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Le 5 mai 2009

Quel soutien aux sciences?

Un rapport publié mardi par un organisme consultatif fédéral établit que le Canada est en retard en matière de recherche et développement dans le domaine des affaires.  
 
Le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation conclut notamment que le Canada se classe au sixième rang parmi les nations du G7 quant à la proportion de son PIB consacrée aux frais de RD.  
 
Autre élément de l'actualité qui nous pousse à réfléchir à l'importance qu'on accorde aux sciences : le départ remarqué d'un des plus grands chercheurs sur le sida au pays. Rafick-Pierre Sékaly, de l'Université de Montréal, a décidé d'aller travailler aux États-Unis, amenant avec lui 25 membres de son équipe scientifique. Le chercheur explique notamment son départ par les récentes coupes d'Ottawa dans le financement de la recherche scientifique. 
 
De son côté, l'Ontario a décidé de prendre le taureau par les cornes en créant un fonds de recherche scientifique de 100 millions de dollars pour freiner un éventuel exode des cerveaux vers les États-Unis. 
 
Soutient-on suffisamment la science? 
 
Les invités de Jacques Beauchamp : Guy Rouleau, membre du Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation, René Doyon, professeur d'astronomie à l'Université de Montréal et directeur de l'Observatoire du Mont-Mégantic, et Jesús Vázquez-Abad, professeur en didactique des sciences à l'Université de Montréal.



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La recherche représente l'aspect dynamique d'une société et d'un pays. 
Le départ remarqué d'un chercheur de renom nous fait réfléchir sur le rôle des gouvernements en matière d'octrois. 
Mais aussi, cela nous démontre que l'attrait de subventions importantes par notre riche voisin représente une sorte de concurrence déloyale.  
Ceux-là qui se sont instruits, formés et développés ici l'ont fait à nos dépens grâce à nos institutions subventionnées. 
Leur départ au sommet de leur développement est une lourde perte.
Georges LeSueur
St-Ambroise


Couper dans l'éducation, limiter l'accès à la connaissance et baisser les subventions à la recherche. 
 
3 outils indispensables pour quiconque voudrait nous replonger dans l'obscurantisme, la stupidité, faire baisser le rendement des entreprises et nous rapprocher de l'échec. 
 
Pas besoin de terroristes pour semer l'anarchie, on n'a qu'à continuer de glorifier les idiots et ridiculiser les intellectuels, le résultat est garanti! 
 
Il faut faire exactement le contraire et redonner le goût aux jeunes de faire de la recherche, renverser les barrières et innover. 
 
Les fortunes colossales gaspillées dans le papier nous auraient propulsé en avant à la vitesse de la lumière si elles avaient été investies dans la recherche et le développement. 
 
À qui cela profite-t-il d'essayer de nous médiévaliser et nous enfoncer de la sorte?!
Gontran Drouin
Québec


Il n'y a pas de crise économique pour les institutions financières et le secteur militaire. Harper leur a octroyé plus de 100 milliards de dollars. Si on distribuait autrement 50 milliards de dollars, nous pourrions préserver les 800 emplois à la Société Radio-Canada, laquelle joue un rôle important de cohésion sociale et de développement culturel. Nous aurions aussi les moyens de financer les recherches en sciences sociales, ainsi que la recherche scientifique. Et aussi le secteur des arts. 
 
Les valeurs d'Harper vont dans le sens du complexe militaro-industriel relié à l'industrie pétrolière et de la sécurité, et ce, au détriment de toutes les autres sphères d'activité. Je regrette amèrement que nous n'ayons pas eu un gouvernement de coalition à Ottawa. En attendant un autre gouvernement qui en aura pour au moins 20 ans à réparer les dégâts, laissons le pays être appauvri culturellement par une vision d'extrême droite.
Pierre Bellefeuille
Gatineau


Si on accordait suffisamment d'importance aux sciences, on ne permettrait pas à des médecins de sortir du système public - ou même du pays - avec toute leur équipe quand "le marché" leur fait une meilleure offre!  
On paie des millions pour former des spécialistes soi-disant au service de la population, et on aurait soudain les mains liées quand ils choisissent de partir en emportant les fruits de ce travail? Allons donc! Des contrats de recherche, ¸a existe et ceux du secteur privé sont autrement bétonnés. 
Quand on verra un scandale suffisant dans cette politique du chacun-pour-soi, on adoptera les solutions qui s'imposent en votant pour des partis réellement progressistes, au nom du bien public et de l'intérêt commun, plutôt que de rester prosternés devant le sacro-saint individualisme capitaliste, dont les ex-ministres Castonguay, Couillard et Chevrette sont devenus de si grossières illustrations.
Martin Dufresne
Montréal


"On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres  : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison" disait si justement Henri poincaré. 0 
 
Or, que le gouvernement appuie massivement ses secteurs de recherche sans l'objectif de servir l'humanité, comme la biogénitque (OGM) par exemple, revient à construire notre sépulcre et....avec nous dedans... 
 
Oui on se fait doubler par les américains dans le domaine de la recherche, mais pour aller plus vite dans le ravin.
Stephane Sauvé
Gatineau


Bonjour, 
Malheureusement le sous-financement trouve ses racines auprès de ceux qui le dénoncent. 
En effet, les gueulards proviennent des insatisfaits des prétendues sciences sociales qui refusent de voir leur médiocrité insuffisamment subventionnée , et qui clament à qui mieux mieux leur droit à l'argent des payeurs de taxes, même si cela est parfaitement inutile. 
Pendant ce temps, les scientifiques, les vrais, ne se préoccupent que de leur recherche pourtant ô combien bénéfique, et lorsqu'ils sont "frus", au lieu de gueuler, ils s'en vont, pour éviter de voir l'horreur du subventionnement inutile comme celui des nuls de l'éducation bénéficient de millions de dollars pour nous condamner à ne produire que des échecs, tout en privant la sciences des ressources nécessaires!!!! 
Donc, arrêtons de financer les prétendues sciences du vague, et consacrons nous aux vraies sciences.
Jean Lengellé, PhD
Embrun, Ontario


Un calcul simple  :  
Il gradue présentement au Canada à peine 5% de chercheurs qu'en Inde et en Chine. Qui seront nos prochains chercheurs et nos prochains cerveaux? Comment stimuler nos étudiants et nos futurs chercheurs quand on leur coupe le financement? 
 
Le gouvernement est présentement en train d'amputer une portion essentielle à notre développement économique, actuel et surtout futur. Sciences et environnement, n'est-ce pas deux éléments cruciaux pour faire face aux prochaines années?
David Gagné
Saint-Romuald


Tout le monde le sait, la vrai recherche se fait dans l'industrie. Les universitaires qui collaborent avec l'industrie sont habituellement très bien traités, l'argent coulant à flot. Ce sont les universitaires qui font de la recherche ''pure'' sur des sujets bizzaroides qui ne servent à peu près à rien qui n'ont pas beaucoup d'argent et c'est tant mieux. Il y a trop de professeurs Tournesol complètement déconnectés qui cherchent-cherchent-cherchent sans trouver quoi que ce soit d'utile sauf de produire des publications qui n'intéressent personne pour gonfler leur cv.
Laurent Voyer
Outremont


Il y a toujours eu dans l'histoire de l'humanité une opposition fondamentale entre la science et le religieux. Je me demande alors pourquoi on s'interroge sur le fait que les gouvernements "religieux" comme celui de Stephen Harper coupent les vivres à la science. De la même façon les gouvernements "scientifiques" coupent généralement les vivres à la religion. C'est une opposition fondamentale et il est absurde de croire que la science et le religieux peuvent évoluer en parallèle. 
 
Tant et aussi longtemps qu'on n'évacuera pas la religion de notre vie on retardera l'évolution de la science.
Paolo Mitriou
Lac-Mégantic


Bonjour! 
Votre émission aujourd'hui m'intéresse particulièrement, puisque je suis assistant de recherche en recherche sur le cancer de la prostate, dans un laboratoire de recherche académique.  
J'ai fais des (longues) études graduées en biologie moléculaire, et je trouve malheureux de me retrouver avec un salaire bien en deçà du salaire moyen au Québec. Il n'y a pas que l'argent dans la vie et j'adore mon travail, mais ça aide à se sentir valorisé quand la société apprécie la Science et ceux et celles qui la font! 
Peut-être ne parlons nous pas assez du travail acharné qui se fait partout au Québec et au Canada, malgré les coupes récentes du gouvernement fédéral, fait par la communauté scientifique pour améliorer la santé et le bien-être de TOUTE la société. Tout doit commencer à l'école, c'est-à-dire accorder de l'importance à son enseignement!
Karl-Philippe Guérard
Montréal


Bien sûr il faut financer et encourager la recherche scientifique. 
Si il y a un domaine hyper spécialisé c'est bien la recherche scientifique et je crois que les chercheurs/euses auraient avantage a se regrouper selon leur champ de recherche et de cesser la course compétitive qui les animent trop souvent. 
En matière de santé surtout ,les recerhches concernant le cancer ne devraient pas connaître de frontières ,c'est un problème mondial! 
 
Si la science en général était mieux connue ,les chercheurs/euses auraient peut-être moins besoin de reconnaissance individuelle? 
Pourtant moi je trouve ça très "glamour".
Christiane Fleurant
Montréal


1. ne serions-on pas mûrs pour un léger retour du balancier dans l'enseignement des sciences? nous avons réglé un problème (des maîtres qui connaissaient la matière mais étaient faibles en pédagogie) en créant un autre problème (des pédagogues qui ne connaissent pas la matière à enseigner).  
2. est-ce que le gouvernement joue bien son rôle s'il supplée au privé qui se retire de la RetD en subventionnant des projets de recherches de plus en plus appliqués (nourrissant ainsi le cercle vicieux de "l'aide sociale corporative" en leur permettant de se retirer plus encore) plutôt que de subventionner plus la recherche fondamentale? Et surtout, ne cédez pas à l'idée de laisser les entreprises privées faire la "promotion des sciences" dans les écoles avec les budgets qu'ils ne dépensent pas en RetD comme le suggérait un auditeur. On serait rapidement submergés de logos corporatifs de ces "bienfaiseurs subventionnés" dont on a des exemples dans d'autres domaines - fondation Chagnon par exemple...)
Daniel Gariépy
Québec


Etant moi-meme un technicien de recherche en biologie moleculaire de niveau BSc avec une experience de recherche de plus de 20 annees et en chomage de surcroit depuis pres d'un an, je suis vraiment dans l'oeil du cyclone du gouvernement Harper et de ses compressions budgetaires au niveau de la recherche scientifique
Bernard Boulay
Montreal


 


Soutient-on suffisamment les sciences?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
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