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Le 3 janvier 2008

Les salaires faramineux des PDG

Photo: PC/Ryan Remiorz
Selon une étude du Centre canadien de politiques alternatives, les 100 PDG les mieux rémunérés au pays gagnent en moyenne 8,5 millions de dollars par année, comparativement à 39 000 $ pour les salariés canadiens moyens. Il s'agit de dirigeants d'entreprises cotées en bourse. 
 
Ainsi, un de ces PDG gagne en neuf heures l'équivalent du salaire annuel d'un de ses employés. Selon l'étude du groupe de réflexion torontois, ces dirigeants gagnent 218 fois le salaire moyen d'un travailleur à temps plein. Le ratio était de 104 fois il y a 10 ans. 
 
Quel serait un salaire décent pour un PDG? 
 
Les invités de Pierre Maisonneuve : Bruce Campbell, directeur général du Centre canadien de politiques alternatives, Normand Lebeau, président et chef de l'expérience chez Mandrake Groupe Conseil, et Marcel Boyer, vice-président et économiste en chef à l'Institut économique de Montréal.



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Indécent en soi et encore plus quand un grand nombre de ces personnes ont une moralité douteuse  : tous les Conrad Black et Vincent Lacroix de ce monde, Enron, paradis fiscaux, argent sale ...
Michel Leclerc
Québec


Je trouve cette distinction tout à fait répréhensible, immorale. Il s'agit de l'argent des actionnaires. Ce n'est pas leur propre argent. Je les trouve bien généreux avec l'argent des autres. 
 
Il faut plafonner les salaires de ces administrateurs. Un conseiller en éthique du travail serait bien apprécié par les actionnaires, je crois.
Serge Gingras
Aylmer (Gatineau), Québec


Bonjour et mes meilleurs voeux pour l'année 2008, 
 
Je trouve l'écart entre le salaire des PDG et des salariés canadiens aberrant. Personne ne vaut une moyenne de 8,5 millions par année que ce soit un PDG ou un joueur de hockey. 
 
Nous nous demandons pourquoi nous avons de la difficulté à avoir des médecins, infirmières, professeurs etc. La question que je me pose est  : est-ce que les professeurs qui forment ces PDG gagnent un salaire aussi élevé? 
 
Je vais vous l'expliquer la différence, les PDG et les membres de conseils d'administration, qui décident de ces salaires faramineux, font tous partie de la même clique. 
 
Le pire c'est que ces fameux PDG font du chantage aux salariés qui demandent des augmentations de salaires tout à fait raisonnables. Ils recommandent d'être raisonnables et d'accepter une diminution salariale et de bénéfices sinon la compagnie fermera... Eux, par contre, n'aideraient pas la compagnie qui les paie en acceptant une diminution de bénéfices ou de salaire.
Suzanne Sirois
Gatineau


Les écarts de richesse dans nos pays dits développés sont absolument indécents et vont même en s'aggravant.  
 
Ne pas s'en indigner, c'est non seulement se rendre à un discours politically correct qui nie les oppositions en valorisant toutes les différences, mais c'est d'abord accepter docilement une création systématique de la misère en oubliant notre capacité politique à construire un monde où la dignité humaine n'est pas piétinée par la marche conquérante de certains ultra-riches.
Louis-Joseph Saucier
Québec


La disproportion entre le salaire des employés et ceux des dirigeants est écoeurante. Tout comme au hockey, un salaire d'une telle ampleur n'est pas acceptable. Les dernières années ont vu l'écart entre les riches et la classe moyenne s'accroître démesurement. Cette tendance se voit dans les choix politiques qui sont de plus en plus de droite et de moins en moins de valeurs sociales d'un partage de la richesse. Le monde nord-américain est malade d'un capitalisme de plus en plus sauvage.
Alexandre Laflamme
Montréal


Je considère tout à fait indécent et immoral qu'une personne, qu'elle soit une vedette sportive, un PDG ou autre, gagne un salaire de plusisurs millions. Je considère qu'aucune personne ne devrait accepter un salaire de plus de quelques centaines de milliers de dollars (maximum 500 000), sinon ça devient tout à fait immoral. Mais le problème fondamental, c'est qu'il n'y a plus beaucoup de moral dans ce monde.
René Godbout
Saint-Nicolas


L'enrichissement excessif des PDG est payé non par les actionnaires de chaque entreprise, mais par les personnes les plus pauvres de notre société.  
En effet, quand nos gouvernements offrent de plus en plus de baisses d'impôt aux entreprises, ils le font en siphonnant pour leurs amis les budgets d'assurance-chômage et d'assistance sociale. Voilà à qui faire rendre des comptes. 
La non-indexation des prestations d'aide sociale au Québec a encore appauvri les personnes assistées sociales avant-hier. Même constat pour le détournement des pensions alimentaires pour enfants  : 49,5 millions volés par l'État en 2007, selon le FCPASQ.  
Voilà le vrai scandale. Aurez-vous la cohérence de dénoncer la complicité de "l'oppposition" officielle à Québec?
Martin Dufresne
Montréal


Bien sûr, encore une fois, les "experts" à 300,000$/année diront que le raisonnement est simpliste, mais pourquoi ne pas faire un lien entre votre sujet d'avant Noël sur la pauvreté et le salaire des PDG ? La société de partage que préconise Québec Solidaire permettrait-elle un aussi scandaleux paradoxe? 
Une intervenante en ondes a parlé de prélever sur le salaire de chacun un pourcentage pour éviter de tels écarts entre riches et pauvres. N'y a-t-il pas là une formidable occasion de partage, sans compromettre le "système"économique actuel ? 2 maisons, 3 chalets, 5 voitures, 5 voyages, etc, alors que des concitoyens sont contraints aux banques alimentaires pour survivre, est-ce le genre de société qu'on souhaite? Qu'a-t on à perdre à partager quand l'essentiel de nos besoins sont comblés?
Sabin Bois
Mont-Joli


Comme le fait, M. Allan Greenspan dans son livre "The Age of Turbulence" aux pages 423-436, il faut établir un lien entre certains scandales financiers et le phénomène de la rémunération indument élévée de certains cadres en Amérique du Nord. Plusieurs cadres peuvent dans bien des cas fixer leur rémunération à un niveau très élevé, alors qu'ils imposent des restrictions importantes aux autres travailleurs, transfèrent des emplois à l'étranger dans des jurisdictions ou les travailleurs sont encore moins bien protégés qu'ici et gèrent bien souvent en ne tenant pas compte des conséquences à long terme de leurs gestes sur l'environnement et les sociétés dans lesquelles elles opèrent. Pour mieux encadrer la rémunération des cadres d'entreprises publiques, M. Greenspan note les efforts de certains grands actionnaires, dont des fonds de pension, pour revoir les pratiques de ces entreprises. Une meilleure divulgation des rémunérations et des descriptions de tâches des cadres devrait également être considérée.
Michel Charbonneau
LaSalle


Mais nos "pauvres PDG" sont encore moins payes que leurs confreres americains.. C'est pourquoi nos "lucides" ne nous trouvent pas assez productifs! 
C'est en toute "simplicite involontaire" que je vous souhaite une Bonne Annee...
Helene Paulette
Inverness, Qc


Passons une loi qui limite les écarts salariaux des entreprises à un facteur 10. 
 
Ça laisse une bonne fourchette, de 25 000 à 250 000 par an par exemple. 
 
Reste que ça n'empêche pas les bonus en argent ou en actions et les importants avantages sociaux dont bénificient généralement les patrons...
Jean-Philippe Martin
Québec


Les patrons abuseurs n'auront en fin de compte qu'à subir les aléas des injustices qu'ils auront créé. Par contre, ceux qui savent redistribuer leurs richesses aux bien moins nantis s'attirent l'estime et le respect de tous.
Georges Lesueur
St-Ambroise


Les PDG, comme les hockeyeurs professionnels, sont devenus des mercenaires qui se vendent au plus offrant. Fini le sentiment d'appartenance à une entreprise ou à une équipe. On met facilement tous ses principes de côté, on sacrifie l'environnement, les droits des travailleurs, le devoir moral de justice et d'équité, à l'autel de la profitabilité à court terme, soi-disant pour le bénéfice des actionnaires, mais surtout et avant tout pour les intérêts personnels des PDG et de leurs cliques. 
Et on ne doit pas compter sur les politiciens actuels pour y changer quelquechose  : ils seront pour la majorité les prochains à en profiter.
Sabin Bois
Mont-Joli


Quel incohérence et malhonnêteté que de prétendre une rareté chez les PDG alors que la population du globe augmente a vue d'oeil et que les moyens de communications actuels nous permettent plus que jamais d'atteindre un maximum de candidats potentiels.  
 
Quel incohérence et malhonnêteté que de prétendre que le salaire de plus en plus élevé et disproportionné des PDG est dépendant de la loi de l'offre et la demande dans le contexte de la mondialisation imposé par ces mêmes chevaliers du libre marché alors que l'on utilise ce même argument pour réduire le salaires des travailleurs.  
 
Un jour il faudra bien que la population se réveille et cesse de croire tous ces faux prêtres avant qu'il ne soit trop tard.
Pierre Beaudet
Montréal


 


Quel serait un salaire décent pour un PDG?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
L'étude du Centre canadien de politiques alternatives
(en anglais)



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