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Jean-Pierre Girard
Audio fil du jeudi 8 novembre 2018

L’ancien propriétaire de la maison Bossé voit au-delà du patrimoine

Publié le

Les démolisseurs en action
La maison Bossé, située sur la rue Racine à Chicoutimi en train d'être démolie.   Photo : Radio-Canada / Sarah Pedneault

Joseph Simard a habité dans la maison Bossé durant 10 ans. C'est lui qui gérait l'auberge avant de la vendre il y a deux ans. Passionné de maisons anciennes, il pense que l'histoire des bâtiments devrait être protégée.

Un texte de Catherine Paradis

La maison Bossé a été détruite la semaine dernière, avec le feu vert de la Ville de Saguenay. Bien qu’historique, la résidence n’était pas classée patrimoniale en raison des multiples rénovations non conformes effectuées au fil des ans.

Pour garder le caractère ancestral d’une maison, c’est très coûteux.

Joseph Simard, ancien propriétaire de la maison Bossé

Joseph Simard habite maintenant dans une autre résidence ancestrale : celle de l’ancien notaire Thomas-Zozyme Cloutier, au centre-ville de Chicoutimi.

Façade de la maison en briques avec trois lucarnes et une galerie qui fait le tour de la résidence.
La maison du notaire Thomas-Zozyme Cloutier est située rue Jacques-Cartier à Chicoutimi. Photo : Radio-Canada/Catherine Paradis

Quand je m’assois à mon bureau, c’est là où tout le secteur de la pulperie a été notarié, a-t-il précisé en entrevue à l’émission Y’a des matins.

Joseph Simard assis au bureau de travail
Joseph Simard travaille dans le même bureau où de nombreux actes notariés ont été conclus au 19e siècle. Photo : Radio-Canada/Catherine Paradis

Il admet que l’entretien d’une maison dans le but de reproduire les éléments d’origine est un processus onéreux. Le coût des matériaux est plus élevé, tout comme les frais d’assurances, puisque les vieilles maisons sont souvent faites de vieux systèmes électriques et isolées au bran de scie.

Galerie de la maison ancestrale.
En plus de commander des reproductions sur mesure des barreaux de bois, les frais d'assurances sont plus élevés parce que la hauteur du garde d'origine n'est plus réglementaire. Photo : Radio-Canada/Catherine Paradis

Je viens de refaire la galerie. J’avais le choix de faire un garde en PVC ou de faire tourner chacun des 600 barreaux par un ébéniste pour remettre la maison avec la galerie d’époque, explique M. Simard.

Il a finalement embauché un ébéniste, mais il doute que tout le monde ferait comme lui.

Quand je vais vendre, si la personne n’a pas la même passion que moi, il va pouvoir faire ce qu’il veut avec, se désole-t-il.

Il espère que le nouveau comité sur le patrimoine de la Ville de Saguenay aidera davantage les propriétaires à financer les rénovations dans les maisons ancestrales.

Vue arrière de la maison TZ Cloutier, avec une terrasse et deux lucarnes sur le toit en tôle grise.
Joseph Simard soutient que le remplacement de la toiture ancestrale coûterait jusqu'à 175 000 $. Photo : Radio-Canada/Catherine Paradis

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