La radio de Radio-Canada

Le samedi midi, c'est le
rendez-vous des mordus de
la grande et petite actualité économique de la semaine.

Le menu est toujours copieux,
mais jamais indigeste !

 

L'émission Les Affaires et la Vie est diffusée le samedi de 12 h 13 à 14 h.


3 avril - 10 avril - 17 avril - 24 avril


 
Le 3 avril 2004



Pétrole : une flambée des prix à l'horizon

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a annoncé que ses membres réduisaient de 4 % leur production, c'est-à-dire de un million de barils par jour, ramenant ainsi la production totale des pays membres de l'OPEP à 23,5 millions de barils par jour.

Cette baisse de la production survient alors qu'une hausse des prix a été observée récemment et que le président américain, George W. Bush, souhaitait au contraire une augmentation de la production, afin de faire baisser les prix, qui ont atteint des niveaux records aux États-Unis.

Une décision qui risque de faire mal aux consommateurs, même si l'on a assisté à une baisse des prix du brut à la suite de l'annonce de l'OPEP, et à une légère diminution du prix de l'essence dans la région de Montréal. Les prix vont-ils encore monter? Et si oui, jusqu'à quel point?

Jean Racine fait le point avec Joseph Doucet, professeur d'économie à l'Université de l'Alberta, et Youssef-Michel Ibrahim, directeur exécutif du Strategic Energy Investing Group, de Dubaï.


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Organisation des pays exportateurs de pétrole



L'économie sociale prend de l'ampleur


L'économie sociale prend de plus en plus d'ampleur au Québec : 6200 entreprises, 65 000 emplois et un chiffre d'affaires 4,2 milliards de dollars.

Ces entreprises, essentiellement à but non-lucratif et dont l'un des objectifs est de favoriser la réinsertion sociale, sont présentes dans tous les secteurs : garderies, coopératives de production alimentaire, entretien ménager, réinsertion de travailleurs, cinéma, etc.

Roger Laporte a rencontré quelques dirigeants de ces entreprises : Guy Laroque, de SOS Vélo, Agnès Beaulieu, d'Insertech Angus, Mario Fortin, du cinéma Beaubien, Nancy Neamtan, directrice générale du Chantier de l'économie sociale, et Jean-Marc Fontan, professeur de sociologie à l'Université du Québec à Montréal.


Hyperliens

Chantier de l'économie sociale

Réseau d'investissement social du Québec


Dow Jones Global Titans 50, vraiment sans frais?

La Banque nationale offre aux investisseurs un nouveau produit, totalement sans risque, le Dow Jones Global Titans 50, composé des titres boursiers des 50 plus grandes multinationales au monde.

Un produit qui peut être intéressant, sauf que l'institution bancaire ne dirait pas tout aux clients à qui elle tente de vendre ce produit. En effet, on affirme qu'aucun frais de gestion ne sera réclamé, ce qui n'est pas tout à fait vrai, puisqu'il y aurait certains frais cachés.

Daniel Bordeleau analyse ce produit avec un courtier qui travaille pour un concurrent de la Banque nationale, Pierre Champagne, de Valeurs mobilières Desjardins.


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Financière Banque nationale





Le fisc exigera des comptes de dépenses plus raisonnables



Dans son budget déposé mardi dernier, le ministre des Finances du Québec, Yves Séguin, a apporté des modifications au plafond des déductions fiscales pour frais de représentation.

Déjà en juin dernier, lors de la présentation de son premier budget, le gouvernement libéral fixait à 1 % du chiffre d'affaires le montant des frais de représentation pouvant être déduits.

Or, selon les nouvelles dispositions présentées mardi, cette déduction sera modulée en fonction du chiffre d'affaires de l'entreprise. Ainsi, le plafond est désormais de 2 % pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est de 30 000 dollars ou moins, pourcentage qui diminue progressivement pour atteindre 1,25 % pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est de 52 000 dollars et plus.

Au-delà de ces nouvelles dispositions, les contribuables qui n'ont pas droit à ces déductions peuvent être frustrés par de telles mesures. Ont-ils raison? Ces déductions pour frais de représentation sont-elles essentielles?

Reportage de Monique Lapointe


Hyperliens

Budget 2004-2005
Ministère des Finances du Québec

Budget du Québec 2004
Dossier de Radio-Canada.ca


La Montréalaise Mamma.com, nouvelle coqueluche au NASDAQ

Mamma.com, un moteur de recherche géré par une entreprise montréalaise, connaît depuis quelque temps un succès énorme au NASDAQ. Le titre de l'entreprise est passé de 1,90 dollar, son niveau le plus bas de l'année, à 16,84 dollars cette semaine, un niveau record.

Comment expliquer un tel engouement? Le récemment changement de nom de l'entreprise, qui avant de s'appeler Mamma.com était connu sous le nom d'Intasys, ne serait pas étranger à ce succès.

Mais ce changement ne peut à lui seul expliquer la popularité du titre boursier de l'entreprise.

Les explications de Greta Jeuris, qui s'est entretenue avec Guy Fauré, président de Mamma.com, Christian Guy, l'un des fondateurs de la Toile du Québec, André Mondoux, sociologue, et Jacques Nantel, professeur à l'École des Hautes études commerciales de Montréal (HEC).


Hyperliens

Mamma.com

NASDAQ



L'éolienne à le vent dans les voiles au Québec

L'énergie éolienne gagne en popularité. Ainsi, le gouvernement québécois fera prochainement évaluer le potentiel éolien de la province, tandis que le gouvernement ontarien a annoncé qu'il permettrait à des entreprises privées d'installer des éoliennes sur les terres de la Couronne.

Toutefois, l'énergie éolienne est encore peu utilisée au Canada, comparativement à certains pays européens. Au Québec, on compte présentement 133 éoliennes installées à Cap-Chat et Matane.

Une situation qui pourrait changer, puisque Hydro-Québec a lancé un appel d'offres pour implanter des parcs d'éoliennes en Gaspésie. On espère ainsi installer plusieurs centaines d'éoliennes, qui doivent à terme, vers 2012, produire 1000 mégawatts d'électricité.

Quel est le véritable potentiel de cette énergie renouvelable?

Reportage de Daniel Bordeleau


Hyperliens

Association québécoise de la production d'énergie renouvelable (AQPER)

Axor

Boralex

NEG Micon

Parc éolien - Hydro-Québec



Revue de la presse économique

Cette semaine, Business Week se demande si le flot de pétrole en provenance d'Arabie Saoudite ne serait pas en train de s'amenuiser, en raison de problèmes d'extraction de l'or noir.


ÉCOUTE DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉMISSION

ÉCOUTE DE LA DEUXIÈME PARTIE DE L'ÉMISSION

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Le 10 avril 2004


Air Canada: comment peut-on accumuler les dettes et être en faillite?

L'aéroport de Toronto a un nouveau terminal: très beau, mais aussi très cher

 

Gestion des hôpitaux par le privé: l'expérience britannique

 

Revue de l'actualité économique


Air Canada: comment peut-on accumuler les dettes et être en faillite?

Placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers depuis le 1er avril 2003, Air Canada continu d'accumuler les dettes.

Ainsi, les pertes de l'entreprise pour l'année 2003 se chiffrent à près de 1,9 milliard de dollars, soit le plus important déficit de son histoire et le double des pertes affichées en 2002. Depuis 1999, dernière année où Air Canada a enregistré des profits, les pertes totales se chiffrent à plus de 4 milliards de dollars.

Par ailleurs, la Cour supérieure de l'Ontario a prolongé jusqu'au 21 mai la protection d'Air Canada contre ses créanciers. Le transporteur aérien a également demandé de nouvelles concessions à ses employés, de l'ordre de 200 millions de dollars.

Ces annonces surviennent alors que Trinity Time Investments, dirigé par l'homme d'affaires Victor Li, a retiré sa proposition d'investir 650 millions de dollars dans l'entreprise.

Enfin, John Hunkin, chef de la direction de la banque CIBC, a affirmé cette semaine que les détenteurs de la carte Aéro Or Visa se verraient offrir d'autres avantages si jamais Air Canada, en raison de ses difficultés financières, décidait de mettre fin à son programme Aéroplan.

Comment une entreprise, tout en étant placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, peut-elle continuer d'accumuler les dettes? Les consommateurs devraient-ils éviter d'acheter des billets d'Air Canada?

Jean Racine en discute avec Denis Hamel, syndic de faillite, Éric Lussier, président de l'Association professionnelle des agents de voyages, et Louise Rozon, présidente d'Option consommateurs.

 


Hyperliens

Air Canada

Option consommateurs

Air Canada à la conquête du ciel
Dossier de la section Archives de Radio-Canada.ca




L'aéroport de Toronto a un nouveau terminal: très beau, mais aussi très cher


L'aéroport Pearson de Toronto a officiellement ouvert sa nouvelle aérogare cette semaine. Merveille architecturale pour les uns, éléphant blanc pour les autres, le nouveau terminal est loin de faire l'unanimité.

Construit au coût de 4,5 milliards de dollars, il représente le projet le plus coûteux jamais entrepris au Canada. Avec cette nouvelle aérogare, les autorités espèrent doubler la capacité de l'aéroport Pearson, qui accueille environ 25 millions de voyageurs par année, et faire de celui-ci une plaque tournante du transport aérien en Amérique du Nord.

La facture du projet sera refilée, entre autres, aux transporteurs aériens, qui verront les frais d'atterrissage augmenter. Une situation dénoncée par l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui soutient que l'aéroport Pearson est déjà l'un de ceux où les frais d'atterrissage sont les plus élevés au monde.

De plus, Air Canada, qui connaît d'importantes difficultés financières, est le principal occupant de la nouvelle aérogare, ce qui n'aide en rien à rassurer les plus septiques.

Reportage de Greta Jeuris


Hyperliens

Greater Toronto Airports Authority

Association internationale du transport aérien (en anglais)


Gestion des hopitaux par le privé: l'expérience britannique

Lors d'une entrevue accordée au quotidien Le Devoir, le premier ministre Jean Charest évoquait la possibilité que la gestion des deux mégahôpitaux qui seront construit à Montréal soit confiée au secteur privé.

Toutefois, son ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a rejeté cette idée. Il affirme être ouvert au partenariat public-privé dans le secteur de la santé, mais seulement en ce qui concerne les activités non médicales. Ainsi, selon le ministre, l'État doit assurer seul le contrôle et le financement des activités cliniques et des soins directs aux patients.

D'autres pays ont déjà tenté l'expérience de confier la gestion de leurs hôpitaux au secteur privé, notamment la Grande-Bretagne, où il semble que les résultats soient peu concluants.

Reportage de Daniel Bordeleau


Hyperliens

Jean Charest en entrevue au Devoir - Les super-hôpitaux seraient gérés par le privé
Article du quotidien Le Devoir

Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

Ministère britannique de la Santé (en anglais)


Le Wall Street Journal se demande comment améliorer la qualité des soins de santé aux États-Unis tout en augmentant l'efficacité dans la manière de les prodiguer.




Le poulet de Colombie-Britannique : une espèce en voie de disparition rapide



Le gouvernement fédéral a ordonné l'abattage de toute la volaille dans la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, afin d'éviter que ne se propage la grippe aviaire. Ainsi, 19 millions de poulets seront abattus.

Cette annonce a été faite par le ministre canadien de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, et ministre responsable de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Robert Speller. Depuis la découverte, le 19 février dernier, de la présence en Colombie-Britannique du virus responsable de la grippe aviaire, 18 fermes ont été infectées et plus de 400 000 volailles envoyées à l'abattoir.

La mesure annoncée ne sera pas sans impact sur l'industrie de l'élevage en Colombie-Britannique, mais cette dernière était en faveur d'une telle mesure, car elle croit qu'elle permettra à l'industrie de rebondir. Il faut dire aussi que les volailles abattues ne seront pas toutes perdues, car après avoir subi un test, celles qui n'étaient pas infectées pourront être consommées.

Enfin, pour pallier à la baisse de l'offre sur le marché, les producteurs des neuf autres provinces canadiennes ont convenu d'augmenter temporairement leur production de volailles.

Reportage de Martin Bégin


Hyperliens

Influenza aviaire
Agence canadienne d'inspection des aliments

La grippe aviaire
Dossier de Radio-Canada.ca

Producteurs de poulet du Canada

Fédération des producteurs de volailles du Québec

Conseil canadien des distributeurs en alimentation

Office canadien de commercialisation des oeufs

Agence canadienne d'inspection des aliments


Séduction et commerce de détail

Les magasins à grande surface se sont multipliés dans la région de Montréal depuis 1997, selon la firme spécialisée en recherche commerciale Géocom.

Cette transformation du paysage commercial a évidemment eu un impact important sur les habitudes d'achat des consommateurs, mais c'est loin d'être le seul changement survenu depuis quelques années dans l'industrie du commerce de détail.

Que recherchent exactement les consommateurs? Comment attirer ceux-ci? Comment se démarquer? Le Conseil québécois du commerce de détail s'est penché cette semaine sur ces questions lors d'un colloque.

Reportage de Monique Lapointe


Hyperliens

Conseil québécois du commerce de détail

Future store initiative (en anglais)



Syndiquer les employés de Wal-Mart: des offensives partout, mais peu de résultats

Le 2 avril dernier, les employés du Wal-Mart de Saguenay ont refusé de se syndiquer par une mince majorité.

Les représentants syndicaux accusent Wal-Mart d'avoir mené une campagne de peur en affirmant que si les employés adhéraient au syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, le magasin serait fermé.

Employant plus d'un million de personnes et possédant 4750 magasins, Wal-Mart a la réputation de verser des salaires peu élevés à ses employés. Au Canada, le salaire des employés de l'entreprise se situerait entre 8 $ et 8,50 $ de l'heure.

Jusqu'à présent, partout où des tentatives de syndicalisation des employés de Wal-Mart ont été tentées, elles ont échouées. Néanmoins, le milieu syndical garde espoir et croit qu'il finira par réussir, que ce soit au Québec ou ailleurs.

Reportage de Roger Laporte


Hyperliens

TUAC Canada

Wal-Mart (en anglais)

La syndicalisation des Wal-Mart
Émission Maisonneuve en direct du 5 avril 2004



L'hebdomadaire Business Week s'intéresse cette semaine au comportement du consommateur américain.


ÉCOUTE DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉMISSION

ÉCOUTE DE LA DEUXIÈME PARTIE DE L'ÉMISSION


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Le 17 avril 2004


Un an après, que reste-t-il des promesses économiques de Jean Charest?

Il y a dix ans, Hamilton privatisait ses services d'aqueduc et d'égout

Carte postale de Prague

 

Revue de l'actualité économique

 

 

 

Un an après, que reste-t-il des promesses économiques de Jean Charest?

Le 14 avril 2003, un nouveau gouvernement québécois était élu, avec l'intention affichée d'effectuer d'importants changements. Au plan économique, les libéraux de Jean Charest promettaient de se démarquer des gouvernements péquistes précédents.

Ainsi, on affirmait vouloir gouverner autrement, et on promettait beaucoup: baisses d'impôts, déréglementation, réduction de la taille de l'État, etc. Si les libéraux n'ont pas encore réalisé toutes leurs promesses, ils ont jeté les bases de certains changements qu'ils veulent apportés.

Jean Racine dresse un bilan économique de cette première année du gouvernement Charest avec les économistes Norma Kozhaya, de l'Institut économique de Montréal, Steeves Demers, de la Fédération des Chambres de commerce du Québec, et Pierre Beaulne, de la Centrale des syndicats du Québec.

 


Hyperliens

Notre programme
Parti libéral du Québec

Budget du Québec 2004
Dossier de Radio-Canada.ca



Il y a dix ans, Hamilton privatisait ses services d'aqueduc et d'égouts


En 1994, la municipalité de Hamilton, en Ontario, décidait de confier la gestion de son système d'aqueduc et d'eau usée au secteur privé. Une idée à laquelle songent maintenant plusieurs municipalités canadiennes.

Dix ans plus tard, en dépit de dégâts environnementaux, de pertes d'emplois et d'économies moins importantes que prévues, Hamilton a décidé de poursuivre dans la même voie pour un autre dix ans.

Malgré des résultats mitigés, les élus municipaux estiment qu'en procédant cette fois par appel d'offres, contrairement à ce qui avait été fait 1994, les économies seront plus importantes. On affirme aussi qu'il en coûterait plus cher de revenir au système public.

À l'heure des partenariats publics-privés, tant à Québec qu'à Ottawa, l'exemple d'Hamilton en est peut-être un à ne pas suivre.

Reportage de Yanik Dumont-Baron


Hyperliens

Hamilton (en anglais)

L'eau, ressources à protéger, à partager et à mettre en valeur
Rapport de la Commission sur la gestion de l'eau au Québec - Bureau d'audiences publiques sur l'environnement

La gestion de l’eau au Québec
Ministère de l'Environnement du Québec

Privatiser l'eau, mais à quel prix?
Alternatives


Carte postale de Prague

Le 1er mai prochain, l'Union européenne accueillera dix nouveaux membres, dont la République tchèque, où se trouve présentement le journaliste Daniel Bordeleau pour préparer une série de reportages.

Il s'agira du plus important élargissement de l'UE, qui passera ainsi de 15 à 25 membres. De plus, certains pays qui feront leur entrée dans l'UE présentent des écarts de développement économique très importants par rapport aux pays membres actuellement, ce qui suscite quelques appréhensions.

Comment la République tchèque prépare-t-elle son entrée dans l'UE? Quelles relations économiques entretient-elle avec le Canada?

Le point avec Daniel Bordeleau.


Hyperliens pertinents

Ambassade du Canada en République tchèque
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada

Élargissements de l'Union européenne
La documentation Française





Recours collectif contre American Express



La Cour supérieure du Québec étudie présentement une demande de recours collectif contre American Express, qui aurait facturé de façon abusive des frais d'intérêts.

American Express facture en effet des frais d'intérêts aux détenteurs de cartes de crédit qui paient leur solde par Internet le dernier jour de l'échéance. L'institution financière prétend que les clients qui paient leur solde par Internet doivent le faire de 3 à 5 jours ouvrables avant l'échéance, afin de lui permettre de traiter la transaction.

Ce recours collectif n'est pas le seul intenté contre des institutions financières émettrices de cartes de crédit. Ainsi, six de ces institutions, dont American Express, font l'objet d'un recours collectif parce qu'elles auraient prélevé illégalement des frais d'intérêts sur des nouveaux achats parce que le client n'avait pas payé tout le solde du mois précédent.

Est-ce efficace de procéder par recours collectif? Quels sont les délais avant qu'une décision soit rendue?

D'autres recours collectifs ont également été récemment entrepris contre Postes Canada et Nortel, sans compter ceux intentés en Ontario et aux États-Unis. Mais des recours collectifs intentés contre une même entreprise, mais dans des provinces ou pays différents, peuvent apporter quelques problèmes.

Éric Plouffe a réalisé un reportage sur le cas d'American Express, et Jean Racine s'entretient des cas de Postes Canada et Nortel avec Charles Tanguay, porte-parole de l'Union des consommateurs.


Hyperliens

Le recours collectif contre Postes Canada continue
Union des consommateurs

Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec

Extrait de l'avis publique concernant le recours collectif contre Nortel:

«Si vous souhaitez être exclus du collectif et ne pas prendre part à la présente action collective, vous devez le faire savoir par écrit. Pour être valide, cette demande d'exclusion doit comporter le nom et l'adresse de la personne ou de l'entité requérant son exclusion, et doit signifier clairement que ladite personne ou entité demande son exclusion du collectif dans In re Nortel Networks Corp. Securities Litigation, case No. 01-CV-1855 (RMB). La demande doit aussi être signée par ladite personne ou entité. Les demandes d'exclusion doivent être envoyées à The Garden City Group, Inc., P.O. Box 9000, #6169, Merrick, New York 11566-9000. Pour être prise en compte, votre demande d'exclusion doit porter le cachet de la poste du 14 juin 2004 au plus tard. Ne demandez pas d'exclusion si vous souhaitez prendre part, à titre de membre du collectif, à la présente action contre les défendeurs.»

«Si vous ne demandez pas votre exclusion du collectif de la présente action d'ici le 14 juin 2004, vous serez considéré(e) être membre du collectif et le tribunal considérera que vous êtes lié(e) par le jugement final de l'action, qui sera décidé selon la loi américaine plutôt que canadienne. De plus, si vous ne vous excluez pas du collectif de la présente action, Nortel considérera, pour les actions en cours et futures au Canada, que vous vous êtes exclus de toutes participation aux actions collectives intentées au Canada.»



Les défis économiques des Territoires de Nord-Ouest

Les Territoires du Nord-Ouest ont connu une croissance économique exceptionnelle ces dernières années, notamment grâce à l'exploitation de mines de diamants. Et ce ne serait qu'un début, puisque qu'on espère, dans les années à venir, exploiter d'autres gisements diamantaires et même construire un gazoduc, ce qui amènera des retombées économiques importantes.

Une croissance économique qui apporte toutefois son lot de défis. En effet, il semble que les Territoires du Nord-Ouest manquent de logement, de routes et même de main-d'œuvre pour répondre à la demande.

Reportage de Vincent Frigon


Hyperliens

Les diamants des Territoires du Nord-Ouest
Émission Dimanche magazine du 11 avril 2004

Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (en anglais)



Des patrons inquiets

Les cadres d'entreprises américaines seraient de plus en plus inquiets quant à leur propre avenir, révélait cette semaine un sondage publié dans le Boston Globe. Ainsi, 3 cadres sur 4 craignent que leur entreprise ne se départisse de leur service dans un avenir rapproché.

De même, ils sont 74 % à avoir changé au moins 3 fois d'emploi au cours des 10 dernières années, et 71 % croient qu'ils ne seront plus à l'emploi de la même entreprise d'ici 5 ans.

Au Québec, on n'a pas encore sondé la perception qu'ont les cadres de leur avenir au sein de leur entreprise, mais leur situation professionnelle serait différente de celle de leurs semblables américains.

Reportage de Roger Laporte


Hyperlien

Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec



Mariouche, en affaires grâce au maire


Source: Harricana par Mariouche

Depuis 1996, la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse vient en aide à des jeunes de la métropole qui désirent se lancer en affaires ou réaliser un projet culturel.

C'est ainsi que la jeune designer Mariouche Gagné a obtenu un coup de main pour lancé sa collection de vêtements, des créations confectionnées à partir de fourrure recyclée.

Cette saison, les Collections Mariouche, l'entreprise de la jeune designer, propose pas moins de quatre griffes : Harricana Sport, Harricana Par Mariouche, Harrimini et Harricana Maison.

Ses vêtements et accessoires sont maintenant disponibles partout au Canada, de même qu'en France, en Norvège, en Suisse, au Japon et dans de nombreux autres pays.

Le journaliste Julien Bilodeau a rencontré Mariouche.


Hyperliens

Harricana

Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse



L'hebdomadaire britannique The Economist se penche cette semaine sur la reprise de l'emploi aux États-Unis et son impact sur l'élection présidentielle.


ÉCOUTE DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉMISSION

ÉCOUTE DE LA DEUXIÈME PARTIE DE L'ÉMISSION



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Le 24 avril 2004

À ne pas manquer la semaine prochaine : une émission spéciale des Affaires et la vie sur l'élargissement de l'Union européenne!

Les études sur les défusions : comment s'y retrouver?

Le marasme de l'industrie canadienne du vêtement

Carte postale de Budapest

 

Revue de l'actualité économique



Les études sur les défusions : comment s'y retrouver?

Le gouvernement Charest a publié cette semaine une batterie d'études sur les coûts et les impacts des défusions municipales. Il annonçait par la même occasion que les référendums sur les défusions auraient lieu le 20 juin. Ces référendums se dérouleront dans les arrondissements où 10 % des citoyens inscrits sur la liste électorale auront signé le registre pour la défusion.

Les études présentées par le ministre des Affaires municipales, du sport et du loisir, Jean-Marc Fournier, en ont fait sursauter plusieurs. On y lit que la défusion n'aurait pas le même effet sur toutes les municipalités qui décident de s'engager dans cette voie. Selon ces documents, en cas de défusion, les citoyens de certaines municipalités feraient face à court terme à une hausse notable de leurs impôts fonciers, tandis que les contribuables des villes-centres ne subiraient qu'une faible hausse, ou auraient même droit à une diminution du fardeau fiscal.

Les études des groupes anti-fusion

Le gouvernement Charest n'est pas le seul à étudier la question. Les groupes anti-fusion ont aussi leurs propres conclusions. Si les études présentées par le ministre Fournier semblent désavantager les villes reconstituées, d'autres recherches, commandées par les défusionnistes, — mentionnons le rapport Poitras, publié l'an dernier, ou encore l'étude récente du Groupe d'analyse — concluent que la défusion serait plutôt profitable.

Comment s'y retrouver? Monique Lapointe a tenté de débroussailler le sujet. Elle s'est entretenue avec Margaret Lefebvre, une résidente de Westmount depuis 40 ans et ex-conseillère municipale, Yvon Damphouse, président du Comité contre la défusion d'Anjou, Daniel Denis, économiste au Groupe Secor et Patrick Petit, analyste principal de Groupe Analyse.

Quant à Jean Racine, il demande à l'économiste Nicolas Marceau, professeur à l'Université du Québec à Montréal, s'il y a une vérité en économie.

Écoute du reportage

Écoute de l'entrevue


Hyperliens

« Fusions, défusions, confusions »
Le dossier de Radio-Canada.ca

Les études sur les impacts de la défusion du ministère québécois des Affaires municipales, du sport et du loisir

« Les défusions municipales au-delà de leurs aspects comptalbles :une perspective économique à long terme »
Étude de la firme Groupe d'analyse commandée par Peter Trent, de l'Association des élus pour la défusion - Format PDF.

Rapport Poitras sur la défusion municipale au Québec -mars 2003
Site du Conseil de l'unité canadienne

DémocraCité

La section sur l'organisation municipale du ministère des Affaires municipales, du sport et du loisir

« Référendum sur les défusions »
Sujet traité à Maisoneuve en direct - 22 avril 2004


Le marasme de l'industrie canadienne du vêtement

L'industrie canadienne du vêtement subira au cours des prochaines années de lourdes pertes d'emplois. On parle de la disparition de plus du tiers des 85 000 emplois existants. C'est ce que révèle une étude réalisée pour le Conseil des ressources humaines de l'industrie du vêtement.

Les causes de cette situation : d'abord une forte concurrence étrangère. En janvier 2003, le Canada ouvrait son marché — sans quotas ni imposition de tarifs  — à 48 pays en voie de développement. À cela s'ajoute la suppression des derniers quotas d'importations sur les textiles et les vêtements, à compter du 1er janvier 2005,en vertu de l'accord de l'Organisation mondiale du commerce. Il y aussi la concurrence qui vient des détaillants, qui ont commencé à importer ou créer leurs propres vêtements.

Quelles sont les stratégies de l'industrie canadienne du vêtement pour faire face aux changements? Jean Racine discute avec Jean Rivard, directeur général du Conseil des ressources humaines de l'industrie du vêtement.


Hyperliens

« L'industrie canadienne du vêtement menacée »
Nouvelle de Radio-Canada.ca -23 avril 2004

Conseil des ressources humaines de l'industrie du vêtement


Carte postale de Budapest

Source: European Roma Rights Center

Encore sept jours, et l'Union européenne accueillera dix nouveaux membres. Les Affaires et la vie vous présentera d'ailleurs une émission spéciale ce jour-là, le premier mai.

Le journaliste Daniel Bordeleau est toujours en reportage en Europe centrale. Il est cette semaine à Budapest. Il s'intéresse particulièrement aujourd'hui au sort des Roms, que l'on appelait autrefois les Tsiganes. Entre 700 000 et 800 000 Roms vivent en Hongrie. Plus du tiers d'entre eux vivent dans la misère. Est-ce que l'élargissement de l'Union européenne va leur apporter quelque chose?


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Ambassade du Canada à Budapest

European Roma Center Rights (en anglais)

Section sur l'élargissement de l'Union européenne - Portail d'Europa

Europa - le portail de l'Union européenne

Carte postale de Prague (une entrevue avec Daniel Bordeleau, présentée la semaine dernière à l'émission)


Revue de l'actualité économique


La boîte à outils des négociations de conventions collectives

Un forum sur les relations de travail s'est tenu cette semaine à Montréal. Il était organisé par l'Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles du Québec. On y a notamment discuté de l'évolution du processus de conciliation, de médiation et d'arbitrage lors des négociations de contrats de travail.

Quelles sont les distinctions entre conciliation, médiation et arbitrage? Sont-ce des moyens efficaces pour négocier une convention collective? Éric Plouffe s'est intéressé au sujet. Il en discute avec Michel Grant, professeur en relations du travail à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal, Réal Daoust, conseiller syndical à la CSN et négociateur, Fernand Matteau, directeur général des relations du travail au ministère du Travail du Québec, Serge Brault, arbitre, médiateur et président de la Conférence des arbitres du Québec et Alan Bond, spécialiste des relations du travail et négociateur patronal.


Hyperliens

« Des lendemains difficiles pour les relations du travail au Québec - Résultats du Forum sur les relations du travail de l'ORHRI »
Communiqué de l'ORHRI

Le site de l'Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles

« Régler les conflits autrement  »
Un article d'Anne-Sophie Jarrige - Magazine Le Point

De l'information sur le livre Indtroduction aux relations industrielles, sous la direction de Jean Boivin, 2004,Gaëtan Morin Éditeur. Ce recueil de textes de différents auteurs traite notamment de la conciliation.


Les centres-villes face aux grandes surfaces

La rue Sainte-Catherine, à Montréal.

Le Regroupement des centres-villes et des artères commerciales du Québec tenait cette semaine son 26ième congrès annuel à Gatineau. Ce regroupement compte 18 000 commerçants et 50 sociétés de développement commercial. Il a vu le jour au moment où les centres-villes et les artères commerciales, comme la Plaza Saint-Hubert ou les promenades Ontario, ont senti le besoin de se reprendre en main face à la concurrence grandissante des centres commerciaux.

Selon un sondage récent de la firme Géocom, 48 % des Québécois achètent dans les centres-villes et les artères commerciales, contre 32 % dans les centres commerciaux et 20 % dans les grandes surfaces comme Costco ou Rona. La situation semble donc encourageante pour ces commerçants. Ils se sentent toutefois menacés par les nouveaux regroupements commerciaux, qui réunissent à un même endroit en plein air plusieurs grandes surfaces.

Roger Laporte vous en parle. Il a discuté avec Jean--François Grenier, président de Géocom, Joanne Labrecque, professeur en marketing à l'École des hautes études commerciales de Montréal, Gérard Beaudet, directeur de la Faculté d'aménagement de l'Institut de l'urbanisme de l'Université de Montréal et Pierre Boudreault, directeur général du Regroupement des centres-villes et des artères commerciales.


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Information sur le sondage sur les habitudes d'achat des Québécois (site du Regroupement)

Regroupement des centres-villes et des artères commerciales du Québec

Convercité
Agence qui travaille à la revitalisation des quartiers montréalais.


Les espaces urbains torontois envahis par la publicité

 

Time Square, à New York.

Toronto, tout comme bien d'autres villes, est de plus en plus envahie par la publicité. La Ville Reine ne tient pas de statistiques sur la quantité de panneaux publicitaires, mais elle note une hausse du nombre de permis accordés aux agences qui posent ces panneaux.

Cette situation ne laisse pas tout le monde indifférent. Des citoyens torontois se sont réunis pour défendre les espaces publics. Le groupe Spacing rêve d'endroits publics où les manifestations improvisées et l'affichage sauvage pourraient faire contrepoids au discours marchand. Notre correspondante à Toronto, Isabelle Bourassa, a préparé un reportage sur le sujet. Elle a rencontré Dave Mueslin, de Spacing, Philippe Garneau, propriétaire de l'agence de publicité torontoise GWP Brand Engineering, Normand Tremblay, directeur national des ventes pour Apple, Kyle Rae, conseiller municipal de Toronto à l'origine du projet de Dundas Square, Pierre Filion, urbaniste à l'Université Waterloo et Dante Larcade, membre de l'Association West-Queen-West.


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Toronto Public Space Committee



Une analyse de l'économie du Japon dans Business Week et de la Chine dans The Economist.





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