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Jean-Pierre Girard
Audio fil du vendredi 30 novembre 2018

Les humeurs de Rosalie : un calendrier de l’avent nouveau genre!

Publié le

La journaliste Rosalie Dumais-Beaulieu devant un calendrier de l'avent
Rosalie Dumais-Beaulieu   Photo : Radio-Canada

Il y a des traditions qui ne changent pas, comme les calendriers de l'avent. Chaque jour pendant 24 jours, une nouvelle porte s'ouvre vers un chocolat, un nouvel objet, un petit bout de quelque chose à posséder. L'an dernier, j'ai eu envie de m'ouvrir une porte vers le minimalisme en réinventant le calendrier de l'avent.

Un texte de Rosalie Dumais-Beaulieu

Je n’ai pas pensé moi-même au concept, j’ai juste attrapé la bonne idée sur mon fil d’actualité. Ça s’appelle le débarras de l’avent.

Le principe est simple : chaque jour, jusqu’au 25 décembre, je dois me départir de quelque chose. Jour 1 : je donne ce chandail qui ne m’a jamais plu. Jour 2 : cette paire de souliers qui ont toujours été trop grands. Jour 3 : je fais le ménage dans ma vieille vaisselle. Rendu à Noël, on a une boîte remplie d’objets de toutes sortes et on peut la donner au suivant, à ceux qui en ont vraiment besoin.

Maintenant que le vendredi de la folie nous a offert son abondance à petits prix, on peut s’asseoir au milieu de notre maison et regarder tout ce qu’on possède. J’ai fait l’exercice l’an passé, j’ai scruté chaque étagère, chaque tiroir de mon appartement. À 22 petites années de vie, jamais je n’aurais pensé que je pouvais accumuler tout un monde de plastique, de bibelots, de livres jamais lus et de vêtements supposément pas chers.

À déposer mes avoirs dans une boîte chaque jour, j’ai réalisé qu’avoir ne veut pas dire être. Être s’organise mieux sans avoir, quand il a tout l’espace pour exister. À grande bouffée, j’ai réalisé que je respire mieux quand mon air n’est pas encombré. Même un an après avoir fait le débarras de l’avent, j’ai le réflexe encore bien huilé.

Je ne peux pas m’empêcher d’acheter des vêtements une fois de temps en temps, mais maintenant, quand il y en a un qui s’installe, il y en a un autre qui lève le camp. C’est une petite danse de la garde-robe à apprendre, mais le débarras de l’avent est un bon enseignant. Il m’a montré que nous sommes des amateurs de grands espaces, mais nous sommes des adeptes de les remplir.

Alors que d’autres peinent à remplir l’essentiel, je pense que ça ne me fera pas de peine de vider un peu mon appart pour remplir des cœurs ailleurs. À coup de boîtes pleines, on peut peut-être tous ensemble ramener un peu de chaleur dans le débarras.

Alors, cette année, au lieu d’ouvrir des petites portes, je vais les refermer une à une et je vais faire des boîtes. C’est comme une préparation pour les résolutions : donner ce qu’on a pour avoir moins, avoir moins pour acheter moins. Une porte à la fois, à la fin, il n’y aura plus de limite à ce qu’on peut donner, et on va mettre les freins sur ce qu’on veut posséder.

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