La radio de Radio-Canada

Le samedi midi, c'est le
rendez-vous des mordus de
la grande et petite actualité économique de la semaine.

Le menu est toujours copieux,
mais jamais indigeste !

 
L'émission Les Affaires et la Vie est diffusée le samedi de 12 h 13 à 14 h.


7 février - 14 février - 21 février - 28 février

 


 
Le 7 février 2004


G-7 à Boca Raton: les monnaies en vedette

 

Le libre-échange prend l'air

L'OPEP lâchera-t-elle le dollar américain?

 

Le développement économique des communautés autochtones

Gaspésia ou gaspillage?

 

Calculer ses besoins à la retraite

Revue de la presse économique

Revue de l'actualité économique



G-7 à Boca Raton: les monnaies en vedette



De profondes divergences à propos de la valeur du dollar américain opposent les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 réunis à Boca Raton, en Floride.

D'un côté, on accuse les États-Unis de financer leur relance économique par d'imposants déficits budgétaires et commerciaux. Ce double déficit aurait entraîné, en 2003, une baisse du dollar américain de plus de 20 % par rapport à l'euro.

Par conséquent, l'Union européenne (UE) estime qu'elle assume le coût de la relance américaine et que sa propre croissance est compromise par la faiblesse du billet vert. Quant aux Américains, ils rétorquent que les pays membre de l'UE doivent accélérer le rythme de leurs réformes structurelles afin de favoriser une croissance autonome, c'est-à-dire qui provient de la consommation interne et non seulement des exportations.

Jean Racine s'entretient avec Bernard Élie, professeur d'économie à l'Université du Québec à Montréal.



Hyperliens pertinents

«Blaming everyone but themselves» (en anglais)
Article de l'hebdomadaire The Economist

Le site G8 du Canada
Gouvernement du Canada



L'OPEP lâchera-t-elle le dollar américain?



Les représentants des pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se réuniront le 10 février prochain à Alger. Parmi les sujets qui seront abordés, deux retiennent plus spécialement l'attention : les niveaux de production et l'abandon du dollar américain comme monnaie de référence.

En effet, les ministres du Pétrole des pays membres devront décider du niveau auquel ils entendent fixer leur production, et par conséquent, du prix du baril. L'OPEP va-t-elle choisir de maintenir les prix élevés?

De plus, la question de l'abandon du dollar américain comme monnaie de référence au profit d'une autre devise sera abordée lors de la réunion. Il semble qu'on en discute depuis plusieurs mois, mais le projet a-t-il vraiment des chances de se concrétiser?

Daniel Bordeleau en a discuté avec Pierre Terzian, directeur de la revue Pétrostratégies, de Paris, et Jean-François Seznec, professeur à l'université Columbia, de New York.

 

Hyperliens pertinents

OPEP (en anglais)

Pétrostratégies



Gaspésia ou gaspillage?

Les travaux de modernisation de l'usine Papiers Gaspésia, à Chandler, ont été suspendus après que l'entreprise se fut placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Les 650 travailleurs du chantier ont été mis à pied.

Alors que l'on chiffrait, au départ, les coûts de modernisation de l'usine à 490 millions de dollars, on estime maintenant qu'il pourrait atteindre 690 millions de dollars. Jusqu'à présent, 300 millions de dollars ont été investis dans le projet.

Les trois actionnaires, le Fonds de solidarité du Québec (50 %), le gouvernement du Québec - par le biais de la Société générale de financement (25 %) - et Tembec (25 %), seraient actuellement en discussion afin de sauver la relance de l'usine.

En somme, une bien mauvaise nouvelle pour l'économie gaspésienne, et une nouvelle qui soulève, une fois de plus, la question du développement économique régional.

Jean Racine fait le point avec Richard Shearmur, économiste à l'Institut national de recherche scientifique (INRS).


Hyperliens pertinents

Société générale de financement (SGF)

Fonds de solidarité FTQ

Tembec



Revue de la presse économique

La revue Protégez-vous propose un dossier spécial sur l'argent. On traite entre autres des services bancaires en ligne et du coût des emprunts bancaires. Par ailleurs, l'édition de février du magazine français Capital offre un atlas qui brosse pour chacune des régions du monde un tableau économique pour l'année 2004.




Le libre-échange prend l'air

Washington souhaite négocier avec Ottawa une entente de libéralisation du marché aérien nord-américain. Ainsi, les transporteurs canadiens auraient accès au lucratif marché domestique américain, mais ferait face à la concurrence des compagnies américaines sur le marché des vols intérieurs au Canada.

L'accord «ciel ouvert», conclu entre le Canada et les États-Unis en 1995, avait déjà libéralisé en partie le secteur, les compagnies aériennes canadiennes et américaines pouvant exploiter n'importe quel trajet entre les deux pays. Par contre, certaines restrictions en ce qui concerne les vols intérieurs avaient été maintenues. Par exemple, il est impossible pour une entreprise canadienne d'offrir des vols entre deux villes américaines, et vice-versa.

Alors que l'ancien ministre canadien des Transports David Collenette était fortement opposé à de telles négociations, son successeur, Tony Valeri, nommé à ce poste par Paul Martin, s'est montré intéressé par le projet.

Reportage de Daniel Bordeleau


Hyperlien pertinent

Transport aérien
Transports Canada



Le développement économique des communautés autochtones

Le Réseau québécois d'échange sur les questions autochtones (Dialog) lançait cette semaine à Montréal une série d'ateliers, de colloques et de symposiums sur l'avenir économique des communautés autochtones. Plusieurs personnes, autochtones et non autochtones, étaient invitées à faire le point sur la situation.

Les communautés autochtones ont de plus en plus l'occasion de participer à la gestion des profits engendrés par l'exploitation de leur territoire et bénéficient d'ententes de financement à long terme. Ces nouveaux revenus leurs offrent la possibilité d'envisager de véritables stratégies de développement économique.

Mais les mêmes solutions ne peuvent s'appliquer à toutes les communautés, chacune d'elles ayant à faire face à des problèmes fort différents.

Reportage de Roger Laporte


Hyperliens pertinents

Recherches amérindiennes au Québec

Société Makivik

Assemblée des premières nations



Calculer ses besoins à la retraite

Comme chaque année au mois de février, plusieurs Québécois songent à cotiser à un REER. Mais avant de décider le montant qu'on veut y consacrer, il faut déterminer le montant dont on voudra disposer à sa retraire.

En fait, la grande majorité des gens n'ont aucune idée du montant d'argent dont ils auront besoin à leur retraite pour maintenir un train de vie semblable à celui qu'ils ont actuellement.

Pour aider la population à calculer ce montant, la Régie des rentes du Québec a mis au point un outil, disponible sur son site Internet, qui lui facilitera la tâche.

Reportage de Roger Laporte



Hyperlien pertinent

SimulRetraite
Régie des rentes du Québec


Revue de l'actualité économique


ÉCOUTE DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉMISSION

ÉCOUTE DE LA DEUXIÈME PARTIE DE L'ÉMISSION


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Le 14 février 2004


Le système comptable du gouvernement fédéral fonctionne-t-il?

 

Les cachettes financières au sein du couple

Livre de la semaine: Ces riches qui ne paient pas d'impôt

 

Landmark: croissance personnelle ou croissance des profits?

Quelles sont les alternatives à la centrale du Suroît?

 

Les fonds communs de placement toujours aussi populaires

Revue de la presse économique

Revue de l'actualité économique



Le système comptable du gouvernement fédéral fonctionne-t-il?



La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a déposé mardi dernier un rapport accablant pour le gouvernement libéral concernant la gestion de son Programme des commandites.

Sur les 250 millions de dollars distribués dans le cadre de ce programme, diverses agences de communication proche du Parti libéral ont empoché 100 millions en honoraires et commissions diverses. Selon Sheila Fraser, «on a ignoré ou violé les règles à toutes les étapes du processus pendant plus de quatre ans, et il y a peu de preuves que l'État en a eu pour son argent».

Si l'on a pu pendant si longtemps systématiquement ignorer les règles établies, est-ce parce que le système de vérification des comptes du gouvernement fédéral ne fonctionne pas adéquatement? Ou est-ce qu'on doit toujours compter sur la vérificatrice générale qui, par définition, arrive forcément trop tard?

Jean Racine en discute avec Yves Boisvert, professeur à l'École nationale d'administration publique, et Danielle Morin, professeure à l'École des hautes études commerciales de Montréal.


Hyperliens pertinents

Le Programme des commandites
Bureau du Vérificateur général du Canada

Réponse du gouvernement au rapport de la vérificatrice générale
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada

Sponsorship scandal (en anglais)
Dossier de CBC.ca



Livre de la semaine: Ces riches qui ne paient pas d'impôt, de Brigitte Alepin, aux Éditions du Méridien

Les Canadiens les mieux nantis disposeraient de nombreux échappatoires pour ne pas verser au fisc les sommes qu'ils auraient dues. C'est la thèse défendu par Brigitte Alepin, comptable agréée et fiscaliste, dans un livre intitulé Ces riches qui ne paient pas d'impôts.

Selon elle, grâce notamment à des astuces comptables et des paradis fiscaux, ces riches réussissent légalement à ne pas verser à l'impôt, chaque année, 45 milliards de dollars canadiens.

Qui sont-ils? Cinar, Canada Steamship Lines, Irving Oil, la famille Chagnon (Vidéotron), et même certaines institutions religieuses sont identifiés par l'auteure comme faisant partie de ces riches qui abusent du système fiscal canadien. Les outils à leur disposition pour éviter de payer de l'impôt sont nombreux, mais non accessibles au simple citoyen.

Daniel Bordeleau s'entretient avec l'auteure Brigitte Alepin.


 

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Ces riches qui ne paient pas d'impôt



Quelles sont les alternatives à la centrale du Suroît?

Devant les protestations soulevées par le projet d'Hydro-Québec de construire une centrale au gaz à Beauharnois, le gouvernement Charest a décidé de demander l'avis de la Régie de l'énergie.

La société d'État prétend que le projet du Suroît, qui produirait 800 mégawatts, est plus que nécessaire, car on appréhende un important déficit énergétique en 2007.

Mais les différents groupes écologistes soutiennent que celui-ci, en raison des gaz à effet de serre qu'il émettrait et de l'engagement gouvernemental de respecter le protocole de Kyoto, doit être abandonné.

Dans l'éventualité où les besoins énergétiques d'Hydro-Québec sont réels, mais qu'il ne peut aller de l'avant avec son projet du Suroît, quelles sont les alternatives?

Daniel Bordeleau en discute avec Jean-Marc Pelletier, président du syndicat professionnel des scientifiques de l'Institut de recherche en électricité du Québec, Yvan Dupont, président du conseil d'Axor, et Jean Guay, porte-parole de l'Agence de l'efficacité énergétique du Québec.


Hyperliens pertinents

Agence de l'efficacité énergétique du Québec

Axor

Centrale du Suroît
Hydro-Québec

Régie de l'énergie du Québec

Québec vert Kyoto



Revue de la presse économique

Le magazine québécois Finance propose un dossier spécial sur le bois d'oeuvre, et l'hebdomadaire The Economist se penche sur les conséquences que pourrait avoir l'élargissement de l'Union européenne, qui acueillera bientôt dix nouveaux membres, sur la Grande-Bretagne.




Les cachettes financières au sein du couple

Aujourd'hui, c'est la Saint-Valentin, la fête des amoureux. Les affaires et la vie profite de l'occasion pour se pencher sur la place de l'argent dans les relations amoureuses.

Selon un sondage de Sélection du Reader's Digest, 37 % des femmes et 30 % des hommes ont déjà dissimulé à leur conjoint le prix d'achat d'un bien. Un autre sondage, paru dans les magazines américains Redbook et SmartMoney, estime que 85 % des hommes et des femmes n'aimeraient plus leur conjoint si celui-ci gagnait un meilleur revenu.

Argent et amour font-ils bon ménage? Comment partager les dépenses lorsque les conjoints ont d'importants écarts de revenus? Est-ce qu'il y a des différences selon que l'on soit marié ou conjoint de fait?

Roger Laporte s'entretient avec Pierre Faubert, psychologue qui s'intéresse à la dynamique des couples, Liane Shacra, responsable de la formation chez la firme de conseillers en placements Investor, et Natasha Hébert, notaire.


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Les relations amoureuses aujourd'hui: engagement ou consommation?
Émission Maisonneuve en direct du 13 février 2003



Landmark: croissance personnelle ou croissance des profits?

Landmark Education, une entreprise américaine dont le siège social est à San Francisco, offre des séances de croissance personnelle. Un marché lucratif, puisque l'entreprise, implantée dans une vingtaine de pays, affichait en 2002 un chiffre d'affaires de 54 millions de dollars.

Cette semaine, les Montréalais avaient l'occasion d'en connaître davantage sur les services offerts par l'entreprise, puisqu'elle offrait une séance d'information, au terme de laquelle on était invité à acheter ses services.

Toutefois, les méthodes de l'entreprise ont souvent été critiquées, particulièrement ses techniques de recrutement : ses clients sont invités à en recruter de nouveaux.

Reportage de Monique Lapointe, qui a assisté à la séance d'information de Landmark.


Hyperlien pertinent

Landmark Education (en anglais)



Les fonds communs de placement toujours aussi populaire

C'est la période des REER. La semaine dernière, nous vous proposions un reportage sur la manière de calculer ses besoins à la retraire. Cette semaine, on s'intéresse aux fonds communs de placement, qui semblent toujours aussi populaires.

Les fonds communs de placement, également connus sous le nom de fonds mutuel, sont des véhicules collectifs d'investissements. On estime que sur les 1500 milliards de dollars d'épargne au Canada, le tiers est investi dans des fonds communs de placement.

Reportage de Roger Laporte



Hyperliens pertinents

Calculer ses besoins à la retraite
Émission Les affaires et la vie du 7 février 2004

Les fonds communs de placement au Québec, 3e trimestre 2003 (en pdf)
Institut de la statistique du Québec

Les fonds communs de placement au Québec et au Canada (en pdf)
Institut de la statistique du Québec


Revue de l'actualité économique
 


ÉCOUTE DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉMISSION

ÉCOUTE DE LA DEUXIÈME PARTIE DE L'ÉMISSION


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Le 21 février 2004


Les fonds de travailleurs: une bonne affaire?

 

Financement des universités: qui doit payer?

Le Canada, un paradis pour les entreprises

 

Un régime qui inquiète les agriculteurs canadiens

L'argent, de Isaac Isitan

 

Le fouillis de l'inspection des bâtiments

Revue de l'actualité économique

Le capital de risque, une denrée encore trop rare au Québec

 

Revue de la presse économique



Les fonds de travailleurs: une bonne affaire?



De multiples possibilités s'offrent aux personnes qui désirent cotiser à un Régime enregistré d'épargne retraite (REER). Parmi celles-ci, on compte les fonds de solidarité de travailleurs, avec leurs avantages et leurs inconvénients.

L'an passé, le Fonds de solidarité des travailleurs FTQ totalisait 550 119 actionnaires et affichait un rendement annuel moyen de 4,9 %. Quant à l'autre fonds québécois de travailleurs, le Fondaction de la CSN, il comptait 49 852 actionnaires et son rendement annuel moyen était de 2,29 %.

Contrairement aux autres véhicules de placements, les fonds de travailleurs ne cherchent pas qu'à maximiser leurs investissements. En effet, le maintien et la création d'emplois font parties intégrantes de leur mandat.

Cette année, le gouvernement leur a imposé des limites de financement. Ainsi, le Fonds de solidarité de la FTQ ne pouvait récolter que 600 millions de dollars et le Fondaction de la CSN 80 millions, plafonds qu'ils ont tous deux atteint.

Reportage de Roger Laporte



Hyperliens pertinents

Fonds de solidarité des travailleurs FTQ

Fondaction de la CSN

Les fonds communs de placement toujours aussi populaire
Émission Les affaires et la vie du 14 février 2004

Comment calculer ses besoins à la retraite
Émission Les affaires et la vie du 7 février 2004



Le Canada, un paradis pour les entreprises



Le ministre canadien du Commerce international, Jim Peterson, et la ministre de l'Industrie, Lucienne Robillard, ont présenté cette semaine les résultats d'une étude de la firme KPMG qui classe le Canada au premier rang des pays industrialisés en ce qui concerne les frais d'exploitation des entreprises.

Ainsi, selon l'étude intitulée Choix concurrentiels, les frais d'exploitation d'une entreprise au Canada sont en moyenne de 9 % inférieures à ce qu'il en coûte aux États-Unis. Les avantages du Canada seraient encore plus importants au niveau des coûts de main-d'oeuvre, soit 20 % par rapport aux États-Unis.

Montréal figure également au premier rang des villes de plus de deux millions d'habitants, alors que Québec serait la plus compétitive des villes de moyennes tailles en Amérique du Nord. Enfin, la ville de Sherbrooke arrive au premier rang, toutes catégories confondues.

Devant de tels résultats, pourquoi les entreprises ne se précipitent pas au Canada?

Jean Racine en discute avec Paul-Arthur Huot, président-directeur général de l'Association des manufacturiers-exportateurs du Québec.

 

Hyperliens pertinents

Choix concurrentiels
Étude de KPMG


Investir au Canada
Gouvernement du Canada



L'argent, de Isaac Isitan

L'Argentine et la Turquie ont été durement frappées par des dévaluations drastiques de leurs monnaies nationales. Aujourd'hui, ils peinent à s'en remettre et leurs populations souffrent toujours des conséquences de ces crises monétaires.

Le cinéaste Isaac Isitan a réalisé un documentaire, intitulé L'argent, où il cherche à comprendre les causes de ces effondrements économiques. Il analyse ainsi les effets de la suprématie du dollar américain, de même que le rôle des banques et de grandes organisations internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Reportage de Monique Lapointe, qui s'est entretenue avec le cinéaste Issac Isitan et avec Bernard Élie, professeur au Département de sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).



Hyperliens pertinents

L'argent, de Isaac Isitan
Office national du film du Canada

Les régimes de change (en pdf)
Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII)



Revue de l'actualité économique



Financement des universités: qui doit payer?

Dans le cadre de la Commission parlementaire sur la qualité, l'accessibilité et le financement des universités, qui débutait ses travaux cette semaine à Québec, les recteurs des universités québécoises ont présenté quatre scénarios pour remédier aux problèmes de sous-financement qui affectent l'enseignement supérieur.

1) Le premier scénario propose au gouvernement d'abandonner les baisses d'impôt promises pour réaffecter les sommes ainsi épargnées au financement des universités.

2) Le second scénario lui demande d'hausser les frais de scolarité au niveau de la moyenne canadienne. Dans ce cas, un étudiant québécois verrait ses frais de scolarité passer de 1668 dollars par année à près de 4000 dollars.

3) Le troisième scénario consisterait à indexer les frais de scolarité au coût de la vie.

4) Enfin, le quatrième scénario propose de moduler les frais de scolarité en fonction des revenus projetés de l'étudiant une fois qu'il sera sur le marché du travail. Un étudiant en médecine devrait donc acquitter des frais de scolarité supérieures à un autre qui, par exemple, étudie en lettres.

Selon la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), de nouveaux fonds sont nécessaires pour rattraper le niveau de financement des autres universités canadiennes. Elle estime avoir besoin, pour ce faire, d'au moins 375 millions de dollars supplémentaires par année.

Reportage de Daniel Bordeleau


Hyperliens pertinents

Commission parlementaire sur la qualité, l'accessibilité et le financement des universités
Ministère de l'Éducation du Québec

Commission parlementaire sur la qualité, l'accessibilité et le financement des universités
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ)

Fédération étudiante universitaire du Québec



Un régime qui inquiète les agriculteurs canadiens

De plus en plus de personnes qui cherchent à maigrir optent pour un régime fort en gras et faible en glucide, ce inquiète de nombreux agriculteurs canadiens, principalement les producteurs de céréales et de pommes de terre. Ils craignent que la demande pour leur produits ne diminue à mesure que ce régime gagne en popularité.

Ce régime n'est certes pas nouveau, mais le nombre de ses adeptes ne cessent de croître. Par exemple, on estime que 30 millions d'Américains suivraient le régime Atkins, qui recommande de consommer viandes, œufs et même gras «pure», comme le beurre, et ce, au détriment notamment de certains fruits et légumes, des pâtes alimentaires et du pain.

L'industrie de l'alimentation a flairé l'opportunité et offre de plus en plus de produits faibles en glucides. Des restaurants proposent désormais des hamburgers sans pain, et la chaîne de restaurants Subway offre des «wraps» atkins.

Une mode qui a des effets néfastes sur les producteurs de céréales et de pommes de terre, qui ont de la difficulté à écouler leurs produits. Ils ont même décidé de passer à l'offensive en vue de contrer le phénomène en élaborant des plans d'actions ou encore en lançant des campagnes de marketing.

Reportage de Martin Bégin


Hyperliens pertinents

Atkins Canada (en anglais)

Commission canadienne du blé


Le fouillis de l'inspection des bâtiments

Il n'existe présentent aucune règle au Québec pour régir le métier d'inspecteur en bâtiment. Ainsi, à peu près n'importe qui peut s'improviser inspecteur en bâtiment.

L'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec demande donc au gouvernement de remédier à la situation. Devant le fouillis qui règne dans le secteur, les inspecteurs en bâtiment ont de plus en plus de difficultés à s'assurer.

Roger Laporte fait le point avec Robert Nadeau, président-directeur général de l'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec.


Hyperliens pertinents

Association des courtiers et agents immobiliers du Québec

Association des inspecteurs en bâtiments du Québec



Le capital de risque, une denrée encore trop rare au Québec

Source: Réseau Capital


Depuis trois ans, les fonds investis par les sociétés de capital de risque sont en fortes baisses. C'est le constat émis cette semaine par l'organisme Réseau Capital, qui regroupe les sociétés québécoises de capital de risque.

Selon l'organisme, les sociétés de capital de risque au Québec ont investis, en 2003, 575 millions de dollars, soit une baisse de 20 % par rapport à 2001, où les investissements se chiffraient à 720 millions de dollars.

Daniel Bordeleau a rencontré Annie Thabet, présidente de Réseau Capital.


Hyperlien pertinent

Réseau Capital


Revue de la presse économique

Le quotidien La Presse présente ce samedi un dossier spécial intitulé Un Québec au travail, stratégie pour une société plus prospère. L'hebdomadaire The Economist consacre quant à lui un éditorial et deux articles sur la renaissance économique du Japon.

 

 


ÉCOUTE DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉMISSION

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Le 28 février 2004


 

ÉMISSION SPÉCIALE CONSACRÉE AU PLEIN AIR

Le 43e Salon expert chasse, pêche et camping se déroule présentement à la Place-Bonaventure, à Montréal. Les affaires et la vie, en direct du Salon, consacrent toute la deuxième heure de l'émission à l'industrie du plein air, un secteur bien vivant et de plus en plus important pour plusieurs régions au Québec.


Gaspésia: l'échec était-il prévisible?

 

Portrait de l'industrie du plein air

Haïti: une économie en pièces détachées

 

Importance économique de l'industrie

 

 

Le camping

 

Le piégeage



Gaspésia: l'échec était-il prévisible?



Après le retrait de Tembec du projet de relance de l'usine Gaspésia, la Société générale de financement (SGF) et le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) ont annoncé cette semaine, chacun de leur côté, qu'ils demandaient la liquidation de l'usine.

Placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers depuis le 30 janvier dernier, Papiers Gaspésia disposait de 30 jours pour se réorganiser.

Faisant face à un dépassement des coûts estimé à 265 millions de dollars, ce qui aurait porté la facture totale du projet à 765 millions, Tembec, actionnaire à 25 %, avait averti ses deux autres partenaires qu'il n'entendait pas mettre davantage d'argent dans le projet. Déjà, 300 millions de dollars y ont été engloutis. Malgré tout, le gouvernement québécois garde espoir de trouver un nouvel acquéreur pour mener à bien le projet.

Comment expliquer cet échec? Était-il prévisible?

Jean Racine s'entretient avec le ministre québécois du Développement économique et régional, Michel Audet.



Hyperliens pertinents

Gaspésia ou gaspillage?
Émission Les affaires et la vie du 7 février 2004

La relance de la Gaspésia compromise
Émission Maisonneuve en direct du 26 février 2003

Régions et économie du savoir
Institut national de recherche scientifique

Société générale de financement (SGF)

Fonds de solidarité des travailleurs FTQ

Tembec



Haïti: une économie en pièces détachées



Avec son PIB par habitant d'environ 440 dollars américains annuellement, Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques. Selon le ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international, environ 75 % de la population haïtienne vit dans une situation d'extrême pauvreté.

L'incapacité du président Jean-Bertrand Aristide à contrer la pauvreté qui afflige la population haïtienne est en bonne partie à l'origine de la tension extrême qui règne actuellement dans le pays, où l'opposition réclame son départ. De plus, nombreux sont ceux qui se montrent pessimistes quant à l'avenir économique du pays.

Depuis sept mois, l'inflation ne cesse de grimper et le prix des produits de base explose, rendant la situation encore plus difficile pour la majorité des Haïtiens. Dans un tel contexte, on fait ce qu'on peut pour survivre.

Reportage de Frédéric Nicoloff

 

Hyperliens pertinents

Haïti: un pays ne meurt jamais
Dossier interactif de Radio-Canada.ca


Haïti, entre dictature et pauvreté
Dossier de Radio-Canada.ca

Haïti
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada



Portrait de l'industrie du plein air au Québec

Les amateurs de plein air, de chasse et de pêche sont conviés ce week-end à la Place-Bonaventure, à Montréal, où plus de 250 exposants les attendent dans le cadre du Salon expert chasse, pêche et camping.

Pour plusieurs régions de la province, l'industrie de la chasse et de la pêche est très importante. Ainsi, selon la Société de la faune et des parcs du Québec, «la mise en valeur de la nature et de la faune génère annuellement 1,4 milliard en valeur ajoutée, grâce aux dépenses réalisées par les adeptes de chasse, pêche, plein air et activités liées à la faune sans prélèvement», ce qui permet la création ou le maintien de 31 000 emplois.

Les zones d'exploitation contrôlée, communément appelées zecs, et les pourvoiries sont d'importants joueurs de l'industrie. Sur l'ensemble du territoire québécois, on compte pas moins de 62 zecs de chasse, de pêche et de plein air, et environ 700 pourvoiries.

Jean Racine s'entretient avec Francine St-Laurent, directrice du Salon expert chasse, pêche et camping, et brosse un portrait de l'industrie avec Pierre Lefebvre, de la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FDQZ), et Normand Ouellet, président de la Fédération des pourvoiries du Québec.


Hyperliens pertinents

Salon expert chasse, cêche et camping

Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FDQZ)

Fédération des pourvoiries du Québec



Importance économique de l'industrie

L'industrie de la chasse, de la pêche et du plein air est en pleine expansion. On estime qu'il y a, au Québec, environ 95 000 personnes qui pratiquent la pêche annuellement, et 35 000 la chasse.

Ces activités attirent de plus en plus une clientèle urbaine et des touristes étrangers. Si ces derniers sont principalement Américains, les Européens se montrent aussi intéressés par les grands espaces québécois.

Jean Racine fait le point avec Pierre Corbeil, ministre délégué à la Forêt, à la Faune et aux Parcs.



Hyperlien pertinent

Société de la faune et des parcs du Québec


Le camping

Que ce soit sous la tente ou dans un véhicule récréatif, le camping demeure une activité très populaire. Au Québec, la Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC) répertorie pas moins de 686 campings, pour un total de 80 000 places.

Si le camping sous la tente demeure encore le choix du plus grand nombre, le camping en véhicule récréatif connaît une forte croissance. Par exemple, on estime qu'en 1997, 38 000 ménages ont utilisé une tente, alors que 18 500 ont préféré le véhicule récréatif.

La valeur des actifs des terrains de camping de la province est évaluée à 445 millions de dollars, et environ 6000 emplois dépendent de cette activité économique.

Daniel Bordeleau discute de l'évolution de l'industrie avec Irman Bolduc, directeur général de la Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC), et Roger Roy, des Produits de plein air Le Baron.


Hyperliens pertinents

CampingQuébec.com

Produits de plein air Le Baron



Le piégeage

Parmi les activités de plein air qui ont beaucoup changé depuis quelques années, il y a, certes, le piégeage.

En effet, l'image de cette activité, métier pour certains et simple loisir pour d'autres, a été très malmenée par divers groupes écologistes, qui lui reprochaient les méthodes employées pour capturer les animaux. De même, les campagnes menées contre la fourrure ont passablement terni l'image de l'industrie.

Par conséquent, l'industrie s'est adaptée et a changé les méthodes de capture, afin de les rendre moins cruelles pour les animaux.

Roger Laporte s'est entretenu avec Marc Dussault, qui pratique le piégeage, de même qu'avec Serge Larivière, de la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec, et Allan Herscovici, directeur général du Conseil canadien de la fourrure.



Hyperliens pertinents

Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec

Conseil canadien de la fourrure



ÉCOUTE DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉMISSION

ÉCOUTE DE LA DEUXIÈME PARTIE DE L'ÉMISSION


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