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Les livres
Le survenant
Germaine Guèvremont, Éditions Fides

Défendu par
Christian Dufour

Le célèbre roman de Germaine Guèvremont raconte l’arrivée d’un étranger, un soir d’automne, dans une famille du Chenal du Moine, près de Sorel. Le passage du survenant transforme complètement la vie de cette petite communauté jusque-là fermée au monde. L’habile inconnu conquiert rapidement l’admiration du père Didace, qui l’aimerait bien comme fils, d’autant qu’Amable, son unique enfant, est malhabile, insignifiant et paresseux. Angélina, la fille du voisin, qui n’a jamais eu de succès auprès des hommes, s’épanouit au contact de l’étranger. Celui-ci repart comme il est venu, non sans avoir suscité de grandes rivalités dans son entourage. On parle dès lors de l’avant et de l’après-survenant.


Notes biographiques Romancière et conteuse, Germaine Guèvremont fait ses études chez les soeurs de Sainte-Croix à Sainte-Scolastique et chez les soeurs de Sainte-Anne à Saint-Jérôme et à Lachine. Elle séjourne un an à Toronto pour étudier l'anglais et le piano au Loretty Abbay. Elle habite Ottawa pendant quatre ans, puis Sorel. En 1926, elle est journaliste correspondante pour The Gazette puis collabore au Courrier de Sorel. En 1935, elle s'installe à Montréal et interrompt sa carrière de journaliste, qu'elle reprendra en 1938 en travaillant à la revue Paysana, où elle publie des interviews, des articles sur la culture, des contes et des romans feuilletons jusqu'en 1945. Elle collabore également à L'Oeil, La Revue moderne, à La revue populaire et au Nouveau Journal. Elle a aussi écrit des adaptations à la radio et à la télévision.

Vos arguments

27 mars, 10 h 31 - Ce qui m’a véritablement touchée dans le livre de Madame Guèvremont c’est la couleur du vocabulaire dans un contexte de simplicité et de complexité des caractères.  
 
Bravo au livre gagnant, «L’égnime du retour».  
 
Petite remarque. Je ferai remarquer qu’un extrait du livre de Laferrière fut lu à la dernière émission. Traversant de petits villages en hiver pour se rendre à Trois-Pistoles, l’auteur se demandait où se trouvait «le peuple invisible» (sous-entendu les Québécois de souche française).  
 
L’expression est belle et significative. Mais elle a déjà été utilisée pour décrire la nation algonquine dans un film de Richard Desjardins, paru en 2007 et intitulé justement «Le peuple invisible».  

Jeanne M. Rodrigue
Rimouski

26 mars, 10 h 50 - Il faut éliminer L'énigme du retour, ce n'est pas le meilleur de Laferrière. Je vote pour Le survenant, et quant à moi, j'aurais de toute façon voté en premier lieu pour Le Cantique des Plaines. L'écriture du Survenant est de beaucoup supérieure à celle de L'énigme du retour...

Nina Michaud
Québec

26 mars, 10 h 49 - Un chef d'oeuvre est de tous les temps. Le Survenant en est un.

Pierre Bourassa
Montréal

26 mars, 10 h 47 - je trouve qu'on défend beaucoup l'auteur au lieu de défendre le livre par son contenu et la littérature

Raymonde St-Pierre
Québec

26 mars, 10 h 44 - Je ne sais pas si Christian Dufour est le meilleur défendeur, mais hier je n'avais qu'une envie que j'ai comblée, m'acheter Le Survenant dont j'ai commencé la lecture et qui me ravit jusqu'au fond de mon âme...merci monsieur Dufour

suzanne deniger
Saint-Roch-des-Aulnaies

26 mars, 10 h 36 - Monsieur Dufour,vous m'avez donné envie de lire Le survenant. Merci.

lyette léveillé
sherbrooke

26 mars, 10 h 33 - Christian Dufour le défend magnifiquement. 
M'a convaincue.Bravo M. Dufour!

huguette guay
québec

26 mars, 10 h 33 - Du point de vue littéraire seulement, il est évident que le survenant est une quasi perfection. 
 
En outre, je crois que le livre de Laferrière va gagner parce que les critiques présents, sauf Christian, vont le rencontrer un jour ou l'autre et ils seront gênés s'ils n'ont pas voté pour son bouquin.

Jean Tremblay
Saguenay

26 mars, 10 h 27 - Je continue à défendre Le Survenant depuis le début et pas parce que M. Dufour le défende bien.... 
Pour moi qui ai lu 3 des libres du combat, Le Survenant est encore d'actualité et reflète encore le Québécois d'antan et d'aujourd'hui. C'est une écriture qui ne se démode pas et on en parle encore.... 
La lecture reste toujours le plus beau des passe-temps et quoi que nous lisions, les goûts sont dans la nature. Le choix des uns n'est pas forcément le choix des autres car au moment où on lit un livre, notre état d'esprit fait en sorte que vous l'aimez ou pas. D'ailleurs combien de fois commençons-nous un livre et le mettons de cöté pour le reprendre plus tard. 
Merci pour ce combat. Bon week-end 
Lise

Lise Langevin
Hawkesbury, Ontario

26 mars, 8 h 48 - Vos discussions -épiques- sont très intéressantes. J'aime beaucoup L'énigme du retour, c'est un des romans de Dany Laferrière que j'ai préféré. Cependant, je défends Le Survenant parce que le livre est très beau, il décrit bien le pays tel qu'il était et qu'il est encore aujourd'hui dans certaines régions. Il montre ce qui et ceux qui ont fait le pays. Il nous parle d'humanisme et de tolérance; il nous parle de la différence et de la difficulté à se faire accepter. Bref, il est très actuel... 
Brigitte de Thetford Mines

Brigitte Dègla
Thetford Mines

26 mars, 8 h 30 - «De la peine ça meurt comme de la joie. Tout finit par mourir à la longue. C'est dans l'ordre des choses.» 
[ Germaine Guèvremont ] - Le survenant 
 
J’avais 16 ans et nous étions en 1974 lorsque j’ai lu Le Survenant. C’était une lecture imposée par notre professeur de français. Cette lecture s’est pourtant avérée pour moi être un baume sur les tourments de mon adolescence. En effet, dans cette période de grand questionnement de ma jeune vie, ce roman de la terre m’a justement gardée sur terre. Comme une amarre. 
 
Je soutiens Le Survenant de tout mon cœur.

Lyne Jubinville
Montréal

25 mars, 23 h 50 - Ce n'est pas des arguments que je veux (ou peux !) vous offrir mais de l'encouragement. Je n'ai pas lu Le Survenant et en vous attendant, je me suis dit, Venise, c'est un devoir, une obligation, un principe, rien ne va plus m'empêcher de le lire. Et pas seulement parce que vous le défendez royalement.  
 
Je suis Le Combat à chaque année puisque j'alimente un carnet de littérature québécoise Le Passe-Mot (www.passemot.blogspot.com) depuis bientôt 3 ans, mais cette année j'étais démotivée en voyant la facilité : L'énigme du retour ! Franchement ! Un roman qui est encore affichée meilleur vendeur dans nos très bonnes librairies, si on calcule les prêts entre amis et à la bibliothèque, peu de personnes qui lisent habituellement ne l'ont pas lu. Pour moi, le combat devrait avoir comme mission première d'inciter à lire ce qui ne se lit pas ou ne se lit plus.  
 
Alors, tenez bon, je suis sûre qu'il y a plusieurs personnes derrière vous et devant vous, eh bien, c'est pas loin d'être déloyal, le livre que vous avez devant vous : un Prix Médicis, la Cause haïtienne, un si sympathique Laferrière ...non mais ! 
 
Votre mission, vous l'aurez remplie, le survenant vous survivra, nous survivra ! 
 
Merci beaucoup

Venise Landry
Eastman P. Québec

25 mars, 18 h 04 - Bonjour à vous tous! Avis à la population de Sorel...préparer la gibelotte , car il y aura fête au Pays lorsqu'on élèvera une statue au Survenant.C'est à Christian Dufour " le Grand Dieu " du combat des livres que reviendra l'honneur de la dévoiler en s'exclamant :" NEVER MIND " à tous les détracteurs et honneur à tous ces lecteurs qui s'émeuvent encore devant la beauté d'un texte si vieux soit-il...c'est une presque vieille qui vous le dit. 
 
Thérèse Wilhelmy, Lachenaie

Thérèse Wilhelmy
Lachenaie

25 mars, 11 h 19 - Je suis avec beaucoup d’intérêt ce combat épique. 
Personnellement, bien que je sois toujours épaté par la plume de Dany Laferrière, j’appuie Le Survenant de Geneviève Guèvremont. 
j’ai relu ce livre dans la 50'taine et la description de qui nous sommes, d’où nous venons, m’a renversée. 
D’autant plus que mon père était lui-même un Survenant. 
Né en 1903; se sauve de chez lui à l’âge de 15 ans pour se faire embaucher sur un bateau au long cours à New York, comme mousse; vit en Europe pendant 2-3 ans; revient ici; repart vers les USA où il vit environ 5 ans de mille métiers; arrêté dans le sud, s’évade d’un « chain gang » et revient ici où il rencontre ma mère. Ensuite, fait du théâtre, de la radio et finalement, se "calme" au début de la quarantaine et se marie. 
Quand j’ai relu le livre et quand j’ai vu le film, par bouts, j’étais en état de choc. Des scènes semblables, comme celle de l’hôtel à Sorel où le Survenant joue aux cartes et se fait ensuite battre et voler, m’avaient été racontées par mon père quand j’étais jeune. Sauf que ça lui était arrivé à Marseille, ou à New York! 
Notre histoire, nos racines, c’est aussi cela. Cette dichotomie sédentaire-voyageur du Québécois. 
Nous avons des gènes de Louis Hébert et de Louis Joliette qui nous définissent encore aujourd’hui. 
Je voyage beaucoup par affaires dans des pays en développement (Angola, Cambodge, Éthiopie, RDC, etc.) et il est toujours surprenant de voir que quelque soit l’endroit, on rencontre toujours des québécois. Pourtant, nous ne sommes pas si nombreux! 
Nous avons tous, je le soumet, un Survenant en nous! 

Yves Ménard
Montréal

25 mars, 11 h 01 - J'étais adolescente et je m'initiais à la magie de la télé. Chaque semaine sans manquer une seule émission je regardais le Survenant. Et cela m'a appris la beauté du pays, l'humanisme, l'attrait du nouveau, du différent, la chaleur humaine, les sentiments contreversés. Bien entendu j'étais amoureuse du "grand dieu des routes". Et j'ai lu et relu le livre de Germaine Guévremont, attachée au Chenail du moine comme si j'y étais née. Ce roman a été comme un code de vie; j'y ai puisé l'amour du pays si fort que par la suite j'ai voulu participer à la création réelle de ce pays.Ce roman m'a apporté la fierté de mes origines, de ce pays de tempêtes d'hiver, d'embâcles de printemps, de chants d'oiseau d'été.

Lucile Beaudette
Otterburn Park

25 mars, 6 h 51 - Le Survenant. 
Ce livre-là a été incrusté dans notre mémoire collective grâce à l'incarnation magistrale que Béatrice Picard, Ovila Légaré, Jean Coutu Clément Latour et Alphonsine (ai oublié son nom, l'àge... que voulez-vous!) en ont fait. 
 
Plusieurs fois, j'ai essayé de lire ce livre, mais je le refermais au premier chapitre, ayant l'impression de regarder un film cent fois vu. à cause du combat cette semaine, suis rendue à la page 80, la nuit de l'insomnie de Didace après la chasse aux oies. Vais-je me rendre à la page 275? Ça dépend de Christian Dufour. 
 
Christian me fait penser à un chef qui veut nous convaincre que la soupane et les oreilles de crisse sont encore bonnes à se mettre sous la dent... On verra avec la suite des choses. La nostalgique que je suis, malgré tout, souhaite la victoire au Survenant. Dieu qu'il était beau à l'écran! 
 
Le reproche timide à faire aux 5 choix de livres : pas si sexy que ça ces choix. Enfin, ce n'est que mon opinion! 
 
Pauline Germain 
Chicoutimi

Pauline Germain
Chicoutimi

24 mars, 21 h 40 - Nous sommes tous des survenants. Il y a des survenants, parmi nous, tout au long de notre vie. C'est une oeuvre miroir.

François Cloutier
Rouyn-Noranda

24 mars, 17 h 27 - Pour le lecteur, la lectrice de tout âge, qu'ils aient 15 ans, 30 ans ou plus, cet aventurier nommé le Survenant est toujours actuel.  
Cet homme qui fuit les conventions prend la défense d'Angélina, une femme avec un handicap. Il aime cette femme malgré son infirmité. Il l'aime sans vouloir ni sa ferme ni une aventure d'un soir.  
Il aime Phonsine qui est considérée comme la servante de la maison.  
Il défend "La Cayenne" qui est jugée par tous comme une femme de mauvaise vie. 
Il est un exemple pour tous les hommes d'aujourd'hui dont certains oublient encore la beauté intérieure de la femme et l'égalité qu'elle a gagné depuis l'époque du Survenant et qui reste encore à conquérir. 
Bon succès M. Dufour pour faire apprécier cette oeuvre marquante de notre culture québécoise!  

Diane Duval
Sorel-Tracy

24 mars, 11 h 08 - 100 ans nous séparent exactement du cadre historique dans lequel évolue le Survenant. En effet, bien que le roman de Germaine Guèvremont ait été publié en 1945, l'auteure a décidé de situer l'histoire du Survenant en 1909-1910. Bien des choses sont apparues depuis, l'aviation commerciale, la télévision, les voyages dans l'espace, sur la lune, l'informatique, internet, etc., pourtant le Survenant n'a pas vieilli. La preuve : le film récent dans lequel Jean-Nicolas Verreault a prêté ses traits au personnage, continue de fasciner tout autant. J'en ai fait l'expérience pas plus tard qu'hier soir par les larmes que j'ai versées vers la fin du film au moment où le Survenant quitte Angélina. À ce titre, je dois féliciter les concepteurs du film pour le souci de fidélité par rapport à l'oeuvre littéraire. 
Natif et résidant de Sorel-Tracy, la région qui s'est fait l'hôte de ce personnage, je ne peux que féliciter Radio-Canada, Christiane Charrette et toute son équipe pour le choix du Survenant dans ce combat des livres. Vous faites preuve d'un sens du timing désarmant. Est-ce un hasard puisque Radio-Canada a tellement fait depuis le début de la télévision pour populariser le personnage, qu'il lui appartient presque...  
J'encourage M. Dufour à promouvoir la lecture de cette oeuvre parmi les nombreux lecteurs de l'émission et plus. Dans un monde où le changement oblige, la vie des choses est bien éphémère, y compris celle des écrits dont il est dit cependant qu'ils restent.. Aussi, la vitalité du Survenant dans notre imaginaire culturel est surprenante. Que le Survenant ait survécu à l'épreuve du temps démontre qu'il s'agit bien plus qu'une oeuvre littéraire, qu'il occupe un lieu de notre inconscient collectif auquel nous nous identifions tous plus ou moins.  
 
Dans le combat qu'il livre, j'invite M. Dufour à s'inspirer de la force du Survenant, comme en témoigne le film lors de la scène du combat avec Odilon Provençal mais aussi le livre dans la mise en scène du combat avec Louis l'Étrangleur, le champion lutteur de la France (p. 176). Devinez qui est ressorti vainqueur de ces deux combats? Le Survenant!!! Généreux, il en a profité pour payer la traite à tous ses amis du Chenal-du-moine. Je souhaite donc le meilleur des succès à M. Dufour et je l'invite à faire de même lors d'une traite général à Sorel ou au Chenal-du-moine, une traite que quelques généreux donateurs auront pris soin de rendre possible préalablement... Quelle belle façon ce serait de célébrer le centenaire de cette histoire! 
Vive le Survenant!

Mario Bellavance
Sorel-Tracy

23 mars, 17 h 34 - Ce livre m'a aidé à me comprendre moi-même, à sentir mes racines. Cet attachement à mon pays, cet univers que je retrouve dans ma petite vie à moi. Je ne l'ai pas lu récemment mais je me rappelle l'avoir suggéré à mes enfants car ce qu'on y décrit constitue selon moi une partie de ce que tous les québécois ont en eux profondément, et on doit, il me semble, en avoir conscience.

Suzanne Grenier
Québec

23 mars, 12 h 51 - Un livre qui doit être lu et relu pour connaître notre histoire québécoise. Les hauts et les bas de notre société.

Pierre Ramsay
Victoriaville

23 mars, 11 h 19 - J'appuie l'argumentation de Madame Proulx. 
 
j'ajouterai qu'on y parle aussi d'économie d'énergie , le respect pour le bois de chauffage et de comment vivre avec peu. La simplicité non volontaire. Un discours qui revient à la mode avec une conscience sur la surcomsommation.  
Il y a matière à réflexion pour qui le veut bien. 
 
Yolande Beaudoin

yolande Beaudoin
Gaspé

23 mars, 8 h 41 - Les valeurs anthropologiques et littéraires de ce livre font que l'on en parle encore aujourd'hui. Anthropo : le patrimoine bâti, le mobilier, les façons de manger, de s'habiller, de vivre au rythme des saisons, de nos grands ou arrière-grands-parents, et surtout ces mots et expressions que l'on entend de moins en moins souvent : Il est d'équerre, se renipper, il faisait encore brun, grand barda, etc. 
Littéraires : mais avant tout ce roman est riche de la psychologie de ses personnages : il n'y a pas que l'amour déçu de d'Angélina, il y a celui de Phonsine, celui du père Didace et celui de son fils mal aimé par son père. Le fait aussi d'incarner l'essence d'un personnage dans un objet pour mieux le saisir : la tasse de porcelaine : Phonsine; la chaloupe : Didace, le Survenant : l'oiseau dépareillé, etc. 
 
Il y a aussi intrigue presque policière dans les origines et la provenance du Survenant. 
 
Et puis le style de ces chapitres courts (comme le 8e) il y a a un rythme : dans celui-là, au sujet de la neige désirée qui arrive par flocons fondants et puis la tempête qui change le monde durant la nuit. 
Certaines scènes sont thétrâles : celle du chapitre 16 où le Survenant prend la parole pour parler de voyage : « Vous autres, vous savez pas...» et le commentaire abupte de Provencal...

Louise Proulx
Sainte-Luce-sur-Mer

22 mars, 10 h 19 - J'ai relu le Survenant il y a trois ou quatre ans. et je finis à l'instant Où on va papa ? et l'aspect douleur du fils manqué et l'importance pour les pères d'avoir une descendance significative sont présents dans les deux oeuvres comme une chose essentielle. 
J'avais bien aimé relire le Survenant.

Gisèle Otis
Roberval

22 mars, 8 h 05 - Qui peut dire d'un livre :  
- lu par obligation à 16ans au collège 
-lu par curiosité à 30ans  
-lu pour le souvenir du Québec(je vis en France depuis 30ans) 
ET toujours adoré,recommandé et promet de relire bientôt

marie hahn

12 mars, 14 h 40 - Ce livre m'a fait rêver du début à la fin

Jovette Plante
Québec

11 mars, 9 h 56 - Tout simplement à cause que ce livre a bercé ma vie de jeune adulte. Il faisait partie d'un cours obligatoire au CEGEP. 
Lors d'un passage à Sorel, je revoyais des scènes du livre. J'étais 'fiere' d'avoir eu cette chance de 'vivre' de l'intérieur, un peu de notre histoire.

Benoit Bleau
ste-marguerite-du-lac-masson

9 mars, 11 h 13 - J'ai lu Le Survenant bien sûr (il était obligatoire au collégial...); j'ai vu monté à la salle Fred Baril L'homme invisible/The invisible man et ça m'avait chamboulé... J'ai préféré Comment devenir un monstre de Jean Barbe, mais j'aime de toute façon son écriture. Je lirai ce printemps L'énigme du retour et un jour Le cantique des plaines que ma mère avait beaucoup aimé. 
 
Je choisis Le Survenant pour les raisons suivantes : c'est le dernier roman de la terre dans notre littérature nationale. Le début d'une modernité québécoise. Les quatre vertus cardinales de la société canadienne-française et de son conservatisme agricole allaient sauter avec ce héros : 
 
* Le survenant est appelé comme ça parce qu'on ne sait pas d'où il vient, il menace donc la première des vertus de notre «vieille société» (celle d'avant le Survenant) : la famille. 
* Le survenant arrive de la ville et retourne à la ville, or la ville est un endroit de débauche morale : il menace le caractère agricole de notre société. 
* Le survenant agrémente son langage d'expressions anglaises - nevermind étant la plus courante - il «châtie» notre langue nationale... 
* Le survenant n'est pas pratiquant, il est peut-être même athée ? il menace le caractère religieux de notre nation. 
 
Bien sûr, ces quatre vertus de notre société canadienne-française de l'époque - la famille, la terre, la langue, la religion - avaient déjà sautées : nos coureurs des bois et autres travailleurs de la forêt étaient des êtres libres, sans grandes attaches familiales, ouverts à la différence et altruistes; notre mode de vie était déjà de plus en plus urbanisé; l'anglais pénétrait déjà notre langage et l'appauvrissait; et nous écoutions déjà moins nos curés et pratiquions moins notre foi au moment de la parution du livre...  
 
Il faut nous défaire de cette vision exagérément sombre de notre histoire que l'on a nommé La Grande Noirceur. Tout n'était pas sombre et le personnage du Survenant est là pour nous le rappeler : il est une incarnation des changements qui s'opèrent au Canada-français, le Québec moderne émerge à travers sa personne : il aura confiance en ses moyens, il sera ouvert sur le monde, il assumera son côté américain, etc. 
 
Le livre a donc toutes ces qualités disons historico-culturelles, mais il est aussi agréable à lire, j'en ai gardé un très bon souvenir. 
 
http://leblogueduvoisin.blogspot.com/

J-Félix Chénier
MTL

9 mars, 10 h 22 - Le Survenant, c'est la belle histoire d'un Québec qui se développe et qui sort peu à peu (et péniblement, pendant les 15 années qui vont suivre la rédaction du roman) de sa Grande Noirceur. C'est le grand roman d'un territoire en train de se faire, une vision sur notre passé. 
 
Ce que Germaine Guèvremont met en scène dans Le Survenant, c'est d'abord la filiation et la communauté, mais aussi le rêve et l'espoir, et finalement, la possibilité d'un ailleurs pour les personnages inconfortables ici. 
 
Le Survenant, c'est aussi un être magique, qui montre qu'il y a une place pour les Joinville Provencal et les Angelina Desmarais du monde, ces oubliés, ces malheureux qui ont aussi besoin d'une petite étincelle pour s'enflammer. Finalement, c'est une fable, toute en douceur, qui en appelle à l'ouverture d'esprit et à la liberté des êtres.

Kim Raymond
Montréal

8 mars, 7 h 23 - j ai lu ce livre il est rellement bon.

josee simard
laval

Vous avez été nombreux à voter pour le livre que vous vouliez voir couronné. Comme nos panélistes, c'est L'énigme du retour que vous avez choisi.

Dany Laferrière L'énigme du retour Défendez ce livre »

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