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Michel Désautels a une aisance incontestée à l’antenne. Quel que soit le sujet, l’invité ou la part d’inattendu propre au direct, il démontre toujours cette assurance souriante. Il a acquis les bases de son métier grâce à des expériences qui sont loin d’être banales.

Un matin à l’écurie 
Depuis novembre dernier, Michel Désautels se rend presque tous les matins à l’écurie pour prendre soin de Ramiza. Il apprend aussi les rudiments du dressage. «Il faut le faire comme il faut, pour essayer d’inculquer des notions qui vont durer toute la vie.» Exit le tennis et la moto. Michel Désautels aimerait faire de la compétition et même pratiquer le saut à cheval.  
 
De sport et d’écriture 
Quand l’animateur parle de son enfance, il se plaît à évoquer le côté «schizophrénique» de sa personnalité. Il était, d’une part, un jeune sportif qui rêvait de réussir dans tous les sports. Il avait, d’autre part, commencé à écrire. Son idéal, c’était de «...réussir un attrapé parfait au poste d’arrêt-court et être capable de faire des alexandrins qui se tiennent...» 
 
 
 
Michel Désautels a aussi beaucoup joué au théâtre et à la télévision, notamment dans la série Rue de l’Anse. «Quand un enfant est capable de retenir les textes et de les rendre en jouant pas trop faux, les réalisateurs se passent le mot.» Au milieu de l’adolescence, ses résultats scolaires s’en ressentent, sa mère met un terme à sa carrière. Le jeune Michel se tourne alors vers une autre activité, le journalisme étudiant! 
 
Quatre ans à Toronto 
Michel Désautels voulait devenir traducteur. Il a opté pour la radio après une seule session au Cégep de Jonquière. Ses classes, il les a faites à Radio-Canada à Toronto comme journaliste, puis animateur de l’émission de retour à la maison. «La ville était dans un boom culturel et économique extrêmement important. Le théâtre, la danse, la musique arrivaient de partout dans le monde. J’y ai passé quatre années que j’ai adorées du début à la fin.» 
 
C’est aussi à cette époque qu’il saisit l’importance de maîtriser la langue française, alors qu’il est en contact avec les communautés francophones de la province. «Ce qui me frappait, c’était le terrible problème de maîtrise du français à cause de leur situation de minoritaires. Je suis devenu très critique et très prudent.» 
 
CitationUn magicien du micro 
«On va en direct dans cinq minutes? Oui. Avec qui? On ne sait pas encore? Parfait!» De 1977 à 1981, Michel Désautels anime des émissions spéciales. Avec le réalisateur André Hurtubise, il parcourt le pays. «Il y avait un petit côté western. On arrivait dans une ville qu’on ne connaissait pas pour couvrir une conférence de "je ne sais trop qui" et on devait sortir une émission d’une heure pour le lendemain soir...» Chaque fois, il fallait bien comprendre une situation complexe afin de l’expliquer aux auditeurs. Et pas de temps pour écrire des textes. Michel Désautels apprend à improviser et à se faire confiance: «On ne peut pas avoir peur de mourir tous les trois jours. Or, on était en émission spéciale tous les trois jours!» 
 
CitationLa simplicité toujours gagnante 
A-t-il développé une théorie du bon animateur? Pas vraiment. Mais il reconnaît qu’un animateur ne peut prétendre devenir un spécialiste. Il doit rechercher l’excellence ou la pertinence chez ses invités. «Mon travail, c’est de mettre ces gens-là en valeur, de les challenger parfois. Ils seront toujours meilleurs que moi. Si j’accepte cette notion et que je travaille en ce sens, là on peut être bon je crois.»  
 
Le moment présent 
Pas moyen de savoir quel invité ou quel événement a marqué l’animateur. Il n’a pas de liste de favoris, comme il dit. «Je vis beaucoup dans le moment présent. Une fois qu’on s’est placé dans cet instant-ci, il ne peut pas se passer des masses de choses. On écoute l’autre, on est à l’affût. C’est une des qualités liées à l’assurance.»  
 
Après s’être prêté au jeu de l’entrevue, Michel Désautels retourne à l’écurie. C’est là qu’il trouve une façon de se rééquilibrer par rapport au «trop-immédiat» de l’actualité... quand il n’est pas en train d’écrire son troisième roman. 
 
Un reportage de Danielle Foucart



Michel Désautels parle de son passe-temps: le dressage de Ramiza, sa jument. «C'est du temps, de la présence et après, beaucoup de réflexion.»
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Durée : 00:03:20
Michel Désautels raconte sa jeunesse: «J'avais trop de facilité à l'école et je passais pas mal de temps à faire autre chose.»
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Durée : 00:04:29
Michel Désautels apprend son métier durant les années 70: «À mon retour de Toronto, je me suis retrouvé à animer trois émissions spéciales...»
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Durée : 00:12:72
En tant qu'animateur, Michel Désautels croit à la simplicité: «S’il y a un mot au-dessus de la porte, ce serait ça.»
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Durée : 00:07:45
Michel Désautels parle des deux romans qu’il a écrits, pour le défi d’abord et pour le plaisir, ensuite.
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Durée : 00:06:37
Michel Désautels parle de son image par rapport à une émission qui porte son nom: «Ce n'est pas un culte, c'est un repère pour les auditeurs.»
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Durée : 00:04:25



Une biographie de Michel Désautels

Site de l’émission Désautels

Pour en savoir plus sur les livres écrits par Michel Désautels


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