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Temps d’écran et confinement : ce jeu-questionnaire départage le vrai du faux

Temps d’écran et confinement : ce jeu-questionnaire départage le vrai du faux

Les Canadiens mettent fin à leur septième semaine de confinement avec une seule certitude : leur temps passé devant un cellulaire ou la télévision a fortement augmenté. Pour les parents, cela n’est pas sans susciter des interrogations sur l’impact que ce temps d’écran supplémentaire peut avoir sur leur progéniture. Ont-ils raison de s’inquiéter? Quand est-il temps d'éteindre les appareils électroniques et de prendre un livre? 

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Question 1

Question Crédit : Getty Images / fizkes

Le confinement a entraîné, sans contredit, une hausse du temps passé devant les écrans. Doit-on s’inquiéter?

  • Puisque les circonstances actuelles sont exceptionnelles et temporaires, les spécialistes s’entendent pour dire qu’il n’y a pas encore matière à s’inquiéter pour notre santé. On doit s’en préoccuper, soutient Simon Collins, professeur à la faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, mais sans démesure. « Je pense surtout qu’il faut se poser la question de savoir qu’est-ce qu’on fait avec ce temps d’écran et, dans une perspective de jeunes, quel accompagnement parental vient avec ce temps d’écran là », affirme-t-il. « C’est surtout ça qui peut influencer la qualité que l’on passe avec les écrans [et qui nous permet de déterminer] si c’est dommageable ou pas. »

Question 2

Question Crédit : iStock / ClarkandCompany

Le confinement pourrait augmenter le risque de cyberdépendance.

  • C’est en effet l’inquiétude manifestée par certains spécialistes qui pensent que cette période de confinement pourrait augmenter la dépendance aux écrans « chez les personnes à risque », c’est-à-dire celles qui présentaient déjà des symptômes. Depuis le confinement, les activités sont restreintes et il est plus difficile de meubler son temps. L’Internet et le cellulaire, en autres, sont presque naturellement devenus un divertissement de choix, rappelle la psychologue Loïs Alexanian qui travaille au CAP, un centre d’Ottawa qui offre des services en santé mentale et en dépendance. « Le fait que nous n’ayons plus la même routine, cela a un impact sur le temps qu’on dispose pour les écrans », observe Mme Alexanian.

Question 3

Question Crédit : iStock / g-stockstudio

Les jeux vidéo étaient déjà une source de préoccupation avant la pandémie. En période de confinement, il faut forcément réduire leur utilisation.

  • Si la participation est contrôlée et que le parent est présent et engagé, les jeux vidéo peuvent se révéler bénéfiques pendant la quarantaine, souligne Nellie Brière, consultante en communication et experte du numérique et des réseaux sociaux. Ils renforcent les relations sociales et aident au développement de certaines compétences, affirme-t-elle. Même l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avait déclaré la dépendance aux jeux vidéo comme une pathologie en 2019, reconnaît aujourd'hui que pendant le confinement les jeux vidéo s’avèrent un passe-temps social sain. Dans une campagne intitulée «Play Apart Together», l’OMS recommande les jeux vidéo pour éviter l'isolement et renforcer une distanciation sociale.

Question 4

Question Crédit : iStock / mixetto

Peu importe l’usage qu’on en fait, le temps d’écran est considéré comme nocif pour le développement des enfants.

  • Le temps passé devant un écran n’est pas considéré comme nocif pour la santé lorsque l’utilisateur est actif. « Lorsqu’on utilise les technologies pour une éducation, a priori, on est en position active », explique Simon Collin. « On a une tâche à réaliser et on utilise la technologie pour s’activer. » « Quand on parle de temps d'écran nocif pour la santé, on parle du temps d’écran récréatif », précise le Dr Jean-Philippe Chaput, chercheur à l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) à Ottawa. C’est du temps où on est plus sédentaire et où on ne fait pas travailler nos neurones. « Pour les enfants, c’est à l’extérieur du temps de classe et pour les adultes, c’est en dehors du temps de travail. »

Question 5

Question Crédit : iStock / Halfpoint

Pendant le confinement, on peut passer davantage de temps devant un écran, si on consacre tout autant de temps à faire de l'exercice physique.

  • Ceux qui sont actifs peuvent s’adonner à beaucoup plus de temps d’écran que ceux qui ne le sont pas, avance le Dr Chaput. Dans ses recherches, il a constaté que les gens qui couraient sur un tapis roulant en regardant la télé ou en écoutant de la musique étaient encore plus motivés à vouloir courir. Il en a tiré comme conclusion qu’« il n’y avait aucun effet pervers associé à la télévision lorsque l’on faisait l’activité physique». De même, il remarque que les jeux vidéo qui entraînent une certaine quantité de mouvement, telle que la Wii ou les jeux de géocaching (Pokemon Go, par exemple), ont aussi un avantage. « Ce n’est pas grave, si on a des écrans lorsque nous sommes actifs. Si ça nous incite à bouger davantage, c’est tant mieux », dit-il. « C’est meilleur que les jeux vidéo passifs où on est assis. »

Question 6

Question Crédit : iStock / franckreporter

Les adultes — n’étant plus en développement — souffrent moins de certains effets néfastes du temps d’écran.

  • « Il est vrai qu’ils souffrent moins de certains effets comme la perte d’interaction avec l’environnement. Cependant, certains problèmes de santé comme l’hypertension et les maladies cardiovasculaires sont typiquement des problèmes d’adulte liés à la sédentarité et le temps passé devant un écran contribue à la sédentarité », rapporte l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). « De plus, les adultes n’échappent pas aux effets des écrans sur la mélatonine, une hormone jouant un rôle dans l’endormissement. » « Je dirais que l’enjeu est un peu moins prégnant pour les adultes que pour les jeunes », poursuit à son tour Simon Collin. « Mais s’ils ne font que consommer de la tablette et des séries télé, qu’ils ne font rien d’autre et qu’avec ça ils bousillent la marche... on peut dire que finalement ils ne sont pas mieux placés que leurs jeunes. »

Question 7

Question Crédit : iStock / Dmitri Maruta

La télévision est moins nocive que les cellulaires ou la tablette numérique.

  • « A priori, regarder une série sur un écran d'ordinateur ou sur une télé ce n’est pas différent. On est dans la même disposition. On est en train de regarder un écran et on est passif », observe Simon Collin. Toutefois, dit-il, on se préoccupe davantage de l’utilisation que font les jeunes des ordinateurs et des cellulaires dans la mesure où les réseaux sociaux facilitent les communications avec des personnes qu’ils ne connaissent pas et peuvent potentiellement les mettre en danger. La télé ne pose pas ce problème-là, indique-t-il. D’où l’importance d’accompagner nos enfants dans l’utilisation des réseaux sociaux, insiste Nellie Brière. « Ça vaut la peine de s’intéresser de façon positive aux activités des jeunes dans ces espaces virtuels là parce que même si c’est virtuel, n’en demeure pas moins que cela a des effets bien réels. »

Question 8

Question Crédit : iStock / dolgachov

La hausse du temps d’écran observée en période de confinement peut avoir des conséquences sur le squelette et les muscles.

  • Presque du jour au lendemain, des milliers de salariés ont été contraints de faire du télétravail et presque autant d’enfants ont été forcés de poursuivre leurs études à la maison. Les familles ont aménagé leur bureau improvisé sur une table de cuisine ou autour d’un sofa, ce qui n’est pas toujours idéal pour la posture. Travailler sur un petit écran (comme un portable ou une tablette, par exemple) de manière prolongée et à un poste de travail qui n’est pas nécessairement adapté peut provoquer des douleurs, notamment sur le cou, les épaules et le haut du dos. Même la vue peut être affectée, indique Isabelle Gagnon, ergothérapeute et ergonome certifiée. « Lorsque la fatigue visuelle est installée parce que cela fait sept ou huit heures qu’on consulte des écrans, on va avoir tendance à compenser par notre posture pour bien voir », explique-t-elle. « Souvent ça se traduit en se rapprochant de l’écran, en s'affaissant sur la surface de travail et en penchant la tête. » C’est là qu’il y a des inconforts qui apparaissent.

Question 9

Question Crédit : Radio-Canada

Une télévision allumée, branchée sur un réseau d’information continue, peut perturber un enfant, même s'il ne la regarde pas.

  • Plus que jamais, en raison du confinement, il est devenu indispensable de s’informer sur les plus récents développements entourant la Covid-19. Attention, cependant, à ne pas se laisser happer par la spirale de l’information en continu. D’une part, c’est anxiogène pour les adultes. De l’autre, même s’ils ne la regardent pas, une télévision allumée en arrière-plan peut interférer avec le développement de vos enfants. « Fermez les écrans lorsqu’ils ne sont pas utilisés ou qu’ils servent de bruit de fond », recommande la Société canadienne de pédiatrie. « Quel que soit leur âge, les enfants ne devraient pas avoir à compétitionner avec des écrans pour obtenir l’attention de leurs parents.»

Question 10

Question Crédit : iStock / bokan76

En raison du climat anxiogène qui entoure la pandémie, ce n’est pas le bon moment de mettre davantage de pression sur votre entourage sur l’utilisation des écrans.

  • La période de confinement est un moment idéal pour renforcer l’idée d’un couvre-feu numérique. Même s’ils ne vont pas à l’école, les enfants doivent se rappeler qu’ils ne sont pas en vacances. Le confinement est un bon temps pour faire un « reset » dans nos habitudes de vie, souligne le Dr Chaput. On tend tous à respecter les directives canadiennes en matière de temps d’écran, mais « c’est d’avoir un équilibre qui va être important », rappelle le spécialiste. « Il faut regarder notre [cycle de vie de] 24 heures comme un tout. Il faudra balancer nos activités cognitives et physiques; passer du temps avec notre famille et nos enfants. »

Résultat

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