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Les livres
L'homme invisible / The invisible man
Patrice Desbiens, Éditions Prise de parole

Défendu par
Thomas Hellman

Dès sa parution en 1981, L’homme invisible / The invisible man consacre Patrice Desbiens comme une des voix majeures de l’Ontario français, et L’homme invisible comme métaphore du « minoritaire francophone dans la réalité canadienne » : d’un côté, il est Franco-Ontarien, alors que, en miroir, he is French-Canadian.

L’incertitude identitaire est au cœur de ce récit / story dans lequel l’homme invisible quitte sa ville natale en quête d’amour, d’appartenance. « Il a besoin d’une femme. Il a besoin d’un pays. » Or, « [l]es deux le laissent tomber ». L’homme invisible restera emmuré dans une stéréo verbale, ses deux langues maternelles en chicane, incapable de réunir les composantes de son identité culturelle et de trouver l’amour.


Notes biographiques Dès sa parution en 1981, L'homme invisible / The invisible man consacre Patrice Desbiens comme une des voix majeures de l’Ontario français. Il est un des rares poètes à connaître à la fois un grand succès populaire et une haute estime de la critique. Des chansonniers et musiciens au Québec — Chloé Ste-Marie, Richard Desjardins, ainsi que le guitariste René Lussier — et en Ontario — Serge Monette et le groupe Konflit Dramatik — ont mis ses textes en musique. Quatre de ses écrits ont été portés à la scène par des compagnies théâtrales franco-ontariennes : L’homme invisible / The invisible man, Les cascadeurs de l’amour, Un pépin de pomme sur un poêle à bois et La fissure de la fiction. Patrice Desbiens est aujourd’hui reconnu, au Québec comme au Canada, comme un des écrivains les plus importants de notre époque.

©photo : Larry Rochefort

Vos arguments

26 mars, 13 h 48 - Bonjour à tous, 
 
C'est la premìère fois que j'ai l'occasion d'écouter le combat des livres.  
J'ai beaucoup adoré la formule et les échanges. 
Pour moi, peu importe le gagnant, félicitation à L'Énigme du retour, vous avez sucsitez en moi le goût de lire chacun de ces livres. C'est pourquoi le grand gagnant est votre émission. 
Ayant déjà lu le Survenant, que j'ai aimé et que j'ai lu à l'âge de 35 ans, je m'attaque cette semaine à Comment devenir un ange de Jean Barbe, qui dès les premières pages ma curiosité a déjà été piquée. 
 
Merci encore une fois et félicitation pour votre équipe dynamique et très drôle. 
 
Yanie Porlier

Yanie Porlier
Sept-Îles

26 mars, 12 h 16 - Un peu en retard, bien sûr, j'étais sur la route quand je vous ai écouté. Desbiens était bien sûr mon choix, mais on a préféré entendre Dufour sortir ses âneries sur le Survenant, c'est tellement plus rassembleur et consensuel. C'est dans l'air du temps, j'imagine. Bravo à Hellman d'avoir voulu défendre la littérature vivante, celle qui dérange. Sinon je trouve aussi la formule assez ronflante et j'ai préféré écouter l'équivalent à la cbc où les arguments littéraires l'emportaient sur les considérations sociologisantes. 
Alain Chénier

Alain Chénier
Mtl

25 mars, 11 h 47 - J'imagine un Combat des films où le sublime Yes sir! Madame de Robert Morin serait en lice et débouté au premier tour parce que c'est une oeuvre bilingue !!!

Jean Marc Larivière
Ottawa

24 mars, 20 h 31 - Se pourrait-il que la game soit déjà finie? Germaine Guèvremont, bien sûr, Nancy Houston, bien sûr, sauf qu'elles risquent fort de ne pas du tout faire le poids en raison , entre autres, et notamment, de la faiblessse de leurs défenseurs. Autrement dit, Dany Laferrière s'apprête aller marquer dans un filet désert. 
Quoiqu'il puisse advenir dans ce qu'il reste du combat, je pense que les gagnants sont Patrice Desbiens et Jean Barbe. "L'homme invisible, the invisible man" intrigue et acquiert une visibilité inespérée, autrement; "Comment devenir un ange" suscite une nouvelle curiosité. Bravo à M.Hellman et à Mme Michon.

Gille Marcotte
Saint-Alphonse Rodriguez

24 mars, 11 h 53 - Thomas, vous m'impressionnez...Je vous ai encore entendu ce matin pour défendre le livre de Dany Laferrière...Vous êtes d'une honnêteté incroyable...Je sais que c'est un jeu; j'y ai moi-même participé, l'an passé. Il n'en demeure pas moins que c'est injuste et cruel parfois, lorsque les panélistes sont prêts à tout pour gagner. J'écoutais les arguments de chacun. J'ai cru jusqu'à la fin que "l'énigme du retour" était pour être éliminé. Je n'en revenais tout simplement pas, car tous reconnaissaient que c'était le meilleur livre. Il vous faut absolument convaincre Marie-Soleil pour que demain, elle vous appuie; sinon, il sera éliminé demain. La stratégie de Christopher et de Christian sera, sans aucun doute, d'aller chercher le vote de Marie-Soleil...C'est un jeu! Il vous faut, à Françoise et vous, d'utiliser les mêmes tactiques que les autres. Sinon, vous perdrez...Vos arguments sont solides...Dans les 3 livres qui restent, "l'énigme du retour" est le meilleur...Merci! Raymond Gravel ptre

Raymond Gravel
Joliette

24 mars, 10 h 19 - Si monsieur Dufour est cohérent avec sa positin sur L'Homme invisible/The invisible man, un spectacle de Robert Lepage comme Lipsync, ne pourait être reconnu comme meilleur spectacle de théâtre québécois!!! 
 
À l'heure des écritures multiformes. métissées et hybrides, ce genre de considérations me semblent dépassé.

Marc Gourdeau
Québec

24 mars, 9 h 17 - Merci Monsieur pour la défense de ce livre. 
L'élimination de ce livre sur la base de la langue et de l'incapacité des québecois à le lire ne tiennnent pas la route. 
L'ouverture vers les autres langues est toujours un plus pour un citoyen du monde.

yolande Beaudoin
gaspé

24 mars, 2 h 33 - Quel dommage de voir l'homme invisible/the invisible man être éliminé au premier tour. Je veux faire écho aux paroles de M. Robitaille. Que c'est regrettable d'entendre ...les gens du Québec ne comprendront pas...Si j'étais québécoise, j'en serais insultée! Je pense que c'est à force d'imposer des choix culturels (qui constitue à mon avis une forme de censure)au public en général, on le dévalorise et on l'isole. Ceci dit, j'espère que M. Hellemand, qui a tenu un argumentaire en béton pour ce livre, mettra son énergie à déloger Christopher Hall et son livre. M. Hall qui reproche la simplicité au récit de Desbiens, ne manque pas une farce plate et juvénile pour rabaisser l'auteur, son lieu d'origine (sudbury, c'est ground zéro) et toutes sortes d'autres platitudes. Si ce sont vos critères pour éliminer un livre...c'est pas fort,fort. Vous aviez l'occasion d'élargir l'horizon littéraire des auditeurs et vous êtes passé à côté. C'est pas fort.

Mireill Groleau
Orléans On

23 mars, 20 h 01 - Les arguments pour éliminer L'homme invisible sont vraiment nuls : 
 
La recherche littéraire est quétaine selon Christopher Hall et le bilinguisme est une faiblesse selon Christian Dufour. 
 
Je ne l'ai pas lu, mais ses détracteurs m'ont donné le goût de le lire, surtout la critique anti-littéraire de Hall. 
 
 
 

pierre-luc beauchamp
Blossar

23 mars, 15 h 24 - Ce livre a été éliminé. L'originalité a perdu. Pas politiquement correct pour certains parce que bilingue. Parmi les auteurs mis en compétition dans ce combat, c'est sûrement celui qui a le plus inspiré les auteurs du Québec (Ricard Desjardins, Chloé Sainte-Marie). C'est le choix des artistes

Thomas Benoit
Montréal

23 mars, 15 h 17 - Je suis déçu de l'élimination de l'Homme invisible, mais je suis surtout déçu des raisons évoquées (en particulier par Christopher Hall) pour ce rejet. 
Bravo à Monsieur Hellman pour votre choix courageux et votre passion pour le livre.

Richard Théoret
Sudbury Ontario Canada

23 mars, 14 h 16 - Merci monsieur Hellman, pour une défense nuancée et surtout fondée sur la splendeur et la richesse de la littérature, au-delà d'une virtuosité de style. La richesse du contenu compte aussi... Depuis plusieurs années, je souhaite un combat des livres qui parle de littérature et non pas de sensibilité personnelle, de considérations commerciales ou politiques. Il semble que je serai encore déçue cette année. Je me console en pensant que vous serez encore là (avec madame David) pour parler des oeuvres... Parlez-nous encore, car j'écoute. Et consolez-vous, Patrice Desbiens a trouvé une autre lectrice. 
 

Catherine Vallée
Gatineau

23 mars, 12 h 08 - "Au-dessus de la gare le ciel est bleu et beau. Comme tout ce qui est beau, il ne répond à aucune question"  
 
Patrice Desbiens 
 

Marina Schwimmer
Montréal

23 mars, 11 h 37 - A-t-il survécu? J'étais en voiture, et je bouillais! Un peu plus, et j'emboutissais le pauvre chauffeur devant moi... Ce qu'il ne faut pas entendre parfois de nos ami-es québécois-es. «Le bilinguisme comme une tare»... Belle affaire à souhaiter à nos enfants, mm? Parlez,comprendre, se promener d'une langue à l'autre - une maladie! 
Et cet autre argument : «pourquoi garder au combat un livre que la majorité des auditeurs de la SRC ne peuvent comprendre?» Heureusement que l'ignorance ne tue pas, il n'y aurait pas beaucoup de chroniqueurs québécois qui survivraient pour nous entretenir de leur état d'âme et de leur cappucino préféré! 
Et entendre que Jean Barbe est un monstre- non, mais vraiment... Je souhaite que L'homme invisible ai triomphé, mais pas pour une question d'esthétique ou d'atome crochu des gladiateurs envers les auteurs. Patrice n'est pas une beauté rare, mais comme la dit si bien Françoise David, et merci pour cela : il écrit par profonde nécessité, par pour faire des phrases ou pour passer à la télé, et c'est pour cela qu'il triomphe, de Sudbury à Moncton, si ce n'est à Montréal!

Marie Cadieux
Moncton

23 mars, 11 h 21 - Bravo Thomas, pour votre choix d'abord et pour la qualité de votre défense. Ami et admirateur de Patrice j'espérais qu'il puisse passer. Le choix était très risqué à cause de la poésie et du bilinguisme. Mais je me disais qu'il était possible qu'il se faufile entre le Survenant, le Jean Barbe et le Laferrière qui aurait pu être en danger à cause de sa notoriété. Je misais sur son invisibilité justement. 
 
Malheureusement, les attaques de Christopher ont été fatales. En fait il partait perdant avec trois adversaires virulents. Je trouve désolantes l'argumentation de Christian Dufour : il ne faut pas primer un livre que la majorité des lecteurs ne seraient pas capables de lire. Qu'on élimine un livre sur sa qualité littéraire comparative, soit, mais de décider ce que le lecteur peut ou ne peut pas lire, ce n'est pas au jury de le décider. 
 
La critique de Christpher portait, elle sur l'écriture en faisant ressortir son apparente simplicité sinon son simplisme. C'est justement là la force et la subtilité de Patrice, la luminosité qui ressort soudain d'une atmosphère qui paraît d'abord glauque. On le voit dans Sudbury et son admirable Pépin de pomme sur un poêle à bois et tous les autres. Et cette force de la fausse traduction. Malgré ces attaques, Hall n'a pu passer à côté de ces traits qui ont la qualité de la foudre traversant et illuminant un ciel sombre. 
 
Je vous remercie pour ce choix et pour attirer le lecteur pour l'oeuvre très riche de ce poète.  
 
Bel exemple de solidarité des chats de ruelle. 
 
Salut et bonne fin de combat 

Robitaille Yves
Montréal

23 mars, 11 h 13 - Je commencerais d'abord par éliminer Christopher Hall. Son obsession de la p'tite joke facile et à tout prix me tombe lourdement sur les nerfs. En outre sa façon de garrocher des bouts de phrases extraits de leur contexte ne rendent d'aucune façon justice au livre de Patrice Desbiens.

Gille Marcotte
Saint-Alphonse Rodriguez

23 mars, 11 h  - Je suis très déçue par l'élimination de ce livre..surtout de la raison donnée, "Les gens du Québec ne comprendraient pas"..et les francophones hors Québec, eux ne comptent pas..Vous avez passé à côté d'un chef-d'oeuvre!

Marie-Anne Pronovost
Sturgeon Falls, ONTARIO

23 mars, 10 h 45 - Il n'est pas nécessaire d'être parfaitement bilingue pour faire la lecture de ce livre. L'argument pour le debat de langues...c'est depassé. Oui, il faut garder et defendre la langue française, mais il ne faut pas rester borné!!!!! 
Il faudrait faire des émissions comme celle-ci en touchant non seulemet la litterature, mais aussi la musique, les arts visuels etc. Bravo!!!

martha carbajal
brossard

23 mars, 10 h 41 - L'homme Invisible ...sublime !  
Vous avez bue la pièce de théâtre tiré de ce livre ? extraordinaire !

Nathalie Ranger
Alexandria, Ontario

23 mars, 10 h 39 - Au monsieur qui défend le survenant : 
un livre triomphe-t-il par son lectorat? par ses possibilités de lectures dans notre temps? Parlez en a Baudelaire ou Flaubert au XIX??? Jugeons le livre pour le livre svp, le reste suivra. Même dans une lecture unilingue français ce livre est plus riche que bien d'autre 
 
@Chrisopher Le Kitsh est grand est petit, grandiose et ridicule. C'est petits détails "cute" ou "cliché' vous les trouverez chez les grands poètes, allez lire l'albatros de Baudelaire, le poète avec ses grandes ailes qui sur terre fait dure... 
 
Desbiens c'est le grunge de la poésie, Sauve le Thomas! 

Julien Martineau
Montréal

22 mars, 10 h 51 - Les images engendrées par les mots simples de Desbiens sont très fortes, dans une langue comme dans l'autre. Oui, ce récit poétique de jumeux cosanguin colle à la réalité d'aujourd'hui. Assis entre deux chaises, deux cultures, deux langues, Desbiens tente d'accoucher de lui-même en utilisant les images du quotidien. Langue familiaire au tranchant incisif, de victime à bourreau, tout doit être dit, jugé,pesé dans la balance de l'homme invisible/the invisible man. Cette citation que j'affectione particulièrement décrit bien le déchirement du francophone d'Amérique, que sa terre soit la roche du bouclier canadien, la vallée du St-Laurent ou les plaines de l'ouest : 
 
L'homme invisible joue aux cowboys et aux indiens dans les rues de Timmins Ontario. 
Tout le monde sait que les cowboys ne parlent pas français. 
Audie Murphy ne parle pas français. L'homme invisible est Audie Murphy.  
Il sait comment mourir. 
« Hey, you sure know how to die ! » lui dit un de ses amis. 
L'homme invisible, immédiatement flatté, se fait tirer et meurt souvent.  
Ce n'est que le commencement... 
 
Comme les cowboys imaginaires, l'homme invisible/the invisible man apparait, disparait/appear disappear au cours de son périple. C'est un texte identitaire oui qui colle à la réalité d'une minorité mais qui par le fait même devient universel. Ne sommes-nous pas tous le minoritaire de quelqu'un? N'avons nous pas tous une quête identitaire à mener?  

Mireille Groleau
Orléans

8 mars, 13 h 19 - Qui n'a pas désiré être invisible, que ne serais-je pour savoir des choses qui sont impossibles à découvrir selon la formule classique. On pourrait intervenir dans des situations tragiques pour prévenir et sauver des vies. Ou encore, pour pouvoir conquérir et mieux connaître sa compagne ou compagnon qui partagera l'avenir utopique avec respect et amour. Les possibilitées sont immenses et permettraient des situations captivantes et privilégiées. Mais il y a une invisibilité qu'on ne voit pas, qu'on ne se doute pas et pourtant elle est présente en chaque personne qui est sur certaine plus cachée et imperceptible. Je parle de l'invisible émotionnelle et physique.

Miville Côté
Saguenay, Chtmi.

Vous avez été nombreux à voter pour le livre que vous vouliez voir couronné. Comme nos panélistes, c'est L'énigme du retour que vous avez choisi.

Dany Laferrière L'énigme du retour Défendez ce livre »

Germaine Gèvremont Le survenant Défendez ce livre »

Nancy Huston Cantique des plaines Défendez ce livre »

Patrice Desbiens L'homme invisible/ The invisible man Défendez ce livre »

Jean Barbe Comment devenir un ange Défendez ce livre »