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La petite fille qui aimait trop les allumettes
LA PETITE FILLE QUI AIMAIT TROP LES ALLUMETTES
De Gaétan Soucy
Les Éditions du Boréal, 2000, 179 pages

À la mort de leur père, véritable tyran familial, deux enfants sont confrontés à une liberté qu'ils ont du mal à apprivoiser. Élevés dans un grand manoir et retirés du monde extérieur, ils se demandent comment vivre en dehors du «code de la bonne maison». La quête d'un cercueil mènera l'un des enfants à la rencontre des habitants du village tandis que l'autre, petit à petit, perdera tous ses repères...

«On se demande où Gaétan Soucy va chercher tout ça! Et puis on ne se le demande plus,
prêt à entrer dans le jeu d'un romancier exceptionnel et extraordinaire.»
Réginald Martel, La Presse


- Prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec 1999
- Prix du grand public La Presse/Salon du livre de Montréal 1999


Né à Montréal, Gaétan Soucy a étudié la physique, la littérature et la philosophie, et fait de fréquents séjours au Japon. Son troisième roman, La petite fille qui aimait trop les allumettes, fut salué par la critique aussi bien au Québec qu'en France.

Marie-France Bazzo s'entretient avec Gaétan Soucy
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Vos arguments

27 septembre, 23 h 06 - La lecture de ce livre a suscité chez moi une profonde haine envers le roman québécois, car, certes, ce livre n'a su redorer le blason de ce type de livre, qui, soit dit en passant, ne se portait déjà guère haut dans mon estime. J'explique ce dégoût par des phrases trop poétiques pour leurs sapidité âcre, qui ne sont pour nous que du remplissage, preuve d'une pauvreté de contenu manifeste. En bref, force est de croire que Soucy tente simplement de jouer avec les mots, car il démontre une incapacité patente à faire une histoire sémantique avec ceux-ci. En réalité, les constructions syntaxiques laborieuses à déchiffrer ainsi que le manque flagrant de péripéties dans ce gaspillage de papier sont le début d'une longue liste de vices qui composent ce roman. 
 
De plus, il est notoire que ce récit n'apporte aucune leçon de vie, ni même une mince pensée philosophique, ce qui le réduit à une tentative complètement ratée de divertissement. Ceci a eu pour effet de me donner l'impression de perdre notre temps. En réalité, cette dernière sensation, certes fâcheuse, a soulevé chez moi une certaine agressivité, je pourrais me dire littéralement courroucé en passant que j'aurais pu utiliser ce temps à bien meilleur escient. Somme toute, ce livre ne m'a rien procuré de bien, mais des questions sur sa pertinence, certes à foison! 
 
Je peux dire, et ce avec aucune ironie, que cet échec cuisant de la littérature est le pire livre qu'il m' ait été donné de lire. Ce désastre littéraire, à mon sens, est l'oeuvre d'un esprit tordu et pervers qui, sinon, sait-on jamais, relèverait du fait vécu, car, selon toute vraisemblance, comment un homme d'âge mûr aurait-il pu penser à fabriquer de toutes pièces une enfance qui confond ainsi l'entendement? 

Alex Halme
Repentigny


12 avril, 0 h 43 - J'ai lu ce livre il y a deux ou trois ans dans le cadre d'un cours de français, à ma première année de cégep. La lecture de ce livre me rendait fou et agressif, je me disais :­ «Qui est le dérangé mental, le déséquilibré qui peut écrire quelque chose d'aussi tordu!!!», et je regardais avec haine la photo de Gaétan Soucy, au dos de mon bouquin. Cet homme est un génie tel que j'en ai encore jamais rencontré, dans la mesure où le génie est proche de la folie. Ce qu'il écrit n'est pas banal. Je suis traumatisé à vie par l'image du châtiment... Dans plusieurs pays, on l'aurait tué pour moins...
Olivier Séguin
Montréal


2 avril, 10 h 19 - Gaétan Soucy nous peint un tableau, glauque et sombre. Un nuage noir enveloppe le récit qui nous captive. L'on parle souvent de trame sonore qui accompagne soit un film, soit une émisssion de radio. Soucy nous donne une trame verbale qui est suspendue au-dessus de nous pendant toute la lecture. Un mot pour décrire ce récit : fantasmagorique. Le dictionnaire Quillet-Flammarion en donne cette définition : «art de faire apparaître des images lumineuses dans une salle obscure à l'aide d'une lanterne magique». C'est ce que j'ai ressentie à la lecture de ce roman.
normand audette
gatineau


2 avril, 9 h  - Pour ajouter de l'eau au moulin, j'ajouterai simplement quelques faits. Hugo a écrit des drames sociaux mais, contrairement à monsieur Courtemanche, ils sont littéraires. Je ne nie pas le talent de monsieur Courtemanche pour autant. Gabriel Garcia Marquez n'a-t-il pas écrit son Journal d'un enlèvement, son livre probablement le moins intéressants et le moins littéraire quoiqu'il ait écrit pourtant des drames sociaux? Ainsi, cela ne fait pas de lui un piètre écrivain, mais un écrivain qui a le droit à des faiblesses ou à des essais. Courtemanche avait à dire quelques choses et il l'a bien rendu dans sa forme documentaire, mais son livre ne peut être considéré comme un futur classique, contrairement à l'oeuvre de Gaétan Soucy qui déploie un univers littéraire personnel.
Alain Fortaich
montreal


2 avril, 1 h 45 - Here's the be all and end all of arguments - Soucy's novel is so good that English speaking Quebecers are taking the time to discover it! 
 
La Petite Fille is a global triumph - history will record its greatest even if the Combat does not.



1 avril, 23 h 08 - Les péripéties narrées dans La Petite fille sont tellement époustouflantes. Pas tant du point de vue de l'action (et Dieu sait qu'il y en a!). Non. Ce sont les péripéties du langage qui sont époustouflantes. C'est un esprit, une âme qui se dévoile sous nos yeux. À bride abattue! C'est à la fois le Québec dans son enfermement; c'est aussi quelque chose qui se frotte à l'univers de Ducharme. Ou mieux de Ferron. Nous sommes ici dans les mêmes eaux. Dans un monde furieusement proche de nos origines terriennes. Et souterraines.  
Gaétan Soucy nous prend et ne nous lâche plus... Que demander de plus à un livre?
Robert Julien
Grondines


1 avril, 21 h 38 - Pour ma part, je veux défendre La petite fille qui aimait trop les allumettes pour la beauté de l'écriture et l'univers dans lequel il nous amène, mais aussi pour la fougue et la passion de celle qui le défend. Micheline Lanctôt est une femme à qui je voue une très profonde admiration. Par contre, Un Dimanche a la piscine m'a aussi beaucoup touchée par sa profonde humanité. L'important est que nous ayons envie de lire ces livres.
Francine Grégoire
Lac-Drolet


1 avril, 20 h 24 - Je suis en train de lire Un dimanche à la piscine à Kigali, et j'éprouve à chaque page la portée de ce grand livre courageux et lucide. Franc. Qu'on portera à l'écran, je l'espère. Mais puisque qu'il faut en choisir un seul, La petite fille... est notre premier choix car il s'agit ici avant tout d'un immense et lumineux coup littéraire, un tour de philosophe malin, une poésie dramatique, je dirais, qui reste là longtemps suspendue à fouiller du regard les décombres de l'enfance, peut-être le seul pays vif de la littérature. Ce livre de Soucy, cet agrès de grimoire et de grimaces époustouflant, rejoint, selon moi, La vie devant soi de Ajar et Bruit et Fureur de Faulkner. 
 
Courtemanche est un frère, comment le remercier? 
 
Gaétan Soucy est un sourcier délirant qui déparle, un écrivain majeur. Comment ne pas entendre son coup de marteau au coeur même des mots?  
 

Jacques Desmarais
Montréal


1 avril, 15 h 53 - On dirait du Victor Lévis-Beaulieu sur la dope. C'est tellement heavy, j'utilise le mot anglais parce qu'il est plus approprié, que même avec une relecture, je me demande si je dois comprendre quelque chose entre les lignes ou pas? La bible à côté de ça....
Michel Chalifoux
Gatineau


1 avril, 14 h 52 - On touche dans ce livre à l'essence même de la littérature. La littérature au degré zéro, dépouillée de toute fonction connexe comme celle d'enseigner, ou de renseigner. La littérature est un art, l'art d'écrire. Et l'écriture particulière de ce livre m'a transportée comme ça ne m'était jamais arrivé auparavant, malgré que je sois le genre de personne qui fait de la fièvre (thermomètre à l'appui) quand je lis un livre qui m'enflamme. 
 
La seule tristesse dans ce roman, c'est de penser à ce que peut devenir un écrivain après avoir produit un livre semblable; il est réduit à ne jamais plus atteindre ce degré de perfection (ce serait comme être frappé par la foudre deux fois) et il doit faire son deuil de celà s'il veut pouvoir produire à nouveau quelque chose de très bon. 
 
La seule chose qui m'avait un peu déplu de ce roman c'est que mon côté médical était choqué que quelqu'un puisse essayer de me faire croire que la petite fille avait échappé à une septicémie (infection du sang) fatale pendant toutes ces années. Mais le roman suivant de Gaëtan Soucy est venu me rappeler à l'ordre avec son histoire à la Frankeinstein. Depuis quand est-ce qu'un roman doit être réaliste? 
 
Je souhaite de tout coeur que ce roman gagne et de toutes façons, pour moi, il ne sera jamais détrôné.
Nathalie Therrien
Lennoxville


1 avril, 14 h 32 - Je n'ai lu que deux des livres proposés : «La servante écarlate» et «La petite fille...». 
 
J'ai beaucoup aimé le premier et j'ai été époustouflée par le deuxième. L'écriture de Gaétan Soucy me touche beaucoup. J'ai acheté ses quatre livres et le texte de sa pièce et je sais que ce sont des livres que je garderai toujours. 
 
Je ne saurais analyser ce livre comme l'ont fait certains de ceux et celles qui ont écrit avant moi; mais je peux dire que c'est un livre qui m'a hantée pendant un bon bout de temps après avoir fini de le lire. 
 
Longue vie à Gaétan Soucy!
Francine Gagné
Montréal


1 avril, 12 h 46 - C'est le livre le plus étonnant, surprenant, déconcertant que j'ai eu à lire et c'est cela qui fait toute sa force et sa beauté... Il faut savoir sortir de temps à autre de la logique et de la pensée linéaire et se laisser entrainer dans un récit imaginaire et dans une langue qui nous déroute... Tous les autres livres sont de très bon romans mais ils sont prévisibles, terre-à-terre, formel... Enfin quelque chose qui sort de l'ordinaire par son propos et son écriture. 
 
Merci Gaétan Soucy...
Élizabeth
Montréal


1 avril, 11 h 52 - Vite, qu'on sorte ce livre! Je ne peux pas croire qu'un roman si imparfait, si peu soucieux de cohérence puisse remporter le combat des livres! Les jeux de langage qu'on y trouve ne sont que de la poudre aux yeux servant à faire oublier une intrigue sans cesse improvisée. On y retrouve un mélange de tout ce qu'on peut imaginer de glauque et la surenchère finit par faire décrocher le lecteur. On a l'histoire d'une fille qui ne sait pas qu'elle est une fille, qui subit les assauts sexuels de son frère, qui voit ce dernier s'apprêter à découper le cadavre de son père, qui a connu un drame horrible dans lequel elle a perdu sa mère, qui voit son "prince charmant" se faire tuer sous ses yeux par son frère... Et tout se termine dans une apothéose d'invraisemblance lorsqu'elle accouche au milieu des flammes, le crayon à la main. Ce personnage connaît tous les malheurs possibles... On se prend à se demander pourquoi Soucy ne l'a pas faite borgne et manchotte, tant qu'à y être. L'eau au domaine pourrait aussi être contaminée et les empoisonner à petit feu, les enfants pourraient ne manger que des fruits pourris depuis leur tendre enfance et porter des souliers 3 points trop petits qui leur atrophieraient les pieds! Tiens! Par ces idées, je viens d'ajouter 20 pages au roman de Soucy!! Bref, La petite fille... est un très mauvais remake d'Aurore l'enfant martyre...
Chantale
Québec


1 avril, 11 h 14 - Venant de France, j'ai découvert la littérature québécoise grâce à ce livre. 
Construction? Oui et pour cause! Pourquoi ce ne serait pas la réalité?
Pierre Dewey Dell
Montréal


31 mars, 23 h 03 - J'ai lu deux des livres qui demeurent en lice jusqu'à maintenant. Le Dimanche à la piscine à Kigali et celui-ci. J'ai préféré davantage le bouquin de Soucy à l'autre en raison de l'univers densément théâtral que nous propose sa petite fille. Pour moi ce fut l'immersion totale; exit le réalisme, les normes de construction de roman iso, tout ça ne vaut pas une bonne histoire bien écrite autour de personnages juste assez tordus. Qui s'en sousy!
Denis Lambert
Laval


31 mars, 12 h 12 - peut-être que ce qui accroche les gens avec La Petite Fille et Pi (et avec raison) c'est cette imagination extraordinaire de leurs auteurs (qu'on parle de fable ou d'allégorie ne change rien), mais ce qui fait que la Petite Fille me parait supérieure, c'est que l'exceptionnelle découverte se trouve aussi dans la langue inventée par Soucy, qui sait aussi faire rire, parfois jaune, souvent avec tendresse. Quant aux chicaneurs «elle s'en bat le trou».
gilles le bigot
st-antoine sur richelieu


31 mars, 10 h 23 - Ce livre fait partie des lectures marquantes que j'ai faîtes. Dès le début, on est happé par l'univers invraisemblable du récit et par l'imaginaire des deux enfants tellement bien dévoilé et ressenti. 
 
Ce livre est écrit de façon très originale, décousue, inventive avec beaucoup de naiveté, de fraîcheur et quelques pointes d'humour tout à fait savoureuses. 
 
Il s'en dégage également une angoisse omniprésente et de nombreux questionnements. C'est un livre très profond, admirable.
Marie Béliveau
Longueuil


31 mars, 9 h 37 - La petite fille qui aimait trop les allumettes nous révèle des personnages forts auxquels l'on croit et c'est la force de l'écriture de Gaétan Soucy : nous faire croire à l'improbable. Certes, L'histoire de Pi nous révèle un univers similaire : un monde fantastique. Cependant, ce dernier est, selon moi, une déconstruction de la littérature ainsi que, pour reprendre une formule de l'auteur, bla bla bla bla bla. Quant à La piscine à Kigali, certes les propos sont intéressants, mais l'écriture demeure trop près de celle du reportage, du journalisme et pas assez près de la littérature, c'est-à-dire d'un traitement personnel pour ne pas dire plus poétique du langage. C'est un livre qui dénonce, certes, et l'auteur a bien atteint son but, mais cela demeure au niveau du documentaire.
Alain Fortaich
montreal


30 mars, 19 h 10 - Je ne suis pas du tout d'accord avec les commentaires évidemment dégoulinants d'éloges qui sont affichés. Il est curieux, d'ailleurs, qu'il ne soit question que de défendre les livres en lice. 
Je viens de lire "La petite fille qui aimait trop les allumettes" et d'en faire une étude précise.[...] 
L'histoire est mal organisée car, entre autres éléments, on ne sait pas finalement ce qui s'est réellement passé : la mère n'est-elle pas morte avant qu'Ariane «mette le feu aux robes», expression qui revient sans être jamais vraiment élucidée? 
On s'extasie sur la langue et je la trouve incohérente : voilà une fille qui n'a été élevée que par son père et à travers la lecture de Spinoza, de Saint-Simon (noms qui, comme tous les noms propres, sont écrits avec une minuscule : pourquoi?). Or la langue qu'elle parle, si elle présente des archaïsmes, y va aussi de québécismes et de mots d'argot français des plus récents : «genre mon frère», par exemple. «Date de péremption» aussi est très récent et, en tout cas, pas d'usage au Québec. Quant aux créations, elles sont du sous-Réjean Ducharme. 
L'action est bien située au Québec, Gaétan Soucy y allant de la «campagne congelée dur six mois par année», ce qui est mensonger et d'une banalité à pleurer, mais significatif d'un peuple qui n'a jamais su accepter le pays ! 
Le roman est d'ailleurs une autre dénonciation de la Grande Noirceur et une autre apologie de la Révolution tranquille qui arrive avec quarante ans de retard sur "Une saison dans la vie d'Emmanuel" pour ne citer que cette oeuvre !  
Il est curieux que cette fille qui a vécu dans une réclusion totale n'ait aucun problème dans le village où elle tente d'acheter un cercueil. 
Elle est une lectrice de romans de chevalerie et semble vouloir y rester abonnée puisqu'elle se voit lisant «des histoires qui ruissellent de clarté» avec sa future enfant qu'elle imagine évidemment du sexe féminin.  
[...] 
Pour ma part, le roman que je préfère dans le choix qui nous est offert est "La servante écarlate " de Margaret Atwood qui est une puissante anticipation qui pose des questions essentielles et ne se contente pas d'entourloupettes de tous genres (action, langue, psychologie) comme la fantaisie de Gaétan Soucy. Il est vrai que vous nous avez appris qu'il l'a écrite en état de transe ! 
 
Et il reste que, si je manifeste ici mon désaccord, j'apprécie beaucoup ce «Combat des livres» et l'émission en général. 
 
Cordialement,
André Durand
Montréal


30 mars, 8 h 30 - J'hésitais entre L'histoire de Pi et La petite fille qui aimait trop les allumettes, cependant le côté sombre de ma personnalité a fait en sorte que j'ai choisi le deuxième.  
 
Avec ce livre écrit avec une telle liberté, Gaétan Soucy est devenu un de mes auteurs préférés. J'ai acheté son coffret chez Boréal. 
 
Il y a tellement à analyser de la psychologie du narrateur. Il s'agit d'un exemple de l'influence parentale sur un jeune cerveau.
Alexandre Thibault
Montréal


29 mars, 21 h 46 - Je ne suis pas étonnée que ce soit Micheline Lanctôt qui ait proposé ce livre. Elle nous éveille souvent à des choses qui sortent de l'ordinaire! Merci mille fois Micheline Lanctôt!!! Et surtout un énorme merci Gaétan Soucy.
Valérie Fournier
Saint-Ours


29 mars, 18 h 06 - Je n'ai lu que deux des cinq livres proposés. Histoire de Pi et La petite fille qui aimait trop les allumettes
 
J'ai lu deux fois La petite fille qui aimait trop les allumettes, je recherchais cette petite fille si intelligente malgré tout ce qu'elle avait vécu. Ce qui me touche, c'est que je crois que cela se peut qu'une personne vive dans de telles conditions et y survive. Je reste attachée à ce personnage. C'est un livre qui m'a beaucoup plu.
Johane Larouche
Dolbeau-Mistassini


28 mars, 12 h 55 - Ce livre est mon second choix (mais peut-être seulement parce que je viens tout juste de terminer L'histoire de Pi) Je me souviens encore très bien dans quelle tourbillon il m'a entrainée, dans quel émerveillement. Je ne suis pas friande de littérature québécoise car j'aime être dépaysée, connaître d'autres gens, d'autres moeurs. Avec Gaétan Soucy, je le fus à souhait.
Marie-Andrée Bérubé
Des Ruisseaux


26 mars, 13 h 45 - Orgie du language déroutante et abradacabrante! Pour moi, la mort de ce père, est une métaphore pour la mort de Dieu, qui nous a abandonnés, hommes et femmes confondus, à notre sort, dont on ne sait trop que faire. On mesure l'immensité du fossé séparant la misère de la réalité, de la beauté des images oniriques. L'abîme qui s'ouvre entre l'effroyable quotidien des personnages et le sublime de leur langue encyclopédique fait sourire. Le livre nous happe dès les premières pages dans un tourbillon dont on sort abasourdi, mais satisfait. Gaëtan Soucy : quelle découverte!
Johanne Carrier
Fredericton


26 mars, 12 h 55 - Rien à ajouter, sinon que ce livre fait partie de mon top 10 personnel.
Jocelyn Bouchard
Pintendre


25 mars, 18 h 57 - J'ai adoré ce livre, mais qu'il est complexe à lire. Dans plusieurs livres de Gaétan Soucy, on retrouve la folie qui habite ses personnages. Ce père de famille qui devient véritablement fou à la suite de la perte de son amour (son épouse) tient en otage ses enfants dans cette folie. Mais quelle imagination a ce Souçy! Je l'ai relu en partie pour bien comprendre l'évolution de ces trois enfants (en comptant celle qui est brûlée). Bravo, c'est le livre que je défends.
Henriette Turbide
rimouski


24 mars, 9 h 01 - Ce livre nous donne le désir délicieux de le terminer rapidement. On déguste des mots qui pourtant, sont lourds de conséquences. Merveilleusement écrit, on réussit même à l'entendre, la voix de cette jeune fille qui nous raconte l'horreur qui l'entoure et la passivité qui l'habite. On se prend à déguster ce qui pourtant est le malheur des personnages. Merci à Micheline Lanctôt de me l'avoir fait connaître.
Annie Hébert
Brossard


23 mars, 10 h 33 - C'est un livre qui n'a pas peur des tabous, qui choque, mais qui charme à la fois, qui boulverse, mais nous fait sourire. Gaétan Soucy est vraiment un auteur exceptionnel. Il a SA façon d'écrire, SA façon de voir les choses. Ses mots inventés, les images qu'il nous crache avec des mots et ses intrigues bizzaroïdes sont les éléments qui font de lui un auteur savoureux. J'adore Gaétan Soucy, j'ai dévoré La petite fille qui aimait trop les allumettes et je crois sincèrement que c'est le livre qui doit gagner. Et ce, malgré le fait que la compétition est forte et qu'il est confronté à d'autres excellents romans.
Marie-Claude Tremblay
Cold Lake, AB


17 mars, 12 h 49 - Roman d'une grande originalité qui donne accès à un univers de fiction pure, émaillé de réflexions profondes sur la langue, sur la culture de l'écrit et sur la vie. 
 
Son inventivité langagière dans les mots et les formules ravit; elle sait rester ludique et transparente, mais ne déconcerte pas, car soit le contexte est éclairant, soit la narratrice explique. Ce travail d'écriture sur la langue ne pèse pas. Écrit à la première personne, le récit coule et emporte comme un torrent.  
 
Parmi les bijoux : les noms secrétarien et figette, l'adjectif rêvasson, le verbe se ramentevoir...[« C'est un joli mot, ramentevoir, je ne sais pas si ça existe, ça veut dire avoir des souvenirs. » p. 67 ]. Les trouvailles heureuses sont légion. 
 
Et il y est aussi question, à l'occasion, de grammaire, de typographie... 
 
Les passages sur les dictionnaires (en fait, tous les livres sont des dictionnaires dans le roman), notamment, ont souvent été repris et cités depuis par d'autres auteurs : « ... il ressemblait à quelqu'un qui ne met jamais le nez dans les dictionnaires, ce qui les [l'agent et mon frère] rend pleins de mépris jaloux pour ceux qui font un signet d'un de leurs doigts...» (p. 73); « ç'a la vie dure les dictionnaires, mine de rien, ils ont le calme entêtement du bois dont ils sont issus, les arbres ne pouvaient pas nous faire de cadeaux plus beaux. » (p. 178). Mais il y a tant de passages qui mériteraient d'être cités... 
 
La lecture de ce roman intense enrichit particulièrement toute personne qui s'intéresse à la langue, au Québec et ailleurs.  
 
L'imagination et la sensibilité y sont au pouvoir, avec une part d'humour et une autre de folie brutale...
Noëlle Guilloton
Montréal (Québec)


17 mars, 11 h 36 - Le moins qu'on puisse dire, c'est que Gaétan Soucy est un VRAI écrivain. On constate qu'il n'a pas écrit ce livre à la va comme je te pousse mon cher crayon si je me fais bien comprendre. ;-) 
 
Ma belle-mère a lu le livre et moi par la suite, on s'est payé tout UN plaisir à en discuter. On lit le livre et on se demande si parfois on sait lire et puis on continue, continue et continue et là ce sont les suprises explicatives qui nous arrivent, et vlan et vlan! Le plaisir! 
 
Page 42 : «On peut penser ce qu'on veut des perdrix, mais il faut aussi chercher à les comprendre...» jusqu'au milieu de la page 43... c'est... comment dirais-je... plus que délicieux, plus que... je ne trouve pas les mots et c'est comme ça tout au long du livre. 
 
Merci Micheline Lanctôt d'avoir proposé ce livre! Merci! Je le connaissais de titre mais avec le combat des livres cela m'a donné la petite poussée pour le lire. Merci!
Line Vachon
Montréal


12 mars, 23 h 50 - Du livre La petite fille qui aimait trop les allumettes, je retiens, entre autres, ces deux phrases : 
 
"...Je me réfugiais comme de coutume dans mon crayon...." "Cette part de moi-même qui tient le coup avec des mots...." 
 
Comment imaginer une seconde, en parlant de mots, qu'un professeur de cegep si réservé, oh combien en apparence seulement, ait pu pondre un tel VOLCAN de mots et de concepts aussi originaux qu'inusités; car ne reconnaît-on pas fondamentalement un arbre par les superbes fruits qu'il nous donne ?
Micheline Claveau
St-Laurent


10 mars, 21 h 34 - C'est un livre qui choque, qui décoiffe. Il a fallut que je le lise deux fois pour tout saisir. Et le message frappe. On voit le côté sombre des êtres humains, le pire que l'on peut faire à sa propre famille. Mais on voit aussi l'histoire d'une petite fille qui en a trop vu, qui en a trop vécu pour même s'attarder sur son sort. Elle n'est pas blessée par la vie : elle n'a plus de vie.
Lisa Bellemare
Jonquière


 
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