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Une heure avec Jacques Parizeau
[16 février 2005]

L'ancien premier ministre du Québec continue de promouvoir et de défendre la cause souverainiste dans les cégeps et les universités. Après sa démission, Jacques Parizeau se réfugie à Collioure, en France, où il est anonyme. «Je n'ai pas besoin de me décrire. Je n'ai pas de preuve à faire. C'est extraordinaire comme sensation», dit-il. 
 
Jacques Parizeau trouve sa personnalité compliquée à décrire. Il est aussi un intellectuel et, surprise, un romantique
 
Jacques Parizeau n'aime pas la vie politique. Il ne s'est jamais adapté à ce monde. «Il faut en faire cependant si on veut changer des choses importantes dans notre société. Je me suis adapté à la politique, mais pas à la langue de bois», affirme-t-il. La langue de bois le dérange encore aujourd'hui, surtout celle du ministère de l'Éducation du Québec... 
 
L'ancien premier ministre estime que le Québec échoue le test en matière de gouvernance. «Par peur des conséquences sur l'opinion publique, les partis politiques s'autocensurent. Tout le monde ratatine sa pensée. On ne veut plus prendre de risques», dit Jacques Parizeau en accusant les médias d'amplifier les faits. Par exemple, la réforme de l'éducation des années 60 serait plus complexe à mettre sur pied aujourd'hui. 
 
Enfin, la crise à la direction qui secoue le Parti québécois l'attriste. Mais il garde tout de même espoir quant au combat de sa vie, la souveraineté du Québec.

Écoutez l'entrevue (47:17)

Jacques Parizeau

Jacques Parizeau: «J'vous parle de l'homme»