Pour consulter les archives de l'année 2001

Mai 2001

SEMAINE DU 6 , 13 , 20, 27


Émission du dimanche
6 mai 2001

Sommaire

Première heure

Le retour de la « guerre des étoiles »

Les mots de la science
De nouveaux réseaux en sciences de l'environnement
La musique du cosmos
La chronique Astronomie avec Laurent Drissen

Pour écouter la première heure

Deuxième heure

Faut-il encore chasser la Grande Oie des neiges?
  Les chiffres de la science
La série des Années lumière : Crime, science et châtiment
Le petit journal de la science
L'auteur de la semaine : Michel Leboeuf publie Le silence des oiseaux

Pour écouter la deuxième heure


Première heure

Le retour de la « guerre des étoiles »

avec Dominique Lapointe

Le président américain, George Bush, relance son controversé projet de bouclier. Le projet américain remet ainsi en cause le traité antimissiles ABM (Anti-Ballistic Missile), qui règle depuis 30 ans l'équilibre militaire entre les États-Unis et la Russie.

Ce traité est jugé dépassé par la Maison-Blanche, puisque la guerre froide est terminée. M. Bush affirme que la menace vient maintenant d'États «voyous et incontrôlables» comme l'Irak et la Corée du Nord, ou de tirs de missiles accidentels.

Le nouveau système de défense antimissiles utiliserait des technologies basées sur terre, sur mer et en l'air pour intercepter les missiles à mi-course ou quand ils rentrent dans l'atmosphère, mais aussi quand les missiles sont dans la phase initiale de propulsion. Son coût de développement dépasserait les 100 milliards de dollars.

L'idée de doter les États-Unis d'un tel système de défense n'est pas nouvelle. La recherche américaine visant à intercepter les missiles intercontinentaux remonte aux années 1950. Au départ, il s'agissait de lancer une arme nucléaire contre un missile agresseur mais avec les retombées radioactives étaient difficiles à prévoir.

Par la suite, on a envisagé des intercepteurs plus conventionnels avec des charges explosives traditionnelles. On a construit un tel système dans le Dakota du Nord dans les années 1970. Le projet a été abandonné parce que le coût était astronomique en regard du peu de sécurité qu'il fournissait face à l'arsenal soviétique. Il aura fallu attendre 1983 pour relancer l'idée. Sous la présidence de Ronald Reagan on a mis de l'avant l'Initiative de Défense Stratégique surnommée « guerre des étoiles ».

Un projet spatial très sophistiqué qui n'a jamais vu le jour comme le rappelle Jacques Beltran, un spécialiste de la défense à l'Institut français de Relations internationales.

Invité :

Yves Bélanger, professeur de science politique de l'UQAM.

Hyperlien pertinent :

Programme américain de défense antimissile
Ministère de la Défense des États-Unis

Pour écouter le reportage



Les mots de la science

« La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. »

Jean Rostand, biologiste.



De nouveaux réseaux en sciences de l'environnement

avec Chantal Srivastava

Les chercheurs canadiens qui travaillent dans le secteur de l'environnement ont décidément le vent dans les voiles. Cette semaine à Montréal, la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, le CRSNG ont annoncé l'octroi de subventions de recherches en environnement pour un montant totalisant plus de 25 millions de dollars au cours des trois prochaines années, cinq millions proviennent de la Fondation, et une vingtaine du CRSNG. Cinq nouveaux réseaux de recherches seront ainsi créés. Des réseaux qui vont mobiliser à travers le pays plus de 100 chercheurs provenant de 25 universités et organismes publics et privés.

Le Réseau de recherche collaboratif sur le mercure baptisé COMERN a obtenu presque la moitié des fonds octroyés cette semaine. Le COMERN va donc s'intéresser à l'impact du mercure sur l'environnement et sur la santé. Il sera dirigé par Marc Lucotte de l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal. Le COMERN regroupera une cinquantaine de chercheurs provenant de 14 universités et de trois centres de recherches, d'un bout à l'autre du pays.

La recherche dans le dossier des changements climatiques a aussi obtenu un bon coup de pouce cette semaine puisque les fonds octroyés vont permettre la création de trois nouveaux réseaux de recherche qui se pencheront respectivement sur l'influence des nuages sur le climat planétaire, l'évolution de la chimie de l'atmosphère et la variabilité climatique. Ce troisième réseau s'appelle le REVAC, le Réseau de recherches en variabilité climatique. Il sera dirigé par Jacques Derome, professeur en sciences atmosphériques et océaniques à l'Université McGill.

Le Réseau Biocontrôle récolte aussi sa part de subventions. Rassemblé autour de Raynald Laplante et Jean-Louis Schwartz de l'Université de Montréal, le but de ce réseau qui s'étend d'un bout à l'autre du pays est de diminuer au maximum le recours aux pesticides chimiques en agriculture. Les recherches porteront également sur les cultures en serre et en pépinière.

Invités :

Marc Lucotte de l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal.
Jacques Derome, professeur en sciences atmosphériques et océaniques à l'Université McGill.

Hyperlien pertinent :

CNRSG
Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

FCSCA
Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'environnement.

Pour écouter le reportage



La musique du cosmos

avec Dominique Lapointe

La sonde Boomerang confirme la théorie de l'inflation en décryptant les ondes sonores qui ont accompagné le Big Bang. Le ballon stratosphérique, lancé à 37 kilomètres d'altitude en 1998, nous fournit des données encore riches en nouveautés. Notre journaliste en discute avec Simon Prunet, astrophysicien de l'Institut canadien d'astrophysique théorique.

Pour écouter le reportage



La chronique des Années lumière

Astronomie

avec Laurent Drissen

Laurent Drissen s'intéresse aujourd'hui à ce que l'on pourrait appeler la numérologie de l'univers. Sa chronique s'inspire du livre Just six numbers de Sir Martin Rees, l'astronome royal britannique. Il s'agit d'un livre de vulgarisation qui explique comment six nombres (ou constantes) font de l'Univers ce qu'il est actuellement. Un Univers dont les propriétés seraient complètement différentes si l'une ou l'autre de ces constantes avait été autres.

Pour écouter la chronique


Deuxième heure


Faut-il encore chasser la Grande Oie des neiges?

avec Sophie Payeur

De toutes les oies, la Grande Oie des neiges est celle qui se rend le plus au nord. Chaque printemps, elle quitte la côte est américaine et parcourt 4000 km pour se rendre dans l'Arctique canadien, au nord de la Terre de Baffin, entre autres, où elle se reproduit.

Au cours de son périple, elle s'arrête au Québec, en avril et en mai, pour se reposer et se nourrir. Elle attire depuis quelques semaines des milliers d'observateurs à Baie-du-Febvre, Montmagny et ailleurs au Québec. Et depuis trois ans, elle fait aussi la joie des chasseurs. En effet, la chasse printanière à la Grande Oie des neiges, ne se pratiquait plus depuis 1916. Mais depuis les années 1970, la Grande Oie est en pleine expansion : on estime que la population double tous les huit ans et on pense qu'elle pourrait causer des dommages importants à son habitat dans l'Arctique. Il y a aussi les agriculteurs qui en subissent les conséquences. Habituellement, les oies se nourrissent dans les marais, le long de l'estuaire du Saint-Laurent, mais elles vont maintenant sur les terres agricoles, pour se nourrir de fourrage ou encore du maïs laissé par les récoltes de l'année précédente. Certains agriculteurs subissent des dommages et des pertes économiques à cause de la présence de l'oie.

Le Service canadien de la faune a formé un comité de gestion composé, entre autres, de biologistes et d'agriculteurs pour étudier la question et ce comité a pris la décision d'instaurer une chasse printanière, en plus de la chasse d'automne, pour éviter que la population ne grossisse davantage. C'est une mesure exceptionnelle, qui se veut ponctuelle, et qui a débuté en 1999. L'objectif est de stabiliser la population entre 800 000 et 1 million d'individus d'ici 2002.

Mais, à la surprise des biologistes impliqués, l'objectif a été atteint l'an dernier. Alors pourquoi avoir rouvert la chasse cette année et l'avoir devancée de deux semaines par rapport aux deux années précédentes?

Sophie Payeur a posé la question à Raymond Sarazin, responsable de ce dossier au Service canadien de la faune.

Hyperlien pertinent :

Environnement Canada
Grande Oie des neiges

Pour écouter le reportage



Les chiffres de la science

10 à la 210. 10 suivi de 210 zéro. Un chiffre si grand qu'il n'a pas de nom et qui est pourtant la quantité d'individus différents, de combinaisons différentes, que peut engendrer un être humain dans sa descendance. C'est une richesse que l'on appelle la diversité biologique.



La série des Années lumière : Crime, science et châtiment

La biologie au service de la justice

avec Marie-Hélène Poirier

Depuis le milieu des années 1980, l'acide désoxyribonucléique, l'ADN, prête main-forte au processus judiciaire. Son rôle est devenu tellement important que plusieurs juristes évoquent même le risque d'une « biologisation du droit ». Notre ADN constitue un véritable code-barres personnel, unique pour chacun d'entre nous! Un seul cheveu, un seul mégot imprégné de salive ou encore mieux une seule goutte de sang peuvent nous trahir!

Invités :

France Mailly, biologiste et spécialiste de l'ADN au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec
Jacinthe Prévost, biologiste et spécialiste en étude de taches et projections de sang.
Christine Jolicoeur, biologiste.
Jean Bergeron, biologiste.
France Porelle, biologiste et policière de la Gendarmerie Royale du Canada.

Pour écouter le reportage



Le petit journal de la science


Les histoires de grand-mère immortalisées

Si les bonnes vieilles histoires de votre grand-mère vous manquent, consolez-vous. Une chercheuse du laboratoire sur les médias du Massachusets Institute of Technology a développé une chaise berçante interactive qui permet de les immortaliser. Dans le système mis au point, la grand-mère s'assoit sur une chaise berçante en face d'un écran géant qui montre une image graphique d'une petite fille. La petite fille questionne la grand-mère et quand elle se met à raconter ses histoires, un système de reconnaissance de la voix mesure ses intonations. Celles-ci sont transmises à la petite fille virtuelle, qui sait quand il faut encourager la grand-mère à continuer.

Des dauphins narcissiques

Les dauphins peuvent reconnaître leur image lorsqu'ils se regardent dans un miroir. Jusqu'à présent, cette preuve d'intelligence n'avait été détectée que chez les grands singes d'Afrique. Pour parvenir à cette conclusion Diana Ross et Lori Marino ont maquillé Tab et Presley, deux spécimens de l'Aquarium de New York.

Puis elles ont observé la réaction des cétacés face aux miroirs installés dans leur bassin. Première constatation : le maquillage pousse Tab et Presley à nager plus vite pour venir admirer leur «nouveau look». Ils passent aussi plus de temps à se contempler. Et ils s'évertuent à choisir la surface du miroir qui leur fournira l'image la plus précise. De plus, ils n'adoptent pas le même comportement face à leur reflet que face à un congénère. Cette découverte est d'autant plus étonnante que les dauphins ont une organisation cérébrale, une histoire et un environnement bien différents des humains et des grands singes. Et les deux scientifiques concluent que cette trouvaille serait un exemple frappant d'évolution parallèle. Leurs résultat sont publiés cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Avoir l'odorat développé comme une taupe

Si on dit «être myope comme une taupe», on devrait dire aussi «avoir l'odorat développé comme une taupe». Quoique l'on ne souhaite à personne d'arborer l'appendice nasal dont est dotée une espèce particulière de taupe, au museau en forme d'étoile! Le dit museau est équipé de tentacules couvertes de 25 000 récepteurs microscopiques. Selon les travaux de Ken Catania, neuroscientifique à l'Université Vanderbilt, au Tennessee, 100 000 nerfs relient le museau de la taupe à son cerveau, soit six fois le nombre de nerfs qui connectent la main et le cerveau de l'homme. D'ailleurs, l'animal se sert de ce curieux appendice pour «sentir» son chemin dans les tunnels où il passe sa vie...

James Cameroun pourrait être le deuxième touriste de l'espace

Après l'Américain Dennis Tito, le Canadien James Cameron pourrait se payer un voyage dans l'espace. Le réalisateur du film Titanic a même passé des examens en Russie et sa candidature a donc été retenue pour 2003. Cameron compte tourner un film 3D et une série télévisée à bord de la Station spatiale internationale. Il dit vouloir attendre le feu vert de la NASA qui devrait édicter des normes pour les cosmonautes amateurs. Son objectif principal est de donner sa version de la vie dans l'espace. Le cinéaste dit que les astronautes font un excellent travail mais qu'ils n'ont pas la poésie et la passion nécessaire pour transmettre la réalité de la vie spatiale aux Terriens que nous sommes. À la remise des Oscar en 1998, Cameron avait lancé «I'm king of the world!» Un monde qui, à l'évidence, est déjà devenu trop petit pour lui.

Pour écouter le petit journal de la science



L'auteur de la semaine

avec Chantal Srivastava

L'auteur la semaine, Michel Leboeuf est étudiant à la maîtrise en biologie à l'Université du Québec à Montréal. Il a écrit un roman qui s'intitule Le silence des oiseaux, publié aux éditions du Trait Carré. Il s'agit d'un thriller scientifique dont l'intrigue a comme point de départ un scénario qui est loin d'être rassurant. Plutôt que de revenir au printemps, les oiseaux nous quittent, et la nature devient pour ainsi dire silencieuse.

Pour écouter l'entrevue



Émission du dimanche
13 mai 2001

Sommaire

Première heure

 

Les pluies acides détruisent nos érablières

Les mots de la science
La moelle épinière au laboratoire
  Recensement 2001 : les statisticiens sortent leur arsenal
  La chronique Médecine avec la Dre Marie-Dominique Beaulieu

Pour écouter la première heure

Deuxième heure

  Science, on tourne!
  Les chiffres de la science
  La série des Années lumière : Crime, science et châtiment
  Le petit journal de la science
  L'auteur de la semaine : Lucien Sfez publie Le rêve biotechnologique

Pour écouter la deuxième heure


Première heure

Les pluies acides détruisent nos érablières

avec Chantal Srivastava

Un nouveau rapport, dont les résultats viennent d'être dévoilés, démontre clairement que les pluies acides sont responsables du piètre état de nos érablières.

 




Les mots de la science

« Quand la science produit une découverte... le diable s'en empare... pendant que les anges discutent de la façon de l'utiliser. »

Alan Chester Valentine, auteur américain.



La moelle épinière au laboratoire

avec Dominique Lapointe

Les chercheurs travaillant sur les traumatismes de la moelle épinière se sont réunis la semaine dernière à Montréal pour faire le point sur les expériences qui permettront peut-être un jour aux quadraplégiques de remarcher.


Invités :

Alain Privat, du département des sciences neurologiques de l'Université de Californie à San Diego.
Didier Orsal, du Laboratoire de neurobiologie des signaux intercellulaires de l'Université Pierre et Marie Curie en France.
Dr Dick Stein de l'Université de l'Alberta.
Dr Serge Rossignol de l'Université de Montréal.



Recensement 2001 : les statisticiens sortent leur arsenal

avec Chantal Srivastava

Statistique Canada a lancé sa vaste opération de recensement. L'agence veut ainsi rejoindre 31 millions de personnes réparties dans 12 millions de ménages éparpillés sur une distance de neuf millions de kilomètres carrés.


Une fois les données recueillies, les statisticiens devront procéder à l'analyse. Et c'est la science qui est garante de la validité des données fournies par le recensement.

Auparavant, il aura fallu bâtir le questionnaire; un exercice loin d'être simple et dont le résultat est parfois controversé. L'agence distribuera à 80 % des Canadiens des questionnaires standards alors que 20 % de la population recevra une version plus élaborée. Les premières données tirées du recensement seront disponibles le 12 mars 2002.

Invité :

Benoît Laroche, chef du recensement à Statistique Canada.

Hyperlien pertinent :

Statistique Canada
Recensement 2001



La chronique des Années lumière

Médecine

Faut-il vacciner tous les enfants contre la varicelle? La Dre Marie-Dominique Beaulieu répond à cette question d'importance pour la santé publique.


Deuxième heure


Science, on tourne!

avec Sophie Payeur

Tout un défi que celui présenté cette année dans le cadre de cette compétition à laquelle participent des équipes de niveau collégial : L'art de tourner en rond ou comment construire un machin à ressorts qui puisse tourner le plus longtemps possible sur lui-même.



Les chiffres de la science

2300 communications seront présentées au 69e congrès de l'ACFAS, qui commence le 14 mai à Sherbrooke. Un feu roulant de connaissances est offert aux participants avec une nouvelle communication qui débute toutes les 45 secondes, pendant quatre jours, à temps plein. De quoi faire le plein de sciences!



La série des Années lumière : Crime, science et châtiment

La chimie judiciaire au service de la justice

avec Marie-Hélène Poirier

L'analyse chimique permet d'analyser les traces de matériaux trouvés sur les lieux d'un crime, sur les vêtements ou sur le corps d'une victime, par exemple dans un accident de la route avec délit de fuite. Les chimistes peuvent aussi bien analyser les matériaux, le sang et l'urine.

Pour ce faire, ils rechercheront l'empreinte digitale du produit, alcool ou drogue, médicaments ou poison. Ils le feront principalement dans des causes d'agressions sexuelles, de meurtres, de morts suspectes et de conduites de véhicules avec facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue.

Invités :

André tremblay, chimiste au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec.
Carole Péclet, chimiste au Laboratoire de toxicologie et alcool.



Le petit journal de la science


Devoirs virtuels

Une école primaire de Singapour a remplacé les cahiers et les livres traditionnels par l'écran d'ordinateur pour les devoirs à la maison. Les élèves de l'école primaire Bukit Panjang se branchent en arrivant chez eux et une fois identifiés, s'attaquent aux problèmes, questionnaires et exercices que leur a préparés leur professeur de mathématiques.

Les enfants, âgés de neuf ans, travaillent ainsi en s'amusant, selon leur directeur d'école. On prévoit étendre l'expérience à tous les élèves, et plus particulièrement pour ceux étudiant les disciplines scientifiques. L'école met à la disposition des jeunes qui ne sont pas branchés une salle d'étude Internet.

Des ballons pour mesurer les flatulences des bovins

Des chercheurs néo-zélandais ont mis au point un ballon qui mesure l'impact des flatulences des bovins et de leurs déjections sur le réchauffement global. Ces gaz, composé principalement d'oxyde d'azote, absorbe 200 fois plus les radiations infrarouges responsables de l'effet de serre que le CO2 fréquemment dénoncé. Dans un pays fortement agricole comme la Nouvelle-Zélande, on a calculé que l'oxyde d'azote représentait le quart des émissions de gaz à effet de serre.



L'auteur de la semaine

avec Chantal Srivastava

Lucien Sfez publie Le rêve biotechnologique aux Presses universitaires de France dans la collection QUE SAIS-JE?

L'auteur est professeur de sciences politiques à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est également directeur de la collection La Politique Éclatée aux Presses Universitaires de France. Il a notamment publié, Critique de la communication, aux Éditions du Seuil, en 1992.

 


Pour écouter la première



Émission du dimanche
20 mai 2001

L'émission est entièrement consacrée au 69e congrès de l'ACFAS, l'Association canadienne française pour l'avancement des sciences, qui se tenait cette semaine à l'Université de Sherbrooke.

Sommaire

Première heure

Le stress

La télédétection
Le Cabaret Pasteur
Nouvelle présidente de l'ACFAS
La chronique Histoire des sciences avec Yves Gingras

Pour écouter la première heure

Deuxième heure

Des matériaux intelligents
Les sciences sociales s'intéressent aux soirées rave
Une table ronde sur l'enseignement des sciences
Quel titre!
L'auteur de la semaine : Pierre Hébert publie La nouvelle université guerrière

Pour écouter la deuxième heure


Première heure

Le stress

avec Marie-Hélène Poirier

Une maladie des temps modernes que les chercheurs explorent autant du point de vue des mécanismes cellulaires impliqués qu'en terme de facteurs psychosociaux.

Invités :
Nicole Gallo-Payet du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.
Dominique Walker de l'Université McGill.

Pour écouter le reportage



La télédétection

avec Dominique Lapointe

Un domaine où l'on travaille de l'espace sur des applications souvent très terre à terre.

Invités :
Ferdinand Bonn et Mélanie Desrochers de l'Université de Sherbrooke.

Pour écouter le reportage



Le Cabaret Pasteur

avec Marie-Hélène Poirier

Invité :
Daniel Raichvarg de l'Université de Bourgogne en France.

Pour écouter le reportage



La nouvelle présidente de l'ACFAS

avec Chantal Srivastava


Invitée :
Marie Trudel, présidente de l'ACFAS.



La chronique des Années lumière

Histoire des sciences

Que signifie le mot critique? Notre chroniqueur Yves Gingras nous donne de multiples définitions.

Pour écouter le reportage


Deuxième heure


Des matériaux intelligents

avec Sophie Payeur

Les défis que pose le développement de telles structures notamment au niveau de l'interdisciplinarité.

Invités :
Denis Gingras et François Michaud de l'Université de Sherbrooke.
François Malouin de IMSI.

Pour écouter le reportage



Les sciences sociales s'intéressent aux
soirées rave

avec Dominique Lapointe

Qui aurait cru que le phénomène des soirées rave donnerait lieu à des thèses de doctorat?

Pour écouter le reportage



Une table ronde sur l'enseignement des sciences

avec Chantal Srivastava

Du citoyen au créateur en passant par l'enseignant : quelle devra être la formation d'un enseignant des sciences?

Invités :
Patrick Beaudin, André Blondin, Christiane Rousseau,
Jean Chrétien.

Pour écouter le reportage



Quel titre!

avec Marie-Hélène Poirier


Invité :
Serge Charlebois de l'Université de Sherbrooke.


Pour écouter le reportage



L'auteur de la semaine

avec Dominique Lapointe

Pierre Hébert publie La nouvelle université guerrière aux Éditions Nota bene.

Pour écouter le reportage



Émission du dimanche
27 mai 2001

Sommaire

Première heure

De nouvelles molécules s'attaquent aux cellules cancéreures

  Les chiffres de la science
Les puits de carbone
Manger préhistorique!
La chronique Nature avec Rachel Léger

Pour écouter la première heure

Deuxième heure

Du calcium dans votre assiette
  Les mots de la science
La série des Années lumière : Une deuxième vie pour la matière
Le petit journal de la science
L'auteur de la semaine : Louis-Olivier Robert publie La cité dans les étoiles

Pour écouter la deuxième heure


Première heure

De nouvelles molécules s'attaquent aux cellules cancéreuses

avec Marie-Hélène Poirier

Une nouvelle génération de médicaments est en train de révolutionner le traitement des cancers. Des médicaments inventés pour bloquer spécifiquement certaines fonctions anarchiques des cellules cancéreuses.

Ces nouveaux médicaments peuvent, par exemple, reprogrammer la cellule cancéreuse pour qu'elle s'auto-détruise. Les chercheurs développent également des vaccins qui éduquent le système immunitaire afin qu'il reconnaisse et attaque les antigènes présents à la surface des cellules malignes. L'antiangiogénèse suscite beaucoup d'espoir dans le cas des tumeurs cancéreuses. En effet, par un processus appelé l'angiogénèse, les tumeurs se bâtissent un réseau de vaisseaux sanguins pour s'approvisionner en sang et en oxygène. Il s'agit de bloquer ce processus et donc de couper les vivres à la tumeur. Chez l'animal, les tests de laboratoire ont permis la disparition de tumeurs. Chez l'humain, on a pu obtenir une diminution de la taille des tumeurs.

Lors du congrès annuel de la société américaine d'oncologie clinique qui a réuni 26 000 spécialistes du cancer à San Francisco, plus tôt ce mois-ci, on a présenté un nouveau médicament, le Gleevec. Ce médicament a permis d'obtenir des résultats remarquables pour une maladie assez rare, dont on ne réchappe pas : la leucémie myéloïde chronique.

Le Dr. Chaïm Shustik de l'hôpital Royal Victoria assistait au congrès de San Francisco. Il a lui-même participé avec un groupe d'une vingtaine de patients aux essais cliniques du Gleevec sur une base internationale. Si le Gleevec ne guérit pas, il ouvre néanmoins de nouvelles perspectives, comme les autres médicaments de sa génération, que l'on utilisera en association avec les traitements traditionnels du cancer : chirurgie, chimio et radiothérapie. Plusieurs espèrent qu'un jour le cancer devienne une maladie chronique comme le diabète.

Invité :

Dr Shaïm Shustik, hématologue et chercheur clinicien à l'Hôpital Royal Victoria.

Pour écouter le reportage



Les chiffres de la science

L'astronomie ne fait vivre que 7000 professionnels en Amérique du Nord qui touchent un salaire inférieur à celui des autres scientifiques. Moins de 10 % seulement des astronomes sont des femmes, alors qu'elles comptent pour 20 % des scientifiques et des ingénieurs en général.



Les puits de carbone

avec Dominique Lapointe

Deux études importantes ont été publiées la semaine dernière dans le magazine britannique Nature qui démontrent que l'effet des puits de carbone des forêts, permettant de capter les surplus de gaz carboniques de l'atmosphère, est loin d'être aussi important que ce que démontrent certains modèles plus optimistes.

En effet, deux études viennent contredire l'argument des États-Unis, du Canada, du Japon, de la Russie, de la Norvège, de la Suisse, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande qui dit que les forêts vont capturer et emmagasiner une bonne partie du CO2 émis par nos carburants fossiles. Selon ces pays, il faut comptabiliser cet apport naturel et même les efforts de plantation d'arbres dans les objectifs de réduction de gaz des accords internationaux.

Mais les chercheurs de l'Université Duke, en Caroline du Nord, évaluent que l'effet de captation et de stockage du carbone est très limité dans le temps. Ils sont les seuls à avoir pu faire pousser une véritable forêt de pins avec un apport continuel et accru en CO2.

La première étude arrive à la conclusion que l'augmentation du CO2 ambiant accélère la pousse des arbres qui se nourrissent de ces gaz. Mais que cette croissance redevient normale après trois ans. Donc, à long terme, l'effet serait négligeable sur la balance en CO2 dans l'air.

La deuxième étude, effectuée sur les mêmes forêts expérimentales, portait sur la rétention du carbone dans le sol, une fois que celui-ci est assimilé par les arbres. Même lorsque la production forestière augmente, il n'y a pas d'augmentation à long terme du carbone résiduel dans le sol. Là encore, les résultats sont décevants pour les promoteurs des puits de carbone.

On se rappelle que les États-Unis, entre autres, se sont servis d'un modèle optimiste sur le cycle du carbone pour se retirer de l'accord de Kyoto qui portait sur le contrôle des gaz à effet de serre.

Invités :

Pierre Bernier, chercheur au Service canadien des forêts.
Bernard Saugier, chercheur au Laboratoire d'écologie végétale à l'Université de Paris-Sud.

Pour écouter le reportage



Manger préhistorique!

avec Sophie Payeur

Depuis une quinzaine d'années, des scientifiques se penchent sur les bienfaits du régime des hommes préhistoriques. L'alimentation des hommes du Paléolithique, notamment, qui ont vécu il y a entre 10 000 et 40 000 ans, intéresse un certain nombre de nutritionnistes et de médecins. Ce type d'alimentation permettrait de lutter contre les maladies liées aux problèmes de graisse.

Selon ces chercheurs, les hommes du Paléolithique avaient une diète plus variée, une diète riche en poissons et très pauvre en viandes, notamment, alors que les hommes du Néanderthal mangeaient uniquement de la viande. Tous les chercheurs, cependant, ne s'entendent pas sur la composition de cette diète. Cela n'empêche pas certains professionnels de la santé de prôner le retour à une alimentation qui s'inspire de celle des hommes préhistoriques.

Invités :

Stéphane Péan est docteur en archéozoologie au Laboratoire de préhistoire du Muséum National d'Histoire Naturelle, à Paris.
Dr Bernard Jacotot, médecin spécialiste des maladies reliées aux problèmes de lipides, à Paris.


La chronique des Années lumière

Nature

avec Rachel Léger

Les pissenlits et les pelouses

Les pelouses n'ont pas toujours été entretenues avec des produits chimiques. D'ailleurs, il n'y a pas si longtemps que les pelouses existent! La popularité de la pelouse parfaite date des années 1950. Il s'agit d'une caractéristique typiquement nord-américaine liée à la fierté de sa façade de maison. Beaucoup de gens sont convaincus qu'il est impossible d'avoir une pelouse convenable sans l'aide des produits chimiques. Ceci est faux. Il est parfaitement possible d'avoir une belle pelouse avec des méthodes alternatives et des produits naturels.

En fait, l'usage généralisé des pesticides et des engrais chimiques appauvrit la pelouse au niveau écologique, la rend dépendante des produits chimiques et plus sensible aux parasites. Les pesticides sont des produits chimiques qui visent à détruire des organismes que nous considérons indésirables. Ils regroupent les insecticides (contre les insectes), les herbicides (mauvaises herbes), les fongicides (champignons), et les rodenticides (rongeurs). Un sol en santé est vivant : il est peuplé d'organismes, d'insectes, de mille-pattes, de cloportes, qui aident à aérer le sol et à décomposer la matière organique en rendant les minéraux disponibles pour les plantes. Les engrais chimiques et les pesticides par contre, diminuent et détériorent l'activité des organismes du sol.

Le principe de base d'un entretien écologique de sa pelouse est l'amélioration et la protection de la santé du sol. Un sol riche en minéraux et aéré permettra d'obtenir une pelouse dense et naturellement résistante aux parasites et aux maladies.

Pour avoir une pelouse sans produits chimiques, il faudra commencer par modifier ses critères de beauté et y mettre un peu de travail. Par exemple, il ne faut pas considérer le trèfle comme une mauvaise herbe. Le trèfle est bénéfique pour le gazon et le sol en fixant l'azote ce qui aide à la fertilisation naturelle. En ce qui concerne les pissenlits, il est préférable de les arracher avec un tire-racine plutôt que de répandre des herbicides.

Au printemps, faites analyser le pH de votre sol. Vous n'aurez qu'à apporter une carotte de terre dans un centre de jardinage pour l'analyse. Normalement c'est gratuit. Ajustez l'acidité au besoin. Un pH trop bas, moins de 6, favorisera l'apparition de pissenlits et autres mauvaises herbes. Aérez le sol, étendez un peu de compost ou terreau juste après l'aération et réensemencez les espaces dégarnis. Une pelouse trop clairsemée est invitante pour les mauvaises herbes. Il est donc important de réensemencer chaque année les espaces dégarnis pour ne pas laisser de place aux intrus. Ajustez les lames de votre tondeuse pour laissez le gazon assez long, environ sept centimètres. Ceci créera un ombrage au sol, le gardant frais et humide. Cet ombrage empêcherait la germination de la plupart des mauvaises herbes. Après la tonte, laissez le gazon coupé au sol car il contient beaucoup de minéraux. Mais utilisez de préférence une tondeuse déchiqueteuse qui pulvérise les rognures de gazon et les répartit uniformément sur la pelouse. Après tous ces soins, vous devriez réussir à avoir une pelouse belle et en santé et votre santé s'en porter peut-être mieux.

En effet, il faut savoir que l'utilisation de certains pesticides n'est pas sans danger. Les pesticides se dégradent à la longue mais on ignore ce qui reste dans l'environnement, dans l'eau, dans notre alimentation.Plusieurs craignent que l'exposition à ces produits chimiques, principalement chez les jeunes enfants, ait des effets néfastes sur leur santé.

Les enfants jouent sur des pelouses traitées chimiquement, alors que certains scientifiques craignent des liens entre l'utilisation de certains pesticides et certaines formes de cancer. Mais rien de tout cela n'est prouvé. Dans le doute, plusieurs préfèrent la prudence alors que d'autres continuent à épandre leur poison sans se poser trop de questions.

Ces questions de santé et d'environnement préoccupent de plus en plus les citoyens, les villes et les gouvernements.

Environnement Canada a publié une brochure Solutions autres que les pesticides; pour cours et jardins; le ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec est à mettre sur pied un code de gestion des pesticides qui vise à resserrer la réglementation concernant la vente libre des pesticides.

Plusieurs villes ont déjà adopté leurs propres mesures. Ainsi 12 villes du Québec, dont Montréal et Québec participent à un projet-pilote avec l'Association des services en horticulture ornementale du Québec et avec l'Université Laval. Ce projet vise la gestion des espaces verts de ces villes par des moyens de lutte intégrée, donc des moyens plus écologiques.

Les gens aussi réagissent. Une coalition pour les alternatives aux pesticides a vu le jour. C'est un regroupement d'organismes et de personnes qui unissent leurs efforts pour réduire l'utilisation des pesticides. Ils ont d'ailleurs produit une trousse d'action Sans pesticides.naturellement qui est très bien documentée et donne une foule de conseils pratiques. On remarque donc une prise de conscience réelle.

En conclusion, une belle pelouse en santé sans pesticide, c'est possible et ce sera tellement plus agréable d'y regarder les enfants jouer sans craindre les résidus de produits chimiques. Et bon été!

Hyperlien pertinent :

Environnement Canada
L'entretien des pelouses

Pour écouter la chronique


Deuxième heure


Du calcium dans votre assiette

avec Marie-Hélène Poirier

Ostéoporose Québec et la compagnie pharmaceutique Novartis Pharma, organisait à l'Institut d'hôtellerie une démonstration de cuisine riche en calcium. On voulait ainsi souligner l'importance de l'ostéoporose, une maladie qui réduit la densité osseuse. Elle touche près 1,5 million de femmes au Canada. C'est donc une femme sur quatre, de 50 ans et plus, qui souffre de cette maladie pouvant causer de sérieux handicaps, quand il y a chute et fracture.

L'ostéoporose est une maladie asymptomatique. Les médecins suggèrent donc de plus en plus aux femmes de 50 ans et plus de passer un examen d'ostéodensitométrie pour poser un diagnostic. Mais un sondage effectué par la firme CROP démontre que moins d'une personne sur deux à qui leur médecin a dit qu'elle souffrait d'ostéoporose a pris ensuite des mesures pour combattre la maladie.

L'alimentation n'est pas seule responsable de l'ostéoporose, il y a bien d'autres causes. Tout d'abord, le sexe : le rapport est de quatre femmes pour un homme. D'autres facteurs s'ajoutent comme l'hérédité, le manque d'exercice, la diminution de l'activité hormonale à la ménopause, le climat. Mais parmi tous ces facteurs, quel rôle l'alimentation joue-t-elle vraiment?

Invités :

Monique Racicot-Brassard, traiteur.
Anick Cyr, chef.
Charles Draper, directeur général de Ostéoporose Québec.
Dr Richard Dumas, endocrinologue et chercheur au Centre de recherche clinique de Laval.

Les chefs Monique Racicot-Brassard et Anik Cyr vous proposent ce menu à haute teneur en calcium contre l'ostéoporose :

Migneron au caquelon

50 gr de migneron (fromage semi-ferme)
15 ml de crème 35 %
Quelques morceaux de papaye
Quelques gouttes de calvados
Crouton de pain aux sept grains

- Déposer le crouton au fond du caquelon
- Ajouter le fromage, la crème, la papaye et le calvados
- Mettre au four à 350 degrés pendant cinq minutes

Filet de saumon, sauce aux fines herbes

Un filet de saumon (peau et arêtes retirées)
Faire des portions d'environ 200 gr, badigeonner d'huile d'olive et déposer sur une plaque
Four à broil, cuire quatre minutes

- Dans une casserole, amener à ébullition la crème et l'eau
- Au fouet, ajouter le beurre petit à petit
- Ajouter les fines herbes fraîchement coupées
- Sel et poivre au goût et jus de citron

Le semi-freddo aux figues et canneberges séchées, gingembre confit au coulis de rhubarbe

Huit jaunes d'oeufs
2/3 de tasse de sucre
1/2 tasse de vin blanc
2 c. à table de zeste d'orange
1/3 de tasse de figues Calimyrna finement hachées
2 c. à table de gingembre cristalisé finement haché
2 3/4 de tasse de crème 35 %

- Au bain-marie dans un cul de poule, monter les jaunes d'oeufs avec le sucre et le vin blanc (comme pour un sabayon)
- Mettre le tout au malaxeur et continuer de battre jusqu'à refroidissement et consistance plus ferme
- Ajouter la crème fouettée en pliant délicatement et incorporer les fruits séchés et le zeste d'orange
- Mettre dans un moule recouvert d'une pellicule au congélateur plusieurs heures

Le coulis

16 onces de rhubarbe
2/3 de tasse de sucre
2 c. à table de jus de citron
1 c. à table de brandy ou autre alcool au goût
Mettre le tout au robot et passer au tamis

Bon appétit!

Hyperlien pertinent :

Ostéoporose Québec

Pour écouter le reportage



Les mots de la science

« Je sais très bien qu'en ce moment l'univers entier nous écoute écrivait Jean Giraudoux dans son roman La folle de Chaillot. Il ajoutait que chaque mot que nous prononçons fait écho sur l'étoile la plus lointaine. Et bien cette paranoïa poétique est une description parfaite de ce que le Soleil, comme lentille gravitationnelle, peut faire pour la recherche de l'intelligence extraterrestre. »

Frank Drake, astrophysicien et père du programme de radioastronomie SÉTI pour la recherche de la vie extraterrestre.



La série des Années lumière : une deuxième vie pour la matière

L'éco-design

avec Chantal Srivastava

Notre journaliste nous racontera comment des innovateurs s'y prennent pour redonner une deuxième vie à des objets courants qui s'accumulent trop souvent dans nos dépotoirs et nos décharges publiques. Des objets qui sont pour certains des déchets et pour d'autres, des sources d'inspirations...

Invités :

Alec Derghazarian, finissant à l'École de design industriel.
Pierre de Coninck, professeur à l'École de design industriel.

Pour écouter le reportage



Le petit journal de la science

Implants mammaires naturels

Les femmes qui veulent de plus gros seins pourraient bientôt se passer des traditionnels implants de silicone, prothèses parfois inquiétantes, il faut le dire. Des scientifiques australiens ont mis au point une technique qui permettrait aux femmes de voir leur buste augmenter à partir de leurs propres cellules. Une matrice encapsulée est implantée à l'endroit requis. Des cellules avoisinantes migrent vers cette matrice irriguée par des vaisseaux sanguins et forment ainsi de nouveaux tissus. Si la technique représente une avenue plus naturelle pour augmenter le volume des seins, certains chercheurs pensent qu'elle pourrait provoquer une rechute chez les femmes en rémission d'un cancer.

Des comptoirs bactéricides

Imaginez que la surface de votre comptoir de cuisine soit enduit du nouveau revêtement bactéricide mis au point par une équipe du Massachusetts Institute of technology : les longues molécules du polymère attachées seulement à une de leurs extrémités forment des sortes de « piques » qui transpercent la membrane des bactéries et les tuent grâce à une réaction électro-chimique. Le revêtement baptisé Hexyl-PVP a été capable de tuer 94 à 99 % des organismes microbiens à staphyloccoques et 99 % de la bactérie E-coli. On envisage son utilisation sur tous les objets courants : poignées de portes, jouets d'enfants, téléphones etc.Plus besoin de passer le chiffon, sauf pour se débarasser des bactéries mortes : Le ménage enfin simplifié!

La télédétection pour prévenir les invasions de criquets

La télédétection permettra d'aider à résoudre un fléau séculaire : les invasions de criquets pèlerins. En effet, l'Agence canadienne de développement international versera 600 000 $ pour trouver une solution représentative de l'ère spatiale afin de résoudre un problème qui remonte à l'Antiquité. Une compagnie de la Colombie-Britannique utilisera la technologie de télédétection par satellite pour identifier les régions du Kazakhstan qui courent le risque d'infestation par les criquets pèlerins. Grâce à ce système, on pourra aussi prévoir les moeurs migratoires de ces insectes en se fondant sur des données météorologiques comme la vitesse et la direction du vent. Cette technologie, connue sous le nom de Système d'alerte aux acridiens, permettra une utilisation ciblée plutôt que généralisée de pulvérisation d'insecticides.

Le retour du tricératops

Le tricératops du Musée d'Histoire Naturelle de Washington est de retour après une cure de rajeunissement qui aura duré deux ans. C'est que les vieux os du mastodonte de 65 millions d'années étaient en train de crouler sous les vibrations des pas des visiteurs et des voitures qui circulent dehors. Il y avait aussi la corrosion chimique par l'humidité créée par la respiration des sept millions de curieux qui vont le voir à tous les ans. Le tricératops s'est donc refait une beauté et trône maintenant dans une cloche transparente qui le protègera. Les conservateurs en ont profité aussi pour lui écarter légèrement les pattes avant après avoir conclu que ce grand herbivore avait plus la posture du lézard que celle du rhinocéros. Dans sa cage de plexiglas, le tricératops a maintenant la mine plus basse qu'avant!


Pour écouter le petit journal



L'auteur de la semaine

Notre auteur de la semaine est le seul journaliste au Québec à couvrir exclusivement les questions d'astronautique. Louis-Olivier Robert vient de publier La cité dans les étoiles : l'épopée russe dans le cosmos aux Éditions Pierre Tisseyre. Dominique Lapointe a invité l'auteur en studio.

Pour écouter le reportage



Des archives sonores de l'émission Les Années lumière sont maintenant disponibles, à partir de l'émission du 26 mars 2000.
Consultez la rubrique Reportages récents en haut de cette page.

L'émission Les Années lumière est diffusée tous les dimanches, de 12h15 à 14h à la première chaîne de la radio de Radio-Canada.