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Les livres
Mère-Solitude
Émile Ollivier, Éditions Gallimard

Défendu par
Jici Lauzon

Dernier rejeton de l'illustre famille Morelli, aujourd'hui en pleine décrépitude, fils bâtard, Narcès veut percer le mystère de la mort de sa mère, survenue 10 ans plus tôt.
Cette recherche de la vérité l'amène à retracer, grâce aux rumeurs, aux archives de la famille et, surtout, à la mémoire d'un domestique, Absalon, non seulement l'histoire de sa famille, mais aussi celle d'une société massacrée où rien n'a changé depuis quatre siècles. Haïtien exilé à Montréal, Émile Ollivier s'interroge sur l'exil, la solitude et la culpabilité face à la « mère », Haïti.


Notes biographiques Né en 1940 à Port-au-Prince, Émile Ollivier fait partie de la vague des intellectuels haïtiens condamnés à l'exil, chassés par le despotisme duvaliériste. Installé au Québec depuis le milieu des années 60, il sillonnera l'Abitibi avant d'enseigner à l'Université de Montréal pendant 25 ans. Auteur de nombreux essais, dont plusieurs sont consacrés à Haïti, Émile Ollivier a publié des recueils de nouvelles, tels que Paysage de l'aveugle et Regarde, regarde les lions, ainsi que des romans : Mère-solitude, La discorde aux cent voix, Passages, Les urnes scellées et Mille eaux. Émile Ollivier meurt soudainement le 11 novembre 2002.

Mère-solitude est son premier roman. Il a été publié aux éditions Albin Michel en 1983. Remarqué par la critique, il est lauréat du prix Jacques Roumain et traduit en anglais et en italien. Mère-solitude trace l'histoire d'Haïti à travers un portrait de plusieurs générations d'une famille, les Morelli. On y trouve une ville qui ressemble à Port-au-Prince, Trou-Bordet, décrite avec toute la misère, la violence, la barbarie et le sous-développement qui la caractérisent; des crimes se perpétuent à travers les générations.

©photo : Léa TODOROV

Vos arguments

18 mars, 8 h 43 - J’ai eu le privilège de connaître Émile Ollivier et de l’interviewer à plusieurs reprises. Mais aussi de le publier, il était un collaborateur fidèle. 
Chantre des races opprimées, sociologue et homme de lettres, Emile Ollivier est le dernier fils de l’aristocratie haïtienne. Avec Mère-Solitude, il nous invite à l’allégresse, avec foi et ferveur, à travers la sagesse, la colère et le rire. 
Chez cet écrivain, nourri de l’exil, il y a des thèmes, des choix dans sa seule écriture. Le temps transforme la mémoire et inlassablement, Emile Ollivier, écrivain-poète, porte en lui les intempéries de l’histoire et de la souffrance.  
 
«En Haïti, il existe une figure littéraire qui est « l'audience », une légende raconté sous la pergola. C'est oral c’est une des veines de la littérature haïtienne porte la marque de l'oralité». (Emile Ollivier, dans une entrevue accordée à Tribune Juive, Montréal, novembre 1986) 
Emile Ollivier cet écrivain majeur s’interroge sur l’exil, l’isolement et l’infamie face à Haïti. 
 
Souhaitons que l’année prochaine LE COMBAT DES LIVRES sera entièrement orchestré par des critiques littéraires, Des vrais ! 

Ghila SROKA
MONTREAL

18 mars, 5 h 51 - Un critère pour le choix des panélistes de 2012 : s'assurer que les candidats sont capables et ont la motivation de lire toutes les pages des livres.

Catherine Beauchemin

18 mars, 5 h 33 - En vous écoutant,je ressens un grand vide...

Gaston Brunelle

17 mars, 20 h 02 - Entendu ce matin - 17 mars 2011 :  
"Les vieilles qui tricotent des foulards 
comme pour habiller le temps. Habiller le 
temps : c'est ce que nous faisons tous.  
Très lyrique, ça m'a beaucoup plu. Me gustó mucho.

Lorraine Potvin Carpenter
Sackville NB

17 mars, 10 h 37 - Merci beaucoup Jici et Patrick. Djemila, un auteur qui gagne tant de prix et est aussi estimé 30 ans après avoir écrit son récit et 10 ans après sa mort...Qui a vendu des dizaines de milliers de livres est memebre de l'académie des lettres et des arts de France, traduit en anglais, en espagnol, en japonnais, en allemand, peut-il ne pas être efficace? 
 
Si votre vocabulaire n'est pas étendu, mesdames, ce n'est pas de la faute de l'auteur.

Dominique Ollivier
Montréal

17 mars, 10 h 18 - "Mère-Solitude" se perd malheureusement dans un baroquisme difficile à soutenir. Habituellement le style doit être au service de l'histoire et non l'inverse. L'auteur nous jette à la figure son savoir et sa dextérité et il perd son récit dans une sorte de broussaille narrative brumeuse. À éliminer.

Gilles Toupin
Gatineau

15 mars, 21 h 42 - J'ai lu toute l'oeuvre de cet auteur magnifique et pas assez connu. La richesse du vocabulaire, la recherche de la langue, le plaisir de raconter... Que de beaux souvenirs vous me rappelez, Monsieur Lauzon.. J'espère qu'un large public pourra maintenant aussi le découvrir et l'apprécier. Avec Émile Ollivier, c'est tout le foisonnement de la littérature latinoaméricaine qui se transporte ici, avec ce qu'elle comporte d'élégance, d'humour et de démesure. à lire absolument.

Doyon Sandrine
Gatineau

15 mars, 14 h 36 - " Jici, aide-moi en tant qu'homme" un show-macho pour demain Jici?

Camille Roussel
Québec

15 mars, 13 h 30 - J’ai beaucoup apprécié l’extrait que JiCi Lauzon a sélectionné dans le livre Mère-Solitude ce matin. Est-ce que la joie résultant d’une « secrète espérance au fond de notre cœur » serait le secret de la résilience haïtienne ? 
Je souhaite ardemment que le livre Mère-Solitude gagne le combat des livres. 
Il y a quelques semaines, j’ai vu une entrevue avec Mme Manigat. J’ai oublié qui l’interviewait, mais le journaliste a demandé à Mme Manigat pourquoi il n’y avait pas de personnes compétentes sur place pour transmettre leurs connaissances afin de rebâtir Haïti. Je connaissais la réponse : parce que tous les scientifiques, les professeurs et tous ceux qui avaient la formation nécessaire sont partis depuis longtemps. Ils se sont expatriés pour fuir une vie insoutenable. Ils se sont expatriés et ils nous ont fait profiter de leur savoir.  
En effet, Émile Ollivier et plusieurs autres sont venus d’Haïti et nous ont enseigné. Ils nous ont transmis une partie de leurs connaissances, ils nous ont donné ce qu’ils ne pouvaient donner à leurs concitoyens dans leur pays d’origine. 
Avec Mère-Solitude, Émile Ollivier nous a laissé un livre tellement bien écrit pour nous décrire l’insoutenable. 
En souvenir d’Émile, je souhaite que le livre Mère-Solitude gagne ce combat. 

Johanne Allard
St-Hippolyte

13 mars, 12 h 21 - M.Lauzon , Merci d'avoir choisi cet auteur .Je sais que vous saurez le défendre . Je voudrais vous suggérer , pour donner plus de poids à votre argument , de nous le faire entendre .On a certainement gardé aux archives de Radio-Canada un enregistrement d'entrevue . Je me souviens avoir été captivée par sa voix il y a quelques années lors de la sortie de son livre de nouvelles "Regarde,regarde les lions ". Quel plaisir ce serait de le réentendre !Bonne chance , que le meilleur gagne !!

Lise Vaillancourt
Sept-Iles

11 mars, 7 h 40 - J'ai bien aimé, c'est vrai que sa lecture demande un peu de concentration, un petit effort M.Lagacé, ce n'est pas de la bande dessinée!

Jean-Hervé Beauchamp
Québec

8 mars, 17 h 50 - Je voudrais bien, mais ce livre reste introuvable!

Camille Roussel
Québec

7 mars, 13 h 08 - ...ouf! à chaque page c'est un gros bloc, 
pas de petites lignes,du genre 
-oui, dit-il 
-quoi! Qu'est vous dites? 
-c'était à vous d'écouter, repliqua-t-il 
Juste un gros rectangle plein d'écriture. 
On entend pas le personnage dire, on entend le narrateur dire ce que le personnage dit. 
Ah ça oui! le narrateur a beaucoup de talent, ma foi on croirait que c'est l'auteur 
Allez! Bonne chance monsieur Lauzon, vous êtes sympathique. 

Gaetan Dupont
Québec

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