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Courrier :
MAISONNEUVE EN DIRECT
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1400 René-Lévesque Est,
bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2

Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca


Le 9 décembre 2005

Une entrevue avec la juge Andrée Ruffo

La juge Andrée Ruffo
La juge Andrée Ruffo, de la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, tentera de porter en Cour suprême la décision rendue vendredi par la Cour d'appel du Québec à son sujet. Le tribunal recommande au ministre québécois de la Justice, Yvon Marcoux, de destituer la juge Ruffo.  
 
Or cette dernière s'est dite peu surprise de cette décision : « C'est un peu une surprise, mais pas complètement, parce que je pense que la culture des juges laisse peu de place à des juges qui pensent autrement. Je pense qu'on comprend très mal c'est quoi le rôle d'un juge pour enfants, qui est tout à fait différent des autres juges, qui sont arbitres des droits, alors que le juge pour enfants ne l'est pas. » 
 
Au terme d'une enquête sur la conduite de la juge, déjà réprimandée à quatre reprises par un comité du Conseil de la magistrature, les cinq juges de la Cour d'appel concluent qu'Andrée Ruffo a entaché la réputation et l'intégrité de la profession et ne peut plus exercer ses fonctions.  
 
« Si pour ne pas porter atteinte à la magistrature, il faut se taire, quand les enfants en crèvent, quand ils n'ont pas les soins, quand ils ne mangent pas, quand ils font 35 places, etc. Est-ce qu'il faut être silencieux?, a déclaré la juge Ruffo en entrevue à Maisonneuve en direct. Faut-il être complice, pour ne pas porter atteinte? Ou si, en le disant, on n'a des chances de changer des choses et que les enfants soient mieux servis et qu'ils reçoivent justice? » 
 
Les juges l'accusent également d'avoir nui à la cause des enfants, ce que réfute catégoriquement la juge Ruffo : « Pas du tout. Je pense que les enfants sont sur la place publique, et je pense que j'ai beaucoup aidé la cause des enfants, et même, pas autant que je ne l'aurais voulu. » 
 
Enfin, la juge Andrée Ruffo affirme avoir été très affectée par toute cette affaire au cours des dernières années : « Je peux vous dire que les [dernières] années ont été très difficiles, j'en ai été malade, et je peux vous dire que je ne serai pas malade de ce jugement-là, que j'ai beaucoup réfléchi et que je continuerai jusqu'à la fin à me battre pour l'indépendance judiciaire des juges pour enfants. » 
 
L'automne dernier, le Conseil de la magistrature avait estimé que les dernières fautes reprochées à la juge étaient au coeur de la fonction judiciaire et, qu'en raison de son dossier déontologique antérieur, il était manifeste qu'elle ne pouvait plus exercer ses fonctions. 
 
Le ministre Marcoux a d'ores et déjà indiqué qu'il ne réagirait pas à ce jugement avant la semaine prochaine. Jusqu'ici, les procédures disciplinaires contre Mme Ruffo ont coûté plus de 1 million de dollars au Trésor public québécois.  
 
À L'ÉMISSION : 
 
  • Le compte rendu de Janic Tremblay, journaliste à la radio de Radio-Canada; 
     
  • L'entrevue de Pierre Maisonneuve avec la juge Andrée Ruffo de la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse.



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    La Juge Ruffo, une femme qui a du chien, qui est à l'écoute des enfants, qui se bat pour la vérité avec une grande vigeur. BRAVO. 
     
    Combien des juges qui la condamment, ont-ils été juges des enfants?... 
    Les enfants ne sont pas des adultes, et ils ont besoin d'une voix pour les défendre. 
    La Juge Ruffo a raison. 
     
    La ministre Carole Théberge, une grande gueule qui n'a pas d'oreilles et qui est loin de se battre pour les enfants. Vivement qu'elle fasse ses valises. 
     
    Je n'élabore pas plus longtemps au sujet de la ministre, elle n'en vaut pas la peine. 
     
    Deux Québecoises qui parlent fort, mais qui n'ont pas le coeur à la même place. 
     
    Un simpe québecois qui prend peut la parole. 
     
    Salut. 

    Jean-Marie Coutaud
    Gatineau-Aylmer, QC


    Madame Andrée Ruffo fait partie de ces «sonneurs d'alarme» un peu comme on le voyait à TVA hier soir - des gens qui ont une conscience profonde, honnête, juste et sensible et qui se font rabrouer par des gens «bien» en autorité. Madame Ruffo a toute mon admiration et mon estime; elle fait preuve d'un courage extraordinaire.... ou bien est-ce de la témérité..... J'aime à croire que c'est du Courage comme bien peu parmi nous savons en avoir. Je ne sais pas comment on peut l'appuyer mais s'il y a moyen de le faire, je suis prête à le faire. Elle a défendu les enfants comme personne d'autres avant elle. C'est d'ailleurs depuis ses interventions que d'autres ont pu enfin se manifester et dire à haute voix ce qu'ils voient, ce qu'ils entendent, ce qu'ils constatent. Le silence, ce n'est pas une solution. Bravo Madame Andrée Ruffo. 
     
    Merci M. Maisonneuve d'avoir eu l'audace et le bon goût de lui parler si tôt après ce rapport dévastateur de la Cour d'Appel.
    Lise Patenaude - Boisvert
    Lachine


    La juge Ruffo dérange! Hors normes.  
    Le pouvoir politique pourrait-il la nommer à la Cour Suprême ? Ce serait désopilant !
    georges lesueur
    St-Ambroise


    Félicitations à madame la juge André Ruffo. Une personne de coeur et de courage qui prend partie pour les enfants maltraités par leur environnement et la soit disant justice. 
     
    Vous avez toute mon admiration et mon respect, madame Ruffo. Ceux qui vous méprise sont odieux.
    Michele Theriault
    Joliette, Qc


    Je trouve scandaleux le traitement que l'on fait subir à la juge Ruffo qui a l'audace de dénoncer l'inacceptable. 
     
    En ce qui me concerne, je l'admire et je lui souhaite bon courage.
    Jasmine Gauthier
    Jonquière


    Allez Mne La juge Ruffo, c'est après temp que qu'un se lève et secoue la cage des juges. Ils sont trop étroit d'esprit... Les enfants souffres et personne ne dit rien. Je blâme aussi le PQ qui n'a jamais rien fait (autre que utiliser l'argent des contribuables pour promouvoir la séparation) lorsqu'il était au pouvoir pour améliorer ce système. Le Gouvernement actuel essait de corriger les erreurs Péquiste mais se fait mettre les bâtons dans lers roue par les séparatistes infiltrés dans le système. Mne Ruffo, je vous appuis si vous décidé de partir en croisade contre ces gens là..
    Ed Bell
    Vancouver


    Pour une fois qu'un juge tente de mettre un peu de bon sens dans ses jugements, il fallait bien que l'establishment de la JUSTICE vienne s'en mêler. C'est bien difficile pour les autres juges de supporter la comparaison...Bravo! Ici, il faut niveler par la bas! C'est moins fatigant...Et c'est là notre élite!
    Micheline Langevin
    Brossard


    Est-ce le fait que Madame Andrée Rufo est une femme qu'elle doit se taire. 
    Si c'était un homme je suis certaine que le tout ne se passerait pas ainsi. 
     
    Je veux appuyer Madame Rufo et lui demander de continuer son combal. 
     
    Cette nuit j'écoutais la radio et je trouve à mon sens que c'est une des femmes des plus équilibrées et qui veux tout simplement du bien pour les enfants. 
     
    Vuileez lui faire mon message et elle peut compter sur moi. Agée de 77 ans je voudrais la prendre dans mes bras..... 

    therese vadboncoeur
    Montreal-nord


    Je suis pour Mme Rufo qui défend les enfants car j'ai moi-même un petit fils de 4 ans que son père a une fin de semaine sur deux et qui (le petit) nous a dit en autre( faut être à l'écoute des enfants ? ), que son papa jouait dans ses fesses et mettait des mauvais soldats dans son ventre et plusieurs autres choses et signes( même son professeure à l'école a remarquée). Nous avons été a Ste-Justine  : qui a portée plainte à la D.P.J. et à la police et cela a pris 6 mois avant que l'on interroge le petit pour nous dire finalement que c'était nous les criminels qui avions portés de fausses accusations. Et le petit a du retourner chez son père pour ne pas brimer les droits du père.  
    C'est nous les criminels d'être à l'écoute des enfants , pourtant c'est le père qui a déja un dossier judiciare mais qu'il faut fermer les yeux et laisser faire. C'est a recommencer tous les deux semaines, le petit revient fatigué et rebelle.
    Jean-Claude Pétrin
    St-Blaise-sur-Richelieu


     


    L'entrevue avec la juge Andrée Ruffo de la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse
     
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    Le compte rendu de Janic Tremblay, journaliste à la radio de Radio-Canada
     
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