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Les conclusions du Défi info zéro
[11 octobre 2005]

Il y a une semaine, Indicatif présent lançait à Claude Béland, Ruba Ghazal et Jean-Jacques Pelletier le défi de fermer leur poste de radio, leur téléviseur et de débrancher Internet. Bref, de s'isoler du monde de l'information pendant une semaine. 
 
Ruba Ghazal a vécu difficilement cette semaine, écouter les nouvelles faisant partie de sa routine. «Plus la semaine avançait, plus je trouvais que je dérangeais les gens autour de moi, raconte Jean-Jacques Pelletier. Nous sommes continuellement stimulés par l'information». Claude Béland s'est senti dans la peau d'un décrocheur, mais il a trouvé l'expérience reposante. «J'ai économisé beaucoup de temps. Je l'ai comblé en faisant autre chose». Lui aussi sentait qu'il dérangeait sa conjointe et c'est la radio qui lui a manqué le plus. 
 
De nombreux auditeurs ont relevé le Défi info zéro. Marie-France Bazzo en reçoit deux, Philippe Galand, propriétaire d'une fromagerie à Sainte-Dorothée, et l'administratrice Catherine Desrochers. Philippe Galand est «accro aux informations». La radio de Radio-Canada l'accompagne toute la journée. Catherine Desrochers «voulait voir comment se passeraient ses journées sans nouvelles». 
 
Le créateur du Défi info zéro, le professeur de communication André H. Caron, voit des points communs avec l'expérience qu'il réalise auprès de ses étudiants, depuis une quinzaine d'années. En général, les participants au défi s'ennuient de la routine, de la météo et de l'horoscope. «Mais les auditeurs de Radio-Canada sont particuliers, ils recherchent l'information. On enlève une partie de notre image, de notre réseautage. L'information est un repère social», dit-il.

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