JANVIER 2002


Les Années lumière vous invitent à un fabuleux voyage
hebdomadaire au pays de l'astronomie, de la biologie,
de la chimie, de l'environnement, de l'exploration spatiale, de la génétique, du génie, de l'histoire, de la philosophie des sciences et bien d'autres...


Dimanche 6 janvier 2002


PREMIÈRE HEURE : 12 h 15

Qu'est-ce que la biométéorologie ?

Science et Société

L'ordinateur moléculaire; l'après-silicium



Interview exclusive de Michel Serres,
le mathématicien philosophe



Première heure

Qu'est-ce que la biométéorologie ?
Pauline Vanasse

L'humidité rend les personnes aux prises avec des rhumatismes particulièrement sensibles, mais saviez-vous que l'on peut, grâce à la météo, prévoir des incidences plus élevées de maladies telles que des crises cardiaques ou des migraines ?

Il semble bien, en effet, que les conditions météorologiques aient une influence sur la santé. Le temps ne rend pas malade, mais il peut accentuer certains symptômes chez des personnes qui souffrent de maladies

Depuis plusieurs années on s'intéresse au phénomène, surtout en Europe, et cela a donné naissance à la biométéorologie, qui étudie les effets des conditions du temps sur les êtres vivants, en particulier sur les humains.

Des observations qui restent empiriques, on n'a pas encore trouvé d'explication scientifique aux liens entre météo et santé mais on commence à prendre au sérieux ces liens. Des études sont menées sur certains aspects précis de la question.

Pour en savoir plus, savoir ce qu'est au juste la biométéorologie, savoir ce qu'est le Médiclim, et découvrir les effets du foehn ou du chinook sur notre santé, Pauline Vanasse a enquêté.

Hyperliens pertinents

Le Réseau canadien de la météorologie médicale

Biométéo suisse

Biométéo allemande


Science et Société
Marie-Hélène Poirier


Le récent colloque « Science et Société » qui se tenait au Cégep de Limoilou à Québec sous l'égide de l'ACFAS a permis la rencontre de grands noms de la science avec des jeunes.

L'idée est née il y a une dizaine d'années, en France : il s'agissait d'organiser chaque année une rencontre entre des scientifiques et des citoyens pour discuter des questions importantes de l'heure.


L'initiative s'est internationalisée et, depuis l'an 2000, des centaines de jeunes de 18 à 25 ans ont participé à des rencontres Science et Société, au Québec, en France, en Italie, au Maroc et au Portugal.
D'ici la fin de cette nouvelle année, l'Afrique du Sud, l'Allemagne, les États-Unis, le Japon et le Liban devraient emboîter le pas.

Marie-Hélène Poirier a assisté au colloque de Québec



La chronique des Années lumière

L'ordinateur moléculaire; l'après-silicium



La chronique de Pierre Dumouchel,
professeur et vice-président recherche au Centre de Recherche Informatique de Montréal



Deuxième heure

INTERVIEW EXCLUSIVE

Michel Serres, le mathématicien philosophe
Yanick Villedieu

Une fois n'est pas coutume, toute la 2ème heure des Années lumière est consacrée à cette entrevue exclusive avec le mathématicien et philosophe Michel Serres.

Depuis plus d'une trentaine d'années, Michel Serres a publié une impressionnante série d'essais pour analyser, expliquer et nous faire comprendre notre monde.
Il est professeur à l'Université Stanford, en Californie.

Michel Serres, qui siège à l'Académie française, vient de publier, aux Éditions Le Pommier, un très beau livre intitulé « Hominescence », un mot qu'il s'est permis de forger.

« Notre monde et nous passons par une crise d'empan multimillénaire, ou souffrons les douleurs d'un enfantement sans équivalent dans ce que nous appelons histoire depuis peu, nous accouchons peut-être d'une autre humanité. » Michel Serres

C'est à Paris que Yanick Villedieu l'a rencontré pour cet entretien, enregistré à la mi-décembre 2001.



Dimanche 13 janvier 2002


PREMIÈRE HEURE : 12 h 15

Stephen Hawking souffle
ses soixante chandelles


La biodiversité recule en Amérique

Le clonage au Québec : « Pratiquement impossible», dit le ministre Cliche

La truffe ne se laisse pas déterrer facilement



Une diplômée aveugle de la Polytechnique

Quel avenir pour les xénotransplantations?

L'auteur de la semaine



Si la science vous intéresse, que vous rêvez de devenir journaliste et êtes âgés entre 18 et 30 ans, la Bourse Fernand-Séguin est pour vous.
Ne ratez pas votre chance: informez-vous dès maintenant au site de l'Association des communicateurs scientifiques. http://www.acs.qc.ca/


Première heure

Stephen Hawking
souffle ses soixante chandelles
Dominique Lapointe

60 ans... C'est encore jeune pour tout individu vivant dans un pays développé. Or pour l'astrophysicien de réputation mondiale, Stephen Hawking, parvenir à cet âge est un véritable pied de nez à Dame Nature.

C'est que Hawking est atteint de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie qui tue 90% de ses victimes dans les 10 années suivant le diagnostique. Le chercheur britannique, lui, vit avec la maladie depuis presque 40 ans!

Ce n'est pas le seul exploit de ce chercheur émérite. On dit de lui qu'il est le plus grand physicien après Isaac Newton. Coïncidence? Il occupe la chaire jadis détenue il y a 300 ans par l'inventeur de la théorie de l'attraction gravitationnelle!

Selon Raymond Laflamme, physicien de Los Alamos et étudiant au doctorat du professeur Hawking dans les années 80, ce dernier a contribué grandement à l'avancement de la science quantique. Il a réconcilié la théorie de la relativité de Einstein et celle de Newton sur la gravité pour expliquer la naissance et la mort possible de notre univers.

Dominique Lapointe s'est entretenu avec Raymond Laflamme.

Hyperlien pertinent

Le site de Stephen Hawking


La biodiversité recule en Amérique
Chantal Srivastava


« Tant à l'échelle nord-américaine qu'à l'échelle mondiale, l'activité économique du Canada et des États-Unis engendre des pressions environnementales disproportionnées. »

Le constat de la Commission de la coopération environnementale est sévère. Cet organisme qui a été créé en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) pour dresser le tableau environnemental du Canada, des États-Unis et du Mexique vient de rendre public son rapport intitulé La mosaïque nord-américaine.

Le rapport remet en cause notre mode de développement. Nous consommons plus de produits naturels et plus rapidement que la capacité de la nature à se regénérer.

Nous dépensons ausi plus d'énergie: le Canada et les États-Unis sont en fait responsables de près du tiers des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, ils ne représentent que 5 % de la population mondiale...

Nos politiques économiques supplantent celles qui visent à protéger notre biodiversité. Des répercussions qui deviennent évidentes lorsqu'on observe les changements climatiques.

Chantal Srivastava a rencontré Jane Barr, consultante à la CCE, et Denis Gosselin, climatologue à Environnement Canada.

Hyperliens pertinents

Le site de l'émission Découverte


Le clonage au Québec :
«pratiquement impossible», dit le ministre Cliche

Le ministre délégué à la Recherche, à la Science et à la Technologie, David Cliche, a tenté de rassurer les Québécois sur la pratique du clonage humain dans la province. Les conditions actuelles, dit-il, rendent pratiquement impossible le clonage ou la recherche sur les cellules souches au Québec.

Malgré tout, au cas où l'un d'entre eux se lancerait dans la pratique illicite, le code civil pourrait être amendé « pour faire face à ces cas hautement hypothétiques », alors que le fédéral songe à criminaliser le clonage humain.

Yanick Villedieu a rencontré le ministre.

Hyperlien pertinent

Communiqué du ministère de la Recherche, la Science et la Technologie



La chronique des Années lumière

La truffe ne se laisse pas déterrer facilement



La chronique de Rachel Léger, du Biodôme de Montréal,
sur ce champignon particulier qui est en voie de disparition.



Deuxième heure

Une diplômée aveugle de la Polytechnique
Sophie Payeur

Valérie Roy-Turcotte a rencontré son pari.
Aveugle de naissance, elle a fait un «choix objectif» en s'orientant dans le domaine du génie informatique.

Mais pour les professeurs de la Polytechnique — affiliée à l'Université de Montréal — qui ont été confrontés à la présence d'une élève aveugle et à toute la logistique entourant l'adaptation de la littérature en braille, ce choix était au départ un défi quasi-impossible à relever.

Valérie graduera pourtant au printemps, après six ans d'études acharnées et de travail pour faire tomber les barrières. Elle sera la première diplômée handicapée visuellement de la Polytechnique.

Sophie Payeur présente un témoignage sur son quotidien
.




Quel avenir pour
les xénotransplantations ?



Le coeur de l'homme prépare sa voie, mais c'est au Seigneur de conduire ses pas.
( Extrait de Le livre des proverbes)

Et si l'homme avait le coeur d'un porc, le Seigneur lui accorderait-il la même attention?
Dans une table ronde animée, et animée par Yanick Villedieu, trois invités débattent de la greffe d'organes animaux sur l'humain, appelées xénogreffes.


Le Groupe de consultation publique sur la xénotransplantation a publié cette semaine son rapport dont la principale conclusion est: « Que le Canada n'autorise pas pour l'instant la xénotransplantation sur des êtres humains étant donné que subsistent des questions critiques qu'il faut au préalable résoudre. »

Ce groupe de consultation nouveau genre avait été mis sur pied par l'Association canadienne de santé publique, à la demande du ministre de la Santé fédéral, M. Allan Rock. Des dizaines de Canadiens ont participé à des forums d'une fin de semaine dans six villes du pays (Saskatoon, Halifax, Vancouver, Toronto, Québec et Yellowknife) pour discuter des enjeux de cette technologie médicale avec des experts sur place. Le point de vue de la menace pour la santé a résurgé, tout comme la question, plus philosophique, de la nature transmutée de l'être humain. En discutent:


Thérèse Leroux, professeure à la Faculté de droit et membre du Centre de recherche en droit public de l'Université de Montréal, membre aussi du Groupe de consultation sur la xénotransplantation.

François Pothier, professeur au département des sciences animales de la faculté d'agriculture de l'Université Laval, et président de TGN Biotech (TGN pour transgénèse).

Christian Saint-Germain
, philosophe à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), et auteur de La Technologie médicale hors limite: le cas des xénogreffes, qui vient de paraître aux PUQ (Presses de l'Université du Québec).

Hyperlien pertinent

Le rapport du groupe de consultation



L'auteur de la semaine

Jean-Jacques Salomon, professeur honoraire au Conservatoire national des Arts et Métiers à Paris, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les rapports entre la science et la société.

Dans son plus récent livre, Le scientifique et le guerrier, l'auteur nous présente le rôle, parfois paradoxal, que joue le scientifique dans la paix, mais aussi, et plus souvent qu'autrement, dans la guerre.

«L'industrie scientifique contribue de très près à l'effort de guerre»
, croit celui qui fait par ailleurs une distinction nette entre le savant et le scientifique.

Chantal Srivastava s'entretient avec l'auteur.






Dimanche 20 janvier 2002


PREMIÈRE HEURE : 12 h 15

Les mains d'un autre

L'Antarctique se refroidit : et la planète ?

Du sucre dans le cosmos

La chronique Histoire des Années lumière



Les phages : Une collection à préserver

Les belles rencontres des Années lumière :
Claudie Haigneré

L'auteur de la semaine



Si la science vous intéresse, que vous rêvez de devenir journaliste et êtes âgés entre 18 et 30 ans, la Bourse Fernand-Séguin est pour vous.
Ne ratez pas votre chance: informez-vous dès maintenant au site de l'Association des communicateurs scientifiques. http://www.acs.qc.ca/


Première heure

Les mains d'un autre
Dominique Lapointe

Denis Chatelier



2 ans après avoir reçu les deux mains d'un autre (la première double allogreffe de membres au monde) Denis Chatelier, peintre en bâtiment, va très bien.

Le patient a récupéré une bonne partie de la motricité et la sensibilité qu'il avait perdue en 1996 lorsqu'une fusée artisanale avait explosé dans ses mains.

Jean-Michel Dubernard

Une cinquantaine de personnes, dont 18 chirurgiens, ont travaillé sur cette transplantation et sur le suivi de ce patient. À la tête de cette équipe, le chirurgien Lyonnais Jean-Michel Dubernard.

C'était la troisième tentative d'allogreffe de mains. Les deux greffes précédentes en 1998 et 1999 n'ont pas très bien réussi. Le premier greffé, par la même équipe de Lyon en France, a fini par se faire amputer sa nouvelle main en Grande Bretagne l'an dernier.

Ce deuxième anniversaire est très important pour le patient et pour l'équipe médicale, ce type d'intervention étant très controversé à cause de la lourdeur des traitements antirejet mais aussi du coût de ces opérations en regard des priorités en transplantation. Certains critiques affirment même que « les mains ce n'est essentiel à la vie… ».

Dominique Lapointe
nous présente aujourd'hui le point de vue du patient lui-même, Denis Chatelier qu'il a joint en France.



L'Antarctique se refroidit : et la planète ?
Pauline Vanasse

La température moyenne a augmenté tout au long du 20ème siècle, et la tendance s'est accentuée ces vingt dernières années.
Les modèles climatiques prévoient que le réchauffement des températures sera particulièrement marqué dans les régions polaires.

Cependant, une étude réalisée par une équipe américaine menée par Peter Doran, de l'Université de l'Illinois, et publiée par le magazine Nature donne un autre son de cloche: l'Antarctique s'est refroidit depuis 1966, particulièrement en été et en automne.

Les chercheurs ont analysé les données météorologiques de l'Antarctique et ont constaté un refroidissement du continent au cours des 35 dernières années. Ils ont étudié plus particulièrement une région dépourvue de glace, les vallées de McMurdo, où la température a baissé de un degré entre 1986 et l'an 2000.

Ce changement majeur remet-il en question les modèles qui sont utilisés pour prévoir l'évolution du climat ?
Qu'est-ce que cela signifie pour le reste de la planète ?

Un reportage de Pauline Vanasse.

Hyperliens pertinents

Encyclopédie de l'Antarctique

L'Antarctique et l'homme
Dossier de Info Sciences

Commission canadienne des affaires polaires

Antarctique, un continent international...
Institut Français pour la Recherche et la Technologie Polaires

Casey Station Webcam, Antarctica (en anglais)


Du sucre dans le cosmos
Dominique Lapointe

Des scientifiques du Centre de recherche Ames de la NASA en Californie ont trouvé du sucre dans deux météorites tombées sur Terre il y a plus de 30 ans. Celles étudiées par les gens de la NASA s'appellent Murchison tombée sur Terre en 1969 et la météorite Murray qui est arrivée ici en 1950.

Cette confirmation de sucre d'origine extraterrestre est une nouvelle importante pour cette discipline qu'on appelle l'exobiologie et qui cherche à dénicher la vie ailleurs que sur Terre. Cela fait pas moins de 40 ans qu'on espère trouver du sucre dans les météorites, celui-ci étant un ingrédient essentiel, pense-t-on, au développement de la vie dans l'Univers.

Un des scénarios les plus populaires ces dernières années veut que la vie sur Terre ait été favorisée par le bombardement de matériaux extraterrestres venant des comètes et des astéroïdes.

Cette découverte de molécules de sucre dans des météorites en constitue-t-elle une confirmation ? Sommes des extraterrestres avant d'être des Terriens ?

Dominique Lapointe a voulu en savoir plus sur cette découverte qui relance la question de la vie dans l'Univers.

Hyperliens pertinents

L'espace est sucré
Québec Science

Sugar in space sweetens chances of life
Site de la BBC

Sugar in space
Science NASA



La chronique Histoire des Années lumière

L'importance des congrès scientifiques de chimie pour l'établissement des modèles dans cette discipline.

La chronique d'Yves Gingras



Deuxième heure

Les phages

Une collection à préserver
Sophie Payeur

Les bactéries nuisibles aux hommes et aux animaux résistent aux antibiotiques, et elles résistent de plus en plus.
Que faire pour venir à bout des infections bactériennes récalcitrantes ?

Pour tenter de répondre à cette question, les laboratoires se tournent vers une vieille découverte, celle d'un grand scientifique canadien, Félix d'Hérelle qui découvrit en 1917 que certains virus sont capables de tuer des bactéries.

Les bactériophages parasitent les bactéries pour se reproduire. Et lorsqu'ils se sont reproduit des centaines et des milliers de fois, les phages provoquent la mort de leurs hôtes.

Un microbiologiste de l'Université Laval de Québec, Hans Wolfgang Ackermann, travaille avec acharnement depuis 20 ans, à trouver, identifier et conserver des bactériophages. Sa collection, qui porte le nom de Félix d'Hérelle, constitue aujourd'hui une ressource en or pour les chercheurs. Sa librairie, une des plus importantes du genre à travers le monde, comporte plus de 400 spécimens.

Le microbiologiste, qui a pris sa retraite à l'automne dernier, était inquiet. Sa collection risquait de disparaître puisque personne à l'Université n'avait manifesté son intérêt à prendre en charge la collection après son départ.

Aussi Faute de relève, le professeur a décidé de céder à un organisme américain cette collection unique au monde. Mais il semble que des mesures seront prises pour que la collection reste au Québec, à l'université Laval, et qu'elle repose entre de bonnes mains.

Un reportage de Sophie Payeur.

Hyperliens pertinents

Les bactériophages

Comité Canadien sur la Résistance aux Antibiotiques

Biophage Pharma



Les belles rencontres des Années lumière

Claudie Haigneré

une spationaute passionnée
Yanick Villedieu

Les femmes ne sont pas encore si nombreuses dans l'espace. Elles y sont pourtant remarquées et remarquables. Yanick Villedieu s'est entretenu avec Claudie Haigneré, spationaute française.

Une entrevue qui se déroule à la fois sur Terre, et dans l'espace.
Dans l'espace, parce que Claudie Haigneré avait emporté, lors de son séjour d'octobre dernier sur la Station spatiale internationale, un petit magnétophone avec lequel elle enregistrait, au jour le jour, ses impressions de voyage. Un magnétophone que lui avaient prêté nos collègues de l'émission Interception, diffusée sur les ondes de France-Inter.

Et sur Terre, également, avec l'interview qu'elle a accordée à Yanick Villedieu, dans les bureaux de l'Agence spatiale européenne, à Paris, à la mi-décembre dernier.




L'auteur de la semaine

Pap Ndiaye

Qu'ont en commun le nylon et la bombe atomique? Des années de travaux en chimie et surtout, la compagnie du Pont.

Fondée aux États-Unis en 1802 par un jeune chimiste d'origine française du nom d'Eleuthère Irénée du Pont de Nemours, la compagnie du Pont laisse une marque indélébile dans l'histoire du génie chimique, des américains et de l'humanité.

C'est cette histoire que Pap Ndiaye, historien et conférencier, a choisi de nous présenter dans son livre intitulé : « Du nylon et des bombes ».

Sophie Payeur s'est entretenue Pap Ndiaye qui retrace le rôle méconnu des ingénieurs chimistes de du Pont dans l'invention du nylon et la fabrication de la bombe atomique.






Dimanche 27 janvier 2002

Notre première heure est presque entièrement consacrée à l'entrevue réalisée cette semaine à Chicoutimi avec le « Scientifique de l'Année de Radio-Canada » pour 2001 , le biologiste Claude Villeneuve.


PREMIÈRE HEURE : 12 h 15

LE « SCIENTIFIQUE DE L'ANNÉE
DE RADIO-CANADA » POUR L'ANNÉE 2001 »
: CLAUDE VILLENEUVE

La chronique Mécecine des Années lumière



Une forêt sous la glace

Blue Storm, un puissant météorologue

L'auteur de la semaine



Si la science vous intéresse, que vous rêvez de devenir journaliste et êtes âgés entre 18 et 30 ans, la Bourse Fernand-Séguin est pour vous.
Ne ratez pas votre chance: informez-vous dès maintenant au site de l'Association des communicateurs scientifiques. http://www.acs.qc.ca/


Première heure

LE BIOLOGISTE CLAUDE VILLENEUVE



« SCIENTIFIQUE DE L'ANNÉE
DE RADIO-CANADA » POUR L'ANNÉE 2001

C'est au Petit Théâtre de l'Université du Québec à Chicoutimi, qu'a eu lieu, mercredi dernier, la cérémonie de remise du Prix du « Scientifique de l'année de Radio-Canada » pour l'année 2001.

La cérémonie s'est tenue en présence notamment du vice-président de la radio française de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, et du recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Michel Belley

Cet honneur, remis par notre émission pour la 15ème année consécutive, est revenu cette année au biologiste Claude Villeneuve.

Il souligne notamment le rôle de M. Villeneuve dans la création d'un programme innovateur de formation universitaire en écologie, ainsi que ses efforts de sensibilisation du public aux questions d'environnement et de changements climatiques.

Depuis 25 ans, notre lauréat partage sa carrière entre l'enseignement, la recherche, le travail sur le terrain, l'écriture et les missions internationales.




Qu'est-ce que le « Prix du Scientifique
de l'année de Radio-Canada » ?


Ce titre de « Scientifique de l'année » est remis à une personnalité scientifique qui, au cours de l'année écoulée, s'est illustrée dans sa discipline par une découverte, une publication ou une réalisation remarquable.
L'honneur vise également à souligner l'implication du scientifique dans son milieu, son engagement professionnel et son rayonnement social.


Et en quoi consiste ce prix ?

En une plaque que nous remettons au scientifique, et en une entrevue qu'il nous donne à cette occasion.



Professeur au cégep de Saint-Félicien, et actuellement professeur invité au Département des sciences fondamentales de l'Université du Québec à Chicoutimi, Claude Villeneuve a contribué à implanter le programme de Diplôme d'études supérieures en Éco-conseil, pour la formation de futurs conseillers en environnement.





Il a aussi publié en 2001, avec la collaboration de François Richard, un livre grand public intitulé « Vivre les changements climatiques : l'effet de serre expliqué », aux Éditions Multimondes.

 

 


Pour avoir droit au livre de Claude Villeneuve, répondez à la question :

Selon ce dernier, il s'est passé en 2001, dans le domaine de l'environnement, un événement qui a été « une commotion politique planétaire »: quel était cet événement ?

Par lettre, message téléphonique, télécopie ou courriel à nos adresses habituelles :

Téléphone : (514) 597-6166 ou 1-800-752-9050

Télécopieur : (514) 597-3638

Courriel :
lumiere@montreal.radio-canada.ca


Courrier :
Les Années lumière
1400, boulevard René-Lévesque est (1er étage)
Montréal
H2L 2M2


La chronique Médecine des Années lumière

Le tabac et les jeunes

Chronique du Dr Marie-Dominique Beaulieu

Hyperlien pertinent

Info-Tabac (Québec)


Deuxième heure

Une forêt sous la glace
Pauline Vanasse

Une forêt fossilisée de 2 millions d'années sous la glace de l'Arctique canadien !
Daniel Fortier, un étudiant en climatologie de l'Université Laval, a découvert cette forêt sur l'Ile Bylot, dans l'Arctique.

Daniel Fortier était sur l'Ile Bylot, l'été dernier, pour poursuivre ses travaux de doctorat sur le pergélisol, et c'est tout à fait par hasard qu'il a trouvé la forêt fossile sur cette île où il n'y a pas d'arbres, seulement de la toundra.

L'Ile Bylot est au Nord de l'Ile de Baffin, à environ 72 degrés de latitude. C'est un territoire très nordique, donc, où le mercure peut descendre à 50 degrés sous zéro l'hiver, et monter jusqu'à dix degrés en juillet.

Pauline Vanasse
a voulu en savoir plus sur cette forêt du passé qui pourrait nous apprendre sur le climat futur.

Hyperlien pertinent

Centre d'Études Nordiques, Université Laval


Blue Storm, un puissant météorologue
Sophie Payeur

Quel temps fera-t-il demain? Une question bien banale mais pas si simple pour les météorologistes. On se moque souvent de leurs ratés mais on oublie aussi qu'ils doivent jongler avec des phénomènes atmosphériques extrêmement complexes et, par nature, imprévisibles.

Néanmoins, les météorologistes sont maintenant capables de fournir des prévisions plus précises et de le faire sur de plus longues échéances. Pour ce faire, les grands services météorologiques font aujourd'hui de la prévision numérique et les ordinateurs sont au cœur de cette méthode.

Ces ordinateurs, dans un premier temps, ont à capter des tonnes de données sur différents aspects de l'atmosphère qui entoure toute la planète et ces données sont intégrées à des modèles numériques très sophistiqués.

Ces ordinateurs doivent être assez puissants pour fournir d'abord l'état initial de l'atmosphère et créer une représentation qui soit la plus près possible de la réalité. Assez puissants également pour, ensuite, simuler l'évolution de ces conditions atmosphériques.

Les choses avancent dans ce domaine et dans quelques mois, une machine exceptionnelle sera livrée au Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme.

L'ordinateur, qui a été commandé à la compagnie IBM, est surnommé Blue Storm. Lors de son installation finale, en 2004, Blue Storm sera l'ordinateur le plus puissant de la planète.

Le reportage de Sophie Payeur..



Le marché des gaz à effet de serre
Pauline Vanasse

Même si les pays développés n'ont pas encore ratifié le protocole de Kyoto, ils se sont déjà entendus sur les règles et mécanismes d'application du traité, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Et pour arriver à atteindre cet objectif, il faudra d'une part réduire les émissions mais on pourra d'autre part échanger des permis d'émission de carbone. On va donc créer un marché où les entreprises pourront acheter ou vendre des permis d'émission de dioxyde de carbone.

Le Canada qui s'est engagé à émettre 6% de moins de carbone qu'en 1990, devra atteindre cet objectif entre 2008 et 2012. Pour cet objectif, il est en train d'élaborer la façon dont on procédera, une tâche très complexe.

La Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie tient des rencontres d'information à ce sujet dans les principales villes du pays.

Quels sont les avantages de ce système et comment va-t-il fonctionner ? Pauline Vanasse a assisté, à Montréal il y a quelques jours, à une des rencontres de la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie.




L'auteur de la semaine

Richard Cloutier

Si on vous dit paléontologie, vous imaginerez probablement un dinosaure aussi haut qu'une colline ou menaçant comme le tyrannosaure.
Mais les dinosaures n'ont dominé la Planète que pendant 150 millions d'années et c'est bien peu en regard des 3 milliards et demi d'années d'évolution de la vie sur Terre.

Bien avant les dinosaures, les poissons ont peuplé les océans, les lacs et les rivières pour finir par gagner la terre ferme et aboutir à l'homme.
Le plus important site au monde de fossiles représentant cette période du Dévonien est en Gaspésie et il fascine les chercheurs depuis plus d'un siècle.

« Le parc de Miguasha : de l'eau à la terre » est le titre du livre du paléontologue Richard Cloutier de l'Université du Québec à Rimouski.
Un livre remarquable tant par son contenu que par sa facture très attrayante.

Dominique Lapointe a invité Richard Cloutier à nous raconter cette histoire qui commence il y a 370 millions d'années.






L'émission Les Années lumière est diffusée
le dimanche de 12 h 15 à 14 h à la première
chaîne de la radio de Radio-Canada.