Le combat des livres à Christiane Charette - du 26 février au 2 mars dès 10 h


La détresse et l'enchantement
Gabrielle Roy
Boréal


Ce livre est la toute dernière œuvre de Gabrielle Roy. Comportant deux volets intitulés respectivement Le bal chez le gouverneur et Un oiseau tombé sur le seuil, La Détresse et l'enchantement retrace les années de formation de Gabrielle Roy, depuis son enfance manitobaine jusqu'à son retour d'Europe à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, c'est-à-dire trois ou quatre ans avant qu'elle commence à écrire Bonheur d'occasion.


C'est donc l'histoire de sa jeunesse obscure, de la découverte de son identité et de sa venue progressive à l'écriture qu'évoque ici la romancière, en entremêlant le récit de sa propre vie, jusqu'à l'âge d'environ 30 ans, à celle de sa famille (d'où se détache particulièrement la figure de la mère). Elle évoque le milieu où elle a grandi, et pris conscience d'elle-même, pratiqué le théâtre et l'enseignement, puis l'Europe de la fin des années 30, où elle a passé deux années décisives.



Notes biographiques

Romancière, Gabrielle Roy obtient un brevet d'enseignement à l'école normale de Winnipeg. De 1927 à 1937, elle est institutrice dans sa province, puis elle séjourne en France et en Angleterre, où elle étudie l'art dramatique. Elle s'établit ensuite au Québec et collabore jusqu'en 1945 à titre de journaliste pigiste à différents journaux: Le Bulletin des agriculteurs, Le Jour et Le Canada. Elle vit de nouveau en Europe de 1947 à 1950, puis revient définitivement à Québec. Elle meurt en 1983.

 

Autres titres:
Bonheur d'occasion, Boréal, 1945.
La petite poule d'eau, Boréal, 1950.
Alexandre Chenevert, Boréal, 1954.

 
  Participez au combat!

 

VampJacques Godbout
La concierge du Panthéon


BarneyMordecai Richler
Le monde de Barney


La logeuseÉric Dupont
La logeuse



Une saison dans la vie d'EmmannuelMarie-Claire Blais
Une saison dans la vie d'Emmannuel




29 février, 16 h 23 - Chère Madame Faucher, 
 
Bravo et merci pour avoir laissé parler à la fois votre tête et votre coeur, sans censure. 
 
Inutile de s'étendre sur les modalités du dit débat des livres : tant l'ont déjà fait. 
 
Je me réjouis que les proches de Gabrielle Roy, ses vrai(e)s ami(e)s vous invitent à venir séjourner dans sa ville natale, dans sa maison de la rue Deschambault. Une récompense bien méritée. 
Comme je vous envie... 
Emmenez-moi, s.-v-p. 
 
Suzanne Lavallée 
 

Suzanne lavallée
Saint-Lambert, Qué.




29 février, 13 h 13 - Bonjour, Christiane, 
J'écoute votre émission le soir et je suis de loin le Combat des livres. L'an dernier, j'avais aimé ça, mais cette année, pas du tout. J'ai entendu le débat où La détresse et l'enchantement a été éliminé, puis, hier soir, le début de la charge contre Mordecai Richler. 
Ce qui rend cette partie d'émission détestable, c'est qu'on parle beaucoup plus contre les livres que pour. Loin de donner le goût de lire les livres, ça nous met dans l'esprit de ne pas les lire. 
Ainsi, j'aurais pu être tenté de lire Une saison dans la vie d'Emmanuelle, mais après avoir entendu Bernard Landry, ça ne me tentait plus du tout. J'ai hâte de lire du Mordecai Richler, que je n'ai jamais lu, mais tout le mal qu'on en disait hier ne m'en rapproche guère... Enfin, La détresse et l'enchantement est le plus beau livre qu'il m'ait été donné de lire, mais je n'ai pas aimé du tout entendre tout le mal qu'on en a dit à votre émission. 
Bref et en un mot, c'est une initiative à abandonner, car elle nous éloigne des livres et donne lieu à du «criaillage» sans grand intérêt... 
Mes excuses, mais soyez assurée que j'écoute avec beaucoup de plaisir vos autres entrevues.
Guy Laperrière
Sherbrooke




29 février, 12 h 03 - Tout comme Louis Saint-Pierre de Verdun (autre témoignage), on pourrait dire que je suis "à voile et à vapeur", façon de parler, puisque j'habite en Ontario et que, moi aussi, j'écoute des émissions en français et en anglais. Ce matin, j'écoutais avant la dernière foire d'empoigne du Combat des livres, le très policé témoignage d'un Montréalais qui parlait de Kathy Knowles, cette grande dame des bibliothèques à Accra, au Ghana. 
Je suis donc arrivée un peu en retard pour le sprint final et, Dieu merci, mon calvaire a pris fin. C'eut été un véritable désastre si, en plus d'écarter Gabrielle Roy d'un coup très bas, on avait couronné l'oeuvre déprimante de Marie-Claire Blais! 
Je vais quand même continuer à suivre les polémiques l'an prochain, mais de grâce, épargnez-nous les chicanes de clocher et la "petite" politique. Oui les "méchants Anglais" peuvent nous en remontrer côté civilité. 
Et vive Sophie Faucher et longue vie à tous les livres de Gabrielle Roy à qui revient la première place, celle du public (de femmes il faut bien le dire). 
Monique Vardy, Ottawa 

Monique Vardy
Ottawa Ontario




29 février, 11 h 39 - Madame Sophie Faucher, je vous aime! 
 
Je ne téléphone JAMAIS pour répondre à des sondages ou quelques question du jour. 
 
Mais aujourd'hui, lorsque Christiane Charette nous a invité à décerner nos étoiles du combat des livres, il fallait que je téléphone. Je suis bien content d'avoir pu faire compter mon vote. 
 
Vous êtes sans équivoque l'étoile de ce combat des livres 2008. J'ai été navré de constater combien la mauvaise foi et la petite statégie logique et mathématique a trop souvent pris le dessus sur le coeur dans ce combat. 
 
Vous etes celle qui m'a permis de tenir le coup, qui m'a permis de pas laisser le cynisme m'abattre, qui m'a fait écouter ce combat des livres jusqu'à la fin. Vous etes celle qui parlait avec le coeur, alors que la plupart de vos collègues ne parlaient trop souvent qu'avec la tête. 
 
Merci aussi d'avoir ouvert votre coeur envers le jeune auteur Éric Dupont. Le seul auteur du lot que je ne connaissais pas, le seul que je n'ai jamais lu. J'espere seulement ce matin qu'il restera des exemplaires de ses livres à mon Renaud-Bray local. 
 
Il semblait y avoir un consensus ce matin de tous les combattants à admettre que le meilleur auteur et le meilleur livre, celui que vous défendiez, était déjà éliminé. J'étais heureux pour vous, et pour Gabrielle Roy.  
 
En tant qu'enfant de Saint-Henri, BONHEUR D'OCCASION demeure le livre qui m'a le plus touché dans ma vie de lecteur. En tant qu'éducateur en service de garde, CES ENFANTS DE MA VIE est le livre que je recommande le plus à tous ceux qui travaillent auprès des enfants pour les portaits pleins de tendresse et de vérité. Je vous promet de lire LA DÉTRESSE ET L'ENCHANTEMENT en même temps que je compte découvrir Éric Dupont. 
 
Sans rien enlever à l'oeuvre de Marie-Claire Blais, j'aurais été très décu de la voir gagner de ce Combat des livres 2008. Parce M. Denoncourt a sorti Gabrielle Roy par la mauvaise foi et la petite stratégie. Le voir triompher par ce genre de tactique n'aurait pas été un héritage souhaitable de cette édition 2008 du Combat. J'espere que l'ego de ce metteur en scène à l'attitude snob et élitiste (du moins pendant ce combat) en prend pour son rhume. Bien fait pour lui! Na! 
 
Merci encore, 
Sylvain Mallette
Sylvain Mallette
Montreal




29 février, 10 h 59 - Ce mot juste pour appuyer Sophie Faucher qui propose que les règles de ce jeu soit repensées, précisées...Dans tout jeu, il y a des règles...le jeu "foire" quand on ne les respecte pas...J'apprécie aussi énormément aussi le commentaire de Catherine Perrin quand elle dit : "Est-ce que ce sont les livres qu'on veut faire connaître, aimer???... 
 
Il faudra garder ces deux personnes Catherine Perrin et Robert Foisy qui ajoutent à cet exercise. Leur synthèse est juste.
Jeannine St-Amand Jeannine
Québec




29 février, 10 h 34 - Chère Mme Faucher, 
Votre voix... celle-là même que j'entend preque quotidiennement sur les nombreux DVD de Caillou que mes fils adorent. Cette semaine, cette voix a pris toutes sortes de couleurs selon votre humeur, c'était éclatant!  
La prochaine fois que vous montrez sur scène, je serai dans la salle pour vous entendre et vous voir. Bravo.
Annie Czevek
Laval




28 février, 20 h 02 - la plus grande romancière de tous les temps a mon avis.j,admire sa façon de rendre vivant tous ces mots avec humour et tendresse.elle est la meilleure !
helene collins
st cyrille de wendover




28 février, 19 h 37 - On aurait dû lire : « si telle est votre décision »  
 
Je vous demande ce passage en particulier parce qu'un monsieur Laberge l'a déjà demandé.
Eric Dupont
Montréal




28 février, 16 h 49 - Madame Faucher, 
 
Je tiens à vous féliciter d'avoir élevé le niveau de ce débat. Toutes vos interventions furent délicieuses. En tant que grand admirateur de Gabrielle Roy, je tiens aussi à exprimer mon désarroi devant l'infâme conspiration dont vous avez été victime. Sachez que cet affront n'a fait que décupler l'amour que je porte à notre Petite Misère.  
 
Comme vous le savez peut-être, j'entends depuis ma cuisine chaque mot de vos échanges. La chance a voulu que mon livre soit épargné des pires calomnies depuis lundi. Aujourd'hui, j'ai la tête couchée sur le billot. La fin de l'émission d'hier laissait entendre que l'un de vous allait aujourd'hui me donner la mort. L'idée de mourir sous la main de monsieur Denoncourt m'est odieuse. Je refuse aussi, pour des motifs personnels, d'être étranglé par monsieur Landry. Puisque mon sort est entre vos mains que je devine aussi douces et chaudes que votre voix, je vous implore, si tel devait être votre décision, d'être celle qui aujourd'hui me donnera la mort.  
 
En guise d'oraison funèbre, aurez-vous la bonté de lire à voix haute un passage de LA LOGEUSE ? (Pages 190-191, de « Rosa sentait... » jusqu'à : « On était. ») 
 
J'ai l'audace de vous supplier.  
 
Je ne peux m'imaginer plus belle sépulture. 
 
Eric Dupont
Eric Dupont
Montréal




28 février, 16 h 18 - C'est drôle immédiatement après le Combat des livres je me précipite à son pendant de la CBC, "Canada Reads" et suis complètement renversé par le contraste. Le débat y est calme, organisé, un vote à la fin de chaque épisode qui n'est révélé que le lendemain apportant un suspense hitchcockien, bref tout respire d'une atmosphère "british" mais surtout on parle des livres, de leurs contenus. Au débat français, c'est le joyeux chaos, on se croirait dans une case d'Astérix où tout le village se tape allègrement sur la tête avec le poisson dont on est sensé discuter. Juste avec ces débats on saisi immédiatement la dualité de ce pays. Moi j'apprécie les deux.
Louis St-Pierre
Verdun




28 février, 11 h 32 - J'ai peine à comprendre la dynamique du panel. Pourtant, je ne doute pas de la préparation de chacun, mais on dirait que certains ont de la difficulté à éliminer Richler de peur d'être jugés. Pourquoi l'avoir éliminé à la veille de la fin? Après Gabrielle Roy qui a fait beaucoup plus pour les francophones et francophones hors Québec? Serait-ce que l'on éprouve de la sympathie pour la seule anglophone présente? Un peu plus et on parlerait tous anglais pour l'accomoder? Un francophone n'aurait pas pu écrire la moitié de ce que Richler a écrit sans se faire invectiver...
Louise Héon
Saint-Sauveur (Québec)




28 février, 10 h 59 - Bonjour Mme Faucher 
Ma conjointe et moi on a éclaté de rire quand vous avez eu cette superbe, à propos de Mordecai Richler : "Mais on s'en fout de ce vieux crouton pris de la prostate...!" On s'est dit enfin quelqu'un qui dit ce qu'on pense. 
Merci pour ce grand moment d'hilarité. 
Bernard(60) & Lucie(57)
Bernard Tremblay
Jonquière




28 février, 10 h 46 - Hier, je n :ai pas compris de quelle façon le débat à été mené. Est-ce que le vote est pris en deux temps? Tout au long du débat, il n'est presque question que des livres (La détresse..... et Une saison) et à la fin vous amenez tous les débattants à ne choisir qu'entre ces deux tandis-que les deus autres n'ont pas été critiqués ou défendus. Il me semblait que s'était plutôt un combat des panéliste. On tire sur ce qui bouge et si l'on reste caché l'on reste jusqu'à la fin Quoi? La détresse... ne méritait pas d'être éliminée surtout à ce stage. Merçi
Raymond bussieres
Longueuil




28 février, 10 h 29 - Le combat des livres vient de s'auto-peluredebananiser pour de bon. Trop de bavardage pas assez de littérature. C'est triste. Précisez vos critères : classiques ou découvertes? Choisissez vos panelistes pour les bonnes raisons, pas pour les combats de coqs que vous annoncez - sur leur dos finalement. 
Ou laissez parler les livres. Être "populaire" quand on s'appelle Janette Bertrand c'est une planète différente que lorsqu'on signe Gabrielle Roy. Je vais fermer la radio et ouvrir un livre. 
Hélène Dumas
Hélène Dumas
Morin Heights




28 février, 1 h 23 - J'ai pris "le combat des livres" en différé... je viens donc d'apprendre qu'on a éléminé La Détresse et l'Enchantement...J'en suis comme plusieurs sidérée, scandalisée...alors ce qui triomphe, dans ce genre d'exercices ce n'est pas la valeur d'un écrit mais toutes les magouilles pour que "son" livre passe...ce serait plus intéressant pour les auditeurs de réaliser que les panellistes écoutent véritablement les arguments des autres et sont capables d'y adhérer quand ils en reconnaissent la justesse... 
Après avoir lu avec émotion, La Détresse et l'Enchantement, j'ai relu au complet l'oeuvre de Gabrielle Roy...Quel bonheur!  
 
Merci à Sophie Faucher d'avoir défendu ce livre avec passion! Merci! Merci! 
 
Je ne sais pas si j'aurai l'intérêt pour écouter la suite...
Jeannine St-Amand
Québec




27 février, 21 h 04 - La littérature ne sortira pas gagnante du combat des livres de cette année !
Robin Jeanne
Trois-Rivières




27 février, 19 h  - J'ai lu ce livre il y a plus de 10 ans, étendue sur une chaise longue, à l'ombre d'un grand pin. 
J'ai pleuré. Ce livre, par toutes les émotions qu'il décrit m'a redonné accès aux miennes.
Sylvie Pinsonneault
Lachine




27 février, 18 h 54 - Madame Faucher vous avez défendu avec brio la voix la plus célèbre de ce débat. Quel plaisir j’aurais maintenant à vous entendre défendre un jeune auteur de talent. 
Et quel merveilleux défi pour vous. Nous voulons vous entendre défendre la flamboyance, l'exubérance, la démesure de La Logeuse 
Et surtout vous qui lisez si merveilleusement bien et avec tant d'émotion faites-nous le bonheur de lire le superbe extrait des oies...  
p190 «Rosa sentait un léger souffle sur sa peau.... 
jusqu'à. : 
On ne croyait plus, on ne narguait plus. On était. p 191  
Je sais déjà que vous serez merveilleuse 
Yves Laberge
Yves Laberge
Montréal




27 février, 17 h 51 - L'incroyable s'est produit : le chef-d'oeuvre de Gabrielle Roy éliminé ! C'est un tel scandale que je n'ai aucun mais vraiment intérêt à continuer d'écouter ce combat. D'ailleurs, je crois que la formule est à revoir. Sophie, je vous embrasse.
Robert Brisson
Montréal




27 février, 17 h 06 - Je suis fâchée « noir » … non, rouge, tiens ! Hier, tout coulait de source, les combattants n’avaient pas encore fait de sottes alliances, de la stratégie, prétendent-ils. Et le débat se déroulait dans un respect empreint de l’admiration que chacun porte à la littérature. Et puis parce que notre ex-premier ministre s’est fait transparent hier, révélant d’emblée et avec passion même, qu’il se rangeait derrière « La détresse et l’enchantement » de Gabrielle Roy, ce matin, c’était le carnage. Les trois autres participants s’étaient entendus pour frapper sans vergogne sur notre écrivaine presque devenue une plumitive, tellement on avait besoin de la démolir pour se donner une joute pas gagnée à l’avance. Et bien, finalement, c’est le perdu d’avance qui était sûr ! Tout ça m’a légèrement dégoûtée, je dois l’avouer. S’il faut en arriver à des joutes où tout est permis pour gagner, les coalitions, le mensonge, démolir et frapper sans discernement et cela qu’importe les arguments massues de Sophie Faucher qui a commencé haut et fort, se sentant secondée par l’esprit de l’écrivaine. Qu’elle dise n’importe quoi, pauvre elle, ils s’étaient mis à trois pour l’abattre. Même dans un ring de boxe, les règles sont plus équitables : c’est rare que l’on voit ça, vaincue à l’avance qu’importe les armes, la force et l’enjeu ! Il n’y avait rien à faire pour dévier le combat, les dés étaient pipés. 
 
Tous les moyens ne sont pas bons pour arriver à une fin. Même si je suis une ardente de la littérature québécoise (mon blogue le Passe-Mot y est exclusivement dédié), je n'écouterai plus "Le Combat des livres",à moins que les règles viennent à changer.
Venise Landry
Eastman




27 février, 16 h 55 - Je suis désolé de voir la façon plutôt cavalière avec laquelle on a rejeté du revers de la main La détresse et l'enchantement de Gabrielle Roy. Par contre , je n'en suis pas pour autant surpris parce qu'entre Bonheur d'occasion, qui a mis la littérature québécoise ( ou canadienne-française comme aurait dit à l'époque) sur la «mappe», et La détresse et l'enchantement, oeuvre magistrale mais posthume, les milieux littéraires québécois ont, à toute fin pratique, ignorer cette détentrice du prix Femina, trop occupés qu'on était à laver son linge sale (Marie-Claire Blais) ou encore à se regarder le nombril (Jacques Godbout). 
Pendant ce temps, Gabrielle Roy se hissait au rang des grands auteurs de ce monde (les Dickens, les Tchekov, les Hemingway, les Malraux etc.), grâce à une sensiblité extraordinaire, à un style parfaitement authentique et à l'universalité des personnages qu'elle créait. Son habileté à saisir les moindres mouvements de l'âme humaine et à les traduire dans un style unique, dans des phrases longues sans être complexes qui n'en finissent plus de nous faire vibrer tellement chacun de leurs éléments se prolongent dans une résonnance riche d'adjectifs précis et pittoresques, ne se compare en rien au style d'une Marie-Claire Blais, par exemple. 
A Bernard Landry, qui ne semble avoir retenu de l'oeuvre de sa «cousine» que les malheurs d'une pauvre francophone hors-québec, je me permets de lui sggérer la lecturede La montagne secrète qui explore le théme de la recherche de l'absolu et Un jardin au bout du monde qui fait état de tout l'intérêt que Gabrielle Roy a accordé aux immigrants européens qui sont venus peupler l'ouest canadien; il s'agit d'une nouvelle qu'elle a publiée avant sa mort lorsqu'elle était au sommet de son art et qui constitue un chef-d'oeuvre tout à fait sublime de prose poétique. 
Quant à Serge Denoncourt qui qualifie de pauvre le style de Gabrielle Roy à comparer à celui de Blais, eh bien je lui suggère tout simplement de retourner à ses cours de stylistique. Et quand il réfère à ce que l'on apprend dans La détresse et l'enchantement sur la situation franco-manitobaine comme étant «quelques informations d'ordre anthropologique», là je lui dis qu'il se classe parmi ces quelques Québécois qui font que bien des Franco-Canadiens trouvent «petits» le Québec et sa métropole. A lui, je recommande la lecture du Roman colonial, de l'auteur franco-ontarien Daniel Poliquin, ou encore de sortir un peu de son patelin! 
Voilà! Ce sont les commentaires d'un «cadavre» toujours en ébulition, passionné de littérature et que l'oeuvre de Gabrielle Roy a contribué à éviter qu'il ne se refroidisse!
pierre gravel
Kapuskasing (nord de l'Ontario)




27 février, 16 h 25 - Bonjour 
Je crie au scandale face à cette défaite complètement injustifiée de Mme Faucher. Non seulement « La détresse et l’enchantement » aurait dû remporter cette victoire, mais son avocate aussi! Sophie était la seule, ce matin, à posséder des arguments littéraires pour protéger son opinion. Elle a été la seule, cette année, à citer son auteure, à trouver des preuves écrites dans l’écriture de son roman pour appuyer son opinion. Elle a lu et s’est développé une argumentation solide contre les autres. Vous savez, un très bon nageur ne peut pas éviter la noyade s’il est maintenu sous l’eau par trois hommes.  
 
Ce débat m’apparaît bien injuste. Ce matin, j’ai eu l’impression d’un complot pour éliminer Sophie plus que son livre. J’ai entendu, le 16 février dernier, M. Denoncourt déclarer publiquement à l’émission « Je l’ai entendu à la radio » qu’il avait plus peur de Sophie Faucher que de Gabrielle Roy. Ça explique bien, qu’il ait décidé de s’allier au clan adverse, ce matin. Car, à son discours, il essayait beaucoup plus d’éliminer Sophie de la course que Gabrielle Roy. Cette course n’est pas égale, on y perçoit plus une guerre de coqs ou de personnalités qu’un combat de livres. M. Denoncourt, malgré tout le respect que je lui doit, semble vouloir diriger le groupe, tel un metteur en scène avec ses comédiens. Je n’ai pas compris ce qu’il avait contre Sophie, jusqu’à la compromettre en citant une conversation de « parking » qu’ils ont eu hors combat. Cette année, j’ai l’impression que la guerre qui s’est tissée entre les pannelistes est plus un combat d’égos, un « Occupation double » pour intellectuels. 
 
Ce livre était déclaré gagnant par bien des citoyens, vous n’êtes pas démocratique en éliminant l’opinion publique. Je demande, pour une édition prochaine, qu’il y ait vote du public, ou qu’au minimum, l’on retrouve, autour de votre table, un homme et une femme du public ou du monde littéraire (libraire, critique), des personnalités neutres, qui protègeraient l’œuvre plutôt que son panneliste.  

Geneviève Dumais
Montréal




27 février, 16 h 08 - Je dois sûrement ne pas comprendre le but et le sens du jeu ! 
Je trouve que certains arguments apportés pour justifier l’élimination d’un titre sont quelque peu fallacieux et étranges. En résumé, l’un est trop passéiste, l’autre est trop ancien, trop connu… et les deux éliminés jusqu’à maintenant semblent ne faire la preuve que nous ne sommes que de misérabilistes braillards francophones qui se plaignent toujours de leurs conditions. Donc on doit les faire sauter ! Et est-ce que de décrire et écrire une réalité, qu’elle soit ancienne ou nouvelle, rend un roman automatiquement mauvais ? 
 
Je suis profondément déçu que le titre de Gabrielle Roy soit déjà sorti, et s’il est vrai qu’il est trop connu et trop lu, eh ben, je suis une arriérée !!! Malgré que la lecture soit avec la musique mes passe-temps préférés, je ne l’ai pas encore lu. Et à cause de la fougue et de la passion de Sophie Faucher à le défendre + les commentaires par trop négatifs de certains autres panélistes + ceux que des lecteurs et auditeurs laissent sur le site ici, je vais de ce pas l’acheter et je suis sûre de m’en délecter. 
 
IMPORTANT : J'aimerais maintenant dire que je n’aime pas du tout votre formule de demander à chacun(e) dès le début de la discussion quel est le titre contre qui ils vont voter. Cela enlève du suspense et du plaisir au jeu et à l’écoute, puisqu’à ce moment-là, nous n’entendons parler que d’un seul livre par jour. Et il me semble que l’intérêt serait plus grand si l’on entendait parler de tous les titres (en positif ou en négatif), indépendamment du choix que chacun fera à la fin. 
Cela rendrait le jeu plus attrayant et ne nous donnerait pas l’impression que les jeux sont faits à l’avance et que les dés sont pipés.  

Nicole Roy
Québec




27 février, 14 h 57 - Bonjour, 
J'appuie totalement Sophie Faucher, c'est un livre universel qui s'adresse autant aux jeunes qu'aux personnes plus agées. 
Il ne parle pas de la noirceur au Québec...
Micheline Cabana-Labelle
Montréal




27 février, 14 h 16 - D'Asimov à Zola, de Wilde à Balzac en passant par Sade et Saint-Augustin ; de tous les auteurs que j'ai lu, nul n'a été aussi apprécié que Gabrielle Roy. Je possède tous ses livres ! Sa perception de la nature humaine, sa sensibilité, son style et sa narration d'une grande beauté émettent des vibrations dont il me semble notre monde à tant besoin. Je n'ai malheureusement pas lu les autres livres de votre concours. Je suis donc mal placé pour les critiquer mais je n'en suis pas moins intésessé à les lire, grâce à vos «combattants» qui les défendent bec et ongles. Vive la littérature et surtout ; vive Gabrielle Roy ! 
 
P.S. J'ai le même nom que Gabrielle mais sans lien de parenté - autre qu'avec le coeur. 
 
Bernard Roy 
Un acadien résidant à Magog
Bernard Roy
Magog




27 février, 14 h 06 - Je suis tout a fait subjuguée que «La détresse et l'enchantement» soit éliminé. C'est une belle preuve que la magouillerie l'emportera toujours sur le pureté de l'art... 
Cette oeuvre ne méritait un tel sort!!!
Andrée Bélanger
Québec




27 février, 13 h 21 - 27 février 2008 
Quel bonheur j'ai eu de lire "La détresse et l'enchantement". C'est un livre que j'ai relu et que je conserve précieusement dans ma bibliothèque. Aussi, j'ai offert ce livre à des amies. C'est l'histoire d'une vie peu commune et très touchante.
Denyse Bisson
Québec




27 février, 13 h 02 - Chers auditeurs et supporteurs 
Je me remets à peine du combat et vos commentaires me font chaud au coeur. 
Si mon amour pour ce livre a pu suciter votre intérêt je me sens gagnante et vous remercie chaleureusement de votre appui. 
Bonne lecture 
Sophie Faucher
Sophie Faucher
Montréal




27 février, 12 h 52 - Je suis avec intérêt votre combat des livres et j'apprécie la passion avec laquelle chacun défend son choix. Néanmoins il y a quelque chose de décevant dans l'aboutissement de ce jeu puisqu'il tient davantage de la sournoiserie des concurrents et de leur capacité à former des alliances qu'à la valeur des oeuvres dont ils se font porte parole. Ce matin le livre de Gabrielle Roy, La détresse et l'enchantement, a été éliminé. À mes yeux il s'agit d'une oeuvre monumentale qui a été admirablement bien défendue par Sophie Faucher. Je regrette beaucoup que nous ne puissions plus l'entendre si bien nous parler de ce livre que tout le monde devrait connaître et lire.  
 
Je crois que si votre public auditeur était juge des performances de vos "combattants" le résultat serait tout autre et le combat n'en serait que plus loyal et équitable. Une suggestion pour l'année prochaine, peut-être…. 
 
M. Labrecque 
Montréal 

Marcel Labrecque
Montréal




27 février, 12 h 48 - Madame Faucher... 1 million de fois BRAVO pour vos plaidoyers ! Vous me voyez fort déçue que cette GRANDE OEUVRE de Gabrielle Roy ait été éliminée ! Mais bon... la simplicité n'appartient pas à tout le monde, surtout dans le monde de défaitistes et d'athées que nous sommes! (Et oh horreur! que cette saison d'Emmanuel, entre autres!) Mais mon chagrin de ce matin n'a - heureusement - d'égal que la JOIE qui fut mienne hier, par l'élimination de cette foutue Concierge...! J'avais lu ce bouquin 1. parce que je suis une amoureuse inconditionnelle de la France et que je lis TOUT ce qui peut m'y amener. 2. Parce que Jacques Godbout est un bon écrivain. et SURTOUT 3 : pour essayer de comprendre - (je l'ai relu 2 fois) pourquoi cette Concierge...'' pouvait bien avoir récolté les prix qu'''ELLE'' a récoltés !! JE NE COMPRENDS TOUJOURS PAS... Si vous pouviez ici repasser mon mot à madame Dawson qui, par ses commentaires sur ''la Concierge'' a mis les mots dans ma bouche... ET aussi parce que j'ai peu de temps, et que je ne trouve pas ici sur le site d'autres endroits ''généraux'' pour écrire des commentaires ''généraux'' pour tout le monde. BRAVO BRAVO BRAVO, madame Faucher. Vous êtes le meilleur avocat des 5 panelistes, même si notre Gabrielle a été évincée... SB - écrivaine. (Femme de lettres en puissance, du moins...) 

SolAnge Bouchard
Saguenay




27 février, 12 h 28 - «La détresse et l'enchantement» est le premier livre que j'ai relu et que j'ai le goût de relire régulièrement. Je n'arrive pas à le placer dans aucune catégorie sinon dans celle d'une profonde humanité. À mon humble avis, c'est un livre universel! 
Bravo à Sophie Faucher! Une amie des livres
Andrée Tétreault
Longueuil




27 février, 12 h 23 - LA DÉTRESSE ET L’ENCHANTEMENT – Gabrielle Roy  
 
Quand on a lu tout Gabrielle Roy, on ne peut que comprendre que la détresse et l’enchantement est la prise de conscience structurelle de Gabrielle Roy . C’est un aboutissement de quête de soi. (Même si cette quête n’est jamais tout à fait achevée) 
 
Cette jeune femme, à l’époque, se cherche éperdument. Elle se sent coincée dans sa province natale où la langue française n’est pratiquée que de manière quasi-clandestine. L’avenir lui semble bloqué.  
 
En plus de son métier d’enseignante qui lui plait bien, le théâtre l’attire. Elle joue, en français, dans la Troupe Molière.  
En faire une carrière lui vient à l’esprit. Elle quittera son milieu à l’horizon borné pour Paris ou elle souhaite acquérir une solide formation en théâtre. L’expérience la déçoit.  
 
Pour mieux réfléchir à son désenchantement et pour en discuter avec un compatriote et ami boursier en études de violon à Londres, elle délaisse Paris, part le rejoindre en Angleterre.  
C’est au cours de ce séjour en Albion que va fermenter encore plus sa quête de soi.  
Un jour, la voilà prise du désir d’aller passer q.q. temps dans la campagne anglaise qu’on lui a tant vantée. Seule, elle prend le car, sans destination trop précise.  
 
Le hasard faisant bien les choses, elle lie connaissance avec q.q. compagnons du car qui l’amenait elle ne savait trop où. Ces inconnus jusqu’alors lui vantent la beauté de telle ou telle campagne… Elle descend dans un de ces coins à faire rêver qui ralliaient le plus grand nombre.  
Oh bonheur ! Une chaude hospitalité, la bienveillance, la paix, la sérénité. l’y attendaient… 
Si bien accueillie, en confiance, elle se repose, lit, entretient sa correspondance personnelle et écrit des articles destinés à des journaux canadiens : il faut bien gagner des sous pour vivre.  
 
Au fil des jours, à la longue, elle réalise que l’écriture s’empare d’elle, qu’écrire la comble de bonheur, qu’elle aime vraiment écrire. Son désir de jouer sur scène s’estompe à son insu. Écrire lui est primordial Elle décide enfin qu’elle s’adonnerait à cet art pour de bon. Et oh ! Étonnement, elle le fait en français, en Angleterre. Comme c’est étonnant … (Enchantant ?) 
 
Cette femme s’est trouvée, s’est sentie libérée, ayant réussi à se détacher, à établir une juste distance avec milieu culturel de naissance qui l’oppressaient, à raffiner son choix de carrière, à trouver sa voie : grâce à l’expérience, elle sait maintenant que la plume plus que les planches est le moyen par lequel elle pourra enfin se réaliser, parfaire sa vie Ce serait l’écriture et ce serait en français. Le théâtre, elle le fréquenterait dans les salles de concert plutôt que sur scène.  
 
Il fallait du courage. Il fallait le faire. 
 
On ne peut nier à quel point Gabrielle Roy aura été une pédagogue de mille et une façons : 
autant en ce qui concerne l’effort nécessaire à l’émergence de soi que l’art de la faire surgir chez autrui. Je disais plus haut : le hasard. Y a-t-il vraiment un hasard ? Pour une part oui, mais, il faut l’aider… Pour l’essentiel, c’est la détermination de cette femme, son immense désir de faire de sa vie une œuvre d’art - si l’on peut dire – qui la fera s’engager à fond vers ce qu’elle a trouvé : son âme ! Admirable, méritoire Gabrielle Roy ! Voilà ce qu’est LA DÉTRESSE ET L’ENCHANTEMENT, l’œuvre fondatrice de Gabrielle Roy.  
 
Voilà les enseignements que cette immense écrivaine, cette Femme remarquable nous a légués dans son œuvre. Elle s’est d’abord révélée à elle-même, elle a révélé la nation canadienne-française à elle-même. Elle l’a fait évoluer avec elle. Rendons lui grâce.  
Retenons aussi, comme elle se le révèle à elle-même, que l’écriture peut-être une forme de psychanalyse, un voyage intérieur, un moyen de découverte de son Moi profond. 
 
Merci, Gabrielle Roy, pour les très beaux moments que la lecture et la relecture de votre œuvre m’ont procurés. Je souhaite le même bonheur à tous et insiste pour qu’on remette dans les programmes scolaires, les clubs de lecture, les pages culturelles des journaux, les émissions culturelles à la radio et/ou à la télé. une œuvre gigantesque qui sait à coup sûr enrichir quiconque la frérquante. 
 
Suzanne Lavallée Allard 
 

SUZANNE LAVALLÉE
SAINT-LAMBERT, QUÉ.




27 février, 12 h 10 - Bonjour, 
 
Je réponds illico à l’appel à tous de Sophie Faucher. Je suis en effet horrifiée de voir que La détresse et l’enchantement a été répudié. Laissez-moi vous raconter en détails pourquoi. 
 
D’abord, une mise en situation. Depuis l’an dernier, je suis une auditrice passionnée du Combat des livres. En 2007, je venais de déménager et les chaudes discussions agrémentaient le décollage du papier peint ou la peinture à faire. C’était souvent dans l’escabeau que je vous écoutais. Dieu merci, tout est maintenant sous contrôle dans mon nouveau petit nid d’amour, mais je vous écoute toujours avec plaisir. 
 
Cette année, donc, lorsque j’ai appris quels livres étaient en lice, je suis allée chercher dans ma bibliothèque l’exemplaire de Gabrielle Roy. D’abord, qu’il ait résisté aux multiples déménagements de ma vie est en soi bon signe. Je n’ai conservé, dans ce nouvel appartement, que les livres qui, pour moi, ont de la valeur. Et que j’aimerais relire, à l’occasion. Il était l’un d’eux. 
 
J’avais acheté ce livre en 1988. Vingt ans déjà. Vous savez, ça fait tout drôle de relire quelque chose 20 ans plus tard. D’autant plus que, depuis ma retraite, je me suis mise moi-même à l’écriture – de fiction. J’ai suivi des cours sur le sujet et peux dont être une lectrice plus critique que je ne l’étais alors. Eh bien j’ai été, je vous l’avoue, renversée. Quelle écriture! Quelle profondeur, aussi. Quand l’un des participants a affirmé que c’était comme un récit d’adolescente – ou quelque chose du genre – j’aurais pu hurler. Faut-il avoir atteint un certain âge – ou un âge certain? – pour l’apprécier? À ce sujet, je remercie Monsieur Landry de défendre les vieux – dont je fais partie, maintenant. J’avais souvent l’habitude de dire à mes étudiants universitaires : «Ce n’est pas parce que c’est vieux que ce n’est pas bon» (pour eux, toute référence qui datait un peu semblait inappropriée). La même phrase s’applique aujourd’hui au livre de Madame Roy. 
 
La détresse et l’enchantement est en effet un livre dont à la fois le contenu et le contenant sont un enchantement. Le style est clair, harmonieux. La réflexion profonde. Laissez-moi vous citer deux extraits – leur choix même a été difficile - que j’avais soulignés en ’88, et qui me paraissent encore plus beaux 20 ans plus tard (tirés de l’édition de Boréal Compact, 1988 : 
 
-… «Cette enfant que je fus m’est aussi étrangère que j’aurais pu l’être à ses yeux, si seulement ce soir-là, à l’orée de la vie comme on dit, elle avait pu m’apercevoir telle que je suis aujourd’hui. De la naissance à la mort, de la mort à la naissance, nous ne cessons, par le souvenir, par le rêve, d’aller comme l’un vers l’aute, à notre propre rencontre, alors que croît entre nous la distance.» (p. 80). 
 
Dites-moi, une ado peut-elle dire de telles choses?  
 
Et enfin : 
 
-«Mes livres m’ont pris beaucoup de temps dérobé à l’amitié, à l’amour, aux devoirs humains. Mais pareillement l’amitié, l’amour, les devoirs m’ont pris beaucoup de temps que j’aurais pu donner à mes livres. En sorte que ni mes livres ni ma vie ne sont aujourd’hui contents de moi.» 
 
Merci beaucoup à Sophie Faucher d’avoir défendu ce chef-d’œuvre avec brio. J’espère que d’autres lecteurs feront comme moi et vous écriront. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes de participer de telle façon aux émissions de radio, mais cette fois, je considère que cela en vaut la peine.  
 
 
Hélène Denis 
 

Hélène Denis
Laval




27 février, 12 h 02 - C'est mal défendre Gabrielle Roy que de le faire par La détresse et l'enchantement, une auto-biographie et non un roman publié par son éditeur un an après la mort de l'auteure à partir de ses notes personelles. Mais bravo à Sophie Faucher pour sa verve, son courage et sa beauté d'élocution.  
 
Ce qui me titille vraiment c'est de voir Bernard Landry cautioner, affrimer, choisir Mordecai Richler en ne votant pas contre lui aujourd'hui même. Inconcevable.Irritant et effrayant. Il semble s'asseoir devant son adversaire.
Jean Paradis
Saint-Bruno




27 février, 11 h 25 - Ce combat (!!!) me déçoit. L'issue du débat d'aujourd'hui est un véritable tour de passe-passe. Un jeu dites-vous? Pas drôle du tout! D'aucuns s'embarquent dans des stratégies sans finesse, puis se font avoir par elles... Argumentatif decevant de d'autres (malgré de belles envolées). C'est quand même mal barré dirait une amie française! La littérature y gagne? Peut-être. Pas sûr. Pas vraiment quant à moi. Sauf quand on met en valeur des extraits des oeuvres. Ainsi ce passage de G. Roy à propos de Tchékhov sauve un peu la mise.
Josée Bouchard
Québec




27 février, 11 h 19 - L’ouvrage de Marie-Claire Blais «Une saison dans la vie d’Emmanuel» me fait penser tant par son référé que son référent ou fonction référentiel - roman noir de la terre et collection de misères humaines – à un ouvrage méconnu de 1918 «La Scouine» d’Albert Lepage.  
 
Ce genre de roman n’a plus la vogue ni au Québec ni ailleurs d’ailleurs.  
 
Je ne comprends pas que ce roman de Blais ait survécu au magnifique roman de Gabrielle Roy «La détresse et l’enchantement».  
 
Bravo Sophie Faucher, vous avez de la "poigne" et savez vous défendre... 

Jeanne M. Rodrigue
Rimouski




27 février, 11 h 17 - Je suis un peu déçue de la tournure du débat. C'est devenu trop stratégique : on cherche d'abord et avant tout à sauver sa peau plutôt qu'à faire une vraie critique des autres livres. La preuve ce matin, avec l'élimination de La Détresse qui, à mon avis, aurait dû gagner. Il manque un peu de "candeur" à ce débat. Bravo Sophie Faucher ! Vous étiez trop forte; vous êtes devenue l'ennemie à abattre !
Michèle Fiset
Dolbeau-Mistassini




27 février, 11 h 09 - Bonjour madame Faucher 
je suis en complet désaccord avec l'élimination de ce livre qui est un enchantement à comparer avec le livre de Marie-Claire Blais qui est pour moi une détresse . 
Lise Léonard
Lise Léonard
Québec




27 février, 11 h 05 - Je suis sidérée de la façon dont est mené le débat. A aucun moment de l'émission d'aujourd'hui a-t-il été question des livres de Mordecai Richler ou d'Eric Dupont. On aurait aimé en entendre la défense ou la critique. Rien de tout cela ne s'est produit. Connaît-on déjà le gagnant ? Bizarre !
Nicole Angers
Québec




27 février, 11 h 04 - Je viens d'entendre que le livre de Gabrielle Roy a été éliminé... Je suis triste et choquée. C'est un des meilleurs livres que j'aie lu de toute ma vie. Gabrielle Roy est arrivée là à une écriture d'un rare degré de maîtrise et de clarté. Une émotion vraie, un bouleversement presque à chaque page. Ce livre m'a transformée, je m'y suis reconnue et il m'a éclairée. Il y a deux ans, mon père de 87 ans est venu passer quelques jours chez moi et comme il avait oublié de s'apporter de la lecture, je lui ai mis ce livre dans les mains, il l'a ouvert et ne l'a plus lâché pendant tout son séjour. Il était captivé. Ce livre est un grand ouvrage, de la grande littérature. Je veux bien accepter que «Une saison dans la vie d'Emmanuel» soit aussi un roman fort, mais ce n'est pas —comme l'autre— une des lumières qui éclairent le parcours de l'humanité.
Monique D Proulx
Montréal




27 février, 11 h 02 - Ah! Sophie Faucher, vous avez été celle qui a très bien tenu le fort de Gabrielle Roy. Vos arguments étaient percutants et de bon ton. Combien je suis désolée de la disparition de La détresse et l'enchantement, mais aussi, combien je vais me rappeler de vos interventions passionnées, justes et en un style original, le vôtre, que j'aime beaucoup. Merci!  
Lise Ouellette
Lise Ouellette
Drummondville




27 février, 10 h 58 - Je suis catastrophée et estomaquée de voir "La détresse et l'enchantement" éliminé. Ce livre a changé ma vie! Je l'ai lu a 28 ans à un moment où je me cherchais aussi. Par son immense sensibilité et par sa vérité profonde, Gabrielle Roy m'a donnée le courage d'aller au bout de mes rêves et de mes désirs. Elle m'a appris que malgré la détresse, l'enchantement est toujours là, à nos portes. C'est le livre de ma vie et je suis persuadée que c'est et ce sera celui de nombreuses autres personnes.
Élisabeth Forest
Québec




27 février, 10 h 53 - Je suis complètement SCANDALISÉ de voir qu'on a éliminé le chef d'oeuvre qu'est La détresse et l'enchantement. Comme Mme Faucher l'a si bien dit, ce livre rendait Gabrielle Roy nobelisable, ce qui n'est pas le cas des autres bouquins en lice. Quelle injustice et quel manque de discernement.  
Bien entendu, j'exagère beaucoup mais mes propos. C'est de bonne guerre.
Daniel Bradley
Québec




27 février, 10 h 51 - Chère Sophie 
La détresse a été éliminée au combat des livres, mais toutes les personnes qui t'ont encouragée, c'est le grand public, elles ont compris la valeur de ce livre et tu vas en sortir la grande gagnante.. de ce combat, car tu nous as tous et toutes derrière toi..! tu as fait un beau travail.
Fernande Trottier
Victoriaville




27 février, 10 h 50 - Je suis sidéré! Éliminer «La détresse et l'enchantement»! Un chef d'oeuvre! Hier j'ai acheté le livre. J'en ai commencé la lecture. J'en ai lu 150 pages tellement ce livre m'a captivé. Si elle avait été Française, elle aurait eu droit aux plus grands honneurs! À chaque année, je suis ce concours. Jamais je ne suis intervenu. Mais aujourd'hui, comme on dit, j'ai mon voyage! Que de mauvaise foi et de petitesse pédante chez certains pseudo-intellectuels!
André Descôteaux
Montréal




27 février, 10 h 39 - Ce livre m'a mis dans un état d'ouverture sur le monde. Pendant sa lecture, je souriais aux gens dans le métro, j'étais porté à aller vers les gens et cette période de ma vie a été ponctuée de rencontres fantastiques. Simplement pour l'état d'être dans lequel il nous dispose, ce livre mérite d'être lu!
Alexandre St-Germain
Gatineau




27 février, 10 h 37 - J'appuie madame Faucher. Un livre captivant chez nos compatriotes d'une autre province. Oeuvre admirable de madame Roy. Toutes ses oeuvres d'ailleurs.J'espères qu'elle va gagner. Merci de me lire
André Lamoureux
Montréal




27 février, 10 h 32 - A vous entendre parler de la Détresse et l'Enchantement, que j'ai adoré lire, je suis allée me chercher 2 autres livres dont la suite du 1er.. sa façon de décrire Londres et la campagne anglaise, c'était comme si j'y étais.. je l'entends encore parler de la petite chambre qu'elle habitait, etc.. j'ai été très touchée..
Fernande Trottier
Victoriaville




27 février, 9 h 48 - Chère Sophie 
Je n’en suis qu’aux premières pages de Détressse et Enchantement et déjà, je sens cette vibration, cette émotion, qu’avait l’auteure en écrivant ces lignes, en se replongeant dans ses souvenirs lointains. Tous les détails y sont, c’est comme si j’y étais moi-même. Grâce à cette écriture aussi précise j’accumule images et sensations de ces riches moments qui deviennent les miens l’espace d’un instant. Sophie, vous tenez dans vos mains le livre gagnant, j’en suis certaine.  
Comme au théâtre je vous souhaite un gros MERDE 
Et un verre de Cosmopolitain à la main, je suis déjà prête pour votre victoire ;) 
 

Geneviève Dumais
Montréal




27 février, 9 h 30 - Pour "La détresse et l'enchantement", qui aurait mérité, à mon avis, un prix Goncourt.
Lucien Vallières
Québec




26 février, 19 h 53 - La détresse et l'enchantement est un des livres qui m'a le plus marquée tant par son contenu que la façon dont il a été écrit. C'est un livre que je suggère tout le temps.  
Ajoutez mon appui! 
 
Marguerite Éthier
Marguerite Ethier
Lachine




26 février, 19 h 32 - Je ne peux penser à ce livre que j'ai lu en 1985 et dont j'ai copié des extraits sans entendre une musique. La musique de son style, de ces mots, je ne sais. Mais une musique un peu mélancolique et obsédante qui ne nous quitte jamais. 
Pour tous ceux qui visitent la Gaspésie, il faut arrêter à Port-Daniel et aller voir la bibliothèque qui se nomme Gabrielle Roy (Une partie de la maison LeGrand. On la retrouve. 
Aucun autre ne va à la cheville de ce livre.
Céline Giasson-Arsenaut
Notre-Dame-des-Prairies




26 février, 19 h 15 - Merveilleux !!! 
Vers la fin du livre, je me faisais violence pour n'en lire que quelques pages chaque soir ... pour faire durer le plaisir. 
 

Danielle Harvey




26 février, 16 h 03 - Un grand livre! Produit par une grande dame, avant-gardiste, batailleuse. 
Reçu en cadeau, 
je l'ai lu et relu. Il est usé d'avoir été prêté, ( mais toujours revenu...quelle chance)je ne pouvais garder pour moi seule, un si beau contenu! Merci Mme Faucher de le défendre et je vous dis le mot de Cambronne! 
Claudette Rioux Filiatrault 
Nominingue, Qc
Claudette Rioux Filiatrault
Nominingue




26 février, 13 h 36 - Il m'attriste toujours un peu d'entendre l'argument de la "pertinence aujourd'hui" d'un ouvrage artistique qui témoigne du passé (argument utilisé contre la concierge). Comme si seules les saveurs du mois devaient être consommées, j'ai alors l'impression de regarder en boucle infinie des émissions de "jeunesse d'aujourd'hui"; attendez un peu de voir si on parlera de vous demain. Les vaguelettes de la vie de certains de nos précédents les plus humbles font quelques fois osciller les destins de comtemporains avec plus de persistence que les ondes de chocs d'un phénomène haut parlé. Une pierre qui tombe en eau profonde fait plus de vague avec moins de bruit qu'un rocher qui s'écrase dans un étang.
Louis St-Pierre
Verdun




26 février, 13 h 25 - Il y a dans les mots de Gabrielle Roy une tonalité qui nous ancre, une intelligence qui nous élève, une force d'image qui ne nous permet pas de regarder ailleurs. L'accessibilité de l'oeuvre de cette grande écrivaine est un vrai cadeau pour la lectrice autodidacte que je suis.
Suzanne Bettez
Sherbrooke




26 février, 12 h 50 - Marie-Claire a abordé à une époque où le Québec se réveillait à la modernité des thèmes qui n'avaient pas leur place dans la littérature québécoise. Des thèmes comme l'inceste, la famille dysfonctionnelle, la sexualité, la perversion de la religion. Des thèmes traités avec force, innovation, originalité, qui ont encore des échos aujourd'hui. Un roman qui, contrairement à ce que certains ont pu en dire, n'a pas vieilli, reste frais, vif, incisif. Un roman de révolte fort à relire.
Olivier Mathieu
Montréal




26 février, 12 h 05 - La détresse et l'enchantement 
D'une beauté superbe du début à la fin. On voudrait que ça ne finisse pas sitôt.
Monique Bessette
Mandeville




26 février, 10 h 54 - La détresse et l'enchantement, quel livre magnifique. Il y a très longtemps que j'ai lu et j'en ai encore de merveilleux souvenirs. Un pur bonheur. Chaque fois que je repense à ce livre, je me vois dans une chaise surplombant le fleuve par une belle journée d'été et je laisse les mots m'envelopper et glisser sur le papier. À en regretter de n'être pas devenue écrivaine comme madame Roy. 
 
Tiens, je vais dès maintenant relire ce livre.
Lynda Dionne
Québec




26 février, 10 h 40 - La fraîcheur et l'authenticité des récits contenus dans ce livre en font le plus délicieux que j'ai lu dans ma vie. Une émotion intense nous envahit et nous suit jusqu'à la fin. À lire absolument!
Diane Côté
Saint-Gédéon




25 février, 23 h 41 - La détresse etl'enchantement  
sont pour moi la Re-détresse et Le Ré-enchantement p.c. q. relu avec toujours tres grand enchantement. 
On y parle de tous les rêves et désirs humains.
donald jobin
longueuil




25 février, 23 h 22 - Dormez sur vos deux oreilles, madame Faucher, ce livre va gagner haut la main !  
 
C'est l'aboutissement d'un long et riche parcours d'écrivain assumé. Juste avant de mourir, on écrit superbement vrai. Elle en était à l'étape de l'authenticité, elle s'est dévoillée avec juste ce qu'il faut de pudeur pour garder un voile de mystère. De toutes façons, elle a toujours su entourer ses personnages d'un aura de mystère, naturel, comme dans la vie, sait-on toujours exactement qui nous sommes et l'autre qui il est ? 
 
Un livre fort défendu par une intense, l'âme de Gabrielle Roy jubile, c'est certain.
Venise Landry
Eastman




25 février, 19 h 25 - Bravo madame Faucher pour votre présentation. Je souhaite vivement que le livre de Gabrielle Roy gagne. C'est le livre d'une vie...c'est le livre qui m'a fait connaître la vie de cette grande dame.
Jocelyne Catellier
Magog




25 février, 18 h 51 - La détresse et l'enchantement, de Gabrielle Roy. Que j'ai aimé! Pour la qualité de l'écriture, pour les descriptions, pour les sentiments exprimés, pour la sensibilité de l'auteure, sa générosité et son authenticité. Un livre qu'on ne veut pas laisser.
Francine Comtois
Montréal




25 février, 16 h 06 - Vous avez choisi le meilleur de tous. Que de beaux souvenirs me reviennent en tête en pensant à la lecture de ce livre-voyage (qui nous fait voyager dans notre tête et notre coeur). C'est tellement doux au coeur et à l'âme d'une Franco-ontarienne de voir qu'enfin (!!!) on fait place aux Francophones hors Québec dans ce combat. Il était temps!!! Après tout, c'est bien Radio-CANADA, n'est-ce pas?  
 
La première phrase a été comme un coup de poing pour moi. Enfin!!! Un livre où, dès le départ, je me reconnais tout à fait. Dès la première phrase, je suis accrochée. Dès la première phrase, l'auteure résume un grand pan de ma vie. Le combat incessant de Francophones à l'extérieur du Québec pour se faire respecter et se faire servir en français y est abordé en partant. Son identité (et la mienne) y est installée dès le départ. Dès un jeune âge, elle sait qui elle est. Déjà, l'attachement profond avec sa mère est dévoilé, assumé et aimé. 
 
Je me souviens de doux dimanches, passés à bruncher dans ma cour arrière, sous mon parasol bleu et jaune où l'on peut lire Pernod, à lire La détresse et l'enchantement. A savourer chaque page, à déguster le bonheur de lire cette auteure à laquelle je m'identifias un peu. Mes brunchs sous le parasol nourrissaient bien plus que mon estomac. C'était tout mon être qui s'abrevait de ses paroles. Mon esprit était ravi de faire la connaissance de cette grande dame. En effet, je découvrais Gabrielle Roy par ce livre. Je n'avais rien lu d'elle auparavant. Elle m'a rejoins en plein coeur. Bang! en partant! Comme un grand coup de foudre! Au lieu de la détresse et de l'enchantement, pour moi, la lecture de ce livre a été la découverte et le ravissement. 
 
Malheureusement, je ne peux pas en dire autant d'Une saison dans la vie d'Emmanuel. Quelle lecture lourde et pénible que ce roman!!! Je l'ai mis de côté une première fois, tellement ça me déprimait! Je l'ai repris plus tard - même phénomène! Cette auteure est trop marginale pour moi. Ce qu'elle écrit semble couler d'un être troublé et fucké (pardon my French) qui sent le besoin d'extérioriser sa noirceur interne et de la faire subir aux autres. Non merci, pas pour moi!! Je préfère nettement la luminosité et l'amour qui renforce en dépit de l'adversité exprimés par Gabrielle Roy. J'espère que cette grande auteure remportera le combat pour être mieux connue de tous les auditeurs d'un océan à l'autre. Ainsi, la société Radio-Canada aura vraiment rempli sa mission comme elle le doit. Bravo du choix de ce livre majestueux. Dernièrement, j'en ai même achetée une copie à couverture rigide pour accompagner mon ancienne copie en format de poche. Je n'ai jamais fait cela avec un autre livre! Longue vie à ce roman!!!
Hélène S. Labrèche
Orléans (Ontario)




25 février, 16 h 04 - Je les ai TOUS lus les livres de Gabrielle Roy, de mon adolescence jusqu'à mon âge assez "avancé". De "La petite poule d'eau" jusqu'à La détresse et l'enchantement", et enchantée je le suis demeurée. Oui les autres livres feront partie de mes lectures, mais Gabrielle Roy conservera un coin privilégié dans ma bibliothèque du coeur, Elle a mon vote!
Monique Vardy
Ottawa Ontario




25 février, 15 h 07 - Si j'ai aimé ce livre? Je l'ai re-commandé afin de l'offrir à une amie en Nouvelle-Calédonie ...
céline thomas
montréal




25 février, 13 h 06 - Je désire encourager tous les défendeurs et défenderesses mais j'ai un penchant pour l'oeuvre de Mme G. Roy. Et le livre que défend Mme Faucher m'a énormément plu. 
Merci
françoise gervais
laval




25 février, 11 h 20 - J'aime beaucoup l'écriture de Gabrielle Roy, ça coule, c'est simple, c'est comme une conversation entre amies. 
J'ai lu ce livre lors de sa sortie mais je vais le relire prochainement.
Aline Lussier
Montréal




25 février, 11 h 18 - L'intérêt de ce livre fut de connaître le point de vue d'une francophone hors Québec qui vit cette grande déception quand elle vient la première fois dans la "patrie" Québécoise. J'ai enfin compris ce que ressentait ces nombreux franco-canadien qui se sont sentis rejetés lors de nos référendums. Par contre c'est le seule livre que je n'ai pu lire jusqu'à la fin, c'est trop long...long..et répétitifs.
Johanne De Kinder
St Jean Port Joli




25 février, 11 h 06 - Gabrielle Roy nous fait bénéficier de ses expériences de vie heureuses et moins heureuses sans justification laissant l'écriture en révéler toute la beauté.
Francine Masson
Ulverton




25 février, 11 h 03 - La détresse et l'enchantement est le livre 
le plus précieux de ma bébliothèque. 
Cette autobiographie est venue me chercher 
dans mes émotions les plus profondes.
Annette Ménard Jodoin
ST-Bonaventure près de Drummondville




25 février, 10 h 47 - Un combat qui manque de mordant... sortez vos dents!
Annie Czevek
Laval




25 février, 10 h 45 - J'ai d'abord lu Bonheur d'Occasion, j'avais à peine 12 ans. Après avoir lu les premières pages de la Détresse et l'Enchantement, je n'ai plus voulu le refermer.. en vacances dans une petite auberge, je m'y suis plongée jusqu'à la fin.. Quel délice! j'ai eu le goût d'aller visiter la campagne anglaise.. encore aujourd'hui je la revois dans sa petite chambre.. Ce livre m'a touchée au plus profond de mon être.
Fernande Trottier
Arthabaska/Victo




25 février, 10 h 41 - le style d'écriture,les émotions véhiculées, la tendresse présente m'ont grandement touchée. Le plus beau livre que j'ai lu !
Ginette Boulianne
Ste-Irène




25 février, 10 h 40 - Bravo madame Faucher. Quel bon choix! Grâce à la magie de l'écriture de Gabrielle Roy, j'ai trouvé ma voix. J'ai lu tous ses livres, mais La Détresse et l'enchantement, récit autobiographique, a été publié l'année où j'ai accouché de ma fille en 1984. Grâce à ce livre, j'ai pu m'évader pendant les siestes de bébé, j'ai voyagé alors que j'étais alitée et j'ai compris où étaient mes racines canadiennes. De plus, c'est une Landry comme moi! Je prédis votre victoire au combat des livres. Cordialement, D.L.
Denise Landry
Montréal




25 février, 10 h 39 - Mon appui à Sophie Faucher qui défend Gabrielle Roy , la détresse et l`enchantement : livre marquant de ma vie qui m`a sauvé à quelque part... et qui m`a donné la passion des livres ,,, et que j`ai offert à toutes mes amies. Bravo!!!! Bon combat!
céline Fontaine
clarenceville




25 février, 10 h 37 - Je lis depuis 50 ans. Le premier livre de mes livres préférés est La Détresse et l'enchantement. Merveilleuse écriture de Gabrielle Roy, sensible, authentique, lumineuse, vivante. J'ai lu toute son oeuvre littéraire. Cette grande écrivaine originaire de St-Boniface aurait mérité un prix Nobel de littérature, à mon avis. Lucie Massé
Lucie Massé
Oka




25 février, 10 h 30 - Ce livre est bien écrit et nous fait comprendre ce qu'on vécus les Canadiens Français au Manitoba . 

Claudette Lepage
Montréal




25 février, 10 h 18 - un des plus beaux livres que j'ai lu. 
réellement un enchantement. 
 
Mais je ne demande qu'à me laisser convaincre par les autres, que je n,ai pas tous lu
diane jacques
st-pascal




25 février, 9 h 27 - D'une extrême finesse d'esprit (et de plume, ça ne se discute même pas), Gabrielle Roy réussit dans La détresse et l'enchantement à nommer l'inexprimable et à révéler des émotions et des sentiments avec une justesse époustouflante. C'est à chaque fois un grand coup de douceur et de plaisir à lire! et à relire!
Véronique Bleau
Terrebonne




24 février, 21 h 03 - C'est par un roman comme celui que prend tout son sens cette citation... Les paroles s'envolent mais les écrits restent... restent dans le coeur et dans l'âme de celui qui s'ouvre en toute simplicité. Merci a Mme Gabrielle Roy d'avoir su si bien partager son art et une grande partie d'elle-même...
Mélanie Leblanc
Ste-Sophie




23 février, 18 h 05 - Quel beau livre... 
 
Ce que je retiens, c'est l'écriture qui coule si naturellement, sans prétention. Je me souviens de son arrivée en Angleterre, de sa vie chez sa logueuse au milieu de nulle part et de sa sortie d'un théâtre alors qu'elle guide des gens, inconnus, dans le brouillard de Londres...jusqu'à la Tamise! 
Et plus encore... 
 
Beau, beau...
Lucette Fournier
Montréal, Qc




22 février, 14 h 31 - C'est par Gabrielle Roy que mon goût pour la lecture a commencé et a évolué. J'ai tout lu ses livres, y compris celui que Mme Faucher a à défendre. Gabrielle Roy crée des atmosphères, elle les décrit bien de sorte que l'on se sent partie prenante et voudrait être parmi ses favoris. Elle met en lumière les gens effacés. Quand on lit La détresse et l'enchantement, on éprouve ses propres émotions, sa détresse, beaucoup. Sa détresse de fille née dans une ville anglophone, d'un père taciturne et d'une mère de l'époque; l'enchantement, aussi quand elle tente de s'affranchir, quand elle fait ses débuts de journaliste, qu'elle se retrouve à Paris et en Angleterre, etc.  
Si Michel Tremblay défend Bonheur d'occasion, Mme Faucher, a tout ce qu'il faut en dynamisme, imagination et surtout les mots appropriés pour en faire autant avec La détresse et l'enchantement».  
 
Je vous seconde à 100% avec les auditeurs, lecteurs et admirateurs qui m'ont précédée. 
 
Lise Ouellette
Lise Ouellette
Drummondville P.Q.




22 février, 8 h 19 - Si j'avais le choix de n'apporter qu'un seul livre sur une île déserte, ce serait ce livre de Gabrielle Roy. C'est un livre exceptionnel! Un réel ravissement à chaque page...
Louise Lacoursière
Verdun




21 février, 22 h 27 - Quel choix judicieux, madame Faucher, que celui de défendre le livre d'une femme qui vous ressemble, à la fois humble et fière,  
combattante et sereine, libre et conditionnée par ses douleurs anciennes....Un voyage à travers les lieux et les sentiments qui ont façonné cette femme qui s'est toujours refusée d'appartenir à "une espèce inférieure". "La détresse et l'enchantement" un titre qui pourrait définir toute vie qui vaut la peine d'être vécue....et que vous pourriez certainement reprendre à votre compte. Vous allez gagner, c'est sûr!
patricia Tulasne
Morin-heights




21 février, 14 h 13 - Lorsque, chaque année, j'aborde la vie et l'oeuvre de Gabrielle Roy avec mes élèves de 4e secondaire, je leur fais écrire la première phrase de son autobiographie : Quand donc ai-je pris conscience... 
Les discussions qui suivent les incitent à lire l'oeuvre, une oeuvre touchante, une oeuvre immense, intense, où le thème de l'exil est toujours présent. La lecture de cette oeuvre est encore d'une actualité criante.
Jocelyne Martineau
Longueuil




19 février, 22 h 47 - Bon, d'accord, je n'ai pas lu CE livre là, mais je vote pour Gabrielle Roy. J'ai étudié d'autres de ces oeuvres à l'université de Sherbrooke et je l'admire en tant qu'auteure. 
 
Merci!
Marie-Pier Tremblay
Pointe-Lebel




19 février, 10 h 25 - Gabrielle Roy et ses magnifiques énumérations, les détails descriptifs inscrits dans une prose tellement agréable à lire et surtout la fraîcheur qui s'en dégage font de "la détresse et l'enchantement" un livre à adopter!
Louise Lafaille
Montréal




18 février, 20 h 43 - J'aime beaucoup le style de Mme Roy.Jaimerais bien que son livre soit gagnant.
Christiane Métivier
Montréal




17 février, 19 h 33 - Merveilleux livre! Une autobiographie exemplaire.À la fois romancée et vraie. Impossible de départager le tout et pourquoi le faire?. Madame Roy a fait de sa propre vie un sujet littéraire à la fois mystérieux et limpide. Sa découverte de l'Europe dans les années '30 est fascinante. Sa peur de la France, son amour de l'Angleterre et son mystérieux amour en Angleterre. QUi était-il? On ne le saura jamais et tant mieux. J'ai lu ce livre il y a bien longtemps et je l'aime toujours autant. C'est une lecture qui change la vie parce qu'elle ne nous sort justement pas de la vie. Madame Roy savait atteindre une profondeur littéraire inoubliable dans sa simplicité même. Aucun des autres livres de votre compétition n'arrive même à la cheville de ce livre de cette auteure qui aurait du recevoir un prix Nobel et qui est cependant toujours resté si modestement elle-même. Merci Gabrielle Roy! Vous avez changé ma vie!
serge Gauthier
La Malbaie




16 février, 12 h 50 - Chère Sophie,  
Quel bonheur de savoir que vous défendez l'autobiographie de Gabrielle Roy, ce chef-d'oeuvre absolu. La force de l'écriture, la beauté et la douleur des souvenirs qui y sont évoqués, et surtout la découverte d'une vocation unique, celle de l'écriture, font de ce livre une oeuvre exceptionnelle. Ce serait une injustice qu'un autre que celui-là gagne ce combat. Le monde de Barney est certes un livre intéressant que j'ai lu il y a quelques années, mais je ne me souviens de rien, ce qui n'est pas le cas du livre de Gabrielle Roy, lequel s'imprègne en nous et laisse des souvenirs indélébiles. Le roman de Dupont est sympathique mais son écriture me semble quelque peu boursouflée. Le roman de Marie-Claire Blais a fait époque, mais il a aussi vieilli mal. Quant au roman de Godbout, je ne l'ai pas lu. Vous avez donc toute ma confiance. J'en suis persuadé : nous vaincrons !
Robert Brisson
Montréal




16 février, 0 h 31 - J'ai adoré le style de Gabrielle Roy. Souvent, je me suis arrêtée en lisant en me disant : «Mon Dieu que c'est beau!». Je vous souhaite bonne chance dans ce combat!
Suzanne Grenier
Québec




15 février, 17 h 01 - Ce que j'ai aimé dans ce livre c'est que j'y retrouve un peu d'elle et le temps où elle vivait. Elle écrit si bien avec des mots simples et faciles à comprendre.  
C'est un livre que j'ai lu avec beaucoup de bonheur!
Louise Carpentier
Québec Québec




15 février, 12 h 17 - Sans hésitation je choisis ce livre. J'ai vécu son époque, je suis née en 1934, et elle m'a touchée profondément. J'en ai fait mon livre de chevet et chaque fois que je me sens triste et déprimée je relis quelques pages avant de dormir. Quel livre magnifique, quelle belle écriture, claire, précise et sensible. J'ai lu tous ses livres et quel bonheur. Elle nous a quittés trop vite sans avoir eu le temps de terminer sa biographie. C'est dommage.
Hélène Lecourt
Hemmingford




15 février, 12 h 12 - Un livre merveilleux pour ceux qui n'ont pas eu la chance, ou plutôt la malchance pour certains de connaître le Québec d'autrefois. Il dénonce la dureté de la vie dans un milieu hostile où la pauvreté ne fait que faire des ravages, mais au travers de cette déchirante réalité qui était celle d'autrefois, l'auteure réussit à faire sortir les larmes et à faire sourire. Une écriture simple, un vocabulaire accessible, mais surtout une histoire qui ne laisse pas indifférent.  
 
C'est un livre que j'ai découvert lors de mon passage au cégep et que je relirai volontiers!
Steven Côté
Qc




15 février, 12 h 05 - Je suis une admiratrice de Gabrielle Roy et je pense que Mme Faucher saura défendre ce merveilleux livre à la perfection.
Doris Lavoie
dorislavoie@videotron.ca




15 février, 12 h  - "La détresse et l'enchantement." 
Madame Roy sait décrire admirablement les soucis de l'âme humaine. Ses préoccupations sont de l'ordre des sentiments, de la psychologie, des recherches, des besoins humains. Elle décrit avec une grande habileté les relations entre les gens et leurs difficultés. 
À mon avis, Madame Roy est méconnue. Je la classe parmi les Michel Tournier, Eric-Emmanuel Schmitt, Hermann Hesse. Elle est un génie. Et de tous ceux que je viens de nommer, c'est elle que je préfère.
Jean Cyr
Québec




15 février, 11 h 58 - Magnifique biographie. Le style de Gabrielle Roy est d'une sensibilité admirable,nous l'accompagnons dans sa longue recherche de son talent d'écrivain, elle décrit son séjour à Paris avec une pertinence unique. Il fait partie de mes livres favoris.
N.Christiane Khoury Haddad
Montreal




15 février, 11 h 46 - La détresse et l'enchantement. 
Pour la poésie dans l'écriture.  
Pour l'émotion que l'on ressent. 
Pour les promenades en Provence. 
Pour les promonades en Angleterre.
Renée Desjardins
Val-David




14 février, 21 h 59 - Le livre de Gabrielle Roy est celui où l'émotion est constante de la première à la dernière page. Des frissons de plaisir m'ont fait vibrer du début à la fin. De tous les livres que j'ai lus ( et j'en ai lus plusieurs ), c'est celui qui m'a le plus touchée. J'ai tout lu d'elle et je ne crois pas retrouver à l'avenir cette qualité d'écriture qui m'a tant émue. Merci de me donner l'occasion de le dire.
Monique Lavoie
Montréal,




14 février, 12 h 05 - J'ai toujours admiré Gabrielle Roy
Marie-France Savard
Chicoutimi




14 février, 10 h 07 - Bonjour madame Faucher, quelle surprise et quel bonheur pour moi de savoir que vous défendez le merveilleux livre de la très grande Gabrielle Roy, La Détresse et l'Enchantement.J'ai 58 ans et depuis toujours c'est mon livre préféré. Je ne suis pas une grande lectrice de roman à la mode (Janette Bertrand, Marie Laberge,etc..).Mes auteurs préférés sont Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Marcel Pagnol. Des nouvelles courtes, qui décrivent avec finesse ce que tout humain expérimentent : la détresse d'un jour sombre quand plus rien ne vaut la peine,et l'enchantement de ressentir cette incroyable force qui monte du plus profond de nous et pave notre route d'une joie indicible. J'ai hâte de vous entendre.Je suis certaine qu'avec le charisme et la fougue qu'on vous connait La Détresse et l'Enchantement sera défendu avec brio. Bonne Journée et Bonne Bataille. 
Danielle Ledoux
Danielle Ledoux
Orford




13 février, 20 h 23 - Roman sublime,si bien ecrit,si bien raconte.Imbattable.Le plaisir que j'ai pris a lire ce bijou de livre,ne se decrit pas.Merveilleux!J'ai tout lu Gabrielle Roy. La detresse et l'enchantement est mon prefere.C'est grandiose.Bravo Madame Sophie Faucher pour votre choix et bonne chance.(Excusez le manque d'accents)
Lyette leveille
sherbrooke




13 février, 11 h 33 - Parmi les ouvrages défendus, celui qui m'a le plus charmée et que j'ai recommandé à plusieurs amies est bien "la Détresse et l'Enchantement". Le parcours de Mme Roy, raconté avec tant de douceur, de suavité et de passion contenue, m'a captivée de la première à la dernière page. 
 
Quel univers lumineux comparativement à celui, glauque, d'"Une saison dans la vie d'Emmanuel" !
Diane Leclerc
Trois-Rivières



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