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Pouvons-nous vivre sans téléphone cellulaire?

[Le mardi 16 janvier 2007]

cellulaire

Jici Lauzon, Hervé Fischer, André H. Caron et Bruno Guglielminetti.

Exceptionnellement, Serge Bouchard a demandé à Jici Lauzon, Hervé Fischer, André H. Caron et Bruno Guglielminetti de ne pas éteindre leur cellulaire en studio... 
 
Garder le contact est devenu une priorité. Nous devons être joints à tout prix. Avec le cellulaire, le monde entier tient dans notre main. Le téléphone cellulaire a-t-il créé une dépendance? 
 
 
 
 
Un objet magique? 
Pour Jici Lauzon, le cellulaire est principalement un objet pratique. Hervé Fischer estime qu’il a « des fonctions mirifiques et nombreuses. On a l’impression d’être un magicien ». André H. Caron souligne l’intégration facile du cellulaire dans le quotidien de ses utilisateurs : « Le cellulaire nous donne l’illusion de pouvoir contacter les gens n’importe où et n’importe quand. C’est un désavantage plutôt qu’un avantage », croit-il cependant. Et pour Bruno Guglielminetti, ce téléphone redonne de la mobilité à des travailleurs autonomes, à des parents et il procure un sentiment de sécurité aux aînés. 
 
 
Une révolution technologique d’envergure 
Le téléphone cellulaire répond à l’un des vieux rêves de l’homme : communiquer à distance. Il révolutionne aussi nos comportements et nos cultures. 
 
Ce téléphone est aujourd’hui beaucoup plus qu’un téléphone, rappelle Bruno Guglielminetti; il traite les courriels, les photos, il comprend un bottin téléphonique et un agenda. « En même temps, c’est une pollution, prévient Hervé Fischer. La magie devient parfois du harcèlement ». 
 
 
Une question de génération 
Les études dirigées par André H. Caron concluent que la révolution du cellulaire a créé deux générations : la génération « On » et « Off ». « La génération "On" a l’illusion qu’elle doit être disponible en tout temps », déclare le professeur de communication. Cette génération est adepte du bruit et du contact continu. 
 
Jici Lauzon considère qu’il appartient à la génération « Off » : « J’aime beaucoup le silence, déclare le comédien. Je ne suis pas certain que les conversations que nous avons au cellulaire sont si édifiantes. » 
 
Bruno Guglielminetti rappelle que des fonctions permettent de gérer les appels que nous recevons. Mais l’utilisateur qui ne répond pas à son cellulaire doit justifier son absence auprès de celui qui cherche à le joindre, selon André H. Caron, qui a constaté ce phénomène auprès des jeunes âgés de 18 à 34 ans. 
 
 
Un nouveau code culturel 
La révolution technologique du téléphone cellulaire a forcément créé un nouveau code culturel. Ce code du savoir-faire n’est pas encore bien implanté, mais Hervé Fischer croit que nous sommes dans la bonne voie. Jici Lauzon, Hervé Fischer, André H. Caron et Bruno Guglielminetti croient tous que les fonctions de mise en attente et le fait de répondre au téléphone lors d’un tête-à-tête constituent des impolitesses. 
 
 
Jadis réservé à des fins professionnelles, le téléphone cellulaire fait désormais partie de toutes les sphères de la vie. Il a engendré de nouvelles pratiques de communication. Comment s’en passer? 
 
 
Les invités 

  • André H. Caron, professeur au Département de communication de l’Université de Montréal. 
  • Hervé Fischer, philosophe. 
  • Bruno Guglielminetti, spécialiste des nouvelles technologies. 
  • Jici Lauzon, comédien et chroniqueur.


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