PAR DATE »
PAR MOTS-CLÉS :
PAR LA POSTE:
INDICATIF PRÉSENT
1400, RENÉ-LÉVESQUE EST
BUREAU 1328
MONTRÉAL (QUÉBEC)
H2L 2M2

PAR COURRIEL:
indicatif@radio-canada.ca

Jean-Claude Guillebaud
[5 octobre 2005]

Dans son nouvel essai, La force de conviction, l'écrivain et journaliste remet en question notre rapport à la croyance. Contrairement à notre perception, les croyances sont plus que jamais au coeur de notre vie. «Les croyances qu'on avait chassé par la porte reviennent par la fenêtre sous la forme de superstitions, de sectes. Elles sont revenues de la pire façon», avance Jean-Claude Guillebaud. 
 
Le journaliste est persuadé qu'il faut croire pour faire société. «Nous avons un minimum de croyance qui nous permet de vivre en société», dit-il. 
 
Quelques assertions agacent Jean-Claude Guillebaud, comme les conflits imputés à la religion. Et surtout les croyances déguisées en savoir, comme par exemple l'économie politique. «Est-ce que vous croyez que l'économie est une science? En réalité, l'économie est un choix moral», souligne-t-il. Dans le même ordre d'idée, «le politique instrumentalise la religion», dit-il en rappelant que les grandes institutions religieuses américaines et le pape étaient contre la guerre en Irak. 
 
En définitive, Jean-Claude Guillebaud estime «qu'une croyance est tranquille lorsqu'elle peut s'ouvrir aux autres, qu'elle peut dialoguer. Il y a une part de volonté dans la croyance. Croire, c'est être ensemble». 
 
 
  • Jean-Claude Guillebaud, La force de conviction, éditions du Seuil, 2005.


  • Écoutez l'entrevue (19:55)

    Entrevue à Par 4 chemins