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1 février - 8 février - 15 février - 22 février - 29 février



 
Dimanche 1 février 2004

Les sujets présentés en première heure

L'Office de la protection du consommateur vieillit mal
Médicaments, erreurs et informatique
Le livre de la semaine: Or noir et Maison-Blanche

Écoute de la première heure


Les sujets présentés en deuxième heure

Qu'est-ce qu'une punition efficace?
Une membre de la Loya Jirga à Montréal
La délinquance sexuelle en France

L'actualité francophone

Écoute de la deuxième heure

 

Première heure

L'Office de la protection du consommateur vieillit mal

Il y a 25 ans, la Loi sur la protection du consommateur était revue en profondeur. À l'époque, elle était considérée comme avant-gardiste. Or, il semble que l'Office de la protection du consommateur (OPC), qui a notamment pour mandat de surveiller l'application de la loi et de recevoir les plaintes des consommateurs, n'a plus les moyens de ses ambitions.

Aujourd'hui, ce sont même les commerçants qui réclament une loi plus sévère et plus de moyens pour l'OPC, car les négligences de certains ternissent la réputation de tous. Présentement, l'OPC ne compte que 6 inspecteurs pour surveiller 125 000 commerces.

La ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration du Québec, Michèle Courchesne, de qui relève l'OPC, a l'intention de revoir la loi en 2004. Comment pourrait-elle adapter celle-ci aux nouvelles réalités?

Reportage de Chantal Francoeur


Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Office de la protection du consommateur

Option consommateur

Protection des consommateurs: des lois désuètes

Lettre de la présidente de l'OPC parue dans le quotidien Le Devoir

L'histoire du mouvement des consommateurs au Québec
Union des consommateurs du Québec



Médicaments, erreurs et informatique

Déposé en 2001, le rapport Francoeur, intitulé «La gestion des risques, une priorité pour le réseau», se penchait sur les erreurs évitables dans la gestion des soins de santé du Québec. Parmi les sujets abordés : les erreurs dans l'administration des médicaments, erreurs qui peuvent s'avérer mortelles.

Pour donner suite à ce rapport, le gouvernement a légiféré il y a un an en adoptant la Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux concernant la prestation sécuritaire de services de santé et de services sociaux. En vertu de celle-ci, il est dorénavant obligatoire de divulguer aux patients les incidents ou accidents médicaux dont ils auraient été victimes.

Pour éviter les erreurs médicamenteuses, nombreux sont ceux qui estiment que l'informatisation représente la meilleure solution. Est-ce vraiment le cas?

Reportage de Léo Kalinda

Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Rapport Francoeur
Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux concernant la prestation sécuritaire de services de santé et de services sociaux (en pdf)




LIVRE

Livre : Or noir et Maison Blanche, de Robert Baer, aux éditions JC Lattès

Dans Or noir et Maison-Blanche. Comment l'Amérique a vendu son âme pour le pétrole saoudien, Robert Baer traite des relations particulières qu'entretiennent les élites économiques et politiques américaines avec la famille royale saoudienne.

L'auteur, qui a œuvré en tant qu'agent de la CIA pendant une vingtaine d'années dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Asie, s'intéresse particulièrement aux réseaux terroristes, qu'il connaît bien pour les avoir infiltrés, et aux liens qu'ils entretiennent avec les cheiks saoudiens.

Joane Arcand s'entretient avec Michel Fortmann, professeur au Département de science politique de l'Université de Montréal, qui a accepté de lire ce livre pour nous.


Écoute du sujet

Pour tenter de gagner ce livre, participez au concours
en répondant à la question suivante:

Quel est le nom du prince héritier jugé comme réformateur et qui pourrait mettre fin à la corruption des pétrodollars en Arabie Saoudite?

 




Deuxième heure

Qu'est-ce qu'une punition efficace?

La Cour suprême du Canada a statué cette semaine que les dispositions du Code criminel qui autorisent les châtiments corporels envers les enfants n'allaient pas à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Ainsi, la fessée demeure légale.

Toutefois, le plus haut tribunal du pays a tenu à réaffirmer que la force employée devait être raisonnable, et a précisé ce qu'il considérait comme déraisonnable : les corrections physiques envers les enfants de moins de deux ans et les adolescents, les coups et les gifles à la tête ou au visage, et l'emploi d'objets tels qu'une ceinture ou une règle.

Par ailleurs, les juges estiment que les professeurs ne doivent pas frapper les enfants, mais qu'ils peuvent utiliser une force raisonnable pour retenir ou expulser un élève de leur classe.

Mais au juste, qu'est-ce qu'une punition efficace, une punition capable de faire réfléchir les enfants?

Reportage de Denise Faille


Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Pour ou contre la fessée?

Dossier de l'émission Enjeux

Le jugement de la Cour suprême



Une membre de la Loya Jirga à Montréal

Au début du mois de janvier, les 502 délégués de la Loya Jirga adoptaient la nouvelle Constitution pour l'Afghanistan, après plusieurs semaines de tractation où sont apparues de nombreuses divergences entre les différents groupes ethniques du pays.

Si les déléguées féminines de la Loya Jirga ont réussi à faire reconnaître l'égalité entre les hommes et les femmes, elles devront demeurer vigilantes, car la nouvelle Constitution proclame le caractère sacré de l'Islam. Ainsi, aucune loi qui sera adoptée ne pourra aller à son encontre.

Une des déléguées membre de la Loya Jirga était de passage cette semaine à Montréal. Marie-France Abastado l'a rencontré.


Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Afghanistan, deux ans après
Regard interactif de Radio-Canada.ca

Les Accords de Bonn
Dossier de Radio-Canada.ca

L'Afghanistan se dote d'une Constitution
Émission Sans frontières du 5 janvier 2004


La délinquance sexuelle en France

Au Canada, il existe en milieu carcéral des programmes de traitements des délinquants sexuels, programmes qui visent à ce qu'une fois remises en liberté, les personnes condamnées pour des crimes de nature sexuelle ne récidivent pas. Un sujet dont il était question à l'émission du 11 janvier dernier.

De tels programmes existent également dans d'autres pays, dont la France, où le quart des détenus seraient des délinquants ou des criminels sexuels. On estime d'ailleurs que près de la moitié d'entre eux sont susceptibles de sortir de prison sans aucun suivi psychologique ou judiciaire.

Que fait-on dans ce pays pour éviter les récidives? L'émission Interception, de France Inter, s'est penchée sur la question.

Reportage de Sébastien Laugénie

Écoute du sujet

Hyperlien pertinent

Comment soigner les délinquants sexuels?
Émission Dimanche magazine du 11 janvier 2004



Revue de l'actualité des
radios francophones publiques


Les Radios francophones publiques regroupent Radio-Canada, la Radio TÚlÚvision Belge de la communautÚ franšaise, Radio France et la Radio Suisse Romande, auxquelles s'ajoute désormais une cinquième voix du Sud, cette semaine, celle d'Ibrahïm Cisse, à Dakar, au Sénégal.

La revue de l'actualité


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Dimanche 8 février 2004

Les sujets présentés en première heure

La France déchirée par le voile
Immigration: à qui de s'adapter?
Les convertis d'Allah

Écoute de la première heure


Les sujets présentés en deuxième heure

Du cinéma d'auteur en ville et en région
Le livre de la semaine: Haïti n'existe pas
Babylone

L'actualité francophone

Écoute de la deuxième heure

 

Première heure

La France déchirée par le voile

Le gouvernement français a décidé d'interdire le port de signes ostensibles religieux, notamment le voile islamique, dans les écoles du pays, au motif que la France est un pays laïque.

La décision gouvernementale, qui fait suite à l'une des recommandations de la commission Stasi sur la laïcité, a fait descendre dans la rue plusieurs milliers de personnes, qui entendaient ainsi démontrer leur opposition au projet de loi. Plusieurs estiment que celui-ci brime leur liberté religieuse.

De son côté, le gouvernement croit, avec ce projet de loi, être en mesure de contrer l'intégrisme religieux, que l'on craint de plus en plus en France.

Reportage de Robert Houle, correspondant de la radio de Radio-Canada à Paris.


Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Le rapport de la commission Stasi sur la laïcité (en pdf)
Dossier du quotidien français Le Monde

Projet de loi relatif à l'application du principe de laïcité dans les écoles, collèges et lycées publics
Assemblée nationale française


Immigration: à qui de s'adapter?

Ils sont de plus en plus nombreux à réclamer le droit de porter le voile ou le kirpan à l'école, à demander l'attribution de locaux de prières dans les institutions d'enseignement, ou encore à exiger le droit d'installer un érouv pour délimiter leur quartier.

Au Canada, la Charte des droits et libertés garantit le droit à la liberté religieuse, et plusieurs l'invoquent pour justifier leur demande.

Néanmoins, il semble qu'on n'ait pas encore déterminé concrètement où commence la liberté de croyance et de pratique religieuse. Une question sur laquelle se penche la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

Reportage de Marie-France Abastado
, qui présente les cas examinés par la Commission.

Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Charte canadienne des droits et libertés
Ministère de la Justice du Canada



Les convertis d'Allah

On estime que la France compte environ 5 millions de personnes originaires de pays musulmans, dont 1 million de pratiquants. Mais les musulmans pratiquants de France ne sont pas tous issus de l'immigration.

En effet, il y a également des Français d'origine qui se convertissent à l'islam, comme Myriam, de qui l'émission Interception, de France Inter, présentait en septembre dernier le portrait.

Jeune lyonnaise de 22 ans, Myriam s'est convertie à l'islam après un voyage en Tunisie. Aujourd'hui, elle porte le voile, sauf au travail et en présence de ses parents. Si elle a fait part de son choix à sa mère, qui a du mal à l'accepter, son père n'est toujours pas au courant.

Reportage de Vanessa Descouraux


Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

L'islam en France

Dossier de l'hebdomadaire L'Express

L'islam en France et dans le monde
Dossier de l'hebdomadaire Le Point


Vos réactions :

 

Bonjour,
(...)
J'ai été soulagée d'apprendre qu'une enquête faite auprès des Musulmans français révèle que 70% d'eux disent que la religion est une affaire intérieure, que le Coran ne donne pas de règles sur le port du voile, ni sur les 4 périodes quotidiennes de prières, par exemple.

Enseignante depuis 31 ans, je suis totalement contre le port du voile à l'école et dans tous les services publics. Pour moi, c'est un symbole de la femme-objet, propriété de son père, de ses frères et de son mari.

En Suède, c'est comme chez nous: on accepte les demandes des intégristes par respect de l'exercice des religions. Une amie suédoise de Stokholm m'a dit que les enseignantes se sont révoltées à cause de ce soi-disant respect de cette liberté religieuse: au nom de cette dernière, on permet aux étudiantes de porter même la burka! Les enseignantes disent qu'elles ne savent pas qui est derrière cette tenue et de ces yeux voilés, un grave problème de relation enseignante-étudiante et que dire des problèmes lors des examens!

Que faudra-t-il qu'il arrive ici pour qu'on arrête nos comportements ridicules de support à des systèmes intégristes?

À mon avis, on doit hiérarchiser nos valeurs. Pour moi, l'égalité entre tous les humains, la liberté de la femme et son respect viennent avant celle du respect de l'expression extérieure de la religion. La religion doit s'exercer uniquement dans les lieux de culte, pas ailleurs!

Merci pour votre excellente émission.

Danielle Jasmin

 

Bonjour

Suite à votre reportage d’aujourd’hui, je déduis que pour la paix actuelle et futur de tous les citoyens on ne doit pas accepter de symbole religieux de quelque nature qui soit dans les institutions scolaires publiques du primaire et jusqu’à l’université. Les élèves qui ont besoin d’affirmer leur appartenance religieuse peuvent s’instruire dans des institutions scolaires privées fondées par leur communauté respective. Les institutions scolaires publiques doivent restées laïques. Les commissions scolaires au Québec ont été très récemment déconfessionnalisées, ce n’est pas pour permettre une pluralité de religion et permettre un terrain fertile à des affrontements entre groupes religieux ou communautaires divergents. Nous avons eu au Québec des épisodes disgracieux à Concordia University lors d’affrontements entre étudiants musulmans et juifs. En France il y a des affrontements entre jeunes juifs et musulmans dans les écoles primaires.

Est-ce-que pour la liberté d’expression religieuse d’une minorité on doit sacrifier la liberté de la majorité. Peut-être faut-il revoir nos priorités dans les écoles : revoir le programme des cours de morale. Vérifier si tous les services d’aide aux éléves en difficulté sont bien implantés et productifs.

Danielle Sadoun

 

Merci pour votre émission.
J'aimerais beaucoup entendre un débat avec des musulmans, hommes et femmes, opposés ou indifférents au port du voile et qui se perçoivent pleinement musulmans.

Je suis arabe et j'ai vécu dans ces pays dans les années 60-70. Dans les souches éduquées on ne portait pas le voile.Il était considéré comme un signe de primitivisme et de traditionnalisme.

Comment est-il devenu symbole de religiosité? Questionnons-nous sur les raisons politiques d'origine interne et surtout externes, les frustrations et les humiliations répétées qui ont freiné la progression vers la modernité et favoriser l'émergence d'une interprétation rétrograde des prescriptions religieuses.

Montrons la diversité des interprétations, plutôt que de nous focasliser sur des visions quasi-sectaires.

Nahla Jilwan



Deuxième heure

Du cinéma d'auteur en ville et en région

Le cinéma d'auteur a souvent de la difficulté à se trouver une place sur les grands écrans, qu'il s'agisse de fictions, de documentaires, ou de films d'animation.

Une lacune qu'entendent bien combler les promoteurs du Réseau de diffusion du cinéma indépendant (Rézo) en présentant du cinéma d'auteur en ville et en région. Ils veulent ainsi offrir à la population la possibilité de voir des œuvres qu'ils n'auraient pas, sinon, eu l'occasion de voir sur grand écran.

Reportage de Chantal Francoeur


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Réseau de diffusion du cinéma indépendant (Rézo)



LIVRE

Livre: Haïti n'existe pas, de Christophe Wargny, aux éditions Autrement

Le 1er janvier dernier, Haïti fêtait le bicentenaire de son indépendance. Mais 200 ans plus tard, force est de constater que le pays, toujours aux prises avec de sérieux problèmes économiques, politiques et sociaux, est laissé à lui-même.

Dans Haïti n'existe pas, 1804-2004: deux cents ans de solitude, Christophe Wargny revient sur l'histoire de ce pays, premier pays noir à avoir conquis son indépendance, et s'interroge sur l'indifférence qui règne à son égard. Il se demande pourquoi Haïti est aujourd'hui plus meurtri que jamais.

Joane Arcand s'entretient avec Christophe Wargny.


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Pour tenter de gagner ce livre, participez au concours
en répondant à la question suivante:

Quel est le nom du parti du président haïtien Jean-Bertrand Aristide?

 



Babylone

«Une ode théâtrale où la planète Terre est la nouvelle Babylone, le lieu où toutes les cultures se confondent.» C'est en ces termes que la compagnie Pigeons International décrit sa nouvelle production, Babylone, présentée à l'Usine C, à Montréal.

Mis en scène et chorégraphié par Paula de Vasconcelos, Babylone est un spectacle de danse et de théâtre qui réunit des comédiens et des danseurs d'origines culturelles différentes, et traite de préoccupations sociales et internationales.

Sylvain Desjardins a vu le spectacle et a rencontré Paula de Vasconcelos.

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Nous sommes la nouvelle Babylone
Reportage présenté dans la section Culture de Radio-Canada.ca


Usine C



Revue de l'actualité des
radios francophones publiques


Les Radios francophones publiques regroupent Radio-Canada, la Radio TÚlÚvision Belge de la communautÚ franšaise, Radio France et la Radio Suisse Romande, auxquelles s'ajoute désormais une cinquième voix du Sud, cette semaine, celle de Frederic Koller, en Extrême-Orient.

La revue de l'actualité


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Dimanche 15 février 2004

Les sujets présentés en première heure

Partenariat public-privé: est-ce la solution au financement du transport en commun?
Iran: les illusions perdues de la révolution
Livre de la semaine: La modernité de l'esclavage

Écoute de la première heure


Les sujets présentés en deuxième heure

Pourquoi Dean n'est plus le favori?
Prostitution juvénile: investir dans la prévention
Retour à Saint-Paulin

L'actualité francophone

Écoute de la deuxième heure

 

Première heure

Partenariat public-privé: est-ce la solution au financement du transport en commun?

Le ministre des Transports du Québec, Yvon Marcoux, faisait part dernièrement du souhait de son gouvernement de voir les sociétés de transport en commun conclurent des partenariats avec des entreprises privées.

Le gouvernement Charest croit que ces partenariats public-privé (PPP) représentent une solution aux problèmes de financement qu'éprouvent les sociétés de transport en commun de la province. Ainsi, il estime qu'elles pourraient économiser en confiant en sous-traitance au secteur privé l'exploitation d'une partie des réseaux d'autobus et de métro.

Ces nouveaux partenariats seraient rendus possibles par les modifications apportées par le gouvernement Charest à l'article 45 du Code du travail. Ils feraient également suite à l'une des recommandations du rapport Bernard, qui s'était penché sur les problèmes de financement du transport en commun au Québec.

Est-ce que ces partenariats public-privé représentent vraiment la solution?

Reportage de Frank Desoer


Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Feu vert au privé dans les transports en commun
Article du quotidien Le Devoir

Révision du cadre financier du transport en commun au Québec
Transports Québec

Le gouvernement Charest abdique ses responsabilités
Syndicat des chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport de la STM


Iran: les illusions perdues de la révolution

Les Iraniens étaient appelés cette semaine à célébrer le 25è anniversaire de la révolution qui chassa du pouvoir le chah et vit s'installer au pouvoir l'ayatollah Khomeiny. Ces célébrations surviennent alors que les électeurs se préparent à aller aux urnes le 20 février prochain.

Mais 25 ans plus tard, quel bilan font les Iraniens de la révolution islamique de 1979? D'un côté, le régime contrôlé par la droite conservatrice de l'ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution, est de plus en plus contesté, principalement par les jeunes.

De l'autre côté, ces derniers ont également été déçus des minces progrès réalisés par l'actuel président réformateur, Mohammed Khatami. Par conséquent, ils se sont totalement désintéressés de la politique, et plusieurs affirment qu'ils n'iront pas voter.

Reportage de Delphine Minoui, à Téhéran.


Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Retour sur une révolution confisquée
Article paru dans le Courrier international

Iran
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada



LIVRE

Livre: La modernité de l'esclavage, de Yves Benot, aux éditions La Découverte

Comment des sociétés dites évoluées ont pu pendant si longtemps tolérer l'esclavage? C'est la question à laquelle tente de répondre Yves Benot dans son livre La modernité de l'esclavage. Essai sur la servitude au cœur du capitalisme.

L'esclavagisme était déjà toléré chez les Grecs et les Romains. Par la suite, les puissances européennes ont fait la traite des Noirs sans que cela soulève l'indignationà l'intérieur de leur propre société. Pourquoi?

Dans son livre, l'auteur examine l'esclavage sous toutes ses formes, retrace son histoire, analyse ses fonctions économiques et relève les tentatives d'insurrection d'esclaves.

Joane Arcand s'entretient avec le chroniqueur André Champagne, qui a accepté de lire ce livre pour nous.

Écoute du sujet

Pour tenter de gagner ce livre, participez au concours
en répondant à la question suivante:

Dans l'Antiquité, pour quel type de travail utilisait-on surtout les esclaves?

 


 



Deuxième heure

Pourquoi Dean n'est plus le favori?

Nombreux étaient ceux qui le voyaient comme le favori, comme celui qui allait remporter l'investiture démocrate et affronter George W. Bush lors de la présidentielle de novembre prochain. Pourtant, Howard Dean n'a jusqu'à maintenant remporté aucune primaire et le candidat John Kerry cumule les victoires à un point tel qu'il est maintenant difficile pour les autres candidats de le rattraper.

Que s'est-il donc passé? Le discours plus qu'enflammé que Dean a livré après sa défaite en Iowa, première étape des primaires démocrates, et que les chaînes de télévision et plusieurs sites Internets ont exploité à satiété, n'a certes pas aidé sa cause.

D'autres estiment que son principal thème de campagne, son opposition à la guerre en Irak, n'est plus assez porteur. Enfin, plusieurs démocrates préfèrent appuyer le candidat qu'ils croient le mieux à même de battre Bush, soit Kerry plutôt que Dean, considéré comme trop à gauche pour l'électorat américain.

Reportage de Sylvain Desjardins

Écoute du sujet

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Qui affrontera Bush?
Dossier de Radio-Canada.ca

Parti démocrate (en anglais)
Site officiel



Prostitution juvénile: investir dans la prévention

Marc Bellemare, le ministre de la Justice du Québec, annonçait récemment l'octroi d'une subvention de 100 000 dollars à un organisme qui tente de prévenir la prostitution juvénile dans les écoles de la ville de Québec.

Grâce à cette subvention, le Projet Intervention Prostitution Québec (PIPQ) pourra embaucher du personnel supplémentaire afin de se rendre dans les écoles pour parler aux jeunes de prostitution juvénile.

Cette dernière fait des victimes de plus en plus jeunes, et les proxénètes emploient divers stratagèmes pour les enrôler. Il faut donc sensibiliser les jeunes au phénomène pour éviter qu'ils ne se fassent prendre à leur tour.

Reportage de Denise Faille


Écoute du sujet

Hyperlien pertinent

Projet invervention prostitution Québec (PIPQ)

Pour un soutien immédiat, téléphonez au:
418 641-0168
1 866 641-0168 (extérieur de Québec)


Retour à Saint-Paulin

En 1971, le gouvernement québécois demanda aux quelque 300 habitants de Saint-Paulin de déménager, car il jugeait que le village, situé en Gaspésie, n'était plus viable économiquement. Plusieurs municipalités de la région connaîtront le même sort.

À l'époque, le cinéaste Jean-Claude Labrecque avait raconté l'histoire de ces habitants dans son film Les Smattes. Or, 33 ans plus tard, il y est retourné pour voir ce qu'il était advenu de ce village, et réaliser un autre film, intitulé Le Grand Dérangement de Saint-Paulin Dalibaire, qui sera présenté dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois.

Reportage de Léo Kalinda, qui a rencontré le cinéaste Jean-Claude Labrecque.

Écoute du sujet

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Rendez-vous du cinéma québécois

Jean-Claude Labrecque
Biographie de Radio-Canada.ca



Revue de l'actualité des
radios francophones publiques


Les Radios francophones publiques regroupent Radio-Canada, la Radio TÚlÚvision Belge de la communautÚ franšaise, Radio France et la Radio Suisse Romande, auxquelles s'ajoute désormais une cinquième voix du Sud, cette semaine, celle de Nourdine Chaoune, de Radio Tunis.

La revue de l'actualité


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Dimanche 22 février 2004

Le sujet présenté en première heure

Émission spéciale: Haïti, un pays ne meurt jamais

Écoute de la première heure


Les sujets présentés en deuxième heure

Les dépotoirs de plus en plus gros
Rencontre avec Rigobert Minani
Livre de la semaine: La Russie et son ex-empire

L'actualité francophone

Écoute de la deuxième heure

 

Première heure

Haïti, un pays ne meurt jamais

Dimanche magazine vous présente le premier d'une série de reportages sur Haïti qui seront diffusés cette semaine à la Première Chaîne de Radio-Canada. Les journalistes Frédéric Nicoloff et David Gutnik, et le réalisateur Robert Landry, ont sillonné le pays, de Port-au-Prince aux régions les plus reculées du pays, pour rendre compte du quotidien du peuple haïtien.

Les conditions de vie en Haïti sont difficiles pour la majorité de la population. La misère et les bidonvilles progressent. Certains, peut-être plus chanceux, peuvent compter sur des membres de leur famille qui ont émigré à l'étranger, et qui, même avec un revenu modeste, leurs envoient de l'aide.

Le taux de chômage est très élevé, et ceux qui réussissent à trouver du travail font face à des conditions précaires. Le salaire minimum de 70 gourdes par jour (environ 2,20 dollars canadiens), permet à peine de survivre. Par exemple, avec son salaire de 100 gourdes par jour, une Haïtienne peut s'acheter un peu de riz, quelque bouts de saucisse, de l'huile végétale et du charbon de bois pour faire cuire son repas. À lui seul, le charbon lui coûte 45 gourdes.

Pendant ce temps, une certaine élite continue de s'enrichir au détriment de la majorité de la population. Par contre, des initiatives modestes, mais prometteuses, surgissent en parallèle et laissent poindre un peu d'espoir.

Reportage de Frédéric Nicoloff


Écoute du sujet

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Haïti, un pays ne meurt jamais
Regard interactif de Radio-Canada.ca

Haïti, entre dictature et pauvreté
Dossier de Radio-Canada.ca




Deuxième heure

Les dépotoirs de plus en plus gros

Le ministre québécois de l'Environnement, Thomas Mulcair, a autorisé le 11 février dernier l'entreprise BFI à augmenter la capacité de son site d'enfouissement de Lachenaie de 6,5 millions de mètres cubes de matières résiduelles, ce qui lui permettra de poursuivre ses opérations jusqu'en 2008.

Le ministre Mulcair assure que le mégadépotoir sera fermé dans cinq ans, mais plusieurs groupes de citoyens, des environnementalistes et des médecins réclament sa fermeture immédiate.

Ainsi, le conseil des médecins, pharmaciens et dentistes de l'hôpital LeGardeur, situé à deux kilomètres du site d'enfouissement, estime que le dépotoir représente un danger pour la santé des patients, notamment en raison des émanations qu'il émet. On s'inquiète aussi des maladies qui sont transmises par les oiseaux, alors que des milliers de goélands se nourrissent des déchets du site.

Le BAPE avait déjà rejeté un projet soumis par BFI en 2003, qui voulait agrandir son site afin d'accueillir 40 millions de tonnes de déchets supplémentaires au cours des 25 prochaines années.

Reportage d'Éric Plouffe

Écoute du sujet

Hyperliens pertinents

Lieu d'enfouissement sanitaire BFI usine de triage Lachenaie : le gouvernement du Québec accorde un agrandissement limité
Ministère de l'Environnement du Québec

Non au mégadépotoir de Lachenaie
Ville de Repentigny

BFI Canada

Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets

Le rapport du BAPE sur le Projet d'agrandissement du lieu d'enfouissement sanitaire de Lachenaie (en pdf)
Site du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement
(BAPE)



Rencontre avec Rigobert Minani

Source: Diocès de Québec

À l'invitation de l'organisme de coopération internationale Développement et Paix, le jésuite congolais Rigobert Minani était de passage cette semaine à Montréal.

Coordonnateur du Réseau d'organisation des droits humains et d'éducation civique d'inspiration chrétienne (RODHECIC) en République démocratique du Congo (RDC), Rigobert Minani est venu parler de la situation qui prévaut dans son pays et des efforts de la société civile pour instaurer plus de justice, de paix et de démocratie en RDC.

S'il règne une paix relative sur 80 % du territoire de la RDC, la situation est très critique dans l'est du pays, près des frontières avec l'Ouganda et le Rwanda, où des groupes armées combattent pour le contrôle des richesses naturelles de la région.

Sylvain Desjardins a rencontré Rigobert Minani


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Hyperliens pertinents

Le Congo, une république à la dérive
Dossier de Radio-Canada

Père Rigobert Minani

Diocèse de Québec

Développement et Paix



LIVRE

Livre: La Russie et son ex-empire. Reconfiguration géopolitique de l'ancien espace soviétique, de Yann Breault, Pierre Jolicoeur et Jacques Lévesque, aux Presses de Sciences Po

En 1991, l'URSS implosait et plusieurs anciennes républiques soviétiques proclamaient leur indépendance. Plus de dix ans après, quel bilan peut-on faire de la déstructuration de l'ancien empire soviétique? Quelles en ont été les causes? Quelles relations entretiennent les nouveaux États indépendants avec la Russie?

C'est à ces questions que tentent de répondre Yann Breault, Pierre Jolicoeur et Jacques Lévesque dans un ouvrage intitulé La Russie et son ex-empire. Reconfiguration géopolitique de l'ancien espace soviétique. Ils tracent ainsi le portrait politique et économique de la nouvelle Russie, de même que celui de chacun de ces nouveaux États indépendants.

Joane Arcand s'entretient avec l'un des auteurs, Jacques Lévesque, professeur et doyen de la Faculté de science politique et de droit de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Écoute du sujet

Pour tenter de gagner ce livre, participez au concours
en répondant à la question suivante:

Quel est l'État, jadis partie de l'URSS, dont les relations avec l'actuelle Russie demeurent toujours très tendues?

 


 



Revue de l'actualité des
radios francophones publiques


Les Radios francophones publiques regroupent Radio-Canada, la Radio TÚlÚvision Belge de la communautÚ franšaise, Radio France et la Radio Suisse Romande, auxquelles s'ajoute désormais une cinquième voix du Sud, cette semaine, celle de Christian Lecomte, à Alger.

La revue de l'actualité


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Dimanche 29 février 2004

Le sujet présenté en première heure

Émission spéciale: Aristide quitte Haïti

Écoute de la première heure


Les sujets présentés en deuxième heure

Port-au-Prince avant le départ d'Aristide
Rencontre avec des jeunes rappeurs haïtiens
L'actualité francophone

Écoute de la deuxième heure

 

Première heure

Aristide quitte Haïti

Le président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, a démissionné ce matin et quitté le pays pour la République dominicaine, qui ne serait toutefois pas sa destination finale. Après l'annonce de son départ, des violences et des pillages ont éclaté dans la capitale, Port-au-Prince.

Les pressions internationales et l'avancée des rebelles ont finalement eu raison d'Aristide. Les États-Unis et la France, qui avaient souhaité qu'il quitte la présidence, se sont félicités de son départ. De plus, les États-Unis ont annoncé l'envoi d'une force internationale en Haïti.

Boniface Alexandre, juge en chef de la Cour de cassation, la cour suprême haïtienne, a prêté serment comme président par intérim, conformément à ce que prévoit la Constitution en cas de vacance du pouvoir.

Joane Arcand fait le point avec les journalistes Frédéric Nicoloff et Manon Globensky, ainsi que plusieurs invités:

- Ismaël Roberd, membre du Conseil élu par les Haïtiens de Montréal;
- Donald Cuccioletta, historien spécialiste en études nord-américaines à la State University of New York;
- Daniel Holly, professeur de relations internationales à l'Université du Québec à Montréal (UQAM);
- Dr Georges Michel, historien et journaliste, à Port-au-Prince;
- Jean-Numa Goudou, journaliste pour CPAM 1610, la radio communautaire haïtienne à Montréal.


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Deuxième heure

Port-au-Prince avant le départ d'Aristide

Cette semaine, les habitants de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, tentaient tant bien que mal de vaquer à leur occupation, comme si de rien n'était. Mais l'ambiance générale qui régnaient trahissaient un sentiment d'anormalité.

Par exemple, tension ou pas, il y avait toujours autant de gens à l'église, mais on se dépêchait de rentrer chez soi après la cérémonie.

Les chimères, postés en plusieurs endroits de la ville, ont érigé des barricades. Ils semblaient déterminés à défendre le président Aristide, dont le mandat devait officiellement prendre fin en 2006.

Reportage de Manon Globensky


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Rencontre avec des jeunes rappeurs haïtiens



Les journalistes Frédéric Nicoloff et David Gutnik, et le réalisateur Robert Landry, se sont rendus en Haïti en décembre et janvier derniers afin de réaliser une série de reportages sur le quotidien du peuple haïtien.

Accompagnés par le chanteur d'origine haïtienne Luck Mervil, ils ont rencontré de jeunes musiciens haïtiens de Port-au-Prince qui font du rap.

À travers leurs textes, ils parlent d'amour et des problèmes sociaux et politiques qui affligent leur pays.

Reportage de Frédéric Nicoloff, David Gutnik et Robert Landry


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Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI)

Fondation Haïti partage
Tél. : (514) 272-5495



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