du 29 septembre 2009
Notre nouveau site!
 


PARTICIPEZ À LA TRIBUNE TÉLÉPHONIQUE
du lundi au vendredi,
dès 12 h 15
597-3700 (Montréal)
1-877-597-3700 (extérieur)

Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca

Courrier :
MAISONNEUVE EN DIRECT
Société Radio-Canada
1400 René-Lévesque Est,
bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2

Le 1 septembre 2004

Application de la charia en Ontario?

La révision de la loi ontarienne sur l'arbitrage des disputes familiales ouvre la porte à la création de tribunaux islamiques dans la province.
 
Une coalition de groupes humanitaires met en garde le gouvernement sur les dangers de l'imposition de la charia en Ontario. La charia est l'application stricte de la loi islamique en vigueur dans certains pays musulmans. La loi ontarienne sur l'arbitrage, créée en 1991, permet le règlement de causes civiles comme des divorces ou d'autres disputes familiales devant un arbitre. L'arbitre peut être un avocat, un prêtre catholique, un rabbin ou un imam. Toutefois, des membres de la communauté musulmane de l'Ontario veulent formaliser cette pratique. Ils ont donc créé, à la fin de l'an dernier à Toronto, un tribunal islamique qui devrait commencer à entendre les causes cet automne. 
 
Pierre Maisonneuve reçoit : Nuzhat Jafri, codirectrice du Conseil canadien des femmes musulmanes, Asma Benaissa, Torontoise franco-algérienne impliquée dans un projet de médiation familiale pour la communauté musulmane de Toronto, et Pascale Fournier, doctorante en droit à Harvard sur l'intégration des communautés musulmanes en Occident.



Faites-nous part de VOTRE opinion !
Communiquez-nous vos commentaires en cliquant ici.
Merci de votre participation!




Pour comprendre ce qui se passe en Ontario, il faut savoir que les immigrants musulmans proviennent de trois sortes de pays : 
* les pays laïques qui rejettent la Chari’a 
* les pays moitié-moitié (pour calmer des conservateurs puissants, ces pays injectent des éléments de Chari’a dans le cadre juridique hérité de la puissance colonisatrice (ce qui frustre  
* et quelques purs et durs (l’Arabie Saoudite, les Talibans, le Soudan, l’Iran, …etc.) qui revendiquent chacun de son côté le monopole de la vraie Chari’a. 
Voici ce qui s’est passé en Ontario : un immigrant de la 2e catégorie (c-à-d. le Pakistan) qui s’autoproclame un modéré et qui joue à la vierge offensée devant les journalistes canadiens qui évoquent la 3e catégorie (écartant ces exemples comme étant des aberrations, des dérapages, des erreurs d’interprétation qui ne sauraient venir souiller la pureté des prescriptions divines). 

Amine Tehami
Montréal


L'ouverture pour toute province à la Charia serait une erreur grave. Elle considère que tout Arabe est obligatoirement Musulman. C'est contraire aux lois démocratiques.  
La charia impose aux femmes une justice sexiste inacceptable dans nos sociétés. C'est à cet envahissement progressif ayant débuté par le port du voile qu'il faut s'opposer.  
L'Ontario doit trancher. Et vite !
Georges LeSueur
St-Ambroise


La séparation de l'état et de l'église ça vous dit quelque chose ? Libre à quiconque de pratiquer la religion qu'il veut dans sa maison, dans la rue... mais au niveau des lois le Canada est un pays Laïque.  
 
Les gens qui choisissent de venir vivre ici doivent en être conscients. Si nous embarquons dans ce genre de compromis, procédures, nous allons nous retrouver avec le même problème que la France où les immigrants s'adaptent difficilement, ce qui a amené Chirac à interdire les signes religieux dans les écoles pour palier au problème avec les générations à venir.
Jimmy Jammali
Anjou


Si je ne me trompe pas, à l'exclusion des Autochtones, tous les Canadiens doivent suivre la même loi. En cas de conflit entre la loi canadienne et la loi islamique, ce serait donc la loi canadienne qui prévaudrait. Pour que des éléments de la loi islamique soient incorporés dans la loi canadienne, il faudrait que ceux qui y tiennent fassent des représentations appropriées. Alors cette loi s'appliquerait à tous les Canadiens, sauf aux Autochtones. Mais cela serait le cas au terme d'un processus démocratique. Cela protège la société canadienne contre l'arbitraire de certains. Trop souvent, quand on veut imposer une loi, c'est pour son propre avantage. On dit alors faire la loi...
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Nous assistons à une montée de l'Islam dans les pays occidentaux à cause de l'immigration. Si ces derniers veulent vivre avec des lois rétrogrades brimant les droits fondamentaux, ils peuvent toujours rentrer dans leur pays. Verrait-on des travailleurs occidentaux vivant en Arabie Saoudite réclamer des magasins d'alcool ou des femmes occidentales se promerner en short dans les rues de Téhéran? Au Canada, vivons comme des canadiens!
Patrice Cousin
Rock-Forest


Appliquer la Charia pour régler des différents commerciaux ou pire familiaux serait admettre que notre droit est inférieur à la Charia... 
 
Ces gens sont venus demeurés ici pour améliorer leur sort et nous les avons accueuillis. Maintenant ils voudraient que nos lois ne s'appliquent pas à eux?  
 
Jusqu'où pousser le ridicule pour illustrer le nons sens? Une suggestion : fonder une religion, demander que les différents de ses membres soit régler selon les règles de cette religion et nommons cette loi LA CHARRUE AVANT LES BOEUFS! 
 
Espérons que nos gouvernants seront assez éclairés pour refuser cette suggestion insensée
Jocelyn Dussault
Prévost


Comment exprimer proprement un désacord si profond.... 
La séparation de l'église et de l'état est une valeur fondamentale de notre société ! Comment peut on meme penser laissé des pretres ou des imam avoir voie en question de justice. C est innaxeptables a tellement de niveau différent que je ne sais plus ou donne de la tete ! ! ! C est un retour a la barabarie ! 
je suis non seulement estomaqué que la question soit meme posée mais en plus on me dit que des institutions similaire existe 
déja ? ! ? ! Qu'on les abolisse imédiatement ! ! ! Les rabins, les imams et les curés devrait laissé leur délires religieux au temple, qu il laisse le monde civilisé géré ces propres affaires ! ! 
 
Inconcevable...
Marlo Lemieux
Montréal


Le problème, c'est la déjudiciarisation de questions affectant les droits fondamentaux des personnes. 
C'est particulièrement inquiétant quand cela se fait dans le cadre de religions qui ont toujours tenu les femmes en sujétion, qu'il s'agisse du judaïsme, de l'Islam ou du catholicisme. 
Contrairement à ce qu'affirmait une de vos invitées, un tribunal ou une instance qui se réfère à une religion ne procède PAS au cas par cas mais par référence à des principes dits absolus. 
Il faut voir, cependant, que notre propre religon, si l'on est chrétien comme le sont la majorité des Canadiens-nes, influence déjà grandement la justice dite objective, par exemple, quand elle place les droits traditionnels des pères au-dessus de l'intérêt des enfants, p. ex. en disculpant trop facilement les pères agresseurs de leurs enfants qui réclament la garde de leur victime ou des droits de visite et qui obtiennent encore très facilement ces privilèges. 

Martin Dufresne
St-Hippolyte


*Cette loi ne substitue pas une loi ontarienne par des lois canoniques 'étranges', encore moins 'étrangères'. Elle encadre (par des balises précises) le recours volontaire à des valeurs communes pour limiter l'étendu, l'ampleur, et surtout le coût public des disputes dans une sphère dominée par excellence par des valeurs culturelles.  
*D'ailleurs, parmi les groupes se réclamant de l'héritage musulman, ça fait plusieurs années que les Ismaelites par ex., mettent à contribution cette loi en puisant dans les mêmes lois canoniques musulmanes;
Adam Amen
Ottawa


L'initiative lancée il y a 1 an par un avocat torontois senior n'a rien d'extraordinaire : Une application pour constituer 1 institut (non 1 tribunal) pour roder des membres de sa communauté au cadre légal dans un contexte canadien, tout en se référant à 1 héritage universel, qui fait désormais partie du patrimoine du paysage canadien contemporain.  
N’est il pas plutôt de l’intérêt général que de telles initiatives soient couronnées de succès? déplorable que certains sont encore incapable de voir au-delà du carcan confessionnel, souvent par ethnocentrisme, les valeurs communes de responsabilité citoyen, de respect de la diversité. Il n’est pas acceptable qu’ils se dressent pour essayer de s'arroger le droit d'exclure d’autres concitoyens d'agir pour le bien public. 
Nous avons à éduquer notre collectivité de communautés à conjuguer justice et diversité, comme d’autres sociétés progressives ont réussi à le faire depuis des siècles. Ne faisons donc pas fausse route. 

Emma Ami
Outaouais


La question surgit parce que nos gouvernement on rédigé et adopté une charte incomplète. Cette charte garantit le droit de pratiquer sa religion. Jamais nos politiciens de l'époque n'ont vu plus loin que le bout de leurs nez. Est-ce que toutes les religions s'harmonisent avec nos valeurs, nos droits, nos normes, etc... Évidement que non. Mais cette charte incomplète et pleine de bonnes intentions naïves laisse la place à l'interprétation. Et puis il y a déjà une communauté qui s'est déjà réclamée d'un tribunal religieux. Facile pour une autre communauté de la citer en exemple et de réclamer la même chose ! Il y en a qui considère leurs pairs comme des infidèles, d'autres comme des hérétiques, d'autres se disent élus... (Mon Dieu est plus fort que ton Dieu, na na na na na) Et si on faisait preuve d'un peu de réalisme?
R. Dumilon
Montréal


En mettant en place des tribunaux religieux pour régler des causes civiles l'intérêt et les droits des gens vont être brimés. Il faut être réaliste un tribunal doit être impartial et ne doit pas être influencés par des intérêts d'une communauté quelle qu'elle soit. Et chaque communauté religieuse recherche à protéger leurs images ou convictions ce qui mettrait de la pressions sur les personnes jugées qui seraient accompagnées de préjugés dans leur propre communauté.
Roger Rollin
St-Colomban


La loi d'arbitrage existe depuis 13 ans, aucune protestation contre les décisions des arbitres n’a été relevées.c'est plus qu'une réussite de cette loi.Je félicite l’Ontario pour ça.Demander un tribunal ne changera aucunement la situation actuelle et ne va pas ajouter de pouvoir aux arbitres,mais ce n'est qu'une question d'organisation.Au lieu d'avoir des arbitres éparpillés dans tout l'Ontario,on demande une institution qui les encadre.Ceci protégera les personnes en conflit et aidera le gouvernement à assurer le suivi des affaires des citoyens. Pour avoir recours à l’arbitrage musulman il faut que les deux parties soient d’accord. Si moi et l’autre nous sommes d’accord,c’est quoi alors le problème?Le connaisseur des quatre écoles sera que la différence qui existe entre elles n’est qu’une exception.Selon les principes islamiques,un juge ou un arbitre musulman doit chercher les solutions qui répondent plus à la situation dans laquelle est le répondant,peut importe l’école qui adopte cette solution.
Yassine DOUCHE
Montréal


 


Application de la charia en Ontario
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 




Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes
Error processing SSI file