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Pauline Marois
[23 mars 2006]

Après 30 ans au Parti québécois et 25 ans à l'Assemblée nationale, Pauline Marois tourne pour de bon la page sur sa carrière politique. Élue députée péquiste de Taillon, Pauline Marois a occupé les postes de ministre d'État à la Condition féminine (1981) et de ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu (1983). Lorsque le PQ reprend le pouvoir en 1994, elle accède à la présidence du Conseil du Trésor (1994), au ministère de l'Éducation (1996), à celui de la Santé et des Services sociaux (1998), et aux Finances (2001). 
 
Avant de prendre sa décision, Pauline Marois a consulté son conjoint et quelques amis proches. « C'est un métier très exigeant, qui demande qu'on s'investisse complètement. Et moi, je ne suis pas capable d'être là à moitié », raconte-t-elle à Marie-France Bazzo. 
 
Aujourd'hui, Pauline Marois a un sentiment de grande liberté et elle retrouve son droit de parole de simple citoyenne : « Évidemment, je ne l'exercerai pas tout de suite, pour éviter de nuire à qui que ce soit ». Depuis l'annonce officielle de son départ, les témoignages d'appréciation fusent de toutes parts. « Je sais que tout n'est pas parfait dans ce que j'ai fait, mais ces témoignages sont ma plus belle récompense », dit-elle. 
 
Malgré sa troisième défaite à la course pour la direction du PQ, Pauline Marois croit tout de même que le Québec est prêt à accepter une femme première ministre. La résistance se situe plutôt au sein des partis politiques. « Je suis une femme oui, mais je suis dans le paysage politique depuis presque 30 ans. Nous sommes dans une société du jetable. Je crois malheureusement que c'est un peu vrai pour les personnes ». L'ex-ministre est aussi persuadée que certaines de ces décisions ont déplu. Pauline Marois veillera à ce que le PQ ne se masculinise pas : « On est prêt à avoir une femme collègue, mais pas une femme patronne », déplore-t-elle. 
 
Si Pauline Marois avait 20 ans, elle militerait au sein du PQ, « un parti bien enraciné dans le Québec, qui représente plusieurs courants ». Et si tout était à recommencer, elle le referait quand même : « Je suis fière du petit héritage que je laisse ».

Écoutez l'entrevue (34:19)