu’on viellit tous un jour, qu’on trouble votre dernier repos en ayant pour voisin de lit une personne de votre age ayant un trouble grave du comportement, ou même votre parent vivant en CHSLD qui a pour co-chambreur un schizoprène déficient intellectuel, à défaut de ne pouvoir avoir le luxe de se payer une chambre privée. 
 
J'ose aujourd'hui donner voix à ceux qui n'en ont pas...À ceux qui n'ont pas de parents assez proche pour prendre leur défense et veiller à leur bons soins et qui dépendent depuis des années de ce système de santé... 
 
Fouillez, creusez plus loin, vous dis-je...Ce n'est que la pointe de l'iceberg que vous apercevez! 
 
 
Une intervenante en C.R.D.I. 

Killianna Labelle
Bromont


La question de l'hébergement de personnes aux prises avec un problème sévère et persistant de santé mentale ne sera jamais résolu à un point où il n'y aura plus de problème, c'est trop complexe. Il y a d'abord la notion de "logement adéquat" qui n'est pas la même pour tout le monde, ensuite celle du respect de la liberté d'individus qui même démunis sont convaincus être en mesure de vivre seuls leur propre vie.  
 
Les professionnels en santé mentale sont régulièrement confrontés à des valeurs divergentes entre la liberté des individus fragilisés et la protection que nous voudrions leur accorder...même si souvent ils n'en veulent pas.  
 
Le problème des logis insalubres est un problème en soi qui interpelle de nombreux acteurs dont les municipalités. 
 
Les groupes de pression vont dire qu'il n'y a pas suffisamment de ressources, mais demandons nous si nous utilisons bien les ressources dont nous disposons. Dans les régions qui ont moins de problèmes criants, ont-ils davantage de ressources? Parfois plus de psychiatres, mais pas plus des autres professionnels ou des groupes communautaires qui sont plus importants dans la recherche de solutions pour offrir une qualité de vie acceptable aux démunis 
 

Richard Boudreau
Rivière-du-Loup, Québec


 


Échec de la désinstitutionnalisation
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Vérificatrice générale du Québec
Communiqué sur le deuxième tome du rapport annuel 2002-2003



Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes
Error processing SSI file